L’arbre à soie, vous connaissez ?

albizia

L’arbre à soie (Albizia julibrissin) est originaire d’Asie, mais, de par la beauté de ses fleurs roses et vaporeuses qui forment un gracieux plumeau, semblable à un éventail, il est désormais présent sur tous les continents.

Ses feuilles présentent la particularité de s’ouvrir à la lumière du soleil et de se fermer la nuit, d’où son surnom, par les poètes perses, de « dormeur de nuit ».

Outre sa floraison très décorative, il offre d’intéressantes propriétés cosmétiques.

Un soin pour le contour des yeux exceptionnel

Son action antifatigue et détoxifiante, particulièrement bienvenue à cette période de l’année, séduit un nombre croissant de marques cosmétiques.

Derrière ce nom évocateur se cachent des soins visage et surtout contour des yeux performants.

Antioxydant et antiglycation, il renforce l’élasticité du derme, soutient les systèmes de détoxification des cellules et protège les parois des vaisseaux sanguins.

Mais c’est surtout son talent pour combattre la fatigue cutanée, et notamment les cernes, qui fait que nombre de soins contour des yeux y ont recours.

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LES TIQUES  Des acariens microscopiques et dangereux !

Tiques des hommes, tiques des animaux?

Les tiques sont nombreuses… Et redoutables …

Sujet presque confidentiel ! On parle peu de la maladie de LYME.

Le réchauffement climatique a permis à ces porteurs de bactéries de sévir plus longtemps, parfois toute l’année. Elles aiment les lieux humides, ombragés, les branches d’arbres, les herbes folles des jardins. Elles apparaissent au printemps, restent jusqu’à l’automne et parfois l’hiver si les températures sont clémentes.

Leur motivation à ces petites bêtes?

Pour pouvoir survivre, il leur faut se nourrir car elles ne prennent que 3 repas dans leur vie, sur des « victimes » différentes ». Elles s’accrochent solidement sur leur hôte par l’intermédiaire d’un rostre ; et elles rendent cette fixation plus discrète en sécrétant une sorte d’anesthésiant.

Larves, nymphes, adultes jouent ainsi  les vampires, et peuvent prélever du sang pendant des durées assez longues, jusqu’à 15 jours. Gavées de sang, elles retombent sur le sol pour pondre ensuite une centaine d’œufs et … mourir.

Certaines tiques (c’est la femelle adulte qui est méchante !) après avoir niché quelque temps dans un endroit infecté vont en plus transmettre un petit cadeau : une bactérie appelée Borrelia burgdorferi

Un élément rassurant ?

Seules 20 à 30% de tiques seraient porteuses de la bactérie responsable du déclenchement de la maladie de Lyme, mais il faut savoir qu’elles véhiculent tout de même une quarantaine de microbes différents.

Des interventions utiles ?

De retour de zones abritant potentiellement des tiques, il faut inspecter la peau (surtout la peau nue des jambes, des bras …), rechercher un point noir qui peut ne pas être plus gros qu’un grain de sel, enlever l’intruse avec un tire-tiques (si on en a), avec une méthode plus rustique (appliquer le bout d’une allumette flambée et éteinte mais chaude sur le rostre de l’animal), désinfecter immédiatement. Puis, appliquer une goutte d’huile essentielle d’arbre à thé (pur) sur le point piqué pour tuer toute larve possible et éviter la dissémination.

Comment savoir s’il y a eu une piqûre par tique infectée ?

Il faut surveiller l’apparition d’un anneau rouge, autour d’un point qui indique la présence d’une piqûre. Souvent sur les membres inférieurs après des promenades dans les bois, des travaux agricoles, mais il arrive aussi que les tiques élisent domicile sur la tête des enfants en particulier … ou des adultes qui se sont roulés dans l’herbe, le foin …

Cet anneau rouge ne pique pas, ne gratte pas mais au bout de quelques jours il va commencer à s’étendre autour de la zone, on l’appelle alors « érythème migrant ou chronique ». alors des manifestations articulaires ou neurologiques apparaissent. Si rien ne se produit, la tique n’était pas infectée ou bien les symptômes sont passés inaperçus et vont réapparaître au bout de quelques mois avec des manifestations cardiaques, des paralysies membranaires, des douleurs … les sérologies sont souvent sans intérêt car trop imprécises. Sans aucun traitement, le passage du stade II au III nécessite une intervention drastique avec des antibiotiques.

Comment éviter l’antibiothérapie ?

Par définition, la tique va s’accrocher à son hôte si les conditions sont favorables, mais si on prévoit l’usage d’un répulsif en première intention, elle risque d’aller chercher sa provision sanguine ailleurs.

Une solution naturelle est l’aromathérapie. Prévenir les accroches car les huiles essentielles et leurs métabolites individuels sont de parfaits répulsifs mais aussi intervenir pour stopper les inflammations sur les zones piquées. Mais il faut tenir compte dans cette étape de prévention du fait que la grande volatilité des composés actifs des huiles essentielles entraîne un phénomène de décroissance de la protection dans le temps. La solution est donc de préparer des synergies à l’égal d’un parfum en utilisant des notes de tête, de cœur et de fond.

Prévention répulsive en massage:

Mélanger dans un flacon en verre fumé :

  • 20 ml d’huile végétale de Germe de blé (ou amande douce, ou macadamia)
  • 10 gouttes d’huile essentielle de Tea tree (Melaleuca alternifolia) -> Note de tête (aromatique, boisée, puissante, terpénique) -> apport de Terpinène-4-ol, de gamma-terpinène pour lutter contre les agressions microbiennes et parasitaires
  • 10 gouttes d’huile essentielle de Sarriette des montagnes (Satureja montana) -> Note de cœur (fraîche, agreste, épicée, un peu piquante) -> apport de phénols (carvacrol, thymol) fortement antiparasitaire.
  • 10 gouttes d’huile essentielle de Géranium rosat (Pelargonium roseum) -> Note de cœur (douce, rosée, mentholée, verte) -> apport de citronellol, geraniol agissant comme répulsif
  • 3 gouttes d’huile essentielle de Tanaisie annuelle ou Camomille bleue (Tanacetum annuum)> Note de fond (balsamique, camphrée) -> apport de composés répulsifs et antiallergiques (camphre, myrcène, sabinène)

Réduction de l’inflammation et protection contre la dissémination en cas de piqûre :

  • 20 ml d’huile végétale de Germe de blé (ou amande douce, ou macadamia)
  • 10 gouttes d’huile essentielle de Niaouli (Melaleuca viridiflora) -> Note de tête (fraîche, épicée, herbacée, camphrée) -> apport de 1,8-cinéol, d’alpha-terpinéol, dont le rôle antiparasitaire n’est plus à démontrer.
  • 10 gouttes d’huile essentielle d’Eucalyptus citronné (Eucalyptus citriodora) -> Note de cœur (citronnée, piquante, zestée) -> apport de citronellol, citronellal, stimulant la réponse immunitaire dans la lutte contre l’inflammation.
  • 5 gouttes d’huile essentielle d’Origan (Origanum vulgare) > Note de cœur (verte, herbacée, camphrée, boisée) -> apport de carvacrol et de thymol pour détruire toute évolution d’infection.
  • 5 gouttes d’huile essentielle de Cannelle écorce (Cinnamomum zeylanicum) -> Note de fond (épicée, boisée, ambrée) -> apport de Cinnamal, cinnamyl acétate qui exercent une action puissante pouvant dans certains cas remplacer les antibiotiques.

 

Mais la meilleure précaution reste l’observation, et pour les chiens le brossage avec une étrille au retour d’une promenade

3 TIQUES

Cathy

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Mon coup de cœur de l’été : les hydrolats Ìntimu

J’ai découvert un peu par hasard  Ìntimu et l’histoire de ces  2 distillateurs passionnés Hélène et Laurent  du Cap Corse : « Amoureux du maquis et de ses richesses, nous cueillons, distillons puis transformons des plantes aromatiques en respectant un procédé ancestral pour révéler leur nature profondeÌntimu, en langue corse. »

J’ai eu un coup de cœur pour leurs hydrolats  (surtout celui d’hélichryse) et leurs produits , je vous invite à les découvrir.

 

Merci Hélène et Laurent, au plaisir  de vous rencontrer un jour en CORSE

Laurence

 

 

http://intimu.fr/guide-cpa

 

 

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Les camomilles aux couleurs variées

L’huile essentielle de camomille a-t-elle toujours la couleur d’un ciel d’été ?

Mais de quelle camomille cette huile essentielle est-elle extraite ?

1                              2                            3                         4

QUIZ :

  1. a) Reclasser suivant les noms vernaculaires suivants les fleurs de camomilles présentées :
  • Camomille matricaire
  • Camomille sauvage
  • Camomille romaine
  • Camomille bleue

Réponses :

  • 1 = Camomille bleue
  • 2 = camomille matricaire
  • 3 = camomille sauvage
  • 4 = camomille romaine

Les Camomilles font partie de la famille des Astéracées. Il n’y a pas une mais des camomilles. Dans le cas de la camomille bleue du Maroc, ce sont les feuilles qui sont distillées. Les fleurs sont jaune, avec des tiges pouvant atteindre 1 mètre de haut. La camomille matricaire, que l’on appelle aussi camomille commune possède de grandes fleurs blanches et ce sont elles qui sont distillées. Deux camomilles portent le nom de « camomille » : romaine et allemande, mais elles possèdent les mêmes caractéristiques et les mêmes constituants. La camomille sauvage d’Afrique du Nord-ouest est l’une des 3 camomilles utilisées en parfumerie et en cosmétique.

  1. b) Parmi ces photos, deux plantes donneront des huiles essentielles uniquement présentent une couleur bleu profond, à quelles familles appartiennent-elles ?
  • Camomille matricaire
  • Camomille sauvage du Maroc
  • Camomille romaine (ou Allemande)
  • Camomille bleue du Maroc

Réponses :

  • Camomille matricaire
  • Camomille bleue

L’huile essentielle de camomille matricaire se présente sous forme d’un liquide mobile opaque de couleur bleu très foncé. La camomille bleue du Maroc se présente sous forme d’un liquide de couleur bleue intense et diffusant une odeur très puissante, caractéristique de la présence de camphre.

L’huile essentielle de camomille romaine est un liquide de couleur incolore à vert clair, et à l’odeur fruitée, aromatique, chaude et herbacée du fait de la présence de nombreux esters. L’huile essentielle de camomille sauvage du Maroc se présente sous forme d’un liquide de couleur jaune foncé à marron verdâtre, possédant une odeur fruitée, herbacée et boisée.

  1. c) Parmi ces 4 plantes, deux sont originaires de l’Afrique du Nord, lesquelles ?
  • Camomille matricaire
  • Camomille sauvage
  • Camomille romaine
  • Camomille bleue

Réponses :

  • Camomille sauvage du Maroc
  • Camomille bleue du Maroc

Les camomilles croissent en général sur tout le pourtour méditerranéen, mais certaines sont plus typiques des sols et du soleil du Maroc. La camomille bleue du Maroc est botaniquement parlant appelée Tanaisie annuelle. Cette plante fournit une huile essentielle dans un rendement compris entre 0,1 et 0,2%, ce qui indique de suite un prix très élevé (environ 2700 à 3000 euros le litre). L’huile de camomille sauvage du Maroc, présente de belles fleurs blanches de type marguerite mais dotées d’un beau cœur jaune d’or, elle est très commune au Maroc et ses fleurs sont ramassées en mai-juin pour la distiller.

  1. d) Parmi ces 4 plantes, 2 contiennent du chamazulène dans leurs constituants, lesquelles ?
  • Camomille matricaire
  • Camomille sauvage du Maroc
  • Camomille romaine
  • Camomille bleue du Maroc

Réponses :

  • Camomille matricaire
  • Camomille bleue du Maroc

Le chamazulène est un terpénoïde (dérivé de l’azulène) qui colore en bleu les liquides (exemple, les points bleus dans les lessives en poudre, les désinfectants bleus …), on le retrouve également dans les huiles essentielles d’échinacée. Il existe aussi dans les huiles essentielles d’absynthe qui sont très proches de la tanaisie annuelle, d’où les indications de prudence d’utilisation de celle-ci

  1. e) Redonner le nom Latin à chaque camomille :
  • Matricaria chamomilla
  • Tanacetum annuum
  • Cladanthus mixtus
  • Chamaemelum nobile

Réponses :

  • Camomille matricaire
  • Camomille bleue du Maroc
  • Camomille sauvage du Maroc
  • Camomille romaine

Il faut savoir que le nom en nomenclature internationale de la camomille romaine est différent du nom Latin soit : ANTHEMIS NOBILIS FLOWER OIL celui de la camomille sauvage du Maroc est ORMENIS MULTICAULIS FLOWER OIL, celui de la camomille matricaire : MATRICARIA RECUTIA FLOWER OIL (syn. : CHAMOMILLA RECUTITA FLOWER OIL), enfin celui de la camomille bleue du Maroc est :TANACETUM ANNUUM OIL (c’est-à-dire le nom Latin)

  1. f) Réattribuer à chaque camomille sa propriété médicinale principale :
  • Camomille matricaire
  • Camomille sauvage du Maroc
  • Camomille romaine
  • Camomille bleue du Maroc

 

  1. Puissant antihistaminique pour les allergies cutanées
  2. Antispasmodique, calmante, fébrifuge, irritation des yeux
  3. Sédative, digestive, antalgique
  4. Appétente, digestive, calmante

 

Réponses :

  • 4 – a
  • 1 – b
  • 3 – c
  • 2 – d

Il est à noter que l’huile essentielle bleue du Maroc est très puissante, donc elle ne doit jamais être employée pure, et les personnes sensibles (enfants de moins de 7 ans, femmes enceintes, allaitantes, épileptiques …) doivent prendre en compte la présence de cétones et de camphre. La camomille sauvage serait un bon anxiolytique, elle est connue pour « ouvrir les bronches » , la camomille romaine est apparemment la moins dangereuse et la plus douce. La camomille matricaire est énergétique, antistress et anxiété. Elle est un parfait « somnifère » pour les enfants.

Bonnes infusions ou applications à tous, et attention ! il existe parfois des effets différents impliquant excitation et insomnie …

Cathy

 

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Les huiles essentielles soignent aussi les plantes de votre jardin !

Voici un article  très intéressant sur le bienfait des huiles essentielles au jardin et en agriculture bio, je voulais vous le partager. 
 Les propriétés des huiles essentielles sont  uniques , la quintessence des plantes aromatiques  nous réservent encore de belles découvertes  et des usages multiples .
Bonne lecture
Laurence

http://www.gerbeaud.com/jardin/jardinage_naturel/traitements-plantes-huiles-essentielles,1739.html

Soigner ses plantes avec les huiles essentielles

« Le 21 janvier 2017 par Isabelle C. »

On a l’habitude d’utiliser des huiles essentielles pour soigner ses petits bobos quotidiens mais savez-vous qu’elles peuvent être tout aussi efficaces pour protéger vos plantes et vos légumes ?

Actions des huiles essentielles sur les plantes et ravageurs

L’usage des huiles essentielles pour l’agriculture est relativement récent. Un des précurseurs de leur utilisation est Eric Petiot(1), dont les travaux ont permis d’identifier les propriétés de certains principes actifs des huiles essentielles (esters, lactones, etc.). On peut ainsi utiliser certaines huiles essentielles à titre de traitement naturel au potager, pour lutter contre les parasites et les maladies.

Exemples : les esters repoussent les ravageurs et perturbent leur développement, les lactones perturbent le développement des parasites (insectes, nématodes, acariens), les flavonoïdes ralentissent le développement des champignons, les acides perturbent le développement des ravageurs et stimulent les défenses du végétal…

Autre avantage de l’utilisation des huiles essentielles : elles sont rapidement biodégradables (certaines plus que d’autres). C’est d’ailleurs pour cela qu’on les utilise davantage en traitement curatif plutôt qu’en actions préventives.

Huiles essentielles utilisables pour soigner les plantes

Huiles essentielles utilisables pour soigner les plantes

Attention

Les huiles essentielles sont très concentrées en principes actifs et peuvent avoir une toxicité élevée et fatiguer la plante traitée si elles ne sont pas utilisées avec précaution.
Dans leur ouvrage « Je prépare mes potions pour le jardin », édité chez Terre Vivante, Brigitte Lapouge-Dejan conseille « une utilisation réservée aux cas difficiles », lorsque les solutions bio classiques (purins, décoctions…) ont montré leurs limites.

La pharmacie du jardinier

Les huiles essentielles répulsives (insectifuges)

L’huile essentielle d’ail (Allium sativum) fait partie des huiles essentielles les plus sollicitées en tant qu’insectifuge, en maraîchage ou en arboriculture(3), du fait de son large spectre d’action. Idem pour le clou de girofle (Eugenia caryophyllus). D’autres ont des actions plus ciblées comme le genévrier (Juniperus communis) pour repousser le papillon du carpocapse(1).

Les huiles essentielles insecticides

L’huile essentielle d’ail(2) (Allium sativum) a également des propriétés insecticides, notamment envers les pucerons, fourmis, ou chenilles défoliatrices. Peuvent être également utilisés le géranium rosat (1&2) (Pelargonium X Asperum) contre les aleurodes, les cochenilles et les pucerons, la menthe poivrée (Mentha piperita) contre les chenilles défoliatrices et le pamplemoussier(1) (Citrus paradisi) contre les doryphores.

Chenille de piéride du chou

Chenille de piéride du chou

Les huiles essentielles fongicides

Revoilà l’huile essentielle d’ail, pour lutter cette fois contre l’oïdium(1). L’huile essentielle d’origan sauvage (Origanum compactum) utilisée par certains arboriculteurs contre la moniliose(3) peut être également utilisée contre le mildiou et la tavelure(1,2&3) (ainsi que la sarriette des montagnes(1), Satureja montana).
Pour lutter contre le mildiou, certains viticulteurs ont également recours à l’orange douce, le citron, le clou de girofle ou le tea-tree (3).
À noter, aussi, le pouvoir du clou de girofle, de l’origan, ou de la sarriette des montagnes sur la fumagine, celui de la tanaisie (Chrysanthemum vulgare thujanoliferum) sur les rouilles…  et toutes les combinaisons possibles pour combattre des symptômes spécifiques (à découvrir dans l’ouvrage d’Eric Petiot).

Oïdium sur feuilles de tomate

Oïdium sur feuilles de tomate

Conseil d’utilisation des huiles essentielles

Précaution d’usage

Les huiles essentielles peuvent être agressives pour les voies respiratoires et pour la peau. Les utiliser avec précaution (port de manches longues et d’un masque conseillé).

Modes d’application

L’utilisation la plus simple et la plus courante des huiles essentielles est la pulvérisation, bien adaptée aux traitements foliaires. Cependant, pour pouvoir utiliser les essences extraites des plantes, elles doivent être diluées. Étant quasi insolubles dans l’eau, Eric Petiot préconise de les mélanger à un agent tensio-actif, du liquide vaisselle bio ou du savon noir, et à un solubilisant, une huile végétale (colza) avant de les diluer dans l’eau. Dans la recette de Brigitte Lapouge-Dejan, l’huile est remplacée par un lait d’argile(2). Comptez environ 20 à 25 gouttes d’huiles essentielles pour un litre d’eau.

Pour une utilisation plus efficace des huiles essentielles sur les arbres, Eric Petiot utilise également la perfusion ou l’injection. Ces méthodes permettent d’éviter les risques de brûlures foliaires mais sont plus complexes à mettre en œuvre(1).

Pulvérisation d'un arbre fruitier

Pulvérisation d’un arbre fruitier

Recettes à base d’huiles essentielles

Recette d’un fongicide contre le mildiou(1)

Mélangez 5 ml (175 à 200 gouttes) d’huile essentielle d’origan à inflorescences compactes (Origanum compactum) dans 5 ml d’huile de colza. Ajoutez 10 gouttes de liquide vaisselle et émulsionnez. Diluez une première fois le mélange dans 3 L d’eau puis ajoutez 4,5 L d’eau supplémentaires. Mélangez à nouveau et pulvérisez.

Recette d’un insecticide contre les pucerons et chenilles(2)

Mélangez 20 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée avec 3 ou 4 gouttes de liquide vaisselle. Diluez dans un verre d’eau. Préparez un lait d’argile (une cuillère à café d’argile diluée dans un litre d’eau de pluie). Mélangez les deux préparations dans le pulvérisateur et pulvérisez.

Les huiles essentielles : bien les choisir

Les huiles essentielles sont un mélange complexe d’essences (mélanges de divers principes actifs : esters, lactones, flavonoïdes…) contenues dans les végétaux (Lire « Pourquoi certaines plantes sont-elles aromatiques ? ») et que l’on extrait par la vapeur, ou parfois par une expression à froid, pour les Citrus.

La teneur en principes actifs varie selon :

  • Le métabolisme de la plante ; lui-même dépendant des spécificités de l’espèce et de la variété, du lieu de culture et du moment de la récolte (matin, midi ou soir). Cette identité chimique est identifiée par le chémotype (CT), à savoir la race chimique de la plante. Les huiles essentielles chémotypées portent la mention HECT ;
  • Le processus de fabrication et de conservation.

Lors de l’achat des huiles essentielles, vous devez avoir les informations suivantes sur l’emballage :

  • l’espèce botanique : nom latin de la plante (famille, espèce et variété) ;
  • l’organe utilisé de la plante (feuilles, fleurs, racines…) ;
  • le mode de culture (label bio ou culture sauvage) et le pays producteur ;
  • le mode d’extraction (vapeur d’eau ou  expression à froid uniquement) ;
  • la composition (principes actifs), la garantie d’une huile essentielle 100% pure et naturelle et la mention HECT.

>> Pour approfondir le sujet :
1 Eric Petiot, paysagiste et auteur de « Les huiles essentielles pour soigner les plantes », aux éditions Terran.
2 « Je prépare mes potions pour le jardin, purins, badigeons, traitements… » Brigitte Lapouge-Dejan, Serge Lapouge, aux éditions Terre Vivante
3 Enquête réalisée auprès d’agriculteurs ayant intégré les huiles essentielles dans leur programme de protection des cultures, coordonnée par l’ITAB

 

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Quelle est la signification d’une huile neutre en cosmétique-bien-être ?

Neutre pour l’olfaction ???

  • Huile sans odeur, mais pourquoi ? huile qui peut servir de base à n’importe quel parfum, de vecteur à n’importe quelle huile essentielle ?
  • Huile sans odeur, mais comment ? origine naturelle, raffinée, synthétique ?
  • Odeur mais comment la neutraliser ? En éliminant les acides gras libres qui nuisent à sa conservation. Mais au revoir le naturel : la neutralisation se fait à la soude (à 80°C), phospholipides et pigments sont ainsi éliminés.
  • Odeur mais comment désodoriser l’huile ? Par entraînement à la vapeur d’eau des flaveurs indésirables, (à 220°C) !.
  • Odeur ? Oui mais pour qui ? La perception des odeurs est très personnelle, basée sur une mémoire olfactive

Rôle des huiles végétales :

Ces belles fluides apparaissent selon leur origine de couleur plus ou moins jaune-ambré et sont très employées en cosmétique. Riches en acides gras, non occlusives, elles sont nourrissantes et régénératrices pour le tissu cutané.

Pourquoi dit-on qu’une huile végétale est hydratante, alors qu’elle n’apporte pas d’eau ? Parce qu’en réalité l’huile végétale empêche la fuite d’eau de l’épiderme, donc permet d’augmenter la résistance de la peau à toutes les agressions.

Est-ce que toutes les huiles végétales ont le même rôle en cosmétique ? Les huiles végétales sont régénératrices et préservent du vieillissement cutané grâce à la présence d’acides gras, de stérols anti-inflammatoires et de vitamines (tocophérols, tocotriénols, caroténoïdes). Des acides gras ? Les huiles comportent des acides gras saturés, mono-insaturés et peuvent également renfermer des acides gras polyinsaturés. La différence ? Leur rôle, leur densité, leur stabilité, leur utilisation.

Les acides gras saturés (palmique, stéarique, laurique …), toujours décriés, existent dans l’huile de noix de coco, l’huile de palme, les beurres et en particulier celui de cacao … Ils cohabitent avec des acides gras insaturés. Leur rôle : la stabilité dans le temps car l’huile ne devient pas rance, l’apport d’énergie au tissu cutané, les propriétés émollientes … et la facilité d’utilisation pour des baumes, savons, crèmes. Ils ne sont pas « bons » en alimentaire car ils favorisent le stockage du cholestérol, mais il ne faut pas mélanger les deux applications. L’odeur ? Pas neutre si on parle d’huiles vierges, mais souvent délicates et exotiques comme la noix de coco.

Les acides gras mono-insaturés (oléique principalement), polyinsaturés (linoléique, alpha-linolénique …), sont des composants de la barrière cutanée, et sont appréciés pour leurs qualités nutritives et protectrices. Ils permettent de protéger contre les problèmes de peau (type irritations, acné …), de lui conférer résistance et élasticité, de l’aider à se prémunir contre un vieillissement cellulaire accéléré. L’odeur ? Si l’on prend par exemple l’huile d’olive, l’huile d’argan, l’huile de neem … elles possèdent une empreinte olfactive indéniable.

Quid du profil sensoriel d’une huile végétale !

Quelle est l’huile qui est efficace pour l’entretien de la peau, qui est un bon vecteur d’actifs type huiles essentielles, qui peut-être Bio, qui ne coûte pas cher, qui sent bon … et le must ! qui vient bien de chez nous, en respect du bilan carbone ?

  • Une huile végétale bio peut-elle ne pas présenter d’odeur ? Difficile ! Une huile végétale bio, est extraite par pression à froid (température maximale inférieure à 50°C) et les molécules responsables des différentes odeurs plus ou moins marquées sont en général toujours présentes.
  • Une huile sans odeur ? Oui : conventionnelle, raffinée, désodorisée par chauffage, extraite par solvants avec des résidus possibles de pesticides, sans risque de moisissure, ayant perdu de ses propriétés …
  • L’odeur d’une huile végétale provient tout autant de son origine (graines, noix, fruits), de son lieu et de son mode d’extraction, de sa qualité … mais une odeur est particulièrement subjective.
  • L’expérience peut-elle modifier notre jugement des odeurs ? Une odeur inconnue, inhabituelle peut-elle être perçue comme négative ? La perception des odeurs peut être variable selon l’âge et la culture.
  • Un petit clin d’œil ! Rêver d’un macérât huileux de fleurs, de sentir une odeur délicate ? En premier, il faut savoir que l’odeur finale du macérât dépendra principalement de l’huile de base -> huile « neutre » puisqu’elle ne doit pas masquer l’odeur, huile sans vertus particulières pour laisser l’expression des fleurs choisies.

Comment choisir une huile végétale cosmétique et … efficace, mais pas toujours neutre d’odeur ?

  • Des huiles « neutres » mais bien de chez nous, sans qualités particulières pour la cosmétique, si ce n’est l’apport d’acides gras pour nourrir et adoucir la peau? On trouve l’huile de Pépins de raisins, l’huile de Tournesol, l’huile de Colza, l’huile de sésame …
  • Des huiles toujours de « chez nous » avec une petite senteur modérée, douce, agréable et riche pour la peau: l’huile d’Amande douce, l’huile de noisette, l’huile de germe de blé, l’huile de noyaux d’abricot
  • Des huiles toujours de chez nous mais parfois beaucoup moins « neutres olfactivement », plus « riches en allégations » car plus riches en acides gras essentiels (oméga 9 : acide oléique, oméga 6 : acide linoléique, oméga 3 : acide alpha linolénique) …et en portion insaponifiable active (stérols, vitamines A, E) pour éviter les problèmes de peau », pour combattre le vieillissement cutané, pour protéger des agressions extérieures, par exemple l’huile d’Olive, l’huile de Chanvre, l’huile de Germe de blé, l’huile de Bourrache, l’huile d’amandons de Prune, l’huile de Cameline
  • Des huiles originaires d’ailleurs (Amérique du nord) mais existant dans le sud de la France, l’huile d’onagre antirides et restructurante.
  • Et venant des pays sub-Sahariens, l’huile de neem qui a une odeur déplaisante, une efficacité réelle sur les problèmes de peau, qui fait fuir les insectes mais qu’il est préférable de mélanger à une huile à neutralité olfactive plutôt que de ne pas l’utiliser. L’or de l’Atlas marocain est représenté par l’huile d’Argan restructurante et on trouve deux types d’huile d’Argan cosmétique :soit à l’odeur légère de noix (pressage à froid des amandons) soit réellement malodorante (digestion des amandons par les chèvres)
  • Venant d’Amérique du sud l’huile de Jojoba, peu d’odeur et peu grasse, permet de réguler la production de sébum, l’huile de noix de Coco à l’odeur agréable et douce, appréciée pour ses qualités émollientes et tonifiantes, l’huile de Rose musquée à l’odeur délicate et aux propriétés cicatrisantes, l’huile de coton à l’odeur assez neutre et aux qualités adoucissantes..
  • Venant d’Australie, l’huile de Macadamia proche pour ses propriétés de l’huile d’Amande douce, présentant une odeur un peu noisette très agréable pour la plupart des utilisatrices.

Voici un tour d’horizon rapide, car de nombreuses huiles pourraient encore être citées. Pour rester neutre, essayons d’utiliser des huiles de nos contrées qui ne sont pas des dangers pour le maintien de la biodiversité.

Hippocrate accordait beaucoup d’importance aux onguents et aux huiles, qu’il conseillait pour « oindre » les malades, mais il préconisait de faire macérer des aromatiques avant de les utiliser afin de rendre leurs odeurs agréables.

L’odeur neutre pour certains, désagréable pour d’autres vient de l’analyse personnelle de chacun en réponse à la stimulation olfactive. L’odeur n’est pas un concept aussi simple que la couleur, l’odeur est toujours décrite en relation d’autres perceptions olfactives : on peut trouver une odeur qui rappelle une fleur, un condiment (piment, ail, oignon …), un légume (choux, asperges, navets …) un déchet (déjection de chèvre) … et cette perception va définir l’impact de l’huile sur le tissu cutané.

Il est possible de masquer une odeur par l’addition par exemple d’une huile essentielle, mais il n’y aura plus de neutralité dans la recherche de l’action puisqu’un second élément va intervenir.

Par ailleurs il ne faut surtout pas confondre une odeur typique du végétal pressé avec une odeur de rance, synonyme d’oxydation des acides gras, donc de mauvaise conservation. Une odeur forte et entêtante peut également provenir d’une huile de moindre qualité qui n’a pas été extraite par première pression à froid, n’est pas une huile vierge, est une matière qui est polluée par des moisissures …

L’odeur d’une huile peut varier d’un endroit de culture à un autre, en fonction de l’ensoleillement, de l’irrigation, de la génétique des plants …

Dans tous les cas de choix d’huiles végétales, elles seront nourrissantes, protectrices, hydratantes. Certaines seront plus restructurantes, antioxydantes mais toujours non occlusives, en conséquence n’empêchant pas la peau de respirer par exemple en comparaison avec une crème de nuit. Un critère supplémentaire rentre en général en ligne de compte, c’est l’indice de pénétrabilité ainsi que le graissage externe laissé sur la peau.

Cathy

 

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Les huiles essentielles pour les enfants  

 

 

Tout comme la médecine, l’aromathérapie se situe à une frontière entre science et art.

Les huiles essentielles

  • De belles odeurs, une efficacité vraie, parfois plus active que les chers antibiotiques.

Mais

  • Une centaine de molécules par huile, dont certaines sont dangereuses … seulement si on ne sait pas se servir de leurs atouts.
  • Naturel n’implique pas sans risque, donc il faut respecter les conseils des professionnels pour leur utilisation.
  • Des pictogrammes en grande quantité ? Une mise en garde parfois exagérée, mais qui fait réfléchir

Attention !

 

Il est préférable de ne pas utiliser les huiles essentielles suivantes chez des enfants de moins de 7 ans (sauf prescription).

  • Cannelle de Ceylan, cumin, Eucalyptus globulus, menthe poivrée, romarin camphré, romarin verbénone, hysope, achillée, camomilles, laurier noble, hélichryse, inuline, thym à thymol, basilic, sarriette des montagnes …

Pourquoi ?

  • Parce qu’elles contiennent des molécules (aldéhydes, cétones, phénols, lactones) qui bien que fortement anti-infectieuses peuvent entraîner des risques de dermocausticité, neurotoxicité, dermo-allergisantes, irritantes…

On choisit leur utilisation en fonction de l’âge !

BB a entre 3 et 6 mois ?

BEBE

 HE lavande fine, agrumes (citron, orange, mandarine, pamplemousse), camomille romaine, ravintsara

  • Les suppositoires sont sous une forme pré dosée, non irritante et donnent un résultat rapide dans le cadre des rhumes et autres affections respiratoires.
  • BB a la peau irritée par le soleil, par la couche, par le vêtement, a des croutes de lait ? Un petit plaisir : le massage ! De l’huile végétale d’amande douce, de noyaux d’abricot (50ml) et 5 gouttes d’huile essentielle de lavande bio + 5 gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé bio. Bien mélanger, passer doucement sur les zones irritées en évitant toutes les muqueuses.
  • BB est agité, pleure, ne veut pas dormir ? Ajouter dans son biberon 1 cuillère à dessert d’eau de fleur d’oranger bio, bien mélanger.
  • Avant de mettre BB dans son petit lit, sprayer un peu d’hydrolat de lavande fie ou de fleur d’oranger ou de camomille … sans inonder le lit … mais pour aider à l’endormissement
  • BB attend son bain avec impatience, il va se détendre, jouer et se « débarrasse » des microbes de la crèche … ajouter 1 goutte d’huile essentielle de ravintsara au produit lavant, avant utilisation. Ne pas mettre dans les yeux.

BB a entre 6 mois et 3 ans ?

GARS

HE : Bois de rose, Bois de Hô, eucalyptus radiata, gingembre, immortelle, palmarosa, niaouli, thym doux à linalol, tea tree, basilic exotique, clou de girofle, petit grain bigarade, pin sylvestre, sapin baumier, eucalyptus citriodora, lavande aspic, ylang-ylang, vétiver, rose de Damas, romarin à cinéole

  • Il existe des sirops, des ampoules, des solutions buvables adaptées en concentration à l’âge et au poids du BB, en général ils ont une bonne tolérance car un bon goût et s’assimilent rapidement, forme facile à délivrer pour traiter une rhinopharyngite …
  • Une poussée dentaire ? Frotter les gencives avec de l’hydrolat de clou de girofle bio, renouveler l’opération autant de fois que nécessaire, car non irritant.
  • BB a la colique ? Dans un flacon de 50 ml d’huile végétale bio (calendula, amande douce, argan, neem) ajouter 10 gouttes d’huile essentielle de cardamome bio, de lavande fine bio, de petit grain bigarade bio. Bien mélanger, masser le petit ventre dans un mouvement circulaire, sens des aiguilles d’une montre.
  • BB a une otite ? Mélanger une goutte d’huile essentielle de niaouli dans une cuillère à soupe d’huile végétale de neem, masser doucement (à l’extérieur)

BB n’est plus un BB mais un petit enfant de moins de 7 ans :FILLE

HE : cannelle de Ceylan, carotte, cyprès toujours vert, verveine exotique, menthe poivrée, sarriette des montagnes, marjolaine à coquille, myrte, thym linalol

  • Il existe pour lui des poudres pharmaceutiques, d’absorption facile et rapide, pré dosées que l’on peut donner pour faciliter le digestion, pour augmenter les défenses immunitaires.
  • Le « grand » a mal au ventre ! Vrai ou pas vrai, il a besoin qu’on s’occupe de lui. Masser doucement le petit ventre avec un macérât de camomille romaine, efficace, déstressant et sans danger.
  • Bonjour les poux ! Dans le shampoing habituel, introduire (pour 250ml) 50 gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé. Autre alternative, masser le cuir chevelu le soir au coucher avec un mélange 50/50 d’huile végétale de jojoba et de copaïba (50ml), y rajouter 10 gouttes d’huile essentielle de lavande fine, 10 gouttes d’huile essentielle de palmarosa, 10 gouttes d’huile essentielle de géranium bourbon et 10 gouttes d’huile essentielle de citron. Frotter la tête et mettre une cagoule pour dormir …
  • Pour purifier l’air, faire diffuser des huiles essentielles de citron, d’eucalyptus radié, de ravintsara, de lavande, hors de la présence des enfants dans la pièce et pour une durée égale à 15-20 minutes environ.

 

Les principales indications pour des HE niveau pédiatrique

  • Affections respiratoires hivernales (rhume, bronchite, laryngite, rhino-pharyngite, otite …)
  • Problèmes digestifs (mal des transports, colites, diarrhées …)
  • Anxiété, nervosité, difficulté à l’endormissement …
  • Problèmes d’irritation de peau (type eczéma, érythèmes …), mycoses, verrues plantaires

PANNEAU

  • Il faut respecter scrupuleusement les doses et conseils concernant les HE : substances naturelles, bioactives, pouvant présenter des dangers en cas de mésusage => Pas d’automédication
  • Il ne faut acheter que des HE chémotypées, bio si possible, clairement identifiées, munies de bouchons à verrouillage enfant => ne pas laisser à la portée des enfants
  • Il ne faut jamais utiliser des HE pures, il faut surveiller tout risque d’allergie. La durée d’utilisation ne doit pas excéder 10 jours.
  • La diffusion d’HE dans une pièce ne doit être prolongée qu’une vingtaine de minutes, en l’absence de jeunes enfants et de femmes enceintes => ne pas pulvériser dans une chambre avant le coucher, et en présence d’enfants …

Cathy 

 

 

 

 

 

 

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L’arbre aux miracles, l’arbre de vie ou l’arbre éternel : le MORINGA

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Le Moringa Oleifera est un petit arbre mesurant environ 10 mètres, faisant partie de la famille des Moringaceae. Cette famille comprend 13 espèces d’arbres poussant dans un climat tropical et subtropical.

Originaire du nord de l’Inde, il est connu sous le nom d’arbre aux miracles ou arbre de vie, le Moringa oleifera est un arbre résistant à la sécheresse, à croissance rapide ( jusqu’à 1 mètre par mois ), très facile à cultiver dans des zones arides et semi désertiques.

En médecine Ayurvédiquee, on l’appelle »  la plante qui guérit 300 maladies » .

La science moderne nous confirme aujourd’hui toutes ses propriétés médicinales et nutritives très importantes.

Chaque partie de cet arbre est utilisée, en effet en Afrique et en Inde, on la cultive pour ses fruits, mangés cuits ou frais, pour ses feuilles, ses racines et ses graines.

Usage alimentaire

Cette espèce  d’arbre contient des valeurs nutritives hors normes ( vitamines, minéraux et protéines. )

poudreLes feuilles ou la poudre de feuilles peuvent constituer un repas complet, très riche en protéines  et calcium (environ 2 fois plus que dans le lait), en potassium (4 fois plus que dans la banane), en vitamine A (environ 4 fois plus que dans la carotte), en fer (autant que dans la viande de boeuf), en vitamine C (environ 7 fois plus que dans l’orange) et en fibres ( environ 4 fois plus que l’avoine).

Usage médicinal

Que ce soit ses feuilles, fruits, gousses ou ses racines, elles sont très efficaces pour lutter contre la malnutrition  qui fait rage dans certains pays en voie de développement, surtout chez les enfants. Sa teneur élevée en nutriments, surtout en calcium et vitamines, aide à renforcer et reconstruire les os fragiles et à prévenir de nombreuses maladies qui découlent de la malnutrition.

L’écorce de l’arbre contient  une résine anti diarrhéique, diurétique et fébrifuge.

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Actuellement dans les pays occidentaux, il est devenu incontournable comme produit de santé naturel ( ne recherchons nous pas toujours le produit miracle… )

Les végétariens, les seniors l’utilisent pour prévenir l’anémie et combattre les carences en fer.

Les sportifs,  comme énergisant  avant une compétition.

De nombreuses études scientifiques ont démontré ses  multiples propriétés :

  • Antioxydant puissant
  • Antifongique
  • Réduction du taux de cholesterol
  • Action sur le diabète.
  • Coupe faim

Petites recettes  santé

En tisane, on utilisera la poudre ou les feuilles séchées, une 1 cuillère à thé dans 1 tasse d’eau bouillante et laisser infuser 5-7 min. Si vous le souhaitez, vous pouvez ajouter un peu de gingembre frais pour donner un goût plus piquant .

Pour un boisson santé : ajouter 1 cuillère à thé  dans un  jus  de fruit pressé ou pudding de chia ou  un smoothie.

Contre-indications et précautions d’emploi :

  • Déconseillé chez les femmes enceintes et allaitantes  ( Vit A , trop élevée).
  • Déconseillé aux personnes qui souffrent d’hypoglycémie sans avis médical.
  • Ne pas le prendre  le soir  car peut provoquer des insomnies.
  • Peut provoquer des diarrhées ( % de fibres important).

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Usage cosmétique

Un soin nourrissant idéal pour les peux sèches et les cheveux dévitalisées .

Les feuilles séchées ou en poudre

Grâce à sa richesse en vitamine A, les feuilles ou la poudre de feuilles sont des ingrédients actifs  pour le traitement des peaux très sèches, fragiles et sujettes à des démangeaisons ou desquamations. Ses autres éléments nutritifs et ses antioxydants, dont la vitamine C, permettent de nourrir la peau en profondeur, la revitaliser, et la protéger d’un vieillissement prématuré en stimulant le renouvellement des cellules cutanées.

L’huile extraite de ses graines

La présence  dans lhuile de vitamines du groupe B , de nombreux minéraux et sa richesse en acide oléique (70%),   lui offre la capacité de lutter contre la déshydratation des cheveux, de favoriser leur pousse, de réparer les pointes abimées et ainsi de contrer  la chute prématurée des cheveux ( problèmes de calvitie).

Usage écologique et  agricole

moringaTraitement des eaux usées :  Cet arbre est employé pour assainir les eaux usées et  la salubrité des eaux de consommation.

Ses graines, contiennent une protéine qui leur confère des propriétés floculantes (capacité à clarifier l’eau trouble). De plus, elles portent une charge électrique positive, qui est aussi à la base de leur pouvoir floculant.

En effet, les colloïdes sont pour leur part chargés négativement, ce qui les conduit à être attirés par les graines du Moringa, après quoi les matières en suspension dans l’eau tombent au fond du récipient sous l’effet de la gravité.

Cependant, les graines ne doivent pas simplement être plongées dans l’eau pour agir. Il convient au préalable de les piler pour les réduire en poudre, et de mélanger cette poudre dans l’eau pour avoir un traitement efficace.

Les feuilles de moringa grace à sa richesse en nutriments  peut être utilisé  aussi comme engrais et dans l’alimentation animale.

 

Une belle découverte n’est-ce pas 😉

Laurence

 

Source :

 

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Première de la classe : la consoude

 

Première de la classe : la consoude (Symphytum officinale)

Plante des hommes des cavernes, préconisée par Dioscoride et Pline l’ancien, cette herbacée qui dresse ses longues tiges le long des fossés, à la lisière des bois, dans les mares et tous les lieux humides, est connue de nos jours pour ses actions cicatrisantes et réparatrices des plaies MAIS les scientifiques se sont penchés sur sa composition ET il en est ressorti qu’elle contient des alcaloïdes pouvant causer par voie orale  des troubles hépatiques graves.

Si pendant près de 2000 ans, la consoude n’a tué personne, n’a engendré aucune pathologie hépatique dégénérative, on peut se poser des questions sur la résistance de l’homme moderne, mais appliquons le principe de précaution et voyons quelles sont les activités intéressantes et non toxiques de cette grande plante vivace.

Parties à utiliser : toute la plante, mais surtout la racine

Périodes de récolte : pour les parties aériennes supérieures au printemps et en été, dès la floraison, pour les parties racinaires à l’automne, pour les feuilles toute l’année.

Constituants :  Alcaloïdes  (pyrrolizidine, allantoïne), tanins, mucilage, acides phénols, terpénoïdes

Propriétés thérapeutiques répertoriées dans la littérature sans prise en compte de la teneur en alcaloïdes : éliminer les catarrhes des bronches, calmer les douleurs, guérir les ulcères de l’estomac et du duodénum, guérir les hémorroïdes, les hernies, les lésions du foie. En résumé, la consoude a été pendant longtemps considérée comme le remède souverain de nombreuses atteintes internes ou externes du corps humain.

Les « recettes » comprenaient des infusions de racines desséchées, de teintures alcooliques de racines sèches.

En cuisine : elle était utilisée dans des salades, mais surtout c’était la gourmandise des volailles et des porcs.

Objectivations actuelles : en usage externe elle présente un effet antiinflammatoire, calmant et astringent, un accompagnement à la cicatrisation des plaies, un soulagement dans les crises de rhumatisme, dans les maux de dos, dans les lombalgies. En usage interne, sous forme de granules homéopathiques pour accélérer les consolidations de fractures.

Galéniques disponibles : des pommades, des gels, des onguents, des cataplasmes dont l’étiquetage indique l’absence de pyrrolizidine.

Etat réglementaire : la German Commission E reconnaît ses bienfaits pour traiter ecchymoses, entorses, élongation musculaire. Elle préconise un usage limité à 6 semaines.

Des préparations à faire soi-même : une macération de racines fraîches dans de l’eau bouillante, refroidie et filtrée pour laver une plaie, peut limiter les risques d’infection. Un carré de mousseline recouvert de feuilles et fleurs fraîches et écrasées sera un bon cataplasme à appliquer sur une partie malade

Mais pourquoi en parler ?

Le soleil, les beaux jours, que des appels au sport et aux sorties en plein air … Mais il y a des maladroits partout !!!

Cathy

 

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Un candidat à l’invasion très envahissant et difficilement contrôlable !   Le Candida albicans

Du champignon à la mycose … attention !  

 Une mycose est une infection, entraînant des lésions, provoquée par des champignons ou mycètes microscopiques.

Un champignon peut être présent à l’état commensal dans l’organisme mais sous certaines conditions il va devenir parasite et engendrer une mycose

Parmi les mycoses, on distingue :

  • Les mycoses superficielles sont les plus communes, ce sont celles qui touchent la peau, les ongles, la cavité buccale, les muqueuses au niveau digestif et génital. Elles sont gênantes, «parfois grattantes », parfois contagieuses, souvent inesthétiques.
  • Les mycoses profondes, rares, qui colonisent organes internes et viscères, et qui peuvent à terme être dangereuses pour la santé.

Parmi les agents responsables des mycoses superficielles, on distingue :

  • Les dermatophytes, champignons filamenteux microscopiques, qui aiment tout ce qui touche à la kératine. Comme exemples, on trouve les E.floccosum, les Trichophytons …
  • Les levures, champignons microscopiques, habituellement présents sur la peau et les muqueuses mais pouvant de venir pathogènes dans certaines conditions. Les plus classiques : les candidoses.
  • Les moisissures, normalement sans incidence sur la santé, peuvent très rarement être impliquées dans des mycoses superficielles, dans le cas de certaines onychomycoses.

candida albicans

 Insidieux ce champignon de type levure que l’on appelle Candida albicans. Un rien peut le faire passer de l’état commensal à l’état parasitaire.

Le Candida albicans n’est pas très brutal dans ses invasions !

Mais il sait échapper aux mécanismes de défense immunitaire de celui qu’il a envahi, durcir sa paroi, chercher ses nutriments, et il est très fort à notre grand déplaisir. Lorsqu’il rencontre un milieu chaud et humide, un terrain fragilisé chez son hôte, il en profite pour multiplier des colonies, provoquant des mycoses qui peuvent toucher de nombreuses zones du corps.

Qu’est ce qui l’encourage à se développer ce petit Candida ?

-Il aime bien les âges extrêmes de la vie, quand l’humain possède moins de défenses, quand la peau est encore trop fine ou qu’elle devient déshydratée. Il n’est pas trop sexiste, déployant ses pathogénicités chez les deux sexes.

-Il préfère envahir ceux qui ont un état immunitaire déficient, ceux qui prennent des médicaments (antibiotiques, cortisone, chimiothérapie, contraceptifs), ceux qui portent des appareils dentaires, ceux qui ne bougent pas et qui présentent des escarres, ceux qui usent et abusent des solutions lavantes à pH acides, ceux qui portent des vêtements ou des chaussures trop ajustés.

-Il s’installe avec plaisir chez ceux qui travaillent avec des animaux, qui ont des contacts prolongés avec l’eau, chez les gourmands de sucre, chez ceux qui ont des carences nutritionnelles …

Et comment va-t-il envahir son territoire ?

-En 3 étapes, il va pouvoir s’implanter dans l’organisme : colonisation et adhérence, pénétration, multiplication et survie.

-Lorsqu’il a investi son hôte, il doit se nourrir, durcir sa paroi pour se protéger, et enfin se reproduire.

-Si l’hôte est un sujet en bonne santé, l’infection fongique sera vite stoppée par le système immunitaire qui sortira ses armes de défense.

-si l’hôte est fragilisé par une pathologie, un déficit d’immunité, l’infection fongique devient vite pathogène.

En bref, il a de multiples alibis pour venir coloniser discrètement nos tissus !

Et où va-t-il ce petit candida ?

candida

Les Candida peuvent infecter différentes muqueuses : candidoses superficielles ou candidoses digestives.

  • Mycose orale : L’une des candidoses les plus fréquentes est celle que l’on appelle « le muguet », elle atteint en général les nouveau-nés, les patients traités par des antibiotiques, les patients cancéreux, les patients immunodéprimés, (en particulier SIDA). Elles touchent la langue, le palais, l’œsophage.
  • Les candidoses génitales ou vulvo-vaginites : elles sont déclenchées par une grossesse, par une antibiothérapie, par une immunodépression, par un stérilet. Elles sont souvent hormono-dépendantes, et elles sont parfois signe de diabète. Elles entraînent prurit, leucorrhées, brûlures.
  • Les candidoses anales et gastro-intestinales: elles touchent tout le tube digestif de l’estomac au côlon. Elles sont en général attribuables à un déséquilibre de la flore intestinale, une baisse de l’immunité, une alimentation déséquilibrée.
  • Les candidoses superficielles : elles se développent sur les aisselles, sous l’aine, sous le sein, sur le haut des cuisses, sur les mains, sur les ongles des pieds, entre les orteils, autour des commissures des lèvres.

Au bonheur du pharmacien !

champignons

Antifongiques, fongistatiques sont pléthores dans les rayons des pharmacies. Dosages oraux, crèmes, pommades, antiseptiques … peu de ces produits sont constitués de substances naturelles. Et pourtant, il existe des solutions efficaces et sans chimie.

 

 

Des plantes pour stimuler l’immunité.

  • L’extrait liquide d’échinacée, en usage interne ou externe permet de soutenir le système immunitaire et de le maintenir en alerte contre la propagation des infections, et en applications locales soulagent les mycoses vaginales..
  • L’extrait fluide de centella asiatica pour son rôle régénérateur et cicatrisant qui permet de booster les défenses immunitaires contre toute invasion mycosique. En application locale sur les zones enflammées, elle favorise le renouvellement des cellules

Des plantes pour aider les fonctions hépatiques et rénales

  • Les gélules de chardon-marie qui offrent des propriétés hépato-protectrices et aident à résister aux agressions extérieures. Une petite aide pour pallier aux désagréments engendrés par les mycoses, des ballonnements aux perturbations intestinales.
  • Les gélules de busserole apportent le confort urinaire en faisant disparaître les infections. Présence d’infections urinaires ou de cystites à répétition, suspicion de mycoses vaginale, la busserole peut éviter les antibiotiques.

Des plantes adoucissantes et antimicrobiennes et antiparasitaires

  • Le lapacho, est utilisé pour les composants antiseptiques et anti-inflammatoires que contient son écorce interne. Présenté en gouttes, il agit sur le système immunitaire et transmet des minéraux et oligo-éléments en très grande concentration, Sous forme de décoction il peut être employé comme bain de pieds soulageant les mycoses des orteils.
  • L’aloe vera, bien entendu tout le monde connaît ses mérites sous forme de gel cicatrisant, antifongique et antibactérien. Pour une application locale, il est parfait. Mais il peut également sous forme d’infusion amener un confort digestif détoxifiant.
  • Le curcuma a soupoudrer dans les aliments, excellent antifongique et antiinflammatoire. Il existe également sous forme de gélules pour effectuer des cures régulières, et empêcher des récidives fongiques.

Des huiles essentielles, très essentielles pour lutter contre le candida

  • Dans la gamme des huiles essentielles antifongiques et surtout réactives contre le candida albicans, on peut citer : le tea tree, la sarriette de montagne, la cannelle de Chine, le clou de girofle, la palmarosa, la lavande. Comment les utiliser et dans quel but ? Ces essences sont très efficaces mais peuvent aussi être très irritantes en cas de mésusage. Une utilisation originale et pratique : mettre 3 à 4 gouttes d’une des huiles essentielles dans une grosse noix de gel d’aloès. Bien mélanger et masser doucement la zone infestée. Un conseil, les molécules actives étant différentes selon les huiles essentielles précitées, faire un roulement en changeant d’essence tous les 3 jours.

Des oligo-éléments pour renforcer le système immunitaire

  • Zinc et cuivre, sous forme homéopathique ou sous forme d’oligosols, en cure d’une dizaine de jours pour stimuler le système immunitaire.
  • En oligothérapie, le mélange cuivre-or-argent agit rapidement en interne pour éliminer les microbes et autres parasites.

Des probiotiques pour réensemencer

  • Probiotiques vivants (en pharmacie et conservés au froid), levure de bière activée sont des éléments indispensables en cures pour aider les flores physiologiques à rester actives même en cas de mauvaise hygiène de vie.

Des recettes de grand-mère

  • Faire une décoction de fleurs de lavande (une grosse poignée par litre d’eau), laisser refroidir, passer cette eau sur la zone atteinte plusieurs fois par jour ;
  • Faire des bains de pieds dans une eau (froide) additionnée de javel et de fleurs de thym
  • Masser les zones enflammées avec un mélange 50/50 d’huile de baies d’argousier et d’huile de noix de coco.
  • Manger de l’ail

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Cathy

 

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