Viva Mexico!!!!

Bonjour à vous fidèles lecteurs.

En cette fin d’été, Cathy et moi, nous vous réservons de beaux articles.

Je suis moi-même en plein préparatifs pour des vacances au Mexique. Je vous l’avoue, c’est un voyage un peu particulier, car je vais  rencontrer César mon premier petit fils. Que d’émotions en perspective🙂
MEXICO

Je compte bien sûr vous faire découvrir des belles plantes mexicaines durant mon voyage. Que l’aventure phyto-aromatique commence !!!!

Avant de partir je vous ai préparé une petit cadeau amazonien… à suivre.

Cathy  de son côté, vous partagera des articles intéressants sur les plantes digestives et toniques pour le mois de septembre.

Bonne fin d’été à tous et bonne rentrée🙂

Laurence

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Un effet physiologique sur la digestion  

 

Des plantes simples à trouver, à additionner à notre alimentation estivale pour une détoxication digestive et hépatique.

 

artichautLes feuilles d’artichaut (Cynara scolymus) sont connues depuis des dizaines d’années pour leurs actions cholagogues et cholérétiques.

Plus simplement, elles aident à réguler le flux biliaire et à soulager les dyspepsies fonctionnelles.

L’utilisation en médecine de confort est réalisée avec des extraits aqueux présentés sous forme sèche dans des comprimés. Une efficacité se fait sentir sur l’élimination de la bile avec une dose journalière de 5-10 g d’équivalents feuilles sèches.

Des études cliniques récentes ont permis de mettre en évidence d’autres effets bénéfiques, soit une protection antioxydante, une aide à la régénération cellulaire hépatique, un effet réducteur sur la teneur en mauvais cholestérol.fleur d'artichaut

L’artichaut a un ancêtre qui fait partie des légumes oubliés, bien qu’encore parfois cultivé dans les régions méditerranéennes, il se nomme le cardon (Cynara cardunculus) ou encore l’artichaut sauvage.

C’est un légume d’hiver. Très riche lui aussi en cynarine il est un excellent acteur dans le rôle d’élimination de toxines. Très peu calorique, il favorise le transit intestinal.

curcumaLe rhizome de Curcuma (Curcuma longa), épice constituante majoritaire des currys, le curcuma est utilisé depuis des siècles en Asie pour traiter les affections du foie. Le monde occidental ne l’a découvert qu’au 20ème siècle, sous forme principalement d’extraits alcooliques pour améliorer les troubles digestifs légers d’origine biliaire. Des études cliniques ont montré que la curcumine serait active dans le syndrome du côlon irritable. Sous forme de rhizome pulvérisé, une dose de 1,5-3,0g par jour permet de participer à une bonne digestion intestinale.

fenouilLe bulbe (fruit) du fenouil (Foeniculum vulgare) était connu d’Hippocrate pour aider les digestions difficiles. Peu d’études ont été réalisées et les connaissances sur son usage viennent des médecines chinoises et ayurvédiques. Par contre, huile essentielle et graines font l’objet de communications en particulier pour leurs actions antispasmodiques. Pour le clin d’œil, cette semaine un chevreuil m’a sectionné et mangé tous les plans de fenouil, lui aussi devait avoir besoin de digérer !

 

gingembreLe rhizome de gingembre (Zingiber officinale), d’Orient en Occident, le gingembre a parcouru les siècles en apportant ses qualités digestives, stomachiques, antispasmodiques. Un morceau de rhizome dans l’eau de cuisson des légumes peut améliorer ballonnements, nausées ou vomissements, très utile en cas d’épidémies de gastro ! Pour un estomac prompt à digérer, une consommation journalière de 0,5-1,5g de racine pulvérisée est vivement recommandé.

menthe poivréeLa menthe poivrée (Mentha piperita) : difficile de concevoir des salades d’été, des taboulés sans additionner quelques feuilles de menthe poivrée. Amie des soirées sous forme d’infusion digestive (3-10g de feuilles), elle ne connaît pas d’heures de gloire en recherche clinique. La tradition la présente comme stomachique, antispasmodique et apéritive. L’huile essentielle en diffusion passive à côté d’un patient aide à supporter la chimiothérapie.

 

radis noirLe radis noir (Raphanus sativus) utilisé sous forme de jus de racine fraîche est présenté depuis quelques dizaines d’années comme une aide souveraine aux lithiases biliaires. Il favorise la digestion et l’élimination de la bile, mais il est recommandé de ne pas dépasser une dose journalière de 45ml de jus de racine fraîche.


romarin 2

Les feuilles et l’huile essentielle de romarin (Rosmarinus officinalis), du traité des simples aux utilisations médicinales et culinaires, le romarin véhicule des effets physiologiques sur la digestion, l’élimination de la bile, la diminution des troubles dyspepsiques.2-6g de feuilles sèches pour une infusion digestive, 3 gouttes d’huile essentielle dans une bouteille d’huile d’olive pour parfumer les salades, une plante simple et efficace.

 

 

pruneauLe pruneau d’Agen (Prunus domestica) l’ami de Molière pour « déboucher les tuyaux et relâcher le ventre », fruit séché riche en fibres, en sorbitol, en acide malique dont les propriétés sur le péristaltisme intestinal ne sont plus à démontrer. Il aide à réguler le métabolisme, il est antioxydant et la consommation de 4 à 10 de ce fruit noir ridé par exemple le matin à jeun, ou bien au coucher permet de libérer une constipation obstructive.

 

tamarinLa pulpe du fruit du tamarinier de Madagascar (Tamarindus indica) est utilisée à raison de 10-50g par jour pour faciliter le transit intestinal, grâce à sa richesse en acides organiques. On l’utilise fréquemment dans la cuisine sous forme de chutney, de curry, de desserts.

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Deux fruits amazoniens plein de tonus et d’antioxydants

Les réponses  aux devinettes de cette semaine sont :

ACAI

  1. Açai (Euterpe oleraceae), famille des palmiers (Arecaceae), natif du bassin amazonien.

L’açai est également présenté sous forme d’huile de pulpe très riche dans sa portion insaponifiable en phytostérols, et en acides gras mono-insaturés en oméga 6 et oméga 9. (intérêt pour des cosmétiques protecteurs solaires).FRUIT ACAI

 

  1. Camu camu (Myrciaria duba), famille des myrtaceae, natif du bassin amazonien.

Des études ont montré l’activité anti-inflammatoire de ces fruits.

 CAMU CAMU

Ces fruits sont intéressants pour des organismes dont le but est de développer et préserver la biodiversité (CIRAD), de façon à approcher des compositions précises, à stipuler les périodes de collecte pour correspondre à l’optimisation de la teneur maximale en actifs.

Le but d’organismes de ce type est également d’apprendre aux populations les technologies d’extraction et de transformation.

Cathy

AMAZONIE 2 AMAZONIE

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Du tonus pour se croire aux JO suite….

Voici la le deuxième fruit amazonien à découvrir !

amazonie

 

Un petit fruit rond, jaune orangé, de la taille d’un citron, très riche en vitamine C mais très amer sous sa forme native.

Un indice dans son nom, il aime les répétitions !

L’arbre qui le porte adore pousser les pieds dans l’eau dans des zones marécageuses.

20 fois plus riche en acide ascorbique que l’acérola (> 2000mg/100g), il nécessite une lyophilisation pour éviter l’hyper acidité.

Riche en flavonoïdes, ce petit fruit aide à booster le système immunitaire. Sa concentration en caroténoïdes, en vitamines du groupe B, en minéraux lui confère la propriété de tonifier, d’augmenter la rapidité des réflexes mais aussi de faire fuir la fatigue.

Les vitamines du groupe B sont les acteurs d’un bon état neurologique, pour combattre anxiété et stress.

Du tonus sans stress ? De la résistance à la fatigue ?

Ce petit fruit est le complément parfait du premier.

On peut le trouver inclus dans des jus de fruits, sous forme de poudres à mélanger dans des entremets, glaces ou des yaourts. Mais aussi sous forme de complément alimentaire, plus ou moins dosé.

 

Leurs points communs ?

Ils sont tous deux originaires d’Amazonie, leur croissance se fait dans des zones inondables donc leur culture permet de valoriser des terres peu exploitées, ce sont des antioxydants très puissants.  

Cathy

 

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Du tonus pour se croire aux J.O. ?

Laurier_jeux_olympiques

Un choix de deux fruits utilisés pour leurs valeurs énergétiques … et qui sont certainement consommés actuellement à Rio !

Leur point commun ?  Ils viennent d’Amazonie et sont des tonifiants naturels.

Leurs limites ? Les extractions parfois artisanales et peu conformes à la pureté des produits.

Aujourd’hui je vous fais découvrir le premier.

Si je devais décrire, on dirait que il se présente sous forme de baies et ressemble aux myrtilles, aux cassis.

Les baies se projettent en grappes « qui pleurent » de couleur violacée.

 L’exploitation et la transformation de ce fruit sont des actions dynamiques, associant la protection spécifique dans la biodiversité et le développement de fruits présentant une haute teneur en anthocyanes.

Depuis quelques années, la pulpe de ce fruit est utilisée pour produire des boissons énergétiques, pour parfumer des glaces et des yaourts, pour ingérer sous forme de complément alimentaire.

Inconnu des populations du monde pendant de longues années, cette baie est devenue en peu de temps la coqueluche de tous les sportifs, et relation de cause à effet, son prix a été multiplié par cent.

A-t-il toutes les qualités qui lui sont attribuées ?

Comme pour toute description d’un aliment santé, il faut faire le tri, éléments sûrs : la valeur ORAC (oxygen radical absorbance capacity) (en traduction plus simple, capacité antioxydante) est la plus élevée que l’on puisse trouver dans les fruits comestibles à travers le monde.

Sélénium, anthocyanes, caroténoïdes, acide ascorbique … des éléments tonifiants, antioxydants pour une protection efficace contre les agressions des espèces libres oxygénées (les méchants radicaux libres), mais il ne faut pas oublier non plus que la pulpe de ce fruit est très riche en fibres, en qualités nutritionnelles.

Le sportif y gagne donc le dynamisme énergétique et l’aliment pour les muscles.

Qui sont ces petites baies ?

Si vous séchez, prenez l’avion, partez à Rio, on doit en vendre partout à … prix d’or.

Cathy

 

 

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Les bons gestes phyto-aromatiques après les piqûres d’insectes de l’été

 

piqure

Après une piqûre d’insecte , Quelques gestes simples pour avoir une action efficace :

  • Rester calme,
  • Bien localiser la piqûre
  • Déterminer le type d’insecte en cause ( guêpe, frelon, moustique, abeille), retirer le dard si c’est une piqûre d’abeille.
  • Surveiller la réaction pour repérer s’il y a une réaction allergique ( Attention à l’œdème de Quincke ou un choc anaphylactique qui peuvent mettre la vie en danger) .

Normalement après une piqûre d’insecte, si tout se passe bien, vous allez voir gonflement au niveau du point de piqûre, une rougeur, une démangeaison et quelques heures après  tout devrait disparaître .

En herboristerie

Quelques  plantes pour vous aider à :

Soulager  la douleur

  • Le plantain majeur (Plantago major), un anti histaminique naturel

plantain

Frictionner avec des feuilles fraîches de plantain, la douleur disparaît presque instantanément.

  • L’oignon (Allium cepa)

Une recette de grand mère : poser une tranche d’oignon cru sur la piqûre pour faire passer la douleur.

 

  • L’aloe vera (Aloe vera)

L’aloe, par ses propriétés astringentes, soulage la douleur.

Si vous cultivez des plants d’aloe vera, coupez une tige fraîche  dans sa longueur puis extraire le gel à l’aide d’un couteau et l’appliquer sur la piqûre.

Sinon appliquez directement du gel d’aloe vera que vous trouverez dans le commerce (99% minimum de jus)

  • La sauge officinale (Salvia officinalis)

La sauge calme la douleur car elle a des  propriétés astringentes et antiseptiques.

Frottez la piqûre avec des feuilles fraîchement cueillies.

  • Le citron (Citrus limon) et le vinaigre

Frotter avec une tranche de citron ou de l’eau vinaigrée pour faire passer la démangeaison.

Calmer l’inflammation

  • La lavande (Lavandula angustifolia)

Elle calme l’inflammation et accélère la guérison grâce à ses propriétés cicatrisantes.

Frictionnez la piqure avec des parties aériennes fleuries fraîches ou avec de la teinture hydro alcoolique..

  • Le basilic (Ocimum basilicum)

Il calme les démangeaisons et permet d’éviter l’infection grâce à ses propriétés antibactériennes.
Mixez un bouquet de basilic ; appliquez le jus sur la piqûre puis faites un pansement avec les feuilles mixées.

  • Le calendula  ( Calendula officinalis) et le millepertuis (Hypericum perforatum)  sous forme de macérat huileux pour leurs propriétés adoucissantes et anti-inflammatoires.

En aromathérapie

  • Les huile essentielles  incontournables pour soulager les piqûres d’insectes  :  la lavande aspic ( Lavandula latifolia)  et la lavande fine ( Lavandula angustifolia).

Je vous invite à la découvrir plus en détails  dans un de mes précédents articles: Merveilleuses lavandes : fine, vraie, aspic, maritime, clonale ou Lavandin. Laquelle vous fait vibrer ?

Pour soulager la douleur et réduire l’inflammation :

  • Huile essentielle de Camomille romaine (Anthemis nobilis) grâce à ses propriétés anti inflammatoires.
  • Huile essentielle de Menthe poivrée (Mentha piperita) pour son effet frais immédiat.
  • Huile essentielle de Geranium bourbon ( Pelargonium x asperum)  grâce à  ses propriétés anti-infectieuses, cicatrisantes.
  • Huile essentielle de Tea Tree  ( Melaleuca alternifolia ),  grâce à ses propriétés analgésiques et anti-prurigineuses.

Vous pouvez également utiliser toutes ces plantes aromatiques sous forme d’ hydrolat , elles vous aideront  soulager les démangeaisons ou la douleur tout en douceur  :

  • Hydrolat de menthe poivrée
  • Hydrolat de géranium  bourbon
  • Hydrolat de lavande
  • Hydrolat de camomille romaine

Si vous êtes en vacances sous  les tropiques, je vous invite à découvrir d’autres espèces qui seront de précieuses alliées pour vous protéger ou vous soulager des piqûres des moustiques voraces!!!!

Dans les Caraïbes  ou dans l’Océan indien :
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  • Le Gros thym (Plectranthus amboinicus), appelé aussi Ti baume  en créole, appartient à   la famille des Lamiacées.

Le Gros thym est une plante aromatique à forte odeur de thym. Ses feuilles sont épaisses et charnues.

Les feuilles fraîches écrasées peuvent être appliquées en cataplasme sur les petites plaies et les piqûres de moustiques.

Au Brésil, si vous avez la chance de visiter ce pays  pour les Jeux Olympiques

  • L’huile d’Andiroba ou Carapa (Carapa Guianensis )andiroba

L’Andiroba est un arbre de la Forêt Amazonienne qui peut atteindre 25 à 30 mètres de haut et jusqu’à 2 mètres de diamètre.

Ce sont ses graines qui fournissent une huile, dont les principales propriétés sont principalement médicinales (anti inflammatoire et cicatrisantes) et insecticides.

Les Indiens l’utilisent souvent mélangée avec un colorant naturel, l’Urucum  ou roucou (Bixa orellana) , pour se protéger des insectes et des parasites de la peau.

 

  • Huile/ baume de Copaïba ou Copahu (Copaifera officinaliscopaiba

Le copaïba est un grand arbre aux branches courtes, pouvant atteindre 40 m de haut et dont l’écorce est sombre et rugueuse. On extrait du tronc de l’arbre une huile /résine insoluble dans l’eau, appelée huile de Copaïba.

Grace à ses propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes, il permet de soulager les  piqûres d’insectes (moustiques, guêpes, …), les piqûres de plantes (orties, …) et les coups de soleil.

 

Bel été sans piqûres🙂

Laurence

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Et si on essayait de faire fuir les piqueurs de l’été ?

MOUSTIQUES

INSECTESIls sont partout dans le monde, disséminent des maladies parfois dangereuses (paludisme, dengue, chikungunya, fièvres …

Ils ont très mauvais goût, surtout attirés par les gouttes de sueur, les eaux stagnantes. Ils n’aiment pas les odeurs fraîches, aromatiques, citronnées.

Leurs piqûres à répétition entraînent des réflexes inconsidérés parfois, des pulvérisations en masses de produits chimiques insecticides (de la famille des pyréthrinoïdes) mais aussi perturbateurs immunologiques, endocriniens et possibles cancérogènes en puissance.

Les luttes peuvent être indirectes et naturelles avec des plantes odorantes autour de soi, sur les fenêtres avec du basilic, de la citronnelle, du géranium, de la verveine exotique

MAIS il y a une plante qui a attiré l’intérêt des chercheurs du monde entier par l’étendue de ses propriétés médicinales et antiparasitaires.NEEM

Traditionnellement utilisée il y a des milliers d’années dans les médecines ayurvédiques et indiennes, puis en homéopathie, elle était connue pour son art à débarrasser le corps de toutes les formes parasitaires internes ou externes, car ses extraits hormono-mimétiques interfèrent avec le cycle de vie des parasites et inhibent ainsi leur capacité à se nourrir et de ce fait à se reproduire.

Il a fallu attendre le XXème siècle pour que les remarques d’un entomologiste allemand soient prises en considération et que cet arbre « pharmaceutique » sorte de l’ombre et s’inscrive dans les connaissances des occidentaux.

Des pistes pour trouver ?

Si ses feuilles et ses usages internes sont moins connus en occident, son huile par contre est utilisée, elle est riche en acide oléique et en un terpénoïde aux remarquables propriétés insecticides.

Le NEEM (Azadirachta indica), que l’on nomme également en français azadira d’Inde, margousier, azidarac.

C’est un arbre qui appartient à la famille des Méliacées, cultivé ou sauvage il n’est pas difficile pour la qualité des sols, ni pour l’altitude. Il aime les fortes chaleurs mais supporte des températures inférieures à 5°C.

On le trouve principalement en Inde, en Indonésie, en Malaisie, en Afrique, Australie, Antilles et Amérique tropicale.

FEUILLES DE NEEMToutes les parties de cet arbre sont valorisées pour la médecine traditionnelle, il représente à lui seul la « pharmacie » de certains villages éloignés du monde économique.

Feuilles, fleurs, fruits, graines, racines et écorces permettent de traiter les inflammations, les infections, les maladies de peau.

C’est un arbre dont la taille varie de 5 à 30 mètres selon la zone géographique d’accueil, au feuillage persistant et imparipenné, les fleurs forment des panicules blanchâtres disposées en grappes descendantes, le fruit est une drupe ellipsoïde lisse, jaune verdâtre à maturité, d’environ 2 cm de long.

Il contient une pulpe sucrée renfermant une graine. La graine est composée d’une coque et d’un noyau (parfois jusqu’à 3 noyaux).

C’est le noyau qui est le plus utilisé dans la lutte antiparasitaire.

Plus de 150 de ses constituants jouent un rôle d’immunomodulateurs, d’antimicrobiens, d’antipaludéens, d’antiinflammatoires et semble-t-il d’antimutagènes.

Quels sont les actifs des différentes parties exploitables de cet arbre ?

Les feuilles contiennent des ingrédients insecticides mais de plus faible efficacité que la graine, elles sont constituées entre autres de terpènes, de flavonoïdes (nimbidine, quercétine …). Elles sont traditionnellement consommées sous forme de thé. Elles peuvent parfois être utilisées comme fourrage de réserve pour des chameaux, des chèvres, des moutons. Bien que très amères, elles apportent une forte valeur nutritionnelle avec 15% de protéines.

Par contre, il est essentiel de ne pas confondre les feuilles de Neem avec celles de Mélia (Melia azedarach) toxiques pour la consommation (humaine et animale), celles-ci ne peuvent être utilisées qu’en usage externe en suivant les prescriptions de la pharmacopée, ou bien en épandage agricole dans les pays l’autorisant.

L’écorce de l’arbre, le bois, les racines comprennent les tannins astringents et une multitude de triterpénoïdes complexes.

Les petites fleurs, futurs fruits possèdent un parfum très attirant pour les abeilles. Ces fleurs mellifères donneraient un miel délicat qui ne comporterait pas d’azadirachtine.

Le fruit : un arbre peut en produire entre 20 et 50 Kg par an, soit entre 4000 et 5000 graines par kg pour un arbre à maturité. L’amande du fruit contient entre 40 et 50% d’huile.

L’acides gras les plus important dans l’huile est l’acide oléique (52-62%). Mais la fraction insaponifiable de l’huile renferme aussi des terpénoïdes potentiellement actifs et en quantités non négligeables. Le plus intéressant est l’azadirachtine A, mais on trouve également de la nimbine, nimbidine, azadiraone …

AZADIRACHTINEMais qui est donc cette azadirachtine ?

 

 

 

 

En appellation chimique, on va dire que c’est un tetranortriterpénoïde fortement oxydé, en simplifiant on peut décrire cette molécule comme un métabolite secondaire du Neem (mais aussi du Mélia) que l’on ne peut synthétiser au vu de sa complexité.

C’est le composé le plus actif contre les insectes (plus de 400 espèces) incluant aussi les mouches, les fourmis, les criquets, les pucerons, les guêpes, les poux …

Il semble que l’extrait de Neem (azadirachtine) permettent de limiter la ponte des acariens, de repousser les herbivores, de protéger les cultures de céréales et légumes secs.

Pour obtenir un extrait d’azadirachtine, il faut pratiquer une extraction en phase aqueuse ou en phase organique, en utilisant les broyats des feuilles, graines, fruits.

Pour extraire l’huile de Neem, on choisit selon la qualité finale recherchée une pression à froid avec un taux d’insecticide avoisinant les 1600 ppm, ou bien un procédé à chaud mais dont le rendement ne dépassera pas les 800 ppm pour cause de destruction des molécules par chauffage.

Utilisation des parties du Neem dans l’agriculture.

En agriculture traditionnelle, le Neem représente un puissant insecticide avec l’utilisation des feuilles, des graines, de la poudre, et bien entendu des extraits azadirachtine. Les paysans indiens, maliens et africains fabriquent une sorte de purin de plante, en faisant macérer branches et feuilles pendant quelques jours avant d’utiliser cette eau pour arroser les potagers.

L’huile de Neem est utilisée au Canada dans des vergers, des plantations d’épinettes noires, sous forme de pulvérisations. En sylviculture par injection ou pulvérisation d’azadirachtine titrée, pour traiter des plantations de pins, sapins baumiers et thuya.

Qu’en est-il de la règlementation ? Aux USA, l’huile de Neem est qualifiée du statut GRAS (Generally Recognized As Safe) par la FDA. En Australie, Nouvelle-Zélande, Pays du Pacifique, Nouvelle Calédonie … elle est homologuée par les ministères d’agriculture.

Mais en France ?

L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Saisine 17/11/2014) a décidé que dans le cadre de l’épandage de tourteaux de Neem, les évaluations des risques relatives aux utilisateurs et aux consommateurs liés à la présence d’azadirachtine ne pouvaient pas être finalisés, bien que l’exposition des consommateurs semble négligeable …

Donc le Neem n’est pas présumé toxique en agriculture pour certains et reste dans le doute pour d’autres.

Utilisation des parties du Neem comme plante médicinale.

Un antimoustique reconnu, efficace que l’on peut utiliser au travers de plusieurs galéniques contenant l’huile de Neem : des savons, des baumes, des crèmes ou tout simplement des massages avec de l’huile de Neem diluée dans une autre huile plus agréable en fragrance. Un mélange au tiers d’huile de Neem, d’huile d’andiroba et d’huile de jojoba peut être agréable pour la peau et efficace dans son action répulsive.

Il existe également des bougies contenant de l’huile de Neem mais la chaleur détruit partiellement les composants.

Bientôt la rentrée ?

L’huile de Neem mélangée à de l’huile de noix de coco, appliquée en masque sur les cheveux avant lavage, représente un anti-poux parfait.

Plante majeure de la pharmacopée ayurvédique, une vieille coutume recommande d’oindre les jeunes enfants atteints d’éruptions cutanées, de varicelle ou autres affections impliquant des irritations de la peau, avec de l’huile de Neem.

Une précaution par contre, il est préférable de mélanger cette huile à une autre (type calophylle, andiroba, jojoba) à cause de son odeur très pesante.

Un cataplasme de feuilles séchées posées sur des furoncles les libèrera de leurs substances infectieuses. Des tampons d’huile de Neem posés sur des verrues les feront murir et disparaître.

Une infusion de feuilles sèches permet de soigner des brûlures infectées.

Les tanins des bois, racines et écorces macérés dans l’huile, donneraient après filtration des résultats bénéfiques sur les rhumatismes.

Cathy

 

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Une biochimiste atypique

Chers lecteurs,

Vous avez sans doute remarqué depuis un certain temps sur mon blog des articles d’un nouvel auteur  « Cathy Bonnafous« .

CAHTY LAVANDE

Je vous invite maintenant à découvrir son parcours atypique et passionnant  dans la rubrique  » Les Histoires des auteurs  » : http://wp.me/P5Iyja-1eN

Dorénavant,  nous serons donc deux auteurs à vous faire découvrir les plantes médicinales et aromatiques en plus de vous donner des conseils phyto-aromatiques.

N’hésitez pas à nous poser vos questions

Bonne lecture

Laurence

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La monarde fistuleuse, le baume des abeilles ou la chevelure du diable

monardeLa réponse à la devinette de la semaine dernière:

La monarde fistuleuse ( Monarda fistulosa) de la famille botanique des Lamiaceae.

C’est une plante vivace très aromatique, originaire d’Amérique du Nord.

Son parfum rappelle le thym ou l’origan, elle a de très belles inflorescences de couleur lavande et mesure entre 1 m à 1 m 50 de hauteur.

La monarde est une plante mellifère très appréciée des insectes pollinisateurs (abeilles, bourdons), des papillons et des colibris.

Il existe de nombreuses espèces de monarde, les plus connues sont la monarde fistuleuse ( Monarda fistulosa) et la monarde écarlate  ou pourpre ( Monarda didyma) dont les fleurs au parfum délicat de citron ou de menthe sont d’un magnifique rouge écarlate.

On leur donne aussi le nom de : Thé d’Oswego,  Chevelure du diable, Baume des abeilles, Thé de Pennsylvanie, Bee balm, Wild bergamot.

La monarde occupe une part importante dans la tradition médicinale de nombreux peuples amérindiens d’Amérique du Nord.

Elle fut décrite pour la première fois au XVIème siècle par Nicolas Monardes, médecin botaniste espagnol. Elle devint « célèbre » au cours du boycott des importations de thé à Boston en 1773 pendant lequel les colons burent cette plante aussi appelée : « la plante des indiens », ou « thé d’Oswego ».

monardeLa monarde  pourpre (Monarda didyma), était connue sous le nom de « thé rouge » dans la région de St Etienne, au 18ieme siècle elle remplaçait le thé noir .

On recommence à cultiver la monarde en Auvergne, particulièrement dans le Forez pour fabriquer  de la liqueur à partir de ses fleurs.

Je vous invite à  la découvrir  dans ce reportage  de FRANCE 3 :  http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne/2014/07/02/le-retour-en-auvergne-du-rouge-ou-monarde-510283.html

En herboristerie traditionnelle

Ce sont les amérindiens d’Amérique du nord  qui utilisaient la monarde pour ses propriétés médicinales  qui sont nombreuses :

  • digestive
  • stimulante de l’appétit
  • fébrifuge
  • antiseptique
  • anti-inflammatoire
  • pour lutter contre les affections bronchiques (rhume, toux, maux de gorge…) ;
  • calmante (insomnie, fragilité nerveuse).

Ils utilisaient les feuilles et les fleurs séchées soit en usage interne  sous forme de tisanes pour leurs vertus antiseptiques, stimulantes, diurétiques et sudorifiques.

Soit en usage externe comme soin adoucissant pour les cheveux,  en faisant macérer les feuilles séchées dans de l’huile végétale .

En aromatherapie

L’huile essentielle de monarde fistuleuse  s’obtient par distillation des sommités fleuries.
Elle a la particularité d’être concentrée en  géraniol, plus de 90% dans cette huile essentielle, à l’odeur très délicate.

Elle est utilisée au même titre que le tea-tree ou le palmarosa dans les affections de la peau, c’est un antifongique et antibactérien  performant,  très efficace pour les pieds d’athlète, les mycoses sous les ongles.

L’huile essentielle de monarde fistuleuse a  aussi des propriétés  antivirales, tonifiantes et stimulantes.

Elle permet de traiter les infections ORL, quel que soit le type : sinusite, otite, grippe, etc.

En cas de fatigue, d’une baisse de forme ou d’un manque de concentration, l’huile essentielle de monarde fistuleuse intervient avec ses vertus stimulantes.

L’utilisation de l’huile essentielle de monarde fistuleuse se fait par voie externe :  en application sous forme de massage, mélangée à une huile végétale.

Attention : l’huile essentielle de monarde étant très concentrée, et même si elle est bien tolérée par la peau, il faut éviter de l’utiliser pure et donc prendre soin de la mélanger à d’autres huiles essentielles ou des corps gras tels que l’huile d’amande douce.

Elle peut aussi être utilisée inhalation ou diffusion

Quelques idées de recettes

Huile de massage : mélanger 2 gouttes d’huile essentielle de monarde fistuleuse dans une noisette d’huile végétale. Masser les sinus en cas de bronchite, et le thorax et le dos en cas de bronchite et de toux.

Inhalation : Dans un gros bol d’eau bien chaude, ajouter 2 ou 3 gouttes d’huile essentielle de monarde fistuleuse. Recouvrir la tête d’une serviette et respirer la vapeur provenant du bol pour désinfecter les voies respiratoires.

En cuisine 

Son goût est exquis et prononcé, il est légèrement sucré pour la monarde écarlate et  à un goût proche du thym pour la monarde fistuleuse.

On privilégiera  la monarde écarlate  pour les desserts et pour parfumer les sucres et sirops. les fleurs et les feuilles  peut être utilisées pour parfumer les sels, les vinaigres et vinaigrettes ou tout simplement crues dans les salades.

La monarde  fistuleuse  accompagneront les viandes et les marinades, au même titre que le thym.

On utilisera les feuilles, les  tiges, les sommités fleuries crues ou séchées :

  • Les feuilles et fleurs fraîches ciselées et les pétales peuvent devenir condiment dans les salades, avec les viandes ou même dans les confitures et compotes.
  • Les feuilles sèches servent à préparer des tisanes, des apéritifs avec du vin blanc par exemple ou du sirop.

Je vous conseille vivement de goûter à la monarde que ce soit en tisane, sirop, sels, c’est un régal pour les yeux et le goût.

 

Laurence🙂

 

Sources:

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Une belle aromatique , les abeilles en raffolent !

Elle a une place de choix dans mon jardin médicinal, qui suis-je ?

monarde

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