Huile essentielle d’Oranger doux

He oranger doux fiche

« Ces indications, modes d’utilisation et propriétés, sont tirés d’ouvrages de référence en aromathérapie et hydrolathérapie.Toutefois, Sophie Mastrantuono attire votre attention sur ces informations qui ne sont données qu’à titre informatif. Elles ne sauraient en aucun cas constituer une information médicale, ni engager ma responsabilité. Pour tout usage des huiles essentielles, des huiles végétales et des hydrolats dans un but thérapeutique, veuillez consultez un médecin. »

 

« Certains composés naturels contenus dans cette huile essentielle peuvent présenter un risque d’allergie chez certaines personnes sensibles lorsque l’huile essentielle est incorporée dans une composition cosmétique (selon le 7ème Amendement de la Directive Européenne relative aux produits cosmétiques (2003/15/CE)) : eugénol et, dans une moindre mesure, limonène, linalol. »

Sophie

 

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Le Noisetier l’arbuste sacré des Druides

Laurence m’a proposé il y a un mois de collaborer au blog en vous faisant partager un peu de mon savoir d’herboriste. Je vous invite à mieux me connaitre en allant voir mon histoire  sur la page des auteurs: Mélusiane Herboriste

Le temps des fêtes est arrivé et pour cette première collaboration à ce blog je vous propose d’explorer les possibilités qu’offre le noisetier.

Cet arbuste que l’on croise à l’orée des forêts, symbolise la sagesse et ses branches peuvent être utilisées pour confectionner en vannerie une claie afin d’ériger une terrasse.

La recette de biscuits aux noisettes, que je  partage avec vous, fait partie de mon patrimoine familial. De mère en fille depuis six générations, cette recette nous parvient originellement du terroir du Locle (Suisse). Adoptez-la et vous serez l’amphitryon la plus populaire de la période des fêtes !

Je vous souhaite de joyeuses fêtes et au plaisir de lire vos commentaires

Le Noisetier  (Corylus avellana)

Historique :

Cet arbuste ce classe parmi les arbustes à noix les plus ancien de la planète. Cet arbuste a été retrouvé dans les sites de fouilles postérieures à la dernière glaciation.

Pour les grecs, cet arbuste est dédié à Hermès, Dieu qui aidait à développer le discernement.

La fameuse baguette des sourciers est en fait un rameau de noisetier, en forme de « Y »

Les tribus amérindiennes en faisaient plusieurs usages médicaux : Les Têtes-de-Boule utilisaient les extrémités de ses rameaux pour faire une tisane contre les maladies cardiaques. Les Abénaquis infusaient son écorce avec celle du cornouiller rouge et du saule pour soigner les maux d’yeux et les Iroquois enfilaient en collier des fragments de sa tige pour soulager les douleurs de la dentition chez les jeunes enfants.

Le noisetier était l’un des sept arbres sacrés du bosquet des druides. Une ancienne coutume bretonne voulait que l’on place une corbeille remplie de noisettes sous le lit des jeunes mariés afin que leur union soit féconde.

En vannerie, les branches de noisetier sont utilisées pour construire des « plessis » afin de fabriquer des « boîtes surélevées » ou pour retenir un talus. Au Québec, où dans les contrées froides et neigeuses, ces constructions ne tiennent que deux hivers.

plessisnoisetier

Jardin de petits fruits dans un plessis en branches de noisetier. Morillon (Fr) octobre 2016plessis noisetier

15 mètres x 0,50 cm.  Conceptualisé et réalisé par « Mélusiane «herboristerie »

Cet arbuste d’environ 3 m de haut forme des buissons. Ses feuilles : alternes, ovales, en forme de cœur à la base et pointues au sommet, ont un contour doublement denté. Ses fleurs sont de deux types: les fleurs mâles forment des chatons pendants, les fleurs femelles, solitaires et très petites, sont rouges. Son fruit sec est une noix contenue dans une enveloppe épineuse terminée par un long bec. La meilleure façon de décortiquer ces fruits secs reste celle des Amérindiens: il suffit de placer les noisettes mûres dans une poche que l’on frappe contre une surface dure. L’arbuste n’atteint sa maturité sexuelle qu’au bout de 5 à 7 ans.

Habitat, distribution

Il est fréquent et abondant dans la plupart de nos forêts. Il vit également dans les groupements arbustifs humides ou marécageux. On le trouve dans les régions des forêts de feuillus, des forêts mixtes et de la forêt boréale

Parties utilisées 

Bois, bourgeons, chatons, fruits

Propriétés médicinales 

Permet de lutter contre le vieillissement des cellules, contre le mauvais cholestérol et contre certaines dermatoses. Il contribue également à apaiser le stress et la fatigue mentale.

Certains éléments du noisetier possèdent des propriétés amaigrissantes. Les fibres contenues dans la noisette aident à normaliser le transit intestinal. La plante permet aussi de soulager les états fiévreux.

Ce sont les composés antioxydants qui réduisent ces maladies. Le noisetier a également une action contre le diabète et contre le mauvais cholestérol.

Principes actifs

Les principaux actifs du noisetier sont les flavonoïdes et les tanins. Mais il est également riche en cuivre, en fibres et en acides gras.

La noisette dispose également de zinc, qui participe à la cicatrisation des plaies, aux actions immunitaires ou encore au bon développement du foetus.

La noisette contient plusieurs vitamines, et notamment de la vitamine E qui agit contre le vieillissement cellulaire. La noisette est également riche en acides pantothéniques (vitamine B5).

Mode d’emploi et posologie

  • Tisane de chaton : – Les chatons peuvent être aussi préparés en décoction : 50 g par litre d’eau. Il faut les faire bouillir durant trois minutes, puis les laisser reposer durant quinze minutes avant de filtrer. Boire une tasse à la fin de chaque repas pour obtenir un effet amincissant.
  • Cataplasme de feuilles : 25gr / 1 litre d’eau. A appliquer sur les varices et les ulcères variqueux et pour apaiser les affections de la peau.
  • Fruits : Très calorique : 633 pour 100 gr Excellent pour les sportifs !
  • Huile : Très hydratant sur les peaux sèches et employée dans les vinaigrettes pour son goût délicieux.
  • Noisette crue :
    • Entière, on peut la croquer à partir de l’âge de 2 ans et demi : pilée, elle peut être consommée dès 18 mois. Attention aux foies fragiles, car la noisette est très riche en corps gras.
    • Les noisettes dans leur coue se conserve au moins une année dans un endroit sec.
    • Les noisettes décortiquées se conservent quelques mois.

Contre-indications

Les personnes allergiques aux fruits à écale et aux oléagineux ne doivent pas consommer de noisettes. La noisette peut provoquer le syndrome d’allergie orale ou syndrome pollen-aliment. En général, ce sont les individus déjà sensibles aux pollens qui développent cette autre forme d’allergie.

En cuisine un régal

Voici une recette de biscuits de Noel aux Noisettes de grand maman Amélie

biscuits de noel aux noisettes

Ingrédients :

  • 250 gr de farine tout usage
  • 200 gr de sucre
  • 200 gr de noisette moulue
  • 200 gr de beurre
  • 2 œufs

Déroulement :

  • Mélanger tous les ingrédients secs avec le beurre ramolli.
  • Façonner une boule, mettre une lingette mouillée dessus et laisser reposer une heure au réfrigérateur.
  • Abaisser la pâte sur le plan de travail enfariné, jusqu’à une épaisseur d’un demi-centimètre. Découper des formes avec un couteau ou des emporte-pièces.
  • Mettre sur une plaque enfarinée, puis badigeonner les biscuits avec un jeune d’œuf.
  • Cuire au four à 375° F ou à 200° C pendant 10 minutes maximum.
  • Garder les biscuits dans une boite hermétique.

 Si vous voulez planter des noisetiers voici des conseils utiles:

IMPORTANT!

Lorsque vous commandez vos plants, achetez au moins deux variétés différentes pour assurer votre production de noisettes. Ceci favorise la pollinisation et la formation de graines et de fruits. Dans le cas où une seule variété est plantée sur un site, le fait que ce soit des clones peut empêcher la production de noisettes. Informez-vous auprès de la personne qui vous vend les plants.

Sous quelle forme se procurer les plants?

Les noisetiers peuvent être commandés sous différentes formes telles que des graines ou des boutures.

Les plants à racines nues (issus de boutures) ont déjà un certain âge, une certaine hauteur permettant de les différencier de la compétition et ont déjà des racines, ce qui peut faciliter leur implantation.

Plantation des noisetiers :

Si vous commandez des plants à racines nues, il faut s’assurer de les recevoir entre la mi avril et la fin avril (France-Suisse) et mi-mai et la fin mai (Québec) afin de les planter le plus rapidement possible ou à l’automne.

Protection des cultures :

Au cours des premières années suivant l’établissement d’une plantation de noisetiers, il est nécessaire de protéger les plants contre la végétation herbacée. De plus, plusieurs animaux tels que les rongeurs, les ruminants et certains oiseaux peuvent s’en prendre aux plants (écorce, rameaux) ou aux noisettes lors de la période de production.

Les meilleurs moyens de prévention et de protection contre ces problèmes sont l’utilisation de : spirales de plastique (gaines), tubes rigides perforés ou de tubes de grillage métallique. Ceux-ci peuvent avoir une hauteur allant de 1 à 1,5 m, ce qui permet une protection physique individuelle des arbres.

Fertilisation

Les noisetiers sont naturellement peu exigeants en ce qui concerne la qualité et le type de sol.

Taille des noisetiers

Naturellement, le noisetier pousse en touffe. Généralement, lorsqu’une production de noisettes est visée, le noisetier est taillé de façon à obtenir un tronc unique.

Quand : si les arbres sont accessibles, généralement pendant la période de dormance (fin de l’automne, hiver) ou tôt au printemps.

Taille de formation (1ère à 4e année) : objectif : obtenir un arbuste en forme de « gobelet », avec 3 à 5 branches principales

1ère année : étêter la tige à 0,8 m de hauteur, ce qui permettra de provoquer l’apparition d’une couronne (cime fournie)

2e à 4e années : sélectionner les branches charpentières en fonction de ces critères :

  • choisir les branches charpentières bien orientées, pointant vers des directions opposées
  • éliminer les branches qui ont un angle fermé (par rapport au tronc) inférieur à 35°
  • laisser un espacement d’environ 15 cm entre chacune des branches charpentières
  • s’assurer qu’il n’y a qu’une seule tête ou tige centrale
  • couper les branches basses de l’arbre sur environ 60 cm à partir du sol

Taille d’entretien (à partir de la 5e année) : objectif : maintenir la vigueur et le rendement de l’arbre

  • couper les branches basses de l’arbre sur environ 60 cm à partir du sol
  • couper les branches brisées ou attaquées par des insectes ou des maladies

Insectes et maladies

Il existe différents agents pouvant affecter les noisetiers :

  • Le ver de la noisette (ou balanin) (Balaninus nucum) : insecte qui perce la coquille de la noisette et y pond ses oeufs ; ensuite, les larves s’y développent et se nourrissent de la noisette,
  • le charançon du noisetier (Curculio uniformis),
  • Le phytopte du noisetier (Phytocoptella avellanae)
  • La  punaise des noisettes et punaise verte des bois (Palomena prasina)
  • Le  grand puceron du noisetier (Corylobium avellanae)

Une liste non exhaustive est proposée ici. En cas de problèmes, vous pouvez consulter ces sites internet, afin de mieux connaître ces agents et les moyens pour lutter contre ces insectes ou maladies :

Phyto Ressources : http://www.phyto.qc.ca/

_ Insectes et maladies des forêts du Canada (Ressources Naturelles Canada) :

http://imfc.cfl.scf.rncan.gc.ca/accueil-home-fra.html

Mélusiane Herboriste

 

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Repose en paix Cathy

Cher lecteurs,

C’est à regret que je vous fais part du décès de Cathy Bonnafous, experte collaboratrice de ce blog depuis  mai 2016.

Mon cœur pleure ce petit bout de femme extraordinaire au parcours atypique de scientifique libre.

Elle se qualifiait comme  une « Extra terrestre » de la Recherche  académique et privée.

Pour moi avec son regard vert perçant de chat, elle était une vraie sorcière, elle le disait elle-même avec le sourire. l’herbe des sorcières

Elle aimait les clins d’œil de la nature, une plante amazonienne portait d’ailleurs  un peu son nom « Bonafousia »

La « Bonafousia », est une plante associée au rituel de formation des chamanes, dans la phase de révélation de l’esprit.

« Je n’ai jamais ressenti l’empreinte hallucinogène de mon nom, mais je suis fière d’avoir une correspondante dans la nature. » disait-elle . la-bonafousia-un-petit-clin-doeil-amazonien

En tant que créatrice du blog, je tiens à rendre hommage à sa générosité et à son dévouement, ainsi qu’à la pertinence de ses articles.

Elle adorait écrire, parce que cela fait partie de son être le plus profond.

Elle a écrit  plus de 80 articles pour ce blog.

Son article le plus populaire : Quelle-est-la-signification-d’une-huile-neutre-en-cosmetique-bien-etre

Mon  article préfèré : Vous avez dit Madagascar encore et encore

Cathy aimait les plantes, les odeurs des huiles essentielles, leur chimie, mais elle adorait  aussi l’océan atlantique et son air marin vivifiant chargé d’iode.

Nos chemins se sont croisés à La Drôme Provençale, en travaillant sur des dossiers réglementaires.  Au fil de discussions, une amitié est née, puis Cathy a accepté d’être auteur sur le blog et de vous faire partager ses savoirs sur les plantes et les huiles essentielles.

Cet automne, lors de mon passage chez elle à Toulouse, nous avions évoqué l’idée de faire grandir ce blog, de l’ouvrir à d’autres expertes et professionnelles pour vous offrir des articles de qualités et encore plus d’informations précieuses pour votre santé et votre bien être.

Cathy était une battante, d’abord par son parcours professionnel mais aussi par sa force de caractère qui l’a accompagné jusqu‘au bout de la maladie.

Elle nous laisse plusieurs livres  en voici quelques titres :

  • Traité scientifique Aromathérapie – Aromatologie & aromachologie
  • Cosmétiques bio à faire soi-même
  • La Chlorella – Une microalgue détoxifiante, antioxydante, immunostimulante
  • Huiles essentielles. Le sens des essences

Enfin, c’est avec beaucoup de compassion que j’offre à sa famille mes plus sincères et respectueuses condoléances.

Je pense à vous tous aussi chers lecteurs qui l’ont connu qu’à travers ses articles et qui seront également tristes de ne plus pouvoir la suivre.

Pour ceux/celles qui voudront lire un peu plus sur le parcours de Cathy.

– Cathy Bonnafous, mon histoire de biochimiste atypique : http://wp.me/P5Iyja-1eN

Les semences qu’elle laisse derrière elle produiront des jardins à l’infini….

Repose en paix Cathy, on pense à toi qui marche vers la lumière 

bougie fleur

Laurence

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La griffe du chat, Uña de Gato vous connaissez?

Pour continuer notre voyage exotique du mois de décembre , voici une plante amazonienne que j’ai découvert la première fois  lors de mon travail en Amazonie équatorienne avec Teresa au Parc Omaere à Puyo  .

L’Uña de Gato , connu en français sous le nom de Griffe de chat, liane du Pérou ou encore la plante aux mille vertues.

Le nom « griffe de chat » provient du fait que cette plante grimpante est munie d’épines recourbées.feuilles una del gato

Cette liane appartient à la famille des Rubiacées, c’est-à-dire de la même famille que  le quinquina, le caféier ou encore en Europe la garance des teinturiers, le gaillet ou  l’aspérule odorante.

En Amazonie, deux espèces différentes –Uncaria tomentosa et Uncaria guianensis- sont connues sous le même nom d’Uña de Gato.

C’est un arbuste grimpant, se transformant en liane, une liane qui peut atteindre de 20 à 40 mètres de long.

Les feuilles, opposées, sont grandes, brillantes avec des épines acérées, ce sont d’ailleurs ses épines qui lui valent son nom.

Les fleurs se regroupent en boule à l’extrémité des ramifications, elles sont jaunes.

liane du perou

Ces deux espèces  d’Uncaria ont fait l’objet de nombreuses études scientifiques dues à leur réputation et aux résultats obtenues depuis très longtemps par les médecins.

Les parties utilisées :

L’écorce interne de la tige , les feuilles, les racines.

Les principes actifs :  

Son écorce elle se compose de plus de 30 constituants connus qui comprennent au moins 17 alcaloïdes (alcaloïdes oxindoles tretracycliques et pentacycliques), ainsi que des glycosides, des tanins, des flavonoïdes (anthocyanines et anthocyanidines) , des phytostérols et d’autres composés.

Les scientifiques ont dans un premier temps attribué tout l’efficacité de la griffe de chat aux alcaloïdes oxindoles, mais plus récemment, des tests sur une solution soluble ont montré qu’elle ne contenait pas de quantités significatives d’alcaloïdes oxindoles, et ce constat a amené les chercheurs à conclure que les esters d’acide quinique étaient les constituants actifs de l’extrait de griffe du chat.

Quelques exemples de son utilisation traditionnelle  par les amérindiens d’Amazonie

Les Shuars d’Amazonie équatorienne selon Teresa Shiki utilisent en décoction l’écorce de KenKuk ( Uncaria tomentosa) pour soigner le diabète,  les  voies urinaires, asthme, inflammation de la prostate, de l’utérus, des reins. 

 

Les Ashaninkas, d’Amazonie péruvienne l’utilisent pour soigner les plaies profondes, atténuer les douleurs articulaires et osseuses, les reins, et traiter les femmes après l’accouchement. Ils considèrent l’uña de gato comme une plante sacrée et lui attribuent une action sur l’esprit autant que sur le corps.

Son utilisation actuellement en médecine moderne 

L’uña de gato est devenue depuis les années 70 très populaire dans le monde occidental. Les phytothérapeutes d’Europe et des États-Unis utilisent l’uña de gato pour traiter une variété de maux comme l’arthrite, les rhumatismes, la gastrite et les ulcères gastriques, les troubles du système immunitaire et comme adjuvant au traitement du cancer et du SIDA.

Modes d’utilisation : traditionnels et actuels
Cette plante est traditionnellement utilisée sous forme de décoction réalisée à partir de l’écorce de la tige.

Mettre 20 ou 30 grammes d’écorce dans un litre d’eau, porter à ébullition et laisser mijoter ensuite pendant 15 minutes.

Prendre ensuite le contenu d’un verre deux à trois fois par jour.

Ainsi, on favorise la libération des principes actifs, leur dissolution dans l’eau et leur disponibilité pour être absorbés par le système digestif.

Ses Bienfaits sur la santé 

Elle renforce le système immunitaire et soulage les douleurs inflammatoires.

Elle est indiquée dans le traitement des tachycardies, des arythmies, des douleurs articulaires (rhumatismes, arthrite), de l’hypertension, des candidoses (infections provoquées par des levures du genre Candida) et des infections urinaires telles que la cystite (inflammation de la vessie).

Elle nettoie l’organisme et l’appareil digestif, permettant de soigner des maladies intestinales (maladie de Crohn, syndrome du côlon irritable) et les troubles digestifs.

De nombreuses études scientifiques  et études cliniques existent sur l’uña de gato  pour démontrer son efficacité.

En voici un petit aperçu  , si vous voulez en savoir plus  je vous invite à aller voir  dans les sources de l’article  celui de Takiwasi.

Propriétés anti douleur en cas d’arthrose

Des études réalisées au Pérou  ont montrée  son efficacité pour soulager la douleur en cas d’arthrose, sans pour autant présenter les effets secondaires d’autres anti- inflammatoires comme le Paracetamol et Ibuprofène.

Propriétés anti-inflammatoires 

  • Il a été démontré dans différents laboratoires dans le monde entier que l’uña de gato diminuait la production in vitro de nombreuses substances pro inflammatoires  dans les cellules de souris.

Propriétés immunostimulantes

  • L’uña de gato stimule la phagocytose chez les macrophages humains. La phagocytose est l’étape initiale et la première ligne de défense immunologique.

Propriétés antioxydantes

  • L’uña de gato atténue la mort cellulaire induite par le stress oxydatif chez les cellules de culture humaines et de souris. Une étude récente a comparé la capacité antioxydante in vitro d’extraits d’uña de gato, avec des extraits d’autres plantes médicinales et d’aliments comme les céréales, fruits et légumes. Dans tous les tests réalisés, c’est l’uña de gato qui a révélé le plus grand pouvoir antioxydant ( c’est sa richesse en pro anthocyanidines, une famille de molécules connues pour leurs propriétés antioxydantes et leur capacité à éliminer les radicaux libres.

Toxicité

  • Aux doses d’utilisation recommandées, il n’a pas été rapporté d’effets de toxicité aigue ou chronique dans les études réalisées sur animaux de laboratoires ou chez l’homme.

Précautions et contre indications

En cas de maladie auto-immune comme la sclérose en plaques ou le lupus, on recommande d’éviter de prendre de la griffe de chat afin d’éviter de stimuler le système immunitaire qui, dans ces maladies, s’en prend à l’organisme qu’il est censé protéger. La griffe de chat est également déconseillée chez les enfants de moins de 3 ans ainsi que, en l’assence d’études portant sur le sujet, chez les femmes qui viennent d’accoucher et celles qui allaitent.

La griffe de chat n’a pas d’effets secondaires, si ce n’est, pour des cas très rares, de légers troubles intestinaux chez les personnes sensibles à cause de sa teneur élevée en tanins.

Traditionnellement, il est recommandé aux femmes enceintes d’éviter la griffe de chat puisqu’elle a été employée comme contraceptif et abortif.

Enfin, la griffe de chat pourrait contrer l’effet des médicaments prescrits aux patients dans le but d’inhiber les réactions immunitaires qui risqueraient de provoquer un phénomène de rejet.

Interactions médicamenteuses : aucune étude n’a été réalisée sur le sujet, cependant il se peut que la plante renforce l’effet des médicaments hypotenseurs ou anticoagulants.

 Laurence

 

Sources :

wikipedia.org/wiki/Uncaria_tomentosa

laboratorio.takiwasi.com

www.medisite.fr

Guide complet de la phytothérapie d’Anne McIntyre.

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Un palmier de Guyane qui sert à tout ! L’AWARA

palmier awara

Les palmiers sont les poumons de la Guyane. Partout, au milieu des sous-bois, dans la canopée, grandissant dans un sol pauvre et sans humus, on retrouve des palmiers, arbres emblématiques de l’Amazonie.

Ces arbres dont la vocation première est de développer des feuilles plutôt que des troncs, mais aussi des fruits, représentent un véritable grenier alimentaire pour nourrir les petits mammifères des sous-bois (agouti, sapajou) tout au long de l’année.

La majorité des palmiers s’élance vers le ciel pour capter un peu d’énergie lumineuse. Les feuilles restent pendantes pour résister à la chaleur.

Un des palmiers les plus connus en Guyane est l’AWARA ( Astrocaryum vulgare )

Mais qui est cet Awara ?

L’Astrocaryum vulgare est un palmier épineux de 15 à 25 mètres de haut, qui porte des fruits globuleux de couleur jaune-orangée. On le nomme Awara en Guyane et Tucuma au Brésil. Il fait partie de la famille des Arecaceae (palmaceae). C’est un palmier épineux très fréquent en zone dégradée mais absent de la Guyane méridionale. Il aime les sols sableux ou argileux bien drainés, surtout le long du littoral guyanais.

Pour les guyanais, il est porteur de nombreuses richesses : un usage alimentaire (pulpe et noyau du fruit, bourgeon terminal, spadice), un usage médicinal (amande et pulpe du fruit, racines), un usage artisanal (stipes, feuilles et fibres).

Dans l’alimentation, le bourgeon (chou) ou cœur de palmier est consommé en salade, la pulpe rouge-orangée du fruit est utilisée comme pâte dans le bouillon d’Awara (sorte de pot au feu) qui est servi à Pâques et selon la légende : celui qui a partagé ce bouillon reviendra dans le pays. Elle sert pour réaliser une huile de table exceptionnellement riche en acide oléique, pour s’inclure dans des confitures, liqueurs, glaces et autres desserts. L’amande du fruit bien séchée donne naissance à une huile médicinale traditionnelle (le tchô-tchô). Les racines jouent le rôle de dépuratifs.

Avec le stipe et les feuilles, le guyanais construit sa case, aménage les nattes, fabrique des balais et de la vannerie, sans oublier les chapeaux pour se protéger du soleil. Le stipe peut également servir de combustible.

L’Astrocaryum vulgare a une fructification de janvier à juillet. Son tronc recouvert d’épines dissuade les ravageurs de s’attaquer aux fruits, par contre leur étape finale de mûrissement se fait après leur chute de l’arbre, directement au sol.

Les vertus médicinales du fruit de l’Awara :

awara

Utilisation de l’huile de pulpe à visées alimentaire et thérapeutique :

Cette drupe ovoïde donne une huile composée d’une fraction glycérique comportant 74% d’acides gras insaturés dans sa pulpe et uniquement 16% dans son amande. La fraction insaponifiable est représentée par des stérols, des tocophérols et des tocotriénols, des caroténoïdes et des alcools triterpéniques.

De par cette extrême richesse en caroténoïdes (en particulier la provitamine A), la pulpe du fruit est utilisée pour « soigner » les différentes pathologies oculaires de la population (xérophtalmie, troubles visuels, hypersensibilité à la lumière, lésions …).

L’huile de pulpe est un réservoir de richesse en acides gras insaturés qui jouent un rôle important au niveau cellulaire, assurant la fluidité et souplesse membranaire, renforçant la résistance et l’élasticité de la peau pour prévenir le vieillissement cutané.

En conséquence, on retrouve également de l’huile de pulpe hors du cadre alimentaire, car elle est incorporée soit dans des savons, soit dans des produits cosmétiques.

Molécules actives contenues dans la fraction insaponifiable de l’huile de pulpe :

Les stérols identifiés dans l’huile de pulpe de l’Awara sont principalement du campestérol, du stigmastérol, du bêta-sitostérol, du fucostérol … des alcools triterpéniques du type cycloarténol, molécules qui possèdent des propriétés antiinflammatoires.

Ils agiraient sur le système immunitaire par diminution de la réponse inflammatoire en inhibant la libération des cytokines pro inflammatoires.

 

Des tocophérols et des tocotriénols, antioxydants lipophiles qui limitent les dommages tissulaires et favorisent les réponses du système immunitaire.

Des caroténoïdes en grande concentration (huile et insaponifiable) qui entraînent une diminution de l’afflux de cellules inflammatoires vers les tissus fragiles, en particulier vers le poumon.

Utilisation de l’huile d’amande :

Cette huile que l’on appelle tchô-tchô est très épaisse et on l’utilise pour les problèmes inflammatoires cutanés (furoncles, abcès …). Après chute des fruits, ils sont mis à sécher deux mois, les amandes sont récupérées délicatement, mises à tremper environ 3 jours dans de l’eau puis déposées à sec dans une marmite chauffant à feu doux.

Petit à petit, l’huile d’amande va s’écouler en applications locales pour traiter les furoncles, soit pour les pathologies buccales. Frictionnée sur le corps elle repousse les pics de fièvre, frottée sur le ventre, elle sert à « éliminer » les vers en les faisant descendre.

Sa teneur en stérols (portion insaponifiable) permet de comprendre les vertus relaxantes et antirhumatismales de cette huile.

Pourquoi ?

Les phytostérols, les acides terpéniques …  présentent une régularité de distribution et un effet régulateur dans l’activité des enzymes antioxydantes.

Des extraits de poudre d’amande ont permis de montrer l’effet bactéricide de cette partie du fruit de l’Awara, action contre le staphylococcus aureus, le staphylococcus epidermis et le streptococcus B.

Un effet anti-élastase a également été mis en évidence à 73% pour l’huile d’amande et à 100% pour l’huile de pulpe.

D’autres intérêts en prévention santé ?

Des études faites en collaboration avec des vétérinaires ont permis de mettre en évidence une augmentation de la mobilité chez des chiens souffrant d’arthrose. Une diminution du poids et un retour à un contour normal de la prostate chez des chiens âgés atteints d’hypertrophie bégnine de la prostate.

En résumé, un fruit très porteur mais n’étant pas exploité pour ses qualités médicinales.

Pourquoi ?

La Guyane est censée être un département français, les pharmacopées traditionnelles constituent un recours médical non onéreux pour les populations locales mais si l’industrie pharmaceutique s’intéresse à une plante traditionnelle, elle rédige un brevet qui bloque l’exploitation de cette ressource par les populations autochtones.

Cathy

fruit awara

 

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L’Hibiscus, Bissap, Karkadé, Oseille de Guinée ou plus poétiquement « Thé rose » d’Abyssinie

Ma rencontre avec Stéphanie Mansion de l’association  Santorun  dont l’objectif est de soutenir le premier Conservatoire de Plantes Médicinales au Sénégal, m’a  fait remonter les souvenirs de mon travail en Amazonie équatorienne et du projet du conservatoire  Omaere à Puyo.

J’ai  donc décidé de vous faire voyager  pour les prochaines semaines,  un peu d’exotisme avant Noel  et surtout un peu de chaleur ! Vous allez découvrir de belles espèces tropicales africaines et amazoniennes.

Aujourd’hui je vais vous parler d’une fleur que vous connaissez tous  l’hibiscus . Une espèce en particulier celle que l’on appelle : Bissap, Karkadé, Oseille de Guinée ou plus poétiquement « Thé rose » d’Abyssinie  (Hibiscus sabdariffa).

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L’information que je vous partage est une compilation de Françoise Bellossi d’Africajou qui nous parle tous les bienfaits de la fleur d’hibiscus mais surtout qui nous fait découvrir  les propriétés cosmétiques de l’huile extraite des graines. 

Bonne lecture

Laurence

Fiche complète Huile d’ Hibiscus

La plante

Hibiscus Saddariffa- Malvaceae

L’Hibiscus sabdariffa (encore appelée Oseille de Guinée, Karkadé ou Bissap en wolof) est une plante herbacée, vivace, localisée dans les zones tropicales et subtropicales. C’est une espèce très répandue par culture dans tout le Sénégal (6).

C’est une plante de grande taille, vigoureuse, peu ramifiée et très fibreuse. Cette variété est exploitée pour sa fibre et principalement pour ses calices qui sont comestibles. Il existe deux variétés, l’une à calice rouge, l’autre à calice vert. Les calices de type rouge sont les plus utilisés et se caractérisent par leur concentration élevée en anthocyanes.

Les utilisations des différentes parties de la plante sont nombreuses et variées aussi bien dans l’alimentation que dans la médecine traditionnelle (6,7)

Les calices riches en vitamine C et en anthocyanes sont utilisés pour la production de boissons désaltérantes (6). Les feuilles constituent une bonne source de nutriments et sont utilisées en Afrique pour la préparation de sauces. Les graines de par leur richesse en protéines (26%), en lipides (20%) et en sucres totaux (40%) sont très utilisées dans l’alimentation de nombreux pays africains. On en extrait une huile brute de couleur jaune foncé qui se compose à plus de 70% d’acides gras insaturés. (1, 6)

Vertus et usages traditionnels

Dans une revue sur la pharmacologie d’Hibiscus sabdariffa réalisée par Sharaf en 1962, différentes propriétés pharmacologiques ont été reconnues à la plante avec un usage en médecine traditionnelle (6, 7, 8,9).

Les calices charnus constituent un « thé de santé » encore appelé thé rose d’Abyssinie. Le thé rose se prépare soit par infusion, soit par macération avec 1 cuillerée à soupe de calices pour ½ à 1 litre d’eau. La boisson obtenue a un goût légèrement acidulé.

Les graines d’Hibiscus sabdariffa riches en protéines sont utilisées dans les différents pays africains pour la fabrication de condiments traditionnels par cuisson et fermentation. (1)

L’huile d’Hibiscus encore appelée huile de Bissap est utilisée traditionnellement en Afrique autant en cuisine que pour la fabrication de savons ou de produits cosmétiques (1).

L’huile est également utilisée traditionnellement pour la beauté des cheveux

L’extraction de l’huile

C’est à partir des graines de la plante que l’on obtient l’huile végétale.

La teneur moyenne de la graine en huile est de 20%.

C’est une huile végétale de couleur jaune foncé, stable,

avec une faible odeur et un goût caractéristique.

L’extraction s’effectue par pression à froid ce qui permet d’obtenir une huile pure et naturelle sans aucun traitement chimique .Les qualités naturelles de cette huile d’exception.sont ainsi préservées au mieux.

Composition de l'huile de baobab

Composition

L’huile de Bissap est constituée essentiellement d’acides gras insaturés (environ 70%).

L’acide linoléique est le plus abondant (39%), il est suivi de l’acide oléique (31%).

Son profil acide linoléique/acide oléique est caractéristique.

Elle contient 0,57% d’acide gamma-linolénique.

C’est une huile riche en vitamine E (environ 2g/kg), ce qui explique sa stabilité à l’oxydation très élevée. Cette concentration est 6 fois plus élevée que celle de l’huile d’olive et 20 fois plus que celle de l’huile de pépins de raisin (1, 3….).

Le tocophérol le plus abondant est le gamma-tocophérol. Les teneurs en alpha, gamma, et delta – tocophérols sont respectivement de 25% – 74,5%  et 0,5%. (1).

Acides gras :

Acide palmitique
C16 : 0
    15 – 22,6 %
Acide palmitoléique
C16 : 1
0,44 %
Acide stéarique
C18 : 0
3,9 – 5,2 %
Acide oléique
C18 : 1
29 – 39,8 %
Acide linoléique
C18 : 2 w6
30,1 – 49 %
Acide linolénique
    C 18 : 3 w3
0,57 %
Acide arachique
C20 : 0
0,72 %

Le pourcentage d’insaponifiables se situe aux environs de 1%

Le Beta-sitostérol représente 71,9% de la fraction stérolique et le campesterol 13,6% (3)

Usage cosmétique

Usage cosmétique de l'huile de baobab

L’huile d’HIBISCUS est riche en tocophérols (Vitamine E) connus pour leurs effets anti-oxydants et anti-radicalaires (3).

La vitamine E est un anti-oxydant puissant qui protège les cellules des dégâts causés par les radicaux libre, substances instables impliquées notamment dans le vieillissement cutané.

L’huile d’HIBISCUS est riche en phytostérols connus pour favoriser le maintien de la membrane cellulaire, améliorer la fonction barrière de la peau et freiner le vieillissement cutané (5).

De ce fait l’huile d’HIBISCUS est recommandée pour son action adoucissante et  apaisante.

Exceptionnellement riche en tocophérols, cette huile allie stabilité et apport en acide linoléique, élément constitutif de la bi-couche lipidique de la peau. Elle peut tout autant être intégrée dans des soins quotidiens de la peau que dans des soins anti-âge.

Grâce à sa grande facilité de pénétration et à ses vertus émollientes et adoucissantes, l’huile d’HIBISCUS convient pour tous les types de peau et particulièrement les peaux sèches et matures ainsi que pour les mains gercées et abimées

Références bibliographiques :

1. M CISSE et coll. Le bissap (Hibiscus sabdariffa L.) : composition et principales utilisations

2. E UCCIANI Nouveau Dictionnaire des Huiles Végétales, Lavoisier TEC DOC. 1995, 265

3. MOHAMED R, FERNANDEZ J, PINEDA M, AGUILAR M. Roselle (Hibiscus sabdariffa) seed oil is a rich source of gamma-tocopherol. J. Food Sci. 72 (3) 2007, 207 – 211

4.WANG ML, MORRIS B, TONNIS B, DAVIS J, PEDERSON GA. Assessment of oil content and fatty acid composition variability in two economically important Hibiscus species. J Agric Food Chem. 2012,60 (26), 6620-

5. NUTRA NEWS. Le bêta-sitostérol, un phytostérol prometteur, 2012

6. J KERHARO. La Pharmacopée Sénégalaise Traditionnelle. Plantes Médicinales et Toxiques. 1974, Tome 2, 528 – 531,

7. JL POUSSET. Plantes médicinales d’Afrique. Edisud. 2004, 145-146

8. D FORTIN, M LÔ, G MAYNART. Plantes Médicinales du sahel. ENDA –Editions. 2000,164 – 166

9. J. BRUNETON. Pharmacognosie, Phytochimie Plantes médicinales. Editions TEC&DOC. 3è édition 1999, 24-25

10. M. WICHTL, R. ANTON Plantes thérapeutques. Tradition, pratique officinale, science et thérapeutique. Editions TEC&DOC. 2è édition 2003, 292 – 293

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ESCAPADE AU ROYAUME DES ESSENCES.

AU DEBUT ETAIT LA PLANTE …lavande

Les huiles essentielles ont « le vent en poupe » !

On en parle partout, tout le monde s’y intéresse !

Mais, nous?

Pensons nous aux plantes qui les créent ?

Ça j’en doute !

goutte

Ces plantes aromatiques sont discrètes ! Pourtant elles existent bien et elles travaillent beaucoup: pour se défendre, pour communiquer entres elles, pour aider à la pollinisation, etc.

Ca, elles ne nous le disent pas, c’est leur secret. Allons le découvrir…

Avant de se retrouver dans un flacon opaque, elles n’ont pas chaumées nos « petiotes » !

Savez vous que, parmi les centaines de milliers d’espèces végétales sur Terre,

40 00 espèces seulement fabriquent des essences aromatiques !

C’est fou non !

Alors voici les questions que je me suis posée :

  1. Comment font elles pour créer leurs essences à l’intérieur d’elle même?
  2. Où les stockent elles ?
  3. Pourquoi le font elles ?
  4. Et quelle est l’utilité de cette fabrication ?

On peut s’imaginer que ces plantes sont comme « des mini usines à parfums »! 

1°) Comment font elles ?

Grâce aux sucres issus de la photosynthèse, et des nutriments puisés dans le sol, elles          fabriquent des essences aromatiques qu’elles cachent jalousement pour elles …

2°) Où les cachent elles ?

Et bien dans une multitude de petites « poches secrètes » formées par des cellules           spécialisées. (Ces poches peuvent se situer dans les feuilles, les fleurs, les tiges, le          bois, l’écorce, les graines…)

Voici les noms un peu « barbares » de ces poches secrètes:

(Seules les principales seront citées)

Les poils glandulaires épidermiques (externes)

poils

Poil glandulaire de lavandula angustifolia

Source : http://www.lenaturaliste.net/forum/viewtopic.php?t=18263

poil lavande

 

 

 

 

 

 

Poil glandulaire de Lavande papillon`

Source :  http://www.lenaturaliste.net/forum/viewtopic.php?t=18263

 

– Les canaux et les poches sécrétrices glandulaires schizophrènes

canaux

 

 

 

 

 

Source : Nirgal.net

 

– Les glandes schizolysigenes, que l’on trouve dans les citrus (Poches beaucoup plus grosses)

coupe citron

Coupe transversale écorce de citron adulte Glandes schizolysigenes au niveau de l’épicarpe

Source : Nirgal.net

 

epicarpe

Coupe transversale épicarpe (écorce) de citron adulte montrant ces poches schizolysigenes

Source : https://www.nirgal.net/microscopie/microscopie.html

 

– Poches lysigènes : plusieurs cellules sont groupées et forment une poche

:

romarine

 

3°) Pourquoi le font elles ? (Utilité de ces essences pour la plante elle-même)

* Elles repoussent les parasites, les prédateurs herbivores (Elles « vaporisant » leurs    parfums volatils pour les dissuader d’approcher ! Quelle intelligence !

* Elles protègent la plante de certaines maladies (grâce à leurs propriétés antivirales,            antifongiques, insectifuges, antibactériennes)

* Elles attirent au contraire les insectes pollinisateurs en séduisant; ah ces coquines!

Les fleurs odorantes seront ainsi fécondées par nos amies les abeilles et permettront           ainsi à la plante d’assurer sa reproduction.

* Elles sont capables d’attirer les prédateurs de leurs propres prédateurs :

« Bip, Bip » ! Tout cela se fait par messages chimiques, envoyés à leurs voisines, pour    qu’ensembles, elles luttent efficacement. (Plus on est nombreux, plus on est fort !)

* Elles représentent une « réserve d’eau » mobilisable, par exemple, en cas de fortes       chaleurs ; elles se rafraîchissent ! (On peut voir de fines gouttelettes d’essences à la      surface de la plante ; en s’évaporant, la plante est plus fraîche).

Je suis persuadée qu’elles communiquent entres elles … « chuttttt ! Elles blaguent » !

Leurs essences auraient un rôle voisin de celui des phéromones…

Je suis certaine qu’elles ne font pas que ça ! Encore quelques mystères à découvrir

C’est absolument divin et fascinant, vous ne trouvez pas ?..

Quelle merveille notre nature !

L’essence d’une plante est le plan spirituel selon lequel elle est conçue et formée.

L’avenir appartiendra à l’homme qui saura, les protéger, leurs parler, les respecter,

ainsi que leur environnement, afin qu’aucune pollution ne les altèrent…

 

 fleur

Sophie Mastrantuono

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L’aromathérapie scientifique

Connaissez-vous l’aromathérapie scientifique ?

Pour vous aider à mieux la découvrir , j’ai pensé vous partager aujourd’hui ce  petit vidéo d’ Ecosmose  sur l’aromathérapie.

Il est très bien fait et  vous aidera à en savoir un peu plus .

Merci à Laurent Merlin pour sa réalisation

Bon visionnement

Laurence

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Huile essentielle de THYM à Linalol

Bonjour,

Je  suis très heureuse d’accueillir sur le blog un nouvel auteur Sophie Mastrantuono.

Je vous invite à lire son parcours dans la page des histoires des auteurs  » Sophie: pharmacien passionné d’huiles essentielles.

Aujourd’hui , elle va vous faire découvrir sous la forme d’une fiche très didactique et complète, une huile essentielle bien méditerranéenne; le thym à linalol 

thym linalo

Bonne lecture

Voici la version de cette fiche en pdf

Fiche HE thym linalol

Sophie

 

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Yoga et Huiles essentielles

Bonjour à tous et toutes,

J’ai promis à mon amie Claudie Bourry de lui faire un peu de Pub  pour son prochain stage  Yoga et huiles essentielles.

C’est une belle synergie  à découvrir !

Alors voici ce petit coup de pouce 🙂

Laurence

 

yoga huiles essentielles.png

Si cela vous intéresse, je vous invite à vous inscrire en téléchargeant le pdf

break sante bien être – Néouvielle (1)

 

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