Les pélargoniums odorants , une diversité incroyable de parfums et de saveurs subtiles !!!!

QUI SUIS JE

La  réponse à ma devinette de cette semaine était un géranium odorant ou plutôt un pelargonium odorant.

Le genre botanique Pelargonium  est originaire d’Afrique Australe , il compte plus de 200 espèces, dont plusieurs dizaines sont odorantes.

Ces plantes aux parfums et floraisons bien spécifiques ont été introduites en Europe à la fin du 18ème siècle par les parfumeurs de Grasse.

Le nom pelargonium vient du grec « Pelargos » qui signifie « Cigogne » en rappel de la forme de ses fruits qui font penser à un bec de cigogne.

Elles sont à tort communément appelées « géraniums odorants » , leurs feuillages aromatiques ont des  parfums subtils  comme par exemple : 

  • rose : Pelargonium capitatum, Pelargonium graveolens ou géranium rosat très utilisé en parfumerie, (syn. Pelargonium x asperum, géranium-rose, géranium rosat), 
  • rose et menthe : Pelargonium graveolens, Pelargonium radens, etc.
  • menthol : Pelargonium tomentosum,  les variétés « Chocolate Peppermint, Islington Peppermint, Joy Lucille etc.
  • citron, agrume : Pelargonium crispum, Pelargonium citriodorum
  • citronnelle : Pelargonium citronellum, Pelargonium papilionaceum, Pelargonium radula,  etc.
  • lavande : Pelargonium worcesterae, etc.
  • senteur fruitée : amande : Pelargonium blandfordianum
  • pomme verte : Pelargonium odoratissimum, Pelargonium glutinosum, etc.
  • senteur boisée plus ou moins prononcée :  pin maritime : Pelargonium fragrans,

On raconte que la plante préférée du compositeur J.-S. Bach était le Pelargonium odoratissimum aux senteurs de pomme vertes.

Les géraniums odorants sont très utilisés comme plantes aromatiques, pour parfumer une chambre, un bureau (afin de couvrir certaines odeurs), ces plantes éloignent les moustiques et peuvent rendre service devant les fenêtre de chambres à coucher ainsi que sur les balcons et terrasses où ils nous réjouissent de leurs senteurs merveilleuses.

En cuisine ,  leurs feuilles sont comestibles, elles peuvent être utilisés comme plantes aromatiques et/ou décoratives dans certains plats.

Voici des idées de recettes  : ( http://lepotager-demesreves.fr/Recettes/Recettes%20pelargoniums.html

Séchées, les feuilles sont une partie indispensable dans les pots-pourris odorants, mais on peut aussi en faire des coussins odorants ou les utiliser en cosmétique.

Le  plus connu est le géranium odorant rosat , il a été obtenu par un croisement naturel  des espèces sauvages. Il est cultivé pour la production  d’huile essentielle.

Pour obtenir de l’huile essentielle, il faut distiller les feuilles de géranium rosat.

Les principaux composants chimiques de l’huile  essentielle de géranium rosat  sont le géraniol, le citronellol, l’isométhone, le formate de géranyl, le formate de citronellyl, le linalol, le guaia-6,9-diene.

C’est la présence de géraniol et du citronellol qui donne cette odeur  typique de rose .

Et c’est l’isomenthone,  qui donne l’odeur  typique de menthe poivrée .

La variabilité de la composition de l’ huile  essentielle de géranium rosat est liée au climat, aux températures maximales et minimales, à la durée d’ensoleillement, à la pluviométrie, à la nature du sol et aux pratiques culturales.

L’huile  essentielle de géranium  rosat est classée en trois types  qui correspond à des origines géographiques et des compositions chimiques différentes.

  • Le type chinois, pour une HE provenant de Chine,  contient du citronellol (30-40 %) du geraniol  (6%),  et du formate de citronellyl ( 13%).
  • Le type africain, pour une HE provenant d’Algérie, du Maroc et d’Égypte. Elle contient du 10-epi-γ-eudesmol (4-5 %), pas de guaia-6,9-diène (0%) , du citronellol ( 25- 33% ), du geraniol ( (5 – 10 %) et du formate de citronellyl ( 6- 9%).
  • Le type Bourbon, pour une HE provenant de La Réunion, contient une grande quantité (5-7 %) de guaia-6,9-diène,  pas de 10-epi-γ-eudesmol (0%) , du géraniol  (20 % ) du  citronellol ( 20 %), et du formate de citronellyl ( 9%)

L’huile  essentielle de géranium cv Bourbon, produite à La Réunion, est sans conteste la meilleure qualité.

Sa qualité résulte de l’équilibre  de ses différents composés chimiques et essentiellement le ratio citronellol / géraniol qui est proche de 1

L’huile essentielle de géranium est traditionnellement indiquée pour  :

– les soins de la peau 

– les rhumatismes, douleurs lombaires, tendinites

– les syndromes prémenstruels : inflammation et congestion de seins

– les problèmes circulatoires : hémorroïdes, phlébit

En bain de bouche, elle convient pour remédier aux aphtes, stomatites et angines. En usage interne, quelques gouttes dans du miel, sont recommandés pour les maux de gorge.

En synergie, elle peut être utilisée :

– par diffusion dans l’atmosphère : huile essentielle de géranium, de lavande, marjolaine (effet calmant)

– bain aromatique : 3 gouttes HE de géranium et 3 gouttes HE bois de rose dans de la poudre de lait ; à dissoudre dans l’eau du bain.

Pour un usage aromatique plus doux 

Je vous invite à découvrir l’hydrolat de geranium rosat, sa senteur fraiche,  fleurie et rosée est un vrai bonheur.

L’hydrolat de geranium , est connu pour son action répulsive, elle chasse les moustiques et les insectes.

Elle favorise également la coagulation du sang, aide à régénérer la peau, et à cicatriser plus vite.

En usage cosmétique cet hydrolat a des propriétés équilibrantes et tonifiantes, redonne éclat et douceur à la peau.

Idéal pour le soin des peaux grasses, acnéiques, teints ternes ou brouillés, coups de soleil, irritations cutanées, urticaires, eczéma, piqûres d’insectes, feu du rasoir, cuir chevelu à pellicules.

Adieu les moustiques pour cette fin d’été et vive le geranium ou plutôt les pélargoniums odorants  !!!

Laurence

Source :

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Une devinette estivale

Comme vous le savez, j'aime bien vous faire deviner des plantes , alors en voilà une pour ce mois d'août.

Connaissez vous cette plante qui vous sera bien utile pour vos nuits d'été ?bzzzzzzzzzzzzzzzz

QUI SUIS JE

 

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La Pharmacopée de la mer

Le nom « Pharmacopée » évoque immédiatement un savoir médicinal basé sur une expérience traditionnelle étendue.

On parle de la Pharmacopée française, répertoire officiel de plantes médicinales dont la vente est soit réservée au monopole pharmaceutique, soit libérée avec vente en l’état.

On parle de Pharmacopées traditionnelles européennes,  chinoises, ayurvédiques, des pays d’Outre-mer …

Mais la plupart du temps, on parle plantes médicinales ou aromatiques. Ces dernières années, les européens en mal d’innovation ont commencé à se tourner vers les trésors de la mer.

Les océans, les mers renferment des trésors inexploités.  Et puisque la nature est devenue l’instrument des sociétés pharmaceutiques pour créer de nouveaux médicaments, comment se fait-il que si peu de médicaments soient fabriqués à partir d’organismes marins ?

Car depuis toujours, les hommes conçoivent l’univers marin comme un univers alimentaire. On pêche à outrance, et dans des pays toujours plus lointains pour « étonner » un consommateur blasé !

Les eaux démontées, les collectes difficiles et l’identification des planctons, algues peu évidente devant les lacunes des connaissances de ce monde marin …  Mais soyons logiques ! Ces substrats de santé potentiels ont résisté aux dommages créés par les hommes.

La partie la plus visible du plancton (organismes animaux, végétaux : macro- et microalgues, méduses, crustacés, oursins, poissons) est étudiée depuis quelques années pour essayer de trouver une supplémentation protéique, glucidique, minérale aux pays, en cas de problème de guerre … les progrès technologiques ont permis de découvrir le monde de l’infiniment petit.

La connaissance des bienfaits des produits de la mer est encore très superficielle pour les européens, mais les asiatiques les exploitent depuis des décennies.

La pharmacopée chinoise présente deux aspects : une version préventive, une version curative. Les asiatiques sont très sourcilleux sur l’art de maintenir un équilibre des forces organiques, les algues par exemples sont leurs légumes, leurs apports protéiques venant de la mer. Les algues sont en médecine chinoise recommandées pour bloquer la croissance des cellules cancéreuses, éviter les œdèmes de la fonction cardiaque, réguler les menstruations, soulager l’arthrose. Des recettes bien anciennes mais qui sont restées en usage.

Parler de la pharmacopée de la mer, c’est s’appuyer sur quels organismes ?

Pour les européens, les algues représentent ces filaments sombres rejetés par la mer, et qui font peur aux baigneurs. Et pourtant, les algues sont de véritables réservoirs de substances médicinales actives. Elles présentent des différences biochimiques intéressantes dans leurs métabolites glucidiques par rapport aux végétaux terrestres.

 

On trouve les macroalgues, biomasse exploitée principalement par les pays asiatiques :

   Les macroalgues brunes ou Phaeophycées:  les plus connues sont les laminaires ou goémons, on trouve aussi le wakamé, le haricot de mer. Ces algues sont sombres car elles vivent vers 60 mètres de profondeur, en général accrochées à des rochers, des aspérités par des crampons. Elles sont utilisées comme biocatalyseurs, mais aussi en industrie pharmaceutique pour leur richesse en fucoïdanes (antitumoral).

o   Les macroalgues rouges ou Rhodophycées : celles qui permettent d’obtenir les carraghénanes (un excipient épaississant en industrie alimentaire. Egalement l’agar-agar, épaississant, support de milieux de cultures en bactériologie, fournisseur de pigments les phycobiliprotéines. Pas restrictives sur la profondeur, le milieu de vie, ces multicellulaires ont tendance à s’accrocher -rochers, coquillages)

o   Les macroalgues vertes ou chlorophycées : elles s’installent quelle que soit la profondeur, la structure du fond de mer (sable ou coraux). Riches en pigments photosynthétiques (chlorophylle), elles colonisent tous les types de milieu. Leurs rôles potentiels : les ulvanes (extraits polysaccharides anioniques sulfatés, hydrosolubles) peuvent avoir un rôle dans la santé comme immunostimulant, surtout dans la défense antivirale, et en biotechnologie comme nanomatériaux composites. Certaines algues vertes ont malheureusement mauvaise réputation avec par exemple la caulerpa taxifolia qui a envahi les fonds méditerranéens.

Il existe également les microalgues, longtemps inconnues de l’occident, elles sont considérées en Asie, et en particulier au Japon comme un « aliment protéique d’intérêt national », ce précisément pour la chlorella.

 

Les marchés principaux étaient au tout début des exploitations l’aquaculture et la pigmentation de poissons et crustacés, la dépollution des eaux, puis les compléments alimentaires en très forte croissance.

 

o   Les principales espèces cultivées sont : Arthrospira platensis (spiruline), Chlorelles, Dunaliella salina, Haematococcus pluvialis, Odontella aurita (diatomée).

o   Un marché très fructueux avec les compléments alimentaires, des objectivations basées sur les pigments (antioxydants), sur les acides gras polyinsaturés (DHA), sur des potentiels à l’étude (les anticholestérols et les probiotiques).

o   Le marché pharmaceutique avec des extractions de composés immunostimulants (bêta-glucanes),  des agents cicatrisants (polysaccharides extracellulaires), des agents antiviraux (polysaccharides sulfatés), des antitumoraux (cryptophycine), récemment La disponibilité d’ARA-C, un analogue nucléosidique qui est un composant basique dans le traitement de la leucémie myéloïde aiguë, et sa gemcitabine analogue fluorée, un outil thérapeutique important dans le traitement du cancer du pancréas et dans le cancer du poumon non à petites cellules …

o   Le marché cosmétique avec des crèmes minceur, des écrans solaires, des produits pour les SPA.

o   Des marchés technologique : biodiésel, biomasse traitée

o   Des centaines de brevets ont été publiés avec la description de nouveaux produits bioactifs d’origine marine.

 

Quel est le centre d’intérêt principal de cette course toute nouvelle des industries pharmaceutiques pour les algues ?

LE MARCHE !

Les océans représentent près de 70% de la surface du globe. Ils représentent ainsi de nouvelles perspectives médicinales. Les industries pharmaceutiques ont à ce jour criblé plusieurs centaines de plantes afin d’extraire l’antitumoral polyvalent et efficace.

Les microorganismes sont souvent devenus automatiquement résistants aux antibiotiques utilisés depuis trop longtemps et souvent à mauvais escient. On parle toujours des problèmes neurologiques et cardiovasculaires afférents à un déséquilibre entre le rapport oméga 3/ oméga 6 … et les diatomées par exemples sont des réservoirs de ces acides gras à l’état pur, on peut également se pencher sur les propriétés antioxydantes des caroténoïdes et de leur valeur thérapeutique depuis les traitements de certains cancers à la protection de la vision et de la peau. L’astaxanthine (antioxydant), dont l’action antiinflammatoire est excellente contre les crises d’arthrite. L’utilisation des microalgues comme ingénierie métabolique pour synthétiser anticorps et hormones. L’apport d’iode pour le bon fonctionnement de la thyroïde …

Une panoplie de substances remarquables, innovantes pour l’ethnopharmacologie et la pharmacognosie !

Deux produits, la rabectedin et l’aplidine  (new drugs from the sea, D’Incalci M. and co) ont montré des activités antitumorales sur les sarcomes de la moelle et les cancers ovariens résistants à toute autre chimiothérapie. Leur mécanisme d’action étant différent des traitements classiques.

Il existe des recherches sur l’action antibiotique de certaines macroalgues. Des essais cliniques sont menés sur les propriétés hypotensives  d’un acide aminé extrait des algues brunes …

 

Sans oublier la Criste marine (ce fenouil de la mer), sa distillation donne une huile essentielle drainante qui favorise l’élimination de l’eau et des graisses, et un hydrolat qui se marie très bien avec la cuisson du riz pour fabriquer des sushis !

L’eau de mer (prélevée un peu loin des zones habitées) qui contient tous les oligoéléments nécessaires à la vie.

Cathy


 

 

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L’huile essentielle de Bois de Hô

BOIS DE HO

Son nom INCI est : CINNAMOMUM CAMPHORA LINALOOLIFERUM WOOD OIL

En traduction, le chémotype de cette huile essentielle est le Linalol, raison pour laquelle on l’associe à l’huile essentielle de Bois de Rose (ANIBA ROSAEODORA WOOD OIL)

 

Mais ce terme CAMPHORA peut induire en erreur et faire confondre cette huile avec celle du camphrier (CINNAMOMUM CAMPHORA WOOD OIL) ou avec celle de Ravintsara (CINNAMOMUM CAMPHORA LEAF OIL)

 

Comment s’y retrouver ?

  • L’huile essentielle de Bois de Hô (aussi appelée Bois de Shiu de Chine, ou encore bois de rose d’Asie) comprend comme composé principal du linalol autour de 99%. On distille son bois et parfois ses feuilles.

 

  • L’huile essentielle de Bois de Rose (régie par la convention CITES) comprend environ 90% de linalol (chémotype linalol), ensuite de l’alpha-terpinéol. Elle est originaire du Brésil. La distillation de son bois étant limitée, il existe un marché avec la distillation des feuilles.

 

  • L’huile essentielle de camphrier comprend environ 50% de camphre (chémotype camphre), et ensuite du safrole, du 1,8-cinéole … mais elle vient aussi de Chine, du Vietnam, du Japon. Cette huile essentielle est règlementée car elle peut être toxique. On distille son bois et ses feuilles

 

  • L’huile essentielle de Ravintsara (chémotype cinéole) appartient à la même famille, elle compte plus de 60% d’1,8-cinéole, de l’alpha-terpinol, des pinènes … et elle provient de Madagascar. On distille ses feuilles.

 

           BOIS DE HÔ

 

  • BOIS DE ROSE

 

  • CAMPHRIER

 

  • RAVINTSARA

RAVINTSARA

 

Mais revenons au Bois de Hô !

Le Cinnamomum camphora CT linalol tend de plus en plus à remplacer le Bois de rose, qui est menacé d’extinction (inscrit dans l’Annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces de faunes et de flores sauvages menacées d’extinction (CITES).

Le parfum du Bois de Hô est presque identique à celui du Bois de rose, et c’est naturellement que son remplacement se fait en parfumerie.

A quoi sert le linalol qui représente le composé majoritaire ?

Des études scientifiques ont démontré son activité antiinflammatoire (par comparaison à l’aspirine). Il présente un effet antalgique démontré en analysant les récepteurs de la douleur concernés. Le linalol aurait des effets sédatif et anxiolytiques comparables au Diazépam, après inhalation prolongée (test effectués sur la souris).

L’huile essentielle de Bois de Hô est utilisée dans les troubles nerveux, l’anxiété, la dépression légère et les insomnies. Cette huile essentielle peut être utilisé seule ou en synergie avec d’autres huiles essentielles dans le cadre d’infections rénales, génitales, dans les cas de constipation.

Vergetures résidus de grossesse ?

  • 8% d’HE de Bois de Hô,
  • 1% d’HE d’hélichryse,
  • 1% d’HE de cèdre de l’Atlas

dans de l’huile d’amande douce.

Ténacité dans le massage et résultats assurés.

Cathy

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Le tilleul de Buis des Baronnies

 

Le tilleul est une plante endémique cultivée dans toute l’Europe, mais de quel tilleul parle-t-on ?

Il y a le tilleul sauvage, à petites feuilles, tilleul mâle que l’on retrouve dans les forêts pyrénéennes ou bretonnes, en compagnie des résineux. On l’appelle tilleul sauvage, tilleul des bois ou tilleul sylvestre. Son petit nom botanique est : Tilia cordata. Il fut le premier à être utilisé par les herboristes.

Il y a le tilleul à grandes feuilles, tilleul femelle cultivé, il est souvent sélectionné pour ombrager un parc, une route. Son nom botanique est Tilia platyphyllos. Il possède ses lettres de noblesse puisque le plus connu est intensément cultivé dans le Vaucluse, et qu’on l’appelle le Tilleul de Buis les Baronnies. La production donnée par ce tilleul donne une qualité très odorante appelée tilleul de Carpentras.

Ses branches ascendantes, ses feuilles à la nervure médiane garnie de poils roux, ses fleurs jaune-verdâtre qui dégagent une puissante odeur miellée, le reflet qui en émane lors de poussées de vent, font de cet arbre ancestral en forme de boule, un emblème de certaines régions de la Haute Drôme.

De nombreuses autres espèces, sous espèces, hybrides de tilleuls sont connues, mais ne sont pas associées à la phytothérapie.

Pourquoi s’intéresse-t-on  depuis si longtemps au tilleul ?

  • Il aurait des pouvoirs « magiques » : cet arbre très grand qui peut atteindre 40 mètres de haut est recherché pour sa robuste protection. Robuste, il est symbole de fidélité. En planter un dans son jardin assure la protection contre les malédictions. Parfois, ses feuilles dans certains pays, servent de symbole d’immortalité, un morceau de son écorce porté sur soi est un annonciateur de chance, un rameau accroché à sa porte fait fuir les sorcières …
  • Ses constituants d’intérêt : de rares études scientifiques ont été menées sur les capacités phytothérapiques du tilleul, mais des analyses ont été récemment menées pour voir si l’on pouvait associer les propriétés antioxydantes, antiinflammatoires et potentiellement antitumeur des composés phénoliques présents (flavonoïdes de type dérivés de quercétine et de kaemférol, acides phénoliques, protocatéchuiques, coumariniques, chlorogéniques et caféiques. Des mucilages, des tannins, une huile essentielle (pour mémoire : de 0,02% à 0,1%).
  • Les extraits de tilleul sont inscrits à la Commission E : l’indication thérapeutique annoncée est ciblée sur les refroidissements et la toux. La prescription est préférentiellement orale (type infusion). Il est considéré comme diaphorétique (diminue la fièvre). Décrit par les cahiers de l’Agence, inscrit à la pharmacopée française, à la pharmacopée européenne il porte les indications :

-traditionnellement utilisé en usage interne dans les traitements symptomatiques des états neurotoniques des adultes et des enfants (plus simplement des problèmes de sommeil, d’endormissement, d’insomnie). En usage externe, il est considéré comme traitement d’appoint des affections dermatologiques (adoucissant, antiprurigineux), dans les traitements des petits bobos : écorchures, griffures, lèvres gercées, piqûres d’insectes.

-Utilisation de l’aubier de tilleul (écorce du tronc partiellement privée de liège) en médecine familiale pour ses propriétés diurétiques, dépuratives, cholérétiques et cholagogues. Il est souvent conseillé dans des troubles biliaires, mais sans appui scientifique.

  • Qu’en est-il de l’huile essentielle ? Au vu de son faible rendement, de sa difficile récupération lors de la distillation des feuilles et des fleurs, elle n’est pas au cœur des intérêts d’aromathérapie. Des monoterpènes à fonctions alcools, cétones, phénols … ont été identifiés : (eucalyptol, géraniol, linalol, camphre, carvone, thymol, anéthole, eugénol, camphre …). Quelques chercheurs ont mis en évidence que l’odeur dégagée par les fleurs serait due à la présence d’indole et de phényléthylacétate …
  • Mais la distillation des parties aériennes du tilleul n’est pas inutile ! on obtient un hydrolat au parfum doux, ressemblant au miel. Cet hydrolat est totalement sans danger pour les enfants et les personnes sensibles, et un petit verre avant de se coucher donne rapidement un effet sédatif et délassant. De même, en spray il apaisera les coups de soleil, les démangeaisons …
  • Des utilisations très diverses dans les grimoires des grands-mères : si les infusions pour dégager les bronches, apaiser les tensions nerveuses, diminuer les fièvres, augmenter l’élimination (rein et sueur), le tilleul avait d’autres missions :

-Diminuer les spasmes lors de la digestion des personnes hyper nerveuses

-supprimer la fatigue en faisant une décoction pour un bain

-Bloquer les saignements de nez en ayant préparé un vinaigre aromatique en écrasant des graines de tilleul dans du vinaigre

-Fabriquer une liqueur pour la pâtisserie (macération d’alcool, de fleurs de tilleul, de fleurs de thé, de vanille, d’huile essentielle d’écorce de cannelle, d’une pincée de noix de muscade .

Cathy

 

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Un astringent sauvage des bois et des talus : le fraisier sauvage


Fragaria vesca >>> petite fraise

 

Fraisier sauvage, fraisier commun, fraisier des bois … cette petite plante herbacée de la famille des rosacées aime croître spontanément dans les sous-bois, le long des talus, dans tous les lieux sauvages frais et un peu humides.

Non, nous n’allons pas parler de tartes, de glaces, de yaourts … mais d’une plante vivace herbacée qui est classée parmi les plantes médicinales.

Dans les anciens temps toutes les parties du fraisier sauvage étaient utilisées dans la médecine de famille. Feuilles et rhizomes séchés, sous forme de thé, amélioraient la production de bile et les fonctions hépatiques, ils permettaient également de traiter les inflammations intestinales, quant aux fruits ils étaient utilisés comme diurétiques,  traitement de la goutte, traitement des coliques néphrétiques. Mais ils étaient aussi considérés comme des cicatrisants de plaies lorsqu’on les mélangeait avec du sel.

De nos jours, les propriétés astringentes, diurétiques, antirhumatismales, hémostatiques, cicatrisants sont retenues, mais bien que leur pouvoir antioxydant, leur indice nutritionnel soient des points importants, récemment des études ont montré que des extraits aqueux de feuilles de fraisier sauvage montraient (in vitro) des effets d’amélioration de la vasodilatation aortique, des actions de limitation des inflammations et des progressions des cellules cancéreuses du côlon.

Que peut-on en retenir et pourquoi ? des études in vitro ou sur animal ont apporté l’évidence d’actions anti-inflammatoires, anticarcinogènes et antiprolifératives, ceci serait corrélé avec la capacité antioxydante de la plante. Le contenu très riche en polyphénols laisse à penser que l’apport de ces molécules permet à l’organisme de booster ses défenses contre les attaques des maladies chroniques.

Polyphénols (ellagitannins, proanthocyanidines, quercétine, kaempférol et dérivés glucuronides), l’acide acétylsalicylique (aspirine)  ont été identifiés comme molécules bioactives des feuilles.

Les folates, la vitamine C, les tocophérols, le xylose, les acides organiques, les micronutriments tels que fer et le manganèse font partie du rhizome, et pourraient être considérés comme un apport nutritionnel conseillé aux personnes anémiques, aux diabétiques, à tous ceux qui souffrent d’urticaire, érythème solaire ou autres éruptions de type allergique.

La vitamine C, les anthocyanines, les protéines des fruits sont de bons apports nutritifs (déconseillés chez les obèses), et des cicatrisants utilisés également en cosmétique pour éloigner les problèmes de peau et … faire peur aux rides.

 

 

Des préparations ?

Bains de bouche / inflammation : faire bouillir 5g de rhizome de fraisier des bois dans 1 litre d’eau pendant 15 minutes, filtrer, laisser tiédir et faire un bain de bouche pour l’hygiène buccale ou un gargarisme pour adoucir les irritations provoquées par les angines.

Diurétique : faire une infusion avec 1 cuillère à soupe de feuilles séchées et 1 cuillère à soupe de rhizome séché dans environ 500 ml d’eau bouillante, laisser infuser une ½ heure, filtrer, en avaler plusieurs tasses dans la journée.

Dépuratif : la vitamine C, l’acide folique, la biotine, le carotène sont des alliés d’une bonne santé hépatique.

Usage pharmacopée traditionnelle : les racines et les feuilles contiennent de l’acide acétylsalicylique qui apporte des effets anti-inflammatoires et calmants, combat la fièvre et retarde la coagulation sanguine.

Plaies, blessures, ulcères : passer au mortier quelques feuilles fraîches, récupérer cette « bouillie » sur une gaze neuve et tamponner la plaie.

Peau : écraser les fruits en bouillie, puis la déposer sur des cotons plats et appliquer sur les pattes d’oie, sur les brûlures du soleil, ou tout simplement sur tout le visage pour tonifier les cellules avant une sortie nocturne. Cette bouillie peut également être mélangée (extemporanément) à une crème ou un lait pour diminuer les vergetures et autres marques inesthétiques de la peau.

Problèmes de tartre dentaire (humain mais aussi chiens et chats) : il faut soit écraser une bouillie de feuilles/fruits et le déposer comme un pâte dentaire, puis frotter ; soit tout simplement faire un rinçage de bouche avec de la teinture mère de Fragaria vesca.

Problèmes de rhumatismes, d’articulations douloureuses ? l’homéopathie est là, une petite cure de granules !!! et les problèmes diminueront sensiblement.

Effets secondaires ? Interactions ? Précautions ?

pas d’effets secondaires connus dans le cadre des usages indiqués. Risque d’allergie moindres et souvent absents car les fruits des fraisiers sont de faux fruits (fruits composés) qui comportent des akènes miniatures (par rapport aux akènes des fraises cultivées).

On peut parfois observer une légère coloration rouge dans les urines.

 

Cathy

 

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L’olfaction : créateur d’émotions — L’essen-ciel

Un bel article complet l’odorat et les huiles essentielles.

Merci à Cat du site L’essen-ciel

Des petites fioles magiques peuvent vous aider à gérer les moments difficiles de votre vie ou tout simplement les aléas d’un voyage touristique. Je vous laisse vous les approprier suivant les tracas que vous croisez et suivant votre passé …! Prenez une pause olfactive, elle aura votre empreinte du moment! À vous de « snifer » après […]

via L’olfaction : créateur d’émotions — L’essen-ciel

Bonne lecture

Laurence

 

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SEMER / S’AIMER

Sème un acte, tu récolteras une habitude,  Sème une habitude, tu récolteras un caractère, Sème un caractère, tu récolteras une destinée.   – Le Daïla Lama

Ça y est le printemps est derrière nous, le soleil au rendez-vous, on a semé…

semences

Et vous? Vous avez semé quoi ce printemps?

 Vous avez osé une nouvelle variété de tomate ou un nouveau légume?

 

Dans la vie comme dans son potager,  oser le changement, n’est pas toujours évident n’est-ce pas?

Pourquoi? Parce que le changement fait peur, il nous met mal à l’aise. Cela nous expose à l’inconnu.

On a beau se fixer de nouveaux objectifs, faire une liste de choses que nous voulons accomplir, il n’est pas facile de tracer la ligne de ce qui est bon ou mauvais pour nous.

Comment oser changer sans trop bouleverser nos vies. Comment se fixer des objectifs atteignables ! Comment rester fidèle à nos rêves.

Nous préférons parfois la monotonie et le confort au risque qui va avec changer quelques petites habitudes dans nos vies et pourtant, cette liste de souhaits a été écrite par nul autre que nous-même.

Nous choisissons de rester dans notre vieux « potagers » plutôt que d’oser faire quelques petits changements qui pourtant nous appelle année après année.

C’est comme si la possibilité de « nouvelle vie/nouveau potager » créait de l’excitation uniquement le jour où on l’imaginait.

Pour beaucoup, c’est aussi des questionnements du genre : « Va-t-on encore m’aimer si j’ose ce changement? »

Merci au mental pour réintroduire le doute dès qu’il le peut 😉

En fait, vous serez toujours la même personne, mais avec des objectifs différents, en vous respectant, en vous AIMANT !

Qu’est-ce qui pourrait arriver de si dramatique si vous décidiez réellement de changer quoi que ce soit dans votre vie. Si cela vous interpelle, faites le donc une fois pour toute !

C’est certain que c’est plus facile quand le changement est forcé par les événements extérieurs mais ce n’est pas toujours ce que l’on souhaite…. dans ce scénario vous n’êtes que spectateur 😦

Dans le scénario où c’est votre choix,  vous êtes l’auteur, le metteur en scène, l’acteur et le réalisateur en même temps. C’est beaucoup plus intéressant n’est-ce pas, mais cela demande de rester concentré et de faire un petit effort !

Tout comme planter des graines et ne pas les arroser,  penser ou écrire un objectif ne sert à rien si vous n’êtes pas motivé de le voir se concrétiser.

Quand on se fixe des objectifs, c’est déjà mettre la machine en marche parce qu’à elle seule la pensée est l’élément déclencheur qui saura attirer le nécessaire à la réalisation de votre rêve !

Alors, réfléchissez à ce qui est urgent de changer pour vous, faites un petit effort et restez confiant et convaincu que cela se réalisera !

N’oubliez pas : Ce que vous semez avec amour, vous le récolterez… éventuellement 😉

Ce n’est pas de la magie c’est de la science pure!

Pensez-y!

Di 😉

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Cet été, sublimez vos cheveux avec l’huile d’un palmier amazonien : l’ungurahua

Oenocarpus_bataua

L’ungurahua ( Oenocarpus bataua) est un grand palmier à tronc unique (15-25 m de haut), son tronc  peut atteindre  15-25 cm de diamètre à hauteur d’homme.  Il pousse  en haute Amazonie ( Equateur, Brésil, Guyane ….)

Ses  feuilles  sont  longues ( 3 à 10 m) , pennées très ascendantes et aux folioles régulièrement et très joliment disposées.

Il produit des petits fruits ronds ou ovoïdes de la taille d’une prune noire pourprée, à la chair huileuse comestible, et des infructescences qui ressemblent un peu à de gigantesques queues de cheval ( très reconnaissable dans la forêt amazonienne).

Ce palmier est largement utilisé à travers tout le bassin amazonien par les populations amérindiennes,  pour son bois, ses fibres et ses fruits comestibles.

La pulpe du fruit  mince et huileuse a un goût semblable à  du chocolat.

Il est habituellement trempé avant de manger pour ramollir la pulpe. le fruit de l’ungurahua est utilisé dans les boissons et les glaces.

Des études scientifiques récentes ont montré les propriétés  anti- oxydantes  du fruit ( dû essentiellement à sa richesse en polyphénols).

Ils l’ont comparé à l’ACAI (Euterpe oleracea) et  les résultats de tests ont montré l’ungurahua avait une activité antioxydante plus forte que l’acai

Peut être un jour le nouveau super fruit à la mode ? 

 

Suivant le pays où il est récolté , il aura des noms vernaculaires différents , par exemple

  • au Brésil , il est connu sous le nom de Bacaba,
  • en Guyane :  Patawa ou Seje
  • en Equateur Ungurahua 

 

 

Traditionnellement, l’huile est extraite en écrasant les fruits dans l’eau , en portant le tout à ébullition et en recueillant l’huile  qui surnage à la surface du liquide.

Aujourd’hui  pour l’industrie alimentaire et cosmétique, l’huile est obtenue par pression à froid des graines,  elle est de couleur jaune-verdâtre semblable, avec peu de saveur et d’odeur.

Cette huile a une composition chimique très proche de celle de l’huile d’olive.

  • Acide Linolénique (oméga 3) : 0.1 – 0.7%
  • Acide Linoléique (oméga 6) : 1 – 2.5%
  • Acide Oléique  (oméga 9) : 80 – 82%
  • Acide Palmitique : 11 – 12%
  • Acide Stéarique : 2 – 3%
  • Acide Laurique : 6.6%
  • Acide Palmitoléique : 0.5 – 1%

Sa composition unique lui permet de pénétrer le cheveux pour l’assouplir, le réparer et le faire incroyablement briller tout  en gardant l’apparence de leur  couleur naturelle.

Elle a un incroyable pouvoir émollient grâce à sa concentration en acides gras essentiels, en stérols végétaux et en acides aminés.

Pataua1

Ces propriétés sont renforcées par la haute capacité d’absorption de l’huile d’ungurahua qui lui permet de pénétrer au coeur de la fibre capillaire pour renforcer le cortex du cheveu.

En parallèle, l’huile d’ungurahua restaure l’équilibre naturel et la teneur optimale en huile du cheveu et du cuir chevelu : la chevelure n’est pas allourdie, le cheveu gagne en corps et en volume, la fibre est nourrie, brillante et hydratée.

L’huile d’ungurahua est  une huile sèche, elle ne laisse pas de film gras sur la peau, puisqu’elle s’absorbe rapidement.

 

C’est le secret de la chevelure épaisse, souple et brillante des femmes  Quichua  et Shuar dans la forêt tropicale d’Amazonie Équatorienne.

Conseils pour un usage cosmétique :

  • soin des cheveux colorés, secs, cassants ou abîmés
  • pour lutter contre les frisottis et les cheveux ternes
  • soin du cuir chevelu, notamment n cas de pellicule ou de cuir chevelu sec, d’irritation, de démangeaisons
  • Pour traiter la chute de cheveux en stimulant et régénérant le bulbe capillaire
  • soin du corps grâce à sa haute capacité d’absorption qui ne laisse pas de film gras
  • soin des peaux sèches et déshydratées

L’huile d’ungurahua a aussi le grand avantage d’être  inodore !

Pour sublimer vos cheveux cet été, pourquoi  ne pas essayer l’huile d’Ungurahua?

Et voici pour mémoire quelques conseils pour avoir des cheveux en santé toute l’année :

Les amis incontournables de vos cheveux : Une alimentation équilibrée, des huiles végétales, des huiles essentielles et surtout de l’ortie, attention ça pique !!!

Laurence

Source :

Rezaire, A., Robinson , J. (Auteur de correspondance), Bereau, D., VERBAERE, A., Sommerer, N., Khan, M., Durand, P., Prost, E. (2014). Amazonian palm Oenocarpus bataua (« patawa »): Chemical and biological antioxidant activity – Phytochemical composition. Food Chemistry, 149, 62-70. DOI : 10.1016/j.foodchem.2013.10.077
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Le millepertuis, l’herbe des sorcières, l’herbe de la St Jean!

Bravo à toutes ceux qui ont trouvé le millepertuis !

Ses feuilles qui semblent criblées de trous (en fait ce sont des petites glandes à huile essentielle, elles sont de couleur noire et un peu translucides) ont à l’origine de son nom : Hypericum perforatum

Hypericum en Grec se traduit par « presque bruyère », millepertuiss « mille trous » décit l’aspect perforé des feuilles. Son nom anglais nous donne la date de sa maturation, St John’s wort, soit Herbe de la St Jean

Des points d’intérêt au niveau des extraits que l’on peut en tirer ?

On peut distiller ses sommités fleuries (feuilles, fleurs, cuticule de fruits) pour extraire une huile essentielle, un hydrolat : la teneur en huile essentielle (de 1 à 2%) est variable selon le moment de la collecte , mais aussi la partie distillée. Huile essentielle et hydrolat constituent un duo d’attaque maîtrisable, utilisés  de préférence en voie externe …

Son huile essentielle contient environ 40 composés majoritairement de la famille des terpènes, des alcools aliphatiques. Elle a des propriétés antiseptiques et relaxante, antiinflammatoire et antitraumatique.

L’hydrolat est utilisé en pulvérisation sur les zones irritées, douloureuses, tendues et crispées. C’est également un excellent complément pour le démaquillage d’une visage agressé par les pollutions. Il est nécessaire de le conserver à frid, et à l’abri de la lumière.

Son huile rouge issue de macération solaire est utilisée en massage pour aseptiser, soigner, cicatriser les petites plaies, brûlures, boutons de coups de soleil. Pour tous ceux qui soufrent de crampes la nuit, d’agitation douloureuse des jambes, c’est un plaisir calmant. Dans les anciens temps, elle était utilisée pour fabriquer des baumes, pour masser les malades atteints de crises nerveuses.

L’infusion des fleurs et des bourgeons séchés permet de calmer les états trop nerveux, de chasser l’anxiété et les angoisses, de réguler les spasmes digestifs et intestinaux. Prise en dehors des repas, elle est souveraine pour transmettre un bon équilibre en soi.

-Il exite des gélules à base d’extraits secs hydroalcooliques, elles sont traditionnellement utilisées dans des cas de légère dépression, de perte de confiance en soi transitoire – mais attention – l’association de ces gélules avec certains médicaments et principalement la pilule contraceptive est déconseillée.

-Un usage externe sous forme de pommade cicatrisante permet d’atténuer les tiraillements des coups de soleil, d’adoucir les douleurs d’arthrose … mais ne pas sortir au soleil : le millepertuis est photosensibilisant

-Des usages anecdotiques : des macérâts huile/alcool pour traiter les ulcérations, des vins de macération du millepertuis pour favoriser la digestion.

  • Une diablesse cette herbe que l’on retrouve parée de mille et une action bénéfique?

Le millepertuis domine le solstice d’été, lequel marque le début de la descente vers la longue obscurité de l’hiver. Il semble qu’elle aide à vaincre les insomnies de l’approche de l’hiver, le mal-être des personnes, la disparition progressive de la chaleur et de l’éclairage solaire.

D’où provient le colorant du millepertuis ?

Ce pigment colorant se nomme l’hypericine, accompagné de ses pseudos copains (pseudohypericine, protohypericine …). Ce sont eux les responsables de cette coloration rouge lumineuse que l’on retrouve dans les extraits de plantes.

Quelles sont les molécules phares responsables de ces effets bénéfiques ?

  • Ce n’est pas l’hypericine qui est responsable de l’effet antidépresseur majeur du millepertuis
  • Amentoflavone, hyperforine, quercitrine … seraient, en partie au moins, responsables de l’activité antidépressive du Millepertuis.

Huile rouge ou hydrolat ? Qui choisir et pourquoi ?

Et ? Si l’usage était totalement différent ?

  • Hydrolat de millepertuis

Issus de la distillation, cette eau florale parfumante et aromatisante, contient un % extrêmement faible d’huiles essentielles, puisque elles sont en majorité terpéniques donc très difficilement solubilisables, hormis les alcools aliphatiques présents en faible concentration. Pourquoi mettre un point d’importance pour cet hydrolat ? Il peut en pulvérisation type brume d’oreiller diminuer les prémices d’une montée de dépression, et ce sans danger. Il peut être avalé à raison de 3 cuillères à soupe par verre d’eau. Il peut se passer doucement sur les fesses de BB s’il est irrité, sur les coups de soleil, mais surtout, pour toutes les femmes c’est un collaborateur pour chasser efficacement les plis de ces sillons appelés rides. Et pour ceux qui en ont une grande quantité, il faut le verser dans l’eau du bain pour parfaire la décontraction.

  • Huile rouge de millepertuis

HUILE millepertuis

Cette huile de macération florale a montré dans des études scientifiques des capacités d’action contre certains pathogènes de type Staphylocoques. Il présente également une activité antioxydante d’autant plus importante que son huile de macération solaire sera bien une huile d’olive bio de première pression à froid.

Certains lui attribuent des qualités antimutagènes, mais son action principale repose sur le soin de la douleur psychique avec la dépression, physique avec les raideurs musculaires et articulaires …

Cathy

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