Et pour changer parlons des pré et probiotiques !

Se sentir mieux quand les beaux jours s’approchent ?

Faire disparaître gaz, ballonnements … tous ces problèmes digestifs inhérents à notre hygiène de vie ???

Oui c’est possible, Il suffit de remplacer les microbes dangereux par les microbes utiles !!!

De nombreux ouvrages, une multitude de produits alimentaires et pharmaceutiques vantent l’utilisation des probiotiques pour la santé du microbiote ! Et si on essayait de traduire ???

Qu’est-ce qu’un probiotique ?

  • Un microorganisme vivant ?
  • microorganisme mort ?
  • Une bactérie ?
  • un parasite ?
  • une levure ?

Un microorganisme vivant, ajouté à l’alimentation pour exercer des effets positifs sur l’équilibre de la flore intestinale de l’hôte.

Parmi les microorganismes suivants, lesquels appartiennent au monde des probiotiques ?

  • Staphylococcus aureus ? Pseudomonas aeruginosa ? Streptococcus agalactiae ? Candida albicans ?
  • Lactobacillus rhamnosus ? Lactobacillus acidofilus ? Lactobacillus casei ? Lactobacillus bulgaris ?
  • Saccharomyces cerevisiae ? Saccharomyces boulardii ? Bacillus cereus ? Bacillus subtilis ? Bifidobacterium lactis BB1 ?

Vous calez ? Le premier lot de proposition avec le staphylocoque doré est bien entendu faux, ce sont des pathogènes.

A qui s’adressent les probiotiques ?

  • Aux patients atteints de pathologies infectieuses de l’intestin ?
  • Aux patients atteints d’allergies ? Aux patients atteints de pathologies auto-immunes ?
  • Aux enfants ayant des problèmes digestifs ? Aux femmes enceintes pour réglementer le surpoids ?
  • Pour tous ceux qui veulent conserver un microbiote en état ?

Les probiotiques s’adressent à tous les sujets sains ou malades, qui veulent rétablir un équilibre dans leur microbiote. Les cures doivent être ponctuelles. Les germes vivants les plus utilisés sont les Lactobacillus et les Bifidobacterium.

On parle de microbiote, c’est quoi ?

L’ancien terme de « flore intestinale » est maintenant traduit par « microbiote intestinal » pas très éloquent pourtant, si l’on ne sait pas qu’il est défini à partir des milliers de microorganismes (bactéries) présents dans l’écosystème digestif.

Cette population de microorganismes (différents d’un individu à un autre) peut être bénéfique pour l’hôte dans la plupart des cas, mais également délétère pour la santé de celui qui présente des déséquilibres intestinaux.

A quoi sert le microbiote intestinal ?

Il joue de nombreux rôles vis-à-vis de l’équilibre santé, mais en particulier

  • Une fonction de dégradation des composés alimentaires non digestibles, par une action de fermentation.
  • Une fonction de défense immunitaire contre virus, bactéries et parasites endo pathogènes
  • Une fonction de régulation pour éviter une dégradation induite par le système immunitaire des entités bénéfiques pour l’intestin (bactéries commensales, aliments)

La variabilité du microbiote intestinal conditionne la résistance de l’organisme face aux pathologies. Nous ne connaissons pas les germes qui sont responsables de certains de nos déséquilibres et l’apport de probiotiques doit être réfléchi, de manière à ne pas multiplier une espèce déjà trop présente.

graphique probiotiques

Un peu de vocabulaire pour comprendre les données énoncées sur les probiotiques :

  • EUBIOSE : stabilité, équilibre, normalité de la flore intestinale
  • DYSBIOSE : altération de l’équilibre normal du microbiote intestinal se traduisant par des affections intestinales chroniques ou aiguës (infections, allergies, obésité, maladies inflammatoires intestinales, syndrome du côlon irritable)
  • SYMBIOSE : relation active hôte / microbiote = écosystème digestif. L’intestin est l’unique organe qui détient une symbiose active entre cellules eucaryotes et procaryotes. Comment assurer une symbiose pour aider le fonctionnement du microbiote ? En associant probiotiques et prébiotiques

Quid des prébiotiques :

Ce sont des fibres solubles, non digestes,  fermentescibles de type glucides alimentaires qui constituent une source alimentaire pour les microorganismes bénéfiques du microbiote intestinal.

Le prébiotique est « l’aliment » du probiotique !

Des exemples de prébiotiques alimentaires :

  • Riches en inuline : chicorée, chou, oignons, ail, asperges, orge, pissenlits, poireaux, avoine, artichauts, bananes, pommes …
  • Riches en fructo-oligosaccharides ou oligo-fructose : blé, oignon, ail, betteraves, poireaux,

Effets potentiels (selon les individus) des probiotiques

Les effets bénéfiques sur la santé pour lesquels les aliments probiotiques peuvent être objectivés comprennent les infections gastro-intestinales, certains troubles intestinaux, l’allergie et les infections génito-urinaires.

  • Contribuent au maintien du microbiote intestinal, Evitent l’inconfort intestinal : ballonnements, météorismes, diarrhées, motricité, peuvent préserver la flore de la turista au cours des voyages à l’étranger, restaurent l’équilibre du microbiote intestinal après prise médicamenteuse, type antibiotiques, améliorent l’équilibre du microbiote en cas d’alimentation ou d’hygiène de vie non équilibrée.
  • Améliorent les défenses naturelles de l’organisme, entraînent une inhibition compétitive de l’adhésion des pathogènes, renforcent la barrière fonctionnelle épithéliale, stimulent l’immunité innée et l’immunité adaptative, diminuent éventuellement le taux de lipides sanguins, augmentent l’absorption calcique, aident à se prévenir des infections hivernales

Caractéristiques préférentielles pour l’achat d’un probiotique :

  • Identification taxonomique précise et origine des souches utilisées assurant une parfaite innocuité pour l’homme aux doses utilisées.
  • Microorganismes vivants qui doivent arriver intacts sur leur site d’action (par exemple si le site est le cadre intestinal, il faut que ces bactéries résistent au pH gastrique, aux sels biliaires … Stabilité et conservation réfrigérée.
  • Un « bon » probiotique doit pouvoir adhérer aux cellules de la muqueuse intestinale pour permettre les échanges d’informations et ainsi stimuler l’immunité.
  • Choisir des symbiotiques si c’est possible, car l’administration conjointe des pré- et probiotiques est dynamisée par rapport à une ingestion séparée.

 

Dans quels aliments trouve-t-on des probiotiques ?

  • Yaourts : ils sont fabriqués grâce à la fermentation du lait par deux bactéries : Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus. Les yaourts contiennent au minimum 10 millions de ces deux bactéries lactiques vivantes par gramme. Ces bactéries libèrent une enzyme la lactase qui augmente la digestibilité du lait.
  • Fromages fermentés camembert, munster, roquefort …) qui contiennent des bactéries du genre Lactobacilles et des moisissures.
  • La choucroute (crue) est un aliment lactofermenté. Les ferments lactiques se développent et transforment une partie des sucres du chou en acide lactique, et favorisent ainsi sa digestion.
  • Les grains de kéfir fermentés dans le lait ou dans l’eau sucrée, sont très riches en bactéries lactiques et en levures.
  • Les laits de soja, le tofu, la bière, les pickles macérés dans du vinaigre, la levure de bière (vivante), le pain au levain, les olives, le bas beurre …

Viva les bactéries probiotiques pour aider vents et autres problèmes à s’échapper

Cathy

 

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Le myosotis , la belle bleue du printemps , don’t forget me !!!!

Vous avez été nombreux à reconnaître cette belle fleur printanière : Le myosotis

Il existe plus d’une centaines  espèces du genre Myosotis,  cette belle plante herbacée  appartient à  la famille des Boraginacées (la famille de la bourrache).  Ce sont des plantes  qui se ressèment facilement et qui  peuvent devenir  très envahissantes.

Les fleurs sont de couleur bleue, parfois rose ou blanche.

Le myosotis est connu par ses surnoms très poétiques  et romantiques : « aimez-moi, souvenez-vous-de-moi, plus je vous vois, plus je vous aime, pensez à moi » et le plus connu  est : « Ne m’oubliez pas »

Selon la légende, un chevalier et sa dame se promenaient le long d’une rivière. Il se pencha pour lui cueillir une fleur, mais perdit l’équilibre à cause de son armure et tomba à l’eau. Alors qu’il se noyait, il lança la fleur vers sa dame en criant « Ne m’oubliez pas ! »

Cette phrase pour désigner la fleur est d’ailleurs restée dans  beaucoup de langues en allemand (vergiss mich nicht), en anglais  (forget-me-not), en espagnol (no-me-olvides) ect…

Le myosotis est aussi devenu le symbole de la perte de mémoire, l’un des symptômes de la maladie d’Alzheimer, et nous invite à ne pas oublier les personnes atteintes de cette maladie et leurs aidants.

Le myosotis des champs (Myosotis arvensis ) a des propriétés médicinales , il est  peu utilisé en phytothérapie .

Propriétés médicinales des sommités fleuries :
Anti-inflammatoires – Asthénie – Conjonctivite (usage interne et externe) – Fractures (consolide) – Rhumatismes – Sédatif / tranquilisant – Stomatite (inflammation de la muqueuse buccale) – Tonifiant – Yeux (inflammations).

Laurence

 

Source :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Myosotis
https://phytotheque.wordpress.com/page/95/

 

 

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Belle bleue du printemps !

Lors de ma ballade au pied du Vercors , j’ai vu cette belle fleur bleue et j’ai eu envie de vous la partager mais surtout de vous la faire deviner.

Alors qui suis-je?

Laurence

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Le lierre terrestre

FLEURS LIERRE

Le lierre terrestre  (Glechoma hederacea)  appartient à la  famille des lamiaceae (tout comme la lavande, le thym, le romarin).

C’est une plante vivace qui couvre les sols, très envahissante qui aime les endroits frais et ombragés.

Le lierre terrestre fleurit dès le mois d’avril en tapissant les sols d’ une jolie couleur bleue au départ et qui vire au violet lors de la pollinisation par les abeilles.

Surnommée herbe de la Saint Jean, le petit goût sucré de la fleur est très apprécié en cuisine pour réaliser des salades étonnantes, des toasts au fromage pour l’apéritif.

 

 

Attention ne pas le confondre avec le lierre grimpant (Hedera helix) qui  lui aussi a des propriétés médicinales intéressantes , mais dont ses fruits sont toxiques.
Je vous en parlerais plus en détails dans un prochain article.

Fraîchement cueillie, la feuille de lierre terrestre dégage une odeur aromatique particulière.

Le lierre terrestre est l’ami de votre hiver pour la protection de  toute la sphère respiratoire.

Les principes actifs des feuilles de lierre terrestre soutiennent et stimulent l’appareil broncho-pulmonaire, régénèrent la muqueuse respiratoire.

En usage externe ,  il a des propriétés anti inflammatoires et adoucissantes , on utilisera la plante  entière en cataplasme pour toutes les peaux agressées.

La recette :  préparer une infusion à raison d’une cuillère à soupe de plantes coupées de lierre terrestre pour 1/4 de litre d’eau, puis laisser infuser 10 minutes et appliquer en cataplasme avec une gaze imbibée d’infusion de lierre terrestre sur la peau.

Pour terminer une petite video pour mieux vous faire découvrir cette petite fleur printanière.

Bonne lecture

Laurence

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En attendant le temps des cerises

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En attendant le temps des cerises , régalez vous des fleurs du cerisier  des jardins du Perrier sur les bords de la Drôme.

Pour retrouver ou garder sa bonne humeur et sa joie de vivre

Pourquoi ne pas essayer l’élixir floral de Cerisier sauvage  bio ( Prunus avium) des laboratoires Deva, élaboré selon la méthode du Docteur Bach ?
Une   véritable invitation à la gaieté et la bonne humeur. Un complément de la detox mentale , pour chasser le côté négatif des choses . il est recommandé  aux personnes pessimistes et maussades .
Il incite et développe une conception sereine et optimiste de la vie.
Conseils  d’utilisation :
3 gouttes directement sous la langue ou dans un petit verre d’eau.
Répéter la prise 3 à 5 fois par jour, le matin au réveil, avant les repas principaux et le soir au coucher.

Laurence 🙂

 

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Le tussilage

On l’appelle aussi pas d’âne, le tussilage

Tussilago farfera : herbacée vivace de la famille des Asteraceae, très commune en France, pouvant croître des bords du littoral jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Le tussilage aime les pentes sablonneuse ou glaiseuse, un peu humides et exposées au soleil.

Le nom de « tussilago » provient du latin « tussim agere » , qui agit dans la toux !

Le nom de « pas d’âne » vient du fait que la feuille ressemble vaguement à la forme que laisse un sabot d’âne sur le sol.

Clin d’œil : quand les fleurs apparaissent, la plante est « toute nue », elle ne met les feuilles qu’après la floraison. Comme les fleurs sont mellifères, du fait de leur précocité, les abeilles dès le début avril vont butiner cette fleur discrète … sans être choquées de son strip-tease.

Le tussilage doit sa célébrité à l’utilisation médicinale. Dioscoride, Pline, Hippocrate avaient énoncé que cette plante était très favorable dans les affections du poumon. Ils trouvaient que la fumigation de ses feuilles apaisait la toux, que sa racine aidait à la cicatrisation des ulcérations pulmonaires. Si encore dans l’Antiquité on faisait aspirer la fumée de la plante  aux « pulmonaires », de nos jours certaines peuplades ont encore l’habitude de fumer les feuilles pour calmer la toux et les crises d’asthme.

Indications thérapeutiques : inflammations aigües des voies respiratoires accompagnées de toux et d’enrouement, inflammations légères des muqueuses bucco-pharyngées.

Indications médicinales bien moins connues : efficace contre les croûtes de lait, la gale et les maladies de peau.

Constituants : des mucilages (polysaccharides acides et inuline), des tanins, des flavonoïdes, des acides organiques, des triterpènes et des stérols, il existe également (selon le milieu de croissance : Asie et Amérique) dans certains plants des alcaloïdes pyrrolizidiniques mais en quantité de l’ordre du ppm.

Contre-indication : Grossesse et allaitement. Il n’existe pas d’effets secondaires ni d’interactions médicamenteuses.

Usages :

  • Fumigations : faire brûler quelques feuilles séchées sur une plaque chauffée et aspirer la fumée contre les crises d’asthme.
  • Cigarettes : confectionner des cigarettes avec des feuilles séchées et broyées. En fumer deux par jour pour calmer les crises d’asthme et les toux spasmodiques.
  • Sirop : faire macérer 250g de fleurs dans 1 litre d’eau bouillante pendant 30 minutes. Filtrer, ajouter du sucre jusqu’à saturation (environ 500 g : attention très sucré)
  • En granules homéopathiques : dilution à adapter selon la prescription médicale et la pathologie concernée.
  • Infusions pour les bronches et pour calmer la toux : 2 modes de préparation :

Infusion n°1 : dans une tasse remplie d’eau bouillante, verser 2 cuillères de fleurs et (ou) de       feuilles fraîches, laisser reposer 10 minutes, filtrer et boire cette préparation additionnée de miel 2 à 3 fois par jour. Cette tisane est bonne pour l’expectoration.

-Infusion n°2 : dans une tasse d’eau bouillante verser une cuillère à dessert d’un mélange réduit en poudre contenant à parts égales des feuilles et des fleurs séchées, filtrer et boire cette préparation additionnée de miel 2 à 3 fois par jour. Cette tisane est bonne pour éclaircir la voix, soulager les bronches par dilatation (action du mucilage)

  • Applications externes : 2 modes de préparation :

-Compresses : presser fortement quelques poignées de feuilles fraîche jusqu’à l’apparition du suc, imbiber des carrés de gaze et tamponner les plaies et contusions.

décoction : faire bouillir une grosse poignée de feuilles dans 1 litre d’eau une vingtaine de minutes, filtrer, laisser refroidir, appliquer avec des compresses pour laver des brûlures, des plaies, les ulcères ou nettoyer les croûtes de lait …

Pas bête la jolie fleur sauvage !

Cathy

Publié dans herboristerie, phytohérapie, plantes médicinales, printemps | 5 commentaires

Le bon engrais…

«Une graine renferme en elle plus de force en puissance que ce qu’en réalisera la plante. Et en vous se trouve un potentiel d’esprit latent bien plus grand que vous ne le soupçonnez. Si vous voulez le libérer, écartez le doute, la méfiance, l’anxiété.»

–  Rudolph Steiner

Nos résolutions de printemps qui suivent généralement une période de detox, detox mentale incluse,  paraissaient pleines de promesses.

Parfois ces bonnes résolutions de pensées positives nous tonifient, ou même nous propulsent, puis au fil des jours on les trouve banales, au point de les laisser tomber.

Je pense que cela est normal, ou du moins courant avec les péripéties de la vie quotidiennes d’oublier nos p’tites résolutions, rêves ou intentions.

Mais nos intentions de pensées positives ne pourront atteindre des sommets que si nous y consacrions un peu de temps chaque jour.

Spring sowing of seeds into the soil. Female hand with seeds on

 

Tout comme les petites graines de tomates que vous mettez en terre au début du printemps ont besoin d’eau, vos intentions ont aussi besoin de votre attention.

 

Quand le blues ou le spleen prend le dessus de nos vies, de nos rêves, on est parfois tenté de déterrer les graines.

fumier

 

Je pense qu’il faut plutôt ajouter de l’engrais….

 

 

Le chemin est peut-être nouveau, on doit y mettre un peu d’effort, on doit tracer ce nouveau sillon, changer de paradigme, adopter une nouvelle habitude, mais c’est encore mieux que de suivre les moutons… 🙂

Demeurez conscient de ce que VOUS voulez et ce que vous ne voulez pas! Restez déterminé, trouvez des façons créatives pour vous aider à garder le focus sur VOS objectifs sains.

espoir

 

Allez, il vous reste à trouver le fumier…  ou le maitre… 🙂

Pensez-y !

 

Publié par Diane au pays merveilleux de la pensee

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La violette odorante du printemps

Elle aime les lieux frais et humides, la petite Viola odorata emblème de la ville de Toulouse, mais aussi de la ville de Parme. Cette petite plante herbacée n’est pas réservée à la ville rose, on la retrouve dans toutes les parties du monde.

Ses effluves délicatement odorantes et sa belle couleur violacée ont fait vibrer en son temps, le grand Napoléon … qui offrait ces petites fleurs discrètes à l’impératrice Joséphine de Beauharnais pour leurs anniversaires de mariage.

La violette fut l’emblème impérial puis le signe de ralliement des bonapartistes pendant les Cent-jours.

La fleur de violette est symbole de pudeur, de fidélité amoureuse, d’amour caché, de timidité. Cette violacée est connue depuis l’Antiquité pour ses vertus médicinales : elle dégage les bronches et calme la toux, elle diminue la congestion entraînée par la migraine, elle est aussi souveraine pour les inflammations digestives.

VIIOLETTEViolette cultivée ou violette des bois cette coquette violacée présente des feuilles cordiformes portées par un long pétiole, des fleurs formées d’une corolle de 5 pétales irréguliers de couleur violette mais aussi parfois blanche et qui exhalent leur parfum pendant la floraison de mars à mai.

Des composants actifs : dans les RACINES on trouve un alcaloïde analogue à l’émétine appelé violine, composé uni à l’acide malique, un autre alcaloïde l’odoratine, des saponosides.
Dans les FEUILLES on trouve des mucilages, des composés phénoliques, du salicylate de méthyle.

Dans les FLEURS, des colorants de la famille des anthocyanes, des mucilages, des phytostérols, des esters d’acides gras, des glycosides flavonols complexes, de la rutine, de la quercétine et des traces (infimes) d’une huile essentielle (alpha- et bêta-ionone en particulier, composants responsables de l’odeur de la violette).

Des propriétés et des préparations :

Les constituants actifs des différentes parties utilisables de la plante permettent de diminuer les états congestifs, les encombrements de mucus.
 Les fleurs calment les problèmes respiratoires, elles sont expectorantes. Les fleurs sont calmantes pour les douleurs migraineuses.
Les romains portaient une couronne de violettes après leurs festivités pour masquer les signes de fatigue.

Elles sont utilisées en sirop : infusion de 100 g de violettes fraîches dans 1 litre d’eau bouillante, après 12 heures de macération, presser les fleurs, ajouter 500 g de sucre. Bien mélanger, puis filtrer sur un filtre papier, remplir une bouteille (à conserver au frais) et absorber 1 cuillère à soupe de ce sirop toutes les 2 heures en cas de grippe ou de bronchite infectieuse.

Elles peuvent être préparées sous forme de thé : verser 1 litre d’eau bouillante sur 20 g de fleurs fraîches, laisser infuser ½ heure, filtrer, sucrer avec du miel.

Elles permettent de fabriquer un parfum pour la maison : enlever les tiges des violettes fraîches, faire sécher les fleurs à l’ombre. Pendant ce temps, faire sécher parfaitement du gros sel (éventuellement le passer au four à 40°C).

Mélanger le sel non humide avec les pétales des fleurs séchées, mettre dans des flacons bien bouchés, puis prélever des parties pour déposer dans des soucoupes pour parfumer les armoires, pièces …

 Les feuilles sont adoucissantes, antiinflammatoires, dépuratives. Elles sont utilisées sous forme de cataplasmes pour diminuer l’enflure survenue après un coup, comme eau de lavage des yeux irrités, pour soulager une migraine.

Elles sont préparées sous forme de cataplasme : faire cuire une poignée de feuilles de violettes séchées dans un peu d’eau, et appliquer la préparation chaude (mais non bouillante) sur la partie à soulager

Les feuilles sont utilisées comme compresses contre les irritations oculaires, sous forme d’une infusion : 10 g de feuilles séchées (de préférence) dans 1 litre d’eau bouillante, laisser infuser 15 minutes, filtrer, laisser refroidir puis appliquer en compresses sur les yeux, et même sur la peau du visage enflammée par la pollution.

Les migraines sont calmées par une infusion d’une pincée de feuilles séchées dans une tasse d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes, filtrer, sucrer avec du miel et boire de suite

La racine est vomitive, purgative et expectorante.

En décoction, elle est utilisée comme émétique : 300 g d’eau pour 15 g de racines de violettes, séchées et coupées en petits morceaux.
Toujours en décoction, mais additionnée de miel, la valeur de 30 g de racines dans 1 litre d’eau bouillante, pendant 30 minutes, filtrer, et boire plusieurs tasses par jour pour favoriser l’expectoration.

Absolue, concrète … la parfumerie !

Les feuilles de violette sont très prisées en parfumerie haut de gamme.

La concrète est obtenue après plusieurs extractions à l’hexane (solvant organique volatil), le rendement est de 0,1%.

La fabrication de l’absolue est ensuite réalisée en fonction des besoins par addition d’alcool, mélange, glaçage et filtration sous vide pour éliminer les cires. Après évaporation de l’alcool, le rendement en absolue est d’environ 59%.
Toulouse, cité de la violette avec les parfums Berdoues, les sucreries cristallisées ou enveloppées de chocolat, la fête de la violette … plein d’odeurs et de saveurs qui font courir les touristes.

Cathy

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5 fleurs printanières à découvrir ou redécouvrir

Pour ce mois d’avril, Cathy et moi même, nous allons vous faire découvrir ou redécouvrir  les fleurs printanières, celles qui illuminent par leur beauté la nature qui s’éveille.

La délicieuse  pâquerette a ouvert le bal , je voulais continuer avec un petit clin d’œil sur  5  fleurs qui ont retenu mon attention les années précédentes :

  1. Le pissenlit : Le pissenlit dans tous ses états
  2. La petite pervenche : Les pervenches
  3. La chélidoine : La chélidoine, l’herbe à verrue
  4. La dame de onze heures :  La dame d’onze heures, fleur du réconfort et consolation de l’âme
  5. Le tussilage :  Le tussilage

Pour les nouvelles découvertes , ce sera de belles surprises  à lire tout au long du mois d’avril.

Bon printemps !

Laurence

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Saviez-vous que la pâquerette fait partie des plantes médicinales ?

PAQUERETTE

Au début du printemps, des belles élégantes vivaces, viennent éclairer le vert naissant des prés et pelouses.

Saviez-vous que la pâquerette fait partie des plantes médicinales ?

Bellis perennis, est le nom de cette plante commune de la famille des Compositae.

Des propriétés thérapeutiques : Sudorifique, astringente, dépurative, expectorante. Décoctions, infusions, lavages et gargarismes sont traditionnellement utilisés dans les cas d’inflammation de la bouche et de la gorge.

Produit homéopathique  utilisé pour soulager les hématomes, les tumeurs d’origine traumatique, les courbatures, les brûlures, les maux de tête.

Utilisation topique sous forme de macérât huileux pour renforcer élasticité et fermeté de la peau, mais aussi comme actif éclaircissant agissant sur les taches brunes, tâches de vieillisse, hyperpigmentation de la peau (action au niveau de la mélanogénèse).

Fleurs paqueretteUne composition chimique intéressante: acides organiques (malique, tartrique, acétique …), une résine l’antholeucine, un pigment colorant l’anthoxanthine, des polyphénols et flavonoïdes, des saponines, une cire, une huile grasse, des sucres non fermentescibles, du mucilage, un principe amer, une faible quantité d’huile essentielle contenant principalement des polyacetylenes.

Parties à utiliser, récolte, conservation : fleurs et feuilles, collecter un peu avant la floraison complète, faire sécher à l’ombre, à l’abri de la lumière, de la chaleur, de la poussière et de l’humidité.

Des modes d’emploi :

  • Infusion : verser une cuillère à soupe de parties aériennes séchées dans une tasse d’eau bouillante. Laisser reposer une dizaine de minutes, filtrer et faire des cures d’une semaine à raison de 3 tasses par jour // Pour stimuler la diurèse, pour diminuer la tension artérielle, pour calmer une affection respiratoire.

 

  • Décoction pour lavages et gargarismes : faire bouillir pendant quelques minutes un litre d’eau additionné de deux poignées de pâquerettes séchées, filtrer, laisser refroidir et utiliser comme gargarisme et rinçage de bouche // En cas d’inflammations de la bouche et de la gorge.

 

  • Teinture : faire macérer 2 cuillères à soupe de parties aériennes broyées et séchées dans 120 grammes d’alcool à 60°C (eau de vie de fruits) pendant 10 jours. Filtrer, verser dans un flacon compte-gouttes. Compter environ 20 gouttes de cette teinture dans une tisane, 3 fois par jour pendant 10 jours.

 

  • Décoction applications externes : porter à ébullition un mélange contenant 1 litre d’eau et 100 grammes de pâquerettes séchées et broyées, filtrer, laisser refroidir // Compresses, lavages de plaies, d’ulcères variqueux, de furoncles et autres problèmes de peau.

 

  • Homéopathie : Bellis perennis 4CH ou 5 CH, en cure de 8 jours pour soulager courbatures, traumatismes mécaniques, torticolis, artériosclérose

 

macerat bellis

Beauté préparer un macérât huileux (huile de sésame ou de tournesol) avec des fleurs séchées (environ 1 litre d’huile pour deux poignées de fleurs équeutées, bien sèches) à préparer dans un flacon de verre fermé, positionné à la lumière pendant 21 jours (à l’abri des variations de température).

  • Filtrer. // Beauté parfaite du buste (élasticité , tonicité, fermeté, galbe), décongestionnant lymphatique, éclaircissant pour une peau du visage plus lumineuse.

Bienvenue aux fleurs divines de Pâques

Cathy

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