Le Figuier

J’ai pensé vous parler du figuier, après avoir passé quelques heures à préparer ces chères figues en confiture.

Le figuier : Cet arbre de la famille des moracées, compte plus de 70 espèces. Le plus connu est le Ficus carica appelé ainsi car il est originaire d’une région d’Asie mineure appelée Carie.ficus-carica

 

Le figuier se présente comme un arbre très ramifié à l’écorce grise et aux grandes feuilles vertes un peu rugueuses, caduques et lobées, contenant une abondante substance : le latex.

C’est un arbre fruitier rustique, qui supporte très bien les grands écarts de température.

Ce qu’on appelle généralement le fruit n’est que le réceptacle charnu ou sycone (nom de la figue en grec) en forme d’outre qui se referme sur lui-même en emprisonnant les fleurs dans la cavité interne. Elles donnent les fruits quand la fructification est réalisée et que la partie charnue se développe. Ce sont les graines qui sont les véritables fruits.

Les « figues-fleurs » se récoltent du mois de juin au mois d’août, les « figues d’automne » du mois d’août au mois d’octobre.

Les parties de la plante utilisées à but thérapeutique sont les fruits et les feuilles.

Des actifs d’intérêt : Quel que soit le cultivar, les fruits du figuier montrent un taux très élevé de composés phénoliques. Les quantités de rutine, par exemple, sont plus élevées que celles que l’on trouve dans les pommes. Les différents polyphénols, flavonoïdes et anthocyanines démontrent d’un fort potentiel antioxydant. Les feuilles contiennent un latex riche en une enzyme protéolytique (Ficine) aux propriétés hépato protectrices. Les fruits séchés ont une valeur médicinale dans le système médical traditionnel pour leurs actions dans les désordres gastro-intestinaux et inflammatoires. Certaines études scientifiques ont montré la présence d’une activité spasmolytique médiée par l’activation des canaux K+ATP avec action antiplaquettaire, qui ainsi fournissent les bases de l’utilisation médicinale pour les problèmes de péristaltisme intestinal et de désordres inflammatoires.

Des utilisations « galéniques » variées :

o   Ficus carica est un médicament homéopathique (non soumis à prescription médicale) qui est traditionnellement utilisé pour normaliser la sécrétion de suc gastrique et aider à la cicatrisation des ulcérations gastriques et duodénales. Il se présente sous forme de gouttes buvables (macérât alcoolique de bourgeons).

o   Il est utilisé en gemmothérapie (macérât glycériné de bourgeons) pour les dystonies neurovégétatives (névroses obsessionnelles et angoisse). Il est inducteur de sommeil et calme les troubles émotionnels.

Quelques recettes à préparer :

o   Inflammation de la bouche (gingivites, aphtes) et de la gorge : couper deux figues sèches en morceaux, les plonger ¼ d’heure dans un verre de lait mis à bouillir avec une cuillère à café de miel. Filtrer et après refroidissement faire des gargarismes et bains de bouche.

o   Bronches, grippe, rhume, toux : 250g de lait additionné de 20g de figues sèches, faire bouillir ¼ d’heure. Filtrer, ajouter une cuillère de miel et boire le mélange lacté bien chaud.

o   Constipation : faire tremper le soir dans un bol d’eau chaude (bouillie) plusieurs figues, les manger le matin à jeun et éventuellement boire l’eau de trempage.

o   Ulcérations gastriques : mettre 80 gouttes de macérât glycériné dans un grand verre d’eau deux fois par jour jusqu’à la fin des symptômes.

o   Piqûres d’insectes (abeilles en particulier) et morsures de serpent : faire couler le latex de la feuille sur la zone piquée, la douleur se stoppe.

o   Sciatique : faire macérer pendant quelques jours des figues sèches coupées en morceau dans de l’alcool de fruit (type eau de vie) puis appliquer en mouvements circulaires autour de la névralgie, un tampon imbibé de ce mélange pendant plusieurs minutes. Efficacité anti névralgie garantie, odeur d’alcoolique également garantie !

o   Taches de rousseur : sortir quelques gouttes du latex de la feuille du figuier, les étaler sur les taches de rousseur, répéter pendant plusieurs jours, elles s’éclaircissent et se distinguent moins.

o   Verrues : quelques gouttes de latex de feuilles de figuier à appliquer plusieurs fois par jour sur la verrue jusqu’à ce qu’elle devienne molle. Humecter la verrue d’eau chaude, elle va tomber toute seule.

o   Mes confitures « plus » : en fin de cuisson, je rajoute de l’écorce d’orange confite ou bien des petits pignons, cela change, personnalise et c’est délicieux !

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L’Inca inchi ou Sacha inchi, le Trésor ou l’Or des Incas

inca ichi lianeL’Inca Inchi ou Sacha Inchi (Plukenetia volubilis) est une plante grimpante que l’on trouve à l’état sauvage dans la région amazonienne ou sur les flancs de la cordillère des Andes du Pérou.

Elle appartient à la famille botanique des Euphorbiacée, connue pour sa richesse en plantes alimentaires comme le manioc ou  en graines oléagineuses comme le ricin.

C’est une plante semi-ligneuse (liane), vivace  avec des fleurs mâles et femelles, des feuilles alternes, pointues  en forme de cœur. Les fruits sont des capsules de 3 à 5 cm de diamètre, formées par 4 lobes à 7 lobes contenant des graines aplaties  brunes oléagineuses.

inca inchiLes graines, très concentrées en acides gras (notamment en omégas 3 et 6), sont aussi connues comme la cacahuète des Incas. Cette plante a probablement été cultivé par les Incas il y a 3000 ou 5000 ans. On en a retrouvé des échantillons dans les tombes incas  et sur des poteries  qui représentent le fruit et les branches du Sacha inchi.

De  nos jours ce sont les  peuples amazoniens qui utilisent traditionnellement les graines ou l’huile de Sacha inchi pour des applications cosmétiques, alimentaires et médicinales.

Par exemple, les Yaguas d’Amazonie péruvienne  mélangent  l’huile de sacha inchi avec la farine de la graine et préparent  une crème spéciale pour revitaliser et rajeunir la peau.

Les amérindiens Secoyas, Amueshas, et Boras, consomment les amandes grillées pour récupérer leur force et comme un reconstituant après l’effort. Avec l’huile, ils frottent leur corps pour soigner les douleurs musculaires et les rhumatismes.

Les graines et l’huile d’Inca Inchi, sont encore peu connus en Europe.

Par contre , elles sont déjà  la source de toutes les convoitises et  surtout un exemple de biopiraterie des savoirs autochtones.

En 2008, un brevet avait été déposé par des entreprises cosmétiques françaises pour les usages cosmétiques de l’huile d’inca inchi.

Ce brevet a  été annulé grâce au combat des  indiens  de la communauté Ashaninka et d’associations qui défendent le droit des peuples autochtones.ashaninkas

Malheureusement, cela ne veut pas dire que les retombées économiques vont bénéficier seulement  aux populations amérindiennes du Pérou.

Cette plante est déjà cultivée en Chine  et en Asie du Sud Est à  grande échelle…

 

Si vous devez en acheter, je vous conseille de privilégier l’origine Péruvienne, issue de l’agriculture biologique et de petites coopératives de paysans amérindiens.

Un véritable trésor à découvrir  pour votre bien être ! 

Usage alimentaire

Les études scientifiques récentes  (Université Cornell US, 1980) confirment les qualités nutritionnelles exceptionnelles des graines de Plukenetia volubilis.

Aucune autre huile (végétale ou animale) ne contient naturellement  des teneurs en acides gras insaturés (oméga 3 ,6 et 9) et en vitamine E dans de telles proportions :

• Oméga 3 (49% en moyenne)
• Oméga 6 (34% en moyenne)
• Oméga 9 (9% en moyenne)
• Antioxydants : vitamine E 170mg/litre.
• 60% de l’amande dégraissée est une protéine complète digestible à 96%, très riche en acides aminés dans les proportions idéales pour la santé.

Je vous conseille de remplacer les cacahuètes grillées de l’apéro par des amandes grillées d’inca inchi !

Les Oméga -3-6 et -9 contenus en grande quantité dans l’huile de Sacha Inchi (92%), aident à réduire le cholestérol.

L’huile de Sacha Inchi a un goût et une saveur agréable  de petit pois ou de cosse de haricot, elle est délicieuse en cuisine.

Je vous invite à l’ incorporer dans la vinaigrette de vos salades ou directement sur les légumes.

En  la consommant crue, sans cuisson, elle gardera toutes ses  propriétés bénéfiques pour la santé.

Usage cosmétique 

L’huile de Sacha Inchi est particulièrement adaptée pour prendre soin des peaux irritées, sèches et matures.

Elle contient  plus de 45% d’oméga 3,  elle est donc particulièrement intéressante pour les peaux nécessitant un apport en oméga 3.

Elle stimule fortement la régénération et l’activation cellulaire, favorise le métabolisme de la peau ainsi que son élasticité. Cette huile régule, en outre, la kératinisation et pénètre rapidement.

Cette huile est apaisante et très efficace pour les peaux très sèches ayant une tendance à faire des squames ou des rougeurs et irritations à répétitions, il s’ agit d’ une huile  » sèche non grasse »  qui pénètre particulièrement bien l’épiderme et ne laisse aucun film gras. Elle permet d’apaiser les petits problèmes de peau tout en laissant une odeur délicate et agréable.

De plus, elle protège la peau des agressions extérieurs telles que le vent ou encore le soleil par exemple et l’ hydrate en profondeur.  Il s’agit d’ une huile enrichie en anti-oxydant naturel (vitamine E), c’est un bon anti-âge pour les peaux matures.

Une petite recette « Huile premières rides pour peau mixte ou mature »:

Verser de l’huile d’inca inchi dans le creux de la main et ajouter 1 goutte d’huile essentielle de géranium. Faire pénétrer en douceur sur le visage, le cou et le décolleté.

Pour les femmes enceintes et allaitantes, utiliser l’huile d’inca inchi seule sans huile essentielle.»

Une huile aux propriétés insoupçonnées  et prometteuses!

En 2015, une étude scientifique in vitro  a démontré les propriétés  antibactériennes de l’huile Sacha inchi sur le staphylocoque doré  de la peau  (Sacha Inchi Oil Plukenetia volubilis L., effect on adherence of Staphylococus aureus to human skin explant and keratinocytes in vitro. Gonzalez-Aspajo G, Belkhelfa H, Haddioui-Hbabi L, Bourdy G, Deharo E).

Une solution naturelle pour soulager les personnes qui souffre d’eczéma atopique ?

HV_IncaInchi_100ml_FREn terminant, voici un petit clin d’œil pour ladrôme laboratoire… C’est une de leur nouveauté pour  l’automne.

Bonne découverte amazonienne🙂

Laurence

 

 

 

 

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Le Caoutchouc ou figuier elastique

La réponse à l’Arbre remarquable : Ficus elastica, plus connu sous le nom de Caoutchouc .
Vous avez sûrement acheté un jour dans votre jardinerie locale cette plante pour votre appartement !!!!!
Sur ma photo, il est un peu plus gros je vous le concède….

Cet arbre de la famille des Moraceae est très commun sous les tropiques. Les figuiers sont des arbres remarquables. En Inde, on les appellent aussi Banians. Le plus célèbre est le grand Banian de Howrah. Cet arbre a l’étonnante particularité de faire la taille de deux terrains de football.
Ce figuier du Bengale (Ficus benghalensis) avec l’ensemble de ses racines aériennes, forme une circonférence au sol de près d’un demi-kilomètre.
Mon Ficus elastica de Puerto Vallarta est un peu plus modeste🙂
Laurence

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Arbre remarquable

Un petit clin d’oeil du Mexique tropical
Cet arbre me fascine toujours, qui suis je ?

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Laurence

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Plantes à effet physiologique sur l’axe vitalité

Cogitations personnelles …

Depuis quelques années nos pharmacies se transforment en « super-boutiques « de vente de compléments alimentaires, de complexes vitaminiques pour tonifier, relaxer, stimuler les fonctions physiques ou intellectuelles.

Avant, on préconisait de manger des fruits et des légumes de saison et de stocker ainsi un bon capital vitaminique, de ne pas oublier les aliments qui nous fournissaient le phosphore, le calcium, le magnésium, le fer, le zinc … pour maintenir une métabolisation énergétique naturelle et fonctionnelle.

Avant, les aliments se suffisaient, les traitements et additifs n’étaient pas d’actualité.

Avant, on n’allait à la pharmacie que pour ramener des médicaments impératifs à un traitement médical nécessaire.

Maintenant, on contemple des boîtes aux couleurs intenses, aux phrases clés pour attirer le consommateur.

Maintenant, il semble que la vitalité ne peut plus exister d’elle-même, il faut la booster …

On ne sait même plus à quoi correspondent les AJR (apports journaliers recommandés), on ne cherche plus à consommer la « bête » vitamine C qui fut longtemps la vitamine tonus à posséder en cas de fatigue. Et pourtant, le Camu-camu, l’acérola et le cynorrhodon (églantier) en sont des riches sources naturelles.

Une tasse de café est souvent diabolisée par son apport en caféine et les risques que la caféine contenue soit porteuse de troubles du rythme cardiaque (palpitation), de troubles du sommeil, de perturbations digestives, mais savez-vous que de nombreuses plantes (feuilles de thé séchées, fève de cacao, feuilles de maté séchées, graines pulvérisées de guarana, noix de cola …). L’Agence européenne de sécurité des aliments (AESA/EFSA) a rendu un avis scientifique en mai 2015 concernant l’évaluation des risques (système nerveux central et système cardiovasculaire) liés à la caféine, et fixé une limite d’absorption à moins de 400mg/j.

Un complément alimentaire « à effet stimulant » est vendu avec la promesse d’une action immédiate de coup de fouet. Les éléments de la composition mettent en exergue surtout la présence guarana, additionnée d’un apport équilibré en vitamines et minéraux.

Le ginseng apporte un effet dynamisant sur les défenses du système immunitaire, un effet progressif d’adaptation aux agressions du monde extérieur. C’est une plante adaptogène. La caféine de la pâte de guarana possède un pouvoir excitateur instantané !

GUARANALe guarana, effet booster immédiat …

Cathy

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Pour une rentrée réussie : des plantes à effet physiologique sur le tonus

La rentrée est source de moments de fatigue passagers, quelques plantes d’ici ou d’ailleurs peuvent donner une action physiologique stimulante.

Partons tout d’abord à la découverte des propriétés d’une herbe aromatique vivace, de la famille des araliacées.

GINSENGSa racine qui a parfois des formes curieuses (charnues et bifurquées), sa tige est droite et lisse, elle porte des fleurs jaunes ou rosées et des fruits rouges.

Origine : originaire du Nord-est de la Chine, de Mandchourie, de Sibérie ou de Corée, elle est considérée comme une panacée, d’où son nom de genre : Panax.

Cette plante incontournable de la médecine traditionnelle chinoise se nomme le Ginseng (Panax Ginseng ou Ren Shen).

Utilisée depuis plusieurs millénaires en Extrême-Orient, le ginseng ne gagna de la notoriété en Europe que vers la fin du XVII ème siècle. La première mention en France est due au Père Jésuite Jarroux en 1711.

Botanique : Panax Ginseng C.A. Meyer, ou ginseng chinois/coréen, utilisation de la racine très riche en ginsénosides et saponines, c’est le plus anciennement connu, il stimule l’énergie du yang. Il existe également le ginseng américain, la racine de Panax quinquefolium moins riche en composés actifs mais favorisant l’énergie du yin. Ils ne doivent pas être confondus avec les ginseng d’Oregon, ginseng indien, ginseng péruvien (maca), ginseng de Sibérie … plantes adaptogènes ne comportant pas le même ratio en principes actifs.

Les constituants : des hétérosides : saponosides triterpéniques et stéroïdiques appelés ginsénosides. La racine principale et les racines secondaires séchées et coupées du Panax Ginseng Meyer contiennent au minimum 0,30% de la somme des ginsénosides Rg1 et Rb1, calculés par rapport à la substance active desséchée.CHIMIE GINSENG

En fonction de l’origine, du lieu de culture, de la saison de récolte, de la variété, de l’état racinaire (principal ou secondaire), du mode de préparation … la composition chimique peut être très différente.

Indications thérapeutiques : tonique fortifiant en cas d’état de fatigue passager, de baisse de tonus physique ou psychique, de manque de concentration, de récupération de force pour une convalescence.

En médecine asiatique, on ajoute le terme de tonique aphrodisiaque, le ginseng n’est pas considéré comme un médicament destiné à soigner une pathologie mais au contraire comme un médicament de prévention qui augmente la résistance immunitaire, la capacité de repousser les espèces libres oxygénées nuisibles apportées par l’environnement, c’est une plante adaptogène. En traitement prolongé, il régule l’énergie vitale, nourrit les liquides vitaux et donne de la force à la rate et aux poumons.

Usages : en cas de perte d’énergie (rate et poumons), de surmenage, de perte d’appétit, de transpiration nocturne, de pieds et mains froids, de perte de mémoire, d’impuissance, de diabète, de fluctuations de la tension artérielle, d’anémie, de palpitations, de gastrite …

Etat règlementaire : le ginseng est inscrit aux Pharmacopées française et européenne, accepté par la Commission E, recommandé par l’OMS. Le taux standardisé saponines / ginsénosides doit être supérieur à 15 mg/ g)

Contre-indications, effets secondaires : non connus.

Incompatibilités : le fer, les objets métalliques, les instruments de cuisine en métal, l’améthyste, les produits laitiers, le thé …

Posologie : dose journalière conseillée de 1g de racine sèche pulvérisée (CSHPF, 1995), administrée sous forme d’infusion, de médicaments, de toniques renfermant un extrait standardisé en ginsénosides, de gélules de compléments alimentaires, d’ampoules buvables, de teinture mère,  … durant une période d’environ 3 mois.

Analyses cliniques, études d’objectivation : des études chez l’humain ont porté sur l’axe physiologique et la vitalité et sur les performances sportives (moindre fatigue, augmentation de la consommation d’oxygène et diminution du rythme cardiaque) et surtout sur l’axe cognitif, montrant des effets psychoactifs du ginseng chez l’homme.

Cathy

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Plantes à effet physiologique sur l’appétit

 

Les beaux jours voient le déclin arriver, la rentrée est souvent symbole de routine, de tristesse.

Les couleurs des repas ternissent, il faut stimuler l’envie de petits plats.

Une solution simple, agréable, utiliser les pouvoirs de l’olfaction. Odorat et goût interagissent, la puissance des aromatiques change considérablement l’accueil que l’on peut réserver à un plat, mais aussi la façon dont les sucs gastriques vont agir sur le plan digestif.

Ces aromatiques sont efficaces dans les plats, mais leur olfaction joue un rôle prépondérant dans la stimulation de l’appétit. Un plat insipide et sans couleur n’engage aucunement à l’envie, et sans envie l’appétit et la digestion ne seront pas dans le parcours.

romarin1
Souvenir de garrigues, de collines arides et calcaires ?
Le romarin des troubadours (Rosmarinus officinalis) à l’allure fièrement élancée, disperse autour de lui des effluves balsamiques aux multiples propriétés. Riche en huile essentielle, ce riche survivant des jardins du Moyen-âge (les carrés des simples) apporte ses effluves carminatives et stomachiques, relève le goût des grillades et aide la digestion.

Dioscoride l’utilisait comme plante fébrifuge mais les connaissances sur cette ombellifère bisannuelle sont faibles sur le plan médicinal, et pourtant ! c’est la plante condimentaire la plus utilisée dans la cuisine française pour sa puissance aromatique apportée dans les crudités, les légumes, les omelettes. Le temps de la sédentarisation est revenu, et si le brave persil (Petroselinum crispum) est connu pour son goût, son aide à la digestion, il joue également un rôle dans la stimulation de la circulation sanguine.

ciboulette
Idéale pour l’haleine, venue d’Orient,
on la nomme aussi appétit ou civette, la ciboulette (Allium schoenoprasum), elle est du même genre botanique que l’ail, contient également des dérivés soufrés et possède des propriétés antioxydantes. Apéritive, digestive elle agrémente salades, omelettes, bouillons et fromages frais.

ail
Il a droit à des foires rien que pour sa vente
, cet ingrédient incontournable de nos plus célèbres plats cuisinés français. Herbacée à bulbe, l’ail (Allium sativum) est un super aliment qui a fait l’objet de plusieurs écrits scientifiques. Ses composés sulfurés aideraient à prévenir les accumulations cholestérolémiantes, il possèderait des propriétés favorables à l’appareil cardiovasculaire, mais avant tout c’est un condiment aromatique de haut vol.

laurier
Symbole d’Apollon, couronne des poètes et des savants
, les feuilles de laurier sauce (Laurus nobilis), fermes et très aromatiques stimulent l’appétit. Très utilisé dans les marinades, il apporte une touche antiseptique et permet d’alléger les fermentations d’un plat. Il est riche en huile essentielle.

 

fenouil
L’apéritif des chevreuils
, est une plante rustique, apéritive, stomachique. L’anéthol qui la compose lui donne des vertus digestives puissantes. Le fenouil (Foeniculum vulgare) gorgé d’huile essentielle apporte ses nuances anisées aux plats de poisson, et permet d’éliminer rapidement les toxines. En médecine chinoise le fenouil renforce l’énergie de l’estomac et procure un effet harmonisant.

 

basilic
Une diffusion d’arômes frais, doux, subtils
et la détente, l’envie de goûter aux mets se fait sentir. Le basilic tropical (Ocimum basilicum) apporte ses nuances herbacées contenues dans l’huile essentielle et permet de dénouer les estomacs contractés. Il s’accorde avec tous les plats, des salades aux poissons.

menthe poivrée
On dit qu’elle fait fuir les chaleurs intérieures en médecine chinoise,
la menthe (Mentha) sous sa diversité est un trésor de richesse. Menthe poivrée, menthe verte, menthe marocaine, menthe citronnée, menthe crépue, menthe pouliot … est l’amie de l’estomac, l’ennemie des ballonnements. En diffusion ou répandue sur un mouchoir en papier à humer en fin de repas, l’huile essentielle soulage les mauvaises digestions, en feuilles hachées dans des plats de type taboulé ou pour parfumer un dessert elle est l’inconditionnelle d’un repas rafraîchissant.

thym
La farigoule ou farigoulette, plante sauvage des garrigues
exhale son parfum sous les fortes chaleurs. Le thym (Thymus vulgaris) est grandement utilisé en cuisine, en particulier pour agrémenter les grillades, mais sa fragrance libère des composés antioxydants et antiseptiques grâce à son contenu en huiles essentielles. Il ouvre l’appétit et chasse les spasmes.

Appétit ou gourmandise ? Les deux sont liés et il est toujours agréable de rentrer dans un lieu dont les effluves stimulent l’envie de manger.
Cathy

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Viva Mexico!!!!

Bonjour à vous fidèles lecteurs.

En cette fin d’été, Cathy et moi, nous vous réservons de beaux articles.

Je suis moi-même en plein préparatifs pour des vacances au Mexique. Je vous l’avoue, c’est un voyage un peu particulier, car je vais  rencontrer César mon premier petit fils. Que d’émotions en perspective🙂
MEXICO

Je compte bien sûr vous faire découvrir des belles plantes mexicaines durant mon voyage. Que l’aventure phyto-aromatique commence !!!!

Avant de partir je vous ai préparé une petit cadeau amazonien… à suivre.

Cathy  de son côté, vous partagera des articles intéressants sur les plantes digestives et toniques pour le mois de septembre.

Bonne fin d’été à tous et bonne rentrée🙂

Laurence

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Un effet physiologique sur la digestion  

 

Des plantes simples à trouver, à additionner à notre alimentation estivale pour une détoxication digestive et hépatique.

 

artichautLes feuilles d’artichaut (Cynara scolymus) sont connues depuis des dizaines d’années pour leurs actions cholagogues et cholérétiques.

Plus simplement, elles aident à réguler le flux biliaire et à soulager les dyspepsies fonctionnelles.

L’utilisation en médecine de confort est réalisée avec des extraits aqueux présentés sous forme sèche dans des comprimés. Une efficacité se fait sentir sur l’élimination de la bile avec une dose journalière de 5-10 g d’équivalents feuilles sèches.

Des études cliniques récentes ont permis de mettre en évidence d’autres effets bénéfiques, soit une protection antioxydante, une aide à la régénération cellulaire hépatique, un effet réducteur sur la teneur en mauvais cholestérol.fleur d'artichaut

L’artichaut a un ancêtre qui fait partie des légumes oubliés, bien qu’encore parfois cultivé dans les régions méditerranéennes, il se nomme le cardon (Cynara cardunculus) ou encore l’artichaut sauvage.

C’est un légume d’hiver. Très riche lui aussi en cynarine il est un excellent acteur dans le rôle d’élimination de toxines. Très peu calorique, il favorise le transit intestinal.

curcumaLe rhizome de Curcuma (Curcuma longa), épice constituante majoritaire des currys, le curcuma est utilisé depuis des siècles en Asie pour traiter les affections du foie. Le monde occidental ne l’a découvert qu’au 20ème siècle, sous forme principalement d’extraits alcooliques pour améliorer les troubles digestifs légers d’origine biliaire. Des études cliniques ont montré que la curcumine serait active dans le syndrome du côlon irritable. Sous forme de rhizome pulvérisé, une dose de 1,5-3,0g par jour permet de participer à une bonne digestion intestinale.

fenouilLe bulbe (fruit) du fenouil (Foeniculum vulgare) était connu d’Hippocrate pour aider les digestions difficiles. Peu d’études ont été réalisées et les connaissances sur son usage viennent des médecines chinoises et ayurvédiques. Par contre, huile essentielle et graines font l’objet de communications en particulier pour leurs actions antispasmodiques. Pour le clin d’œil, cette semaine un chevreuil m’a sectionné et mangé tous les plans de fenouil, lui aussi devait avoir besoin de digérer !

 

gingembreLe rhizome de gingembre (Zingiber officinale), d’Orient en Occident, le gingembre a parcouru les siècles en apportant ses qualités digestives, stomachiques, antispasmodiques. Un morceau de rhizome dans l’eau de cuisson des légumes peut améliorer ballonnements, nausées ou vomissements, très utile en cas d’épidémies de gastro ! Pour un estomac prompt à digérer, une consommation journalière de 0,5-1,5g de racine pulvérisée est vivement recommandé.

menthe poivréeLa menthe poivrée (Mentha piperita) : difficile de concevoir des salades d’été, des taboulés sans additionner quelques feuilles de menthe poivrée. Amie des soirées sous forme d’infusion digestive (3-10g de feuilles), elle ne connaît pas d’heures de gloire en recherche clinique. La tradition la présente comme stomachique, antispasmodique et apéritive. L’huile essentielle en diffusion passive à côté d’un patient aide à supporter la chimiothérapie.

 

radis noirLe radis noir (Raphanus sativus) utilisé sous forme de jus de racine fraîche est présenté depuis quelques dizaines d’années comme une aide souveraine aux lithiases biliaires. Il favorise la digestion et l’élimination de la bile, mais il est recommandé de ne pas dépasser une dose journalière de 45ml de jus de racine fraîche.


romarin 2

Les feuilles et l’huile essentielle de romarin (Rosmarinus officinalis), du traité des simples aux utilisations médicinales et culinaires, le romarin véhicule des effets physiologiques sur la digestion, l’élimination de la bile, la diminution des troubles dyspepsiques.2-6g de feuilles sèches pour une infusion digestive, 3 gouttes d’huile essentielle dans une bouteille d’huile d’olive pour parfumer les salades, une plante simple et efficace.

 

 

pruneauLe pruneau d’Agen (Prunus domestica) l’ami de Molière pour « déboucher les tuyaux et relâcher le ventre », fruit séché riche en fibres, en sorbitol, en acide malique dont les propriétés sur le péristaltisme intestinal ne sont plus à démontrer. Il aide à réguler le métabolisme, il est antioxydant et la consommation de 4 à 10 de ce fruit noir ridé par exemple le matin à jeun, ou bien au coucher permet de libérer une constipation obstructive.

 

tamarinLa pulpe du fruit du tamarinier de Madagascar (Tamarindus indica) est utilisée à raison de 10-50g par jour pour faciliter le transit intestinal, grâce à sa richesse en acides organiques. On l’utilise fréquemment dans la cuisine sous forme de chutney, de curry, de desserts.

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Deux fruits amazoniens plein de tonus et d’antioxydants

Les réponses  aux devinettes de cette semaine sont :

ACAI

  1. Açai (Euterpe oleraceae), famille des palmiers (Arecaceae), natif du bassin amazonien.

L’açai est également présenté sous forme d’huile de pulpe très riche dans sa portion insaponifiable en phytostérols, et en acides gras mono-insaturés en oméga 6 et oméga 9. (intérêt pour des cosmétiques protecteurs solaires).FRUIT ACAI

 

  1. Camu camu (Myrciaria duba), famille des myrtaceae, natif du bassin amazonien.

Des études ont montré l’activité anti-inflammatoire de ces fruits.

 CAMU CAMU

Ces fruits sont intéressants pour des organismes dont le but est de développer et préserver la biodiversité (CIRAD), de façon à approcher des compositions précises, à stipuler les périodes de collecte pour correspondre à l’optimisation de la teneur maximale en actifs.

Le but d’organismes de ce type est également d’apprendre aux populations les technologies d’extraction et de transformation.

Cathy

AMAZONIE 2 AMAZONIE

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