Les légumineuses, aliments-remèdes réconfortants de fin d’hiver

Anny Schneider, auteure et herboriste-thérapeute accréditée

« La destinée des nations dépend de la manière dont elles se nourrissent``

Anselme de Brillat-Sarrazin, Physiologie du goût

Nul ne peut plus l’ignorer désormais : manger autant d’animaux, en Europe comme en Amérique du Nord, est non seulement nocif pour la santé cardio-vasculaire et immunitaire, mais aussi pour la survie de notre chère planète.

Ici au Québec, Canada, puisque nous avons le luxe de pouvoir choisir des milliers de sortes de végétaux, nous n’avons aucune excuse pour garder le steak au centre de notre assiette jour après jour.

Voici quelques suggestions d’aliments nutritifs et hypotoxiques issus de nos champs, idéalement de culture certifiée biologique et de provenance locale.

Faits et chiffres sur les légumineuses

Outre les céréales, autres aliments de base dont nous traiterons à l’occasion, il nous faut décrire les multiples bienfaits des légumineuses, pour la plupart issues de la famille des fabacées.

Cette grande famille comprend autour de 12000 espèces au monde, dont nous consommons certaines à répétition sous de nombreuses formes, en premier pour leur grande valeur nutritive. 

Photo de Sunsetoned sur Pexels.com

L’OMS, avait désigné 2016 comme l’année mondiale des légumineuses pour ces multiples raisons.

• Elles sont une excellente source de protéines, entre 30 et 40 % selon l’espèce, similaire aux produits animaux, et presque le double des céréales raffinées les plus consommées (blé, maïs et riz !) et même des produits laitiers. À valeur calorique égale, elles demandent dix fois moins d’engrais et d’herbicides que le maïs, et enrichissent même les sols grâce à leurs mycorrhizes, surtout si on l’enfouit comme engrais vert pour revitaliser la terre. De plus, elles nécessitent quatre fois moins d’eau et ne produisent que le vingtième du méthane que l’équivalent en poids d’une livre de viande.

• Elles coûtent autour de 60% moins cher à produire que l’équivalent en protéines animales, se vendent à la moitié de leur prix et elles participent largement à diminuer la faim dans le monde.

• Le Canada est le premier producteur mondial de fabacées, production qui a quadruplé depuis 1990 ! Les haricots secs, lentilles, pois cassés et pois chiches figurent en tête des productions.

Pourtant c’est ici qu’on en consomme le moins, sauf au Québec où les beans et la soupe aux pois restent populaires. Certains anglophones ne nous traitent-ils pas les francos de pea soup ?

Photo de NEOSiAM 2020 sur Pexels.com

Elles constituent une riche source de nutriments variés conjugués : hydrates de carbone complexes et variés, fibres hydrosolubles, protéines assimilables, toutes les vitamines, surtout des B et K, presque tous les minéraux et oligo-éléments, surtout du phosphore, du fer et du zinc, et comme chez les arachides et le soya, ce sont des sources non négligeables de bons gras.

Elles ont pour la plupart les propriétés suivantes : nutritives sans être calorifiques, elles sont aussi anticancer, digestives, hypocholestérolémiantes, hypotensives, énergisantes, antidiabétiques, calmantes, laxatives, minéralisantes et prébiotiques, entre autres…

Vaste choix de saveurs et de textures de légumineuses

• En haut de la liste, celles qu’on peut manger crues ou germées pour obtenir le maximum d’enzymes et de vitamines : fèves Mung, fenugrec, luzerne, lentilles, pois chiches et trèfle rose sont les plus connues et faciles à acquérir ou à faire germer avec les contenants et outils appropriés.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est pexels-photo-4149256.jpeg

• En cuisson rapide, à consommer après cuisson entre 30 et 90 minutes et sans trempage : haricots blancs, doliques, navy, de Lima, lentilles brunes, vertes et du Puy, pois cassés jaunes ou verts, flageolets, gourganes et fèves adukis, entre autres…

• Celles qui nécessitent un trempage de quelques heures et une cuisson prolongée d’une à deux heures : haricots blancs, navy, rouges, noirs, pinto, de soya, pois chiches, comme dans les recettes traditionnelles de l’hummus, le couscous, le taboulé, le chili, le cassoulet ou les fèves mijotées, avec ou sans lard…

• Herbes et huiles essentielles alliées pour mieux digérer et assimiler les fabacées : ajouter en fin de cuisson, une ou plusieurs de ces herbes aromatiques, carminatives ou anti-gaz : aneth, carvi, cumin, coriandre, estragon, thym ou sarriette.

Autres adjuvants pour une meilleure digestion : les algues kombu, ou un peu de bon vinaigre de cidre de pommes , plutôt que de la « petite vache « ou bicarbonate de soude qui débalance le PH digestif.

Pour les gens pressés : les conserves bien sûr, mais les choisir certifiées bio, du pays ou vous vivez, non salées, les rincer avant cuisson, et datées de deux ans maximum.

Mélangées aux pâtes, aux chips, aux plats déjà cuisinés, sauce à spaghetti, en soupe (ex chili, pâté chinois végétariens, tourtière aux lentilles, soupe aux pois etc.), en salades froides l’été.

• Fabacées médicinales car très concentrées en principes actifs : acacia, astragale, lotier et griffonia, lotier, trèfle rouge vesce et soya bien sûr!

Focus sur la « viande sans os` des Asiatiques : le Soya !

Même si 70% de sa production mondiale est consacré aux tourteaux pour la nutrition des animaux et reste une cause de déforestation, au Brésil et au Canada par exemple, le soya, bio bien sûr, est une des solutions contre la dégradation des sols, la pollution et même la faim dans le monde.

Aliment panacée que le soya : Anticancer, antioxydant, anticholestérolémiant, amaigrissant, calmant, nutritif, régulateur hormonal et reminéralisant, le soya présent à presque tous les repas des Chinois, est un de leur secret de minceur et de longévité.

À noter : le soya, est souvent décrié comme un facteur aggravant des cancers hormono-dépendants. Pourtant, les statistiques sur ces maladies bien moins répandues en Asie, comme que les points de vue célèbres nutrithérapeutes comme Anne-Marie Roy, le Docteur Richard Béliveau ou encore Steven Foster prouvent que malgré le fait qu’ils ralentissent quelque peu la thyroïde, la plupart des légumineuses préviennent également les cancers des voies digestives, de l’utérus et de la prostate, entre autres.

Le soya se présente sous toutes ces formes d’aliments et sous-produits, dans une multiple variété de goûts et de textures : burgers, hachis et saucisses, en crème, en tofu ferme ou dur, texturisé en grumeaux, lait, poudding, yoghourt, miso, natto, tamari, tempeh, okara. Et il contient autour de 20% d’huile, parmi les plus consommée au monde, car très économique.

Le soya se décline en de multiples présentations versatiles protéinées.

Le miso ou le tamari traditionnel, faits de soya fermenté, contiennent plusieurs prébiotiques bénéfiques et un haut taux de B12 précieux pour les végétaliens, à ajouter aux plats mijotés en fin de cuisson. Sans oublier les isoflavones de soya vendus en capsules comme régulateur hormonal, conseillé à la ménopause ou en cas d’ostéoporose.

Partout dans le monde, les légumineuses constituent un des types d’ aliments de base les plus riches en bons gras, en fibres et en protéines. À nous de les redécouvrir et les apprêter à toutes les sauces dans nos assiettes au quotidien, autant pour notre santé que notre longévité!

Champs de soya sans pesticides avec lobélie et plantain, autres panacées médicinales

Bibliographie : 

Anne-Marie Roy et Patricia TuslaneVégétariens… mais pas légumes Les Éditions Publistar, 2010

Béliveau Richard, Gingras Denis Les aliments contre le cancer Editions révisée 2016 Trécarré , Montréal

Publié dans comestible, cuisine santé, herboristerie, plantes comestibles, plantes utiles, système digestif | Tagué , , | 1 commentaire

Se soigner aussi au naturel c’est possible !

Ne ratez pas cet atelier formation de Claudie Bourry à Auch le 22 janvier 2021

Se soigner aussi au naturel c’est possible !

www.facebook.com/100011721230564/posts/1263325267401502/

 

Laurence

Publié dans Aromathérapie, gemmothérapie, livre aromathérapie, plantes aromatiques | Tagué | 3 commentaires

Huile essentielle de Palmarosa

L’ huile essentielle du mois de janvier des cercles de reliance de Nat l’Atelier de Târâ http://www.latelierdetara.com/

Bonne lecture

Sophie

Publié dans Aromathérapie, huiles essentielles, mycoses | Tagué , , , | 1 commentaire

Le frangipanier, symbole d’immortalité

Par ce temps hivernal, bien frisquet, je vous partage un très bel article sur le frangipanier de Régiane Theyss du blog allmafragans.blogspot.com. Il vous réchauffera le coeur et le corps en vous transportant sous les tropiques au pays des fleurs exotiques.

Merci Régine pour toutes ces informations et bonne lecture

Laurence

https://allmafragrans.blogspot.com/2020/12/larbre-fleur-des-temples-symbole.html?m=1

L´ARBRE « FLEUR DES TEMPLES », SYMBOLE D’IMMORTALITÉ

Les arbres du genre Plumeria, comme le Plumeria alba L.– Frangipanier blanc, Jasmine tree, Jasmim do Cabo -, appartienent à la famille des Apocynacées. Originaires d’Amérique tropicale et subtropicale, les Plumerias sont aujourd´hui répandus dans tous les pays tropicaux, et notamment en Asie du Sud-Est. 

Les arbres Plumeria sont universellement appréciés par le parfum doux et la beauté de ses fleurs. Rien ne peut mieux évoquer la douceur tropicale que le parfum des fleurs de frangipanier. Ses différentes variétés donnent des fleurs à la senteur subtile mais puissante et aux belles couleurs : blanc, jaune, rouge, rose, jaune, mauve et un panaché de jaune/orange et blanc. En France, on compte sept variétés adaptées aux zones plus chaudes. 

Son nom de genre Plumeria, à l’origine orthographié Plumiera, fut donné en l’honneur du botaniste français Charles Plumier, au XVIIe siècle. Le nom « frangipanier » provient d´une légende du 12ème siècle: un italien de la famille des Frangipani aurait crée un parfum fort apprécié lequel sera associé au parfum des fleurs de l´arbre Plumeria, quatre siècles plus tard, par des voyageurs européens aux Caraïbes. 

Mythes et symbolique des fleurs

Dans les pays tropicaux, il est courant de les trouver dans les parcs et jardins, qu´ils décorent et parfument délicatement. En Asie Orientale, il est planté à proximité des temples depuis des millénaires, et a une forte symbolique chez les hindous et bouddhistes d’où son nom « fleur des temples ». On raconte que cet arbre serait immortel, car il donne des fleurs et des feuilles après qu´il soit arraché. Il est alors considéré comme symbole d’immortalité puisque ses rameaux coupés peuvent se garder très longtemps avant d’être replantés. Il faut faire attention à la sève laiteuse et collante qui s’échappe des rameaux lorsqu’on les coupe, elle est toxique en cas d’ingestion et est très irritante pour les yeux. 

En Thaïlande, il s’appelait autrefois « Champa – จำปา » et il fut rebaptisé « Lila wa dii » (également orthographié « Leelawadee ») par la princesse Maha Chakri Sirindhorn – มหาจักรีสิรินธร (fille du roi Rama IX). Appelé « Kemboja » en Malaisie et en Indonésie, sa fleur est utilisée en offrandes aux dieux lors des cérémonies religieuses dans les temples à Bali où elle orne également la coiffe des danseuses de legong. Au Bangladesh, les fleurs blanches sont associées aux funérailles et à la mort, alors qu’aux Comores, elles sont associées aux mariages. Dans plusieurs îles du Pacifique comme Tahiti, Fidji, Hawaï, Nouvelle-Zélande, Tonga et les îles Cook, le Plumeria est utilisé pour faire des couronnes de fleurs. Dans la culture polynésienne, le frangipanier est nommé « tipanie ». Sa fleur peut être portée pour indiquer l’état de disponibilité d’une jeune fille – sur l’oreille droite, si elle cherche une relation, et sur la gauche si elle est déjà prise.

Le frangipanier est certainement l’arbre le plus populaire dans le sud du Pacifique et est le symbole le plus fort du paradis tropical. Dans la culture hindoue cette fleur symbolise la fidélité : les femmes hindoues les portent dans leurs cheveux durant leur mariage pour témoigner de leur loyauté envers leur époux. Selon un mythe mexicain, les dieux sont nés dans des fleurs de frangipanier. A Bali le frangipanier est considéré comme sacré, les balinais utilisent ses fleurs pour prier. Au Brésil, c´est un arbre qui évoque le parfum des beaux jours, et est très utilisé pour donner une touche tropicale subtile pendant les fêtes du nouvel an : on ramasse quelques fleurs fraîchement tombées pour les faire flotter dans un bol d’eau avec quelques bougies.  

L´espèce et ses variétés botaniques

Selon l´espèce, il s’agit d’arbre ou d’arbuste à feuillage caduc ou semi-persistant, allant d´une taille de 2 à 6 mètres, mais le Plumeria rubra peut mesurer jusqu’à 12 mètres. Les branches et les rameaux sont charnus et épais. Les feuilles simples, alternes ou formant une spirale, sont groupées à l’extrémité des rameaux, elles mesurent de 20 à 40 cm de long. Les fleurs de la plupart des variétés sont très odorantes, disposées en cimes pédonculées. L’odeur est unique : florale, amandée et légèrement vanillée, exotique et chaleureuse. 

Il existe plusieurs genres de frangipanier : « rubra » pour  des fleurs rouges, « alba » pour des fleurs blanches, « acuminata » aux fleurs blanches les plus parfumées, « pudica » un autre frangipanier à fleurs blanches moins parfumées, et également « inodora », «obtusa», « stenopetala » et « stenophylla ». Plumeria alba, la « Fleur des temples », est le symbole nationale du Nicaragua et l’emblème du Laos. Ses fleurs donc sont blanches à cœur jaune avec 5 pétales. Plumeria pudicaou « bouquet de mariée » a les feuilles curieusement spatulées, longues, épaisses, en forme de cuillère, d’un vert foncé brillant et les fleurs blanches peu odorantes. Plumeria rubraou « Carmin flusch », peut mesurer de 6 à 12 mètres, et est très utilisé en marqueterie. Ses feuilles sont succulentes, épaisses, plutôt larges et toxiques, et ses fleurs roses sont appréciées en cuisine et en cosmétique. Plumeria acuminata est très semblable à pudica, ses fleurs sont les plus odorantes.

Propriétés médicinales

Cette plante a une place très importante dans la médicine traditionnelle, notamment grâce à sa richesse en huiles essentielles et en substances aux propriétés antibiotiques, antibactériennes, antifongiques et antivirales. Mélangée à un certain nombre d’autres, Plumeria alba L. et Plumeria rubra sont employées contre la syphilis, et les indigènes l’estiment beaucoup pour ses propriétés altérantes et dépuratives. L’écorce a un puissant anti herpétique, et modifie rapidement les ulcérations syphilitiques. 

C’est un médicament fort apprécié par les Chinois comme tonique, astringent, sédatif, vermifuge et carminatif très utile contre la dysenterie, le choléra, les affections nerveuses et pulmonaires.

En Polynésie, cette substance laiteuse qui exsude lorsqu’on coupe une branche, est employé comme traitement contre les verrues. A partir des feuilles et de l’écorce, on extrait aussi un antibiotique, la fulvoplumièrine.

Il est également utilisé en thérapeutique dans certains pays : purgatif aux Indes (écorce ou racines), remède contre la blennorragie ou chaude-pisse aux Philippines (écorce fraîche). Des feuilles et de l’écorce, on extrait un antibiotique : la fulvoplumièrine.

Dans la cosmétique moderne, la fleur de frangipanier se retrouve dans de multiples produits cosmétiques pour ses vertus apaisantes, ainsi que dans la parfumerie pour son odeur enivrante et exotique. En Asie, l’infusion de fleurs de Tipanie s’applique sur le corps après le bain. Cette infusion tonifie la peau tout la parfumant d’une odeur subtile et délicate.

En aromathérapie, l´huile essentielle est généralement employée pour ses vertus apaisantes : elle combat le stress, les états dépressifs et l’insomnie. Elle permet aussi d’assainir l’air de la maison (prévention des infections), de désencombrer les bronches et de calmer la toux. L’huile essentielle de frangipanier est également conseillée pour relancer la circulation sanguine, ce qui soulage notamment les jambes lourdes. 

Les huiles « chauffantes » comme celle de frangipanier, fleur de lotus, citronnelle, basilique etc, sont censées avoir une influence apaisante sur ceux souffrant de peur, anxiété, insomnies selon les principes de l’Ayurveda, une science hindoue datant de 5 000 ans qui a pour but d’équilibrer l’esprit et le corps. 

Malgré ses vertus, à exemple d´autres espèces botaniques, la présence des Plumeria s´est réduit ces derniers années. Malheureusement, les aménagements urbains réalisés laissent souvent peu de place à la végétation alors que les végétaux sont des éléments majeurs du paysage caractérisant des régions et des pays. Développer et enrichir le patrimoine floristique, c‘est donner une identité à un tissu urbain, au paysage. S‘interroger sur l‘impact culturel des végétaux et sur leur capacité à singulariser les lieux, c‘est retrouver les structures végétales les mieux adaptées à la vocation des sites. 

En effet, au niveau de la ceinture intertropicale, nous assistons à une banalisation des paysages et une perte d’identité, par un choix massif d’une poignée d’espèces végétales. C’est au niveau local que des solutions peuvent et doivent être apportées. La prise en compte de la richesse et de la spécificité de la flore, à la fois sous-utilisée et peu connue, est primordiale dans les aménagements et l´occupation des sols.

Regiane THEYSS

Références:

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61413605/f562.textePage.langDE

https://tahitiansecrets.fr/fr/content/11-frangipanier

http://www.thailande-guide.com/zone-thailande/frangipanier.htmlPartagerLibellés : biodiversité; biodiversidade; agroécologie; agroforesterie; permaculture; agrobiodiversitéplumeria; frangipanier; jasmim; botanic

Publié dans arbres utiles, cosmétiques, huile cosmétique, plantes aromatiques, plantes comestibles | Tagué , , , , | 1 commentaire

Meilleurs vœux 2021

En 2020, 48,550 personnes ont visité mon blog et les pages ont été vues plus de 68,600 fois !

Les visiteurs ont doublé par rapport aux années précédentes, et ce en pleine année de « confinement ».

Nos pratiques culturelles ont évolué durant ce temps particulier, les gens avaient tant besoin de lire, de se distraire par des visites virtuelles et d’apprendre sur les moyens à leurs disposition pour se soigner au naturel.

On se rappellera de l’année 2020 pour bien des raisons. Pour moi elle a été marqué « entre autre chose » par la sortie de notre livre  » l’Aromathérapie et ses alliés naturel »s publié aux Editions Terran.

Il a enfin  fait sa sortie le 9 novembre 2020. Co-écrit avec Claudie Bourry, ce livre parle de l’aromathérapie, mais également de l’apithérapie, de la phytothérapie et de la gemmothérapie.  

En décembre 2020,  j’ai passé un beau moment à la radio locale du Diois en compagnie de Baptiste de RDWA. Voici le lien pour écouter l’interview et d’en apprendre un peu plus sur le livre, l’aromathérapie et ses alliés naturels ainsi que sur mon parcours en général.

Je tiens à vous remercier mes chers lecteurs pour  votre fidélité et pour votre présence sur le blog. J’apprécie grandement vos commentaires que je lis toujours avec beaucoup d’attention. Certains sur le livre m’ont particulièrement touché.

Ce blog n’est financé par aucune publicité ou parrainage d’aucune sorte. Ce blog est pour moi une belle opportunité de partage.  

Cette année a été riche en articles et j’en profite  d’ailleurs pour remercier mes collaboratrices et expertes, pour leurs dévouement à partager elles aussi régulièrement des articles sur le blog.

Voici une récapitulation des meilleurs articles (les plus lus en 2020) par chaque collaboratrice :

L’article le plus lu : Coronavirus 2020

https://conseilsphytoaroma.com/2020/01/29/coronavirus-2020/

Sophie : Huile essentielle de DAVANA

https://conseilsphytoaroma.com/2020/05/30/huile-essentielle-de-davana/

Anny : Précautions et plantes pour fortifier nos défenses immunitaires

https://conseilsphytoaroma.com/2020/03/03/precautions-et-plantes-pour-fortifier-nos-defenses-immunitaires/

Gène : Citrus et Covid-19

https://conseilsphytoaroma.com/2020/04/25/citrus-et-covid-19/

Claudie : Le romarin et ses huiles essentielles

https://conseilsphytoaroma.com/2020/05/01/le-romarin-et-ses-huiles-essentielles/

Diane: L’épigénétique… et l’effet placebo

https://conseilsphytoaroma.com/2020/03/09/lepigenetique-et-leffet-placebo/

Un peu d’espoir pour la nouvelle année

Mes souhaits pour la nouvelle année sont simples, c’est la santé « au naturel» pour tous !

Malgré les hauts et les bas de l’année dernière, je demeure convaincue que nous saisirons l’opportunité de repenser notre mode de vie pour nous et pour la planète.

Je souhaite  également aux plus jeunes de garder confiance en l’avenir.

Au plaisir de vous retrouver en 2021

Laurence

Publié dans apithérapie, Aromathérapie, gemmothérapie, herboristerie, livre aromathérapie, plantes aromatiques, plantes médicinales | Tagué , , | 2 commentaires

Le livre continue son voyage!!!!

Comme promis voici la suite du livre  » L’aromathérapie et ses alliés naturels » qui voyage…

Il continue son périple à travers L’Europe et le Québec.

Je vous laisse découvrir ses escales et j’en profite pour vous souhaiter une bonne année 2021.

Bon visionnement 🙂

Au plaisir de vous retrouver l’an prochain en pleine forme!

Laurence

Publié dans Aromathérapie, gemmothérapie, huiles essentielles, livre aromathérapie, phytothérapie, plantes aromatiques, Québec | Tagué | 6 commentaires

Joyeuses fêtes de fin d’année 2020

L’année 2020 a été particulière sur bien des plans …

Je vous souhaite une fin d’année un peu plus douce et sereine.

Le livre continue son voyage en France et en Europe, la suite bientôt ….

Joyeuses Fêtes et prenez soin de vous!

Laurence

Publié dans hiver, huiles essentielles, livre aromathérapie | 5 commentaires

Essence de Bergamote

Une belle essence à découvrir pour décembre

Sophie

Publié dans Aromathérapie, huiles essentielles, plantes aromatiques | Tagué , , , | 2 commentaires

Hommage mérité au sapin baumier

Ah! Abies balsamea, notre beau sapin, roi des forêts,

En Europe l’abies alba ou pectinata,

Sinon un cultivar hybride plus durable,

Ici un conifères de l’est, qui par ses attraits,

Nous enchantes jusqu’au cœur de l’hiver,

Embaumant nos demeures au faîte des festivités.

Sapin du solstice, fête du retour de la lumière,

Depuis 5000 ans tu remplaces en Occident le cèdre du Liban,

Symbole d’éternité, de l’esprit plus fort que la mort,

Entre Nemrod, Osiris, Dionysos et le Christ,

Figures changeantes de divinités sacrifiées

Qui ont finalement triomphé ou pas.

Depuis mon Alsace natale, berceau de cette étrange pratique,

Quand garni de pommes, d’oranges et de vraies bougies à pinces,

Tu faisais briller nos yeux d’enfants ingénus,

Réjouis par tes brillants et de ton parfum suave,

Rare arbre jamais permis au salon,

Petite poupée ou auto de métal chromé emballés à tes pieds,

Destinés à moi et mon gentil grand frère Roland.

Là-bas, nommé sapin pectiné, ici sapin baumier,

Poussant dans les hauteurs de la ligne bleue des Vosges,

Ici dans l’humus humide des forêts acides,

De l’Alberta aux Maritimes,

Tes grands sujets semenciers se font rares,

Souvent sacrifiés lors des coupes à blanc,

Visant les épinettes ou feuillus, au bois plus payant.

Dans le langage courant,

Se faire passer un sapin

Plutôt qu’une épinette plus chère,

Discrédite à tort ce cher conifère,

Pire,  « sentir le sapin«  signifie :  

Approcher de sa mort via l’odeur du cercueil

Bois des pauvres trépassés,

Enterrés dans ce bois peu prisé.

Pourtant, ta gomme servant de colle

Pour les canoës, mocassins ou tepees,

Diachylon indien cautérisait même les plaies ouvertes,

Et soignait les affections graves des poumons

Rapportées du vieux monde par les visages pâles,

En gomme mâchée ou décoction des jeunes rameaux,

Tu fus pour les singes nus du Nord, surtout l’hiver,

Une rare source de vitamine C nécessaire à leur survie,

Ce que savait alors chaque sage des bois,

Toujours sûrement utile contre la nouvelle peste…

Tapis de sol assainissant des shapituans très peuplés,

Ou de la tente tremblante purifiante, ils te révèraient

Pour ta longévité, ta forme pyramidale et tes arômes si subtils

Depuis leur passage multimillénaire du détroit de Béring,

Imitant les Innus, les colons blancs, barbiers-chirurgiens,

Apothicaires-colporteurs, ont vite appris à t’utiliser,

Te vendent jusqu’à ce jour en capsules ou en sirop,

Contre les maux persistants des poumons, asthme inclus,

Ou en pilules comme laxatif combiné à l’aloès noir.

Les sœurs de la Providence faisaient, même à l’hôpital,

Des lavements vermifuges mêlés aux jaunes d’œuf,

Et on t’exportait en baril entiers par navires,

Contre la tuberculose ou phtisie, alors si présente dans les vieux pays.

Distillée ici, ton huile essentielle est reconnue dans le monde entier

Pour ses effets assainissants de l’air et des poumons,

Les terpènes de ta gomme servent de diluant à peinture,

Et ta résine ajoutée aux vernis

Des violons et ingrédient des lentilles informatiques et optiques.

Pour le plaisir ponctuel d’un Noël si éphémère,

Tu es désormais cultivé à coup de pesticides, 

L’espèce Douglas ou Fraser étant plus durables,

Mais en forêt tu deviens fragile et rare toi aussi :

Comme tous les monocultivés pour le profit ajouté,

Vendus à 100 piastres US à Time square, Hé hé!,

Car le père Noël Coca-cola aime les rituels payants,

Star éphémère alourdie de bébelles scintillantes,

Pour finir bêtement hâché dans la choppeuse à compost…

Ah!  La forêt, comme les marais,

Uniques états d’origine de la nature naturante,

Comme tu manques à nos âmes de nomades pêcheurs-cueilleurs,

Que nous fûmes durant des millénaires…

Cher si bon sapin,

Il est temps qu’on te revalorise, pas seulement à Noël,

À coup de gestes signifiants et d’écrits percutants, pacte vert ou pas,

Pour défendre de qui reste de ton habitat originel,

La grande forêt méridionale de l’est et ses nombreuses formes de vie connexes.

Pyramide« evergreeen`bien enracinée pointant le ciel toute l’année,

Gratitude envers toi, admirable sapin, pour tes innombrables bienfaits!

Anny Schneider, autrice, herboriste-thérapeute accréditée et poétesse

Waterloo, Québec, Canada Décembre 2020

Publié dans arbres utiles, Aromathérapie, forêt, huiles essentielles, plantes aromatiques, Québec | Tagué , , | 1 commentaire

L’Arganier l’or blanc du Maroc

L’arganier, l’or blanc du Maroc constitue pour les marocains le symbole de la vie et de leur chemin à travers le temps. Partons à sa découverte !

L’arganier (Argania spinosa), est un arbre endémique du Maroc. Les forêts d’arganier, appelées arganeraies, sont localisées principalement dans la plaine de Souss et le Sud-Ouest marocain. L’arganeraie marocaine a été classé en 1999 par l’Unesco comme  Réserve de la Biosphère

Pour le découvrir plus en détails, je vous invite à lire ma chronique mensuelle  » Raconte moi l’arganier » sur le blog de ladrome.

Vous y découvrirez tous ses secrets et spécialement pour les hommes une recette d’huile à barbe adoucissante et assouplissante.

Bonne lecture

Laurence

Publié dans arbres utiles, comestible, cosmétiques, huile cosmétique, huiles végétales, plantes comestibles, plantes utiles | Tagué , , , | 1 commentaire