« Novembre, mois sans tabac »

Le ministère de la santé souhaite sensibiliser la population aux dangers du tabac. Les jeunes fument de plus en plus tôt, le nombre de cancers du poumon a été en augmentation ces 20 dernières années.

Si l’on rajoute la pollution industrielle, les gaz d’échappements, les solvants des peintures et autres revêtements, les produits d’entretien … on voit que la vie quotidienne est environnée de composés organiques volatiles dangereux pour le système respiratoire.

tabac

Le tabac (Nicotiana tabacum) est une plante herbacée de la famille des Solanacées originaire d’Amérique centrale puis cultivée partout dans le monde.

Au XVIIème siècle le tabac était utilisé pour soigner la peste, la phtisie, les ulcères, la gale et les tumeurs. On a ensuite extrait la nicotine pour la préparation de certains médicaments.

Des cigarettes sans filtre du nom de « troupes » furent pendant longtemps distribuées gratuitement aux soldats français. L’Union Européenne « diabolise » le tabac mais a longtemps subventionné les planteurs.

Le tabac est un produit psychoactif élaboré à partir de feuilles séchées. Les fumeurs ont différentes motivations pour expliquer leur addiction, les principales étant l’aide à la concentration, l’effet relaxant en cas de stress. Le tabac est étudié par des secteurs neurologiques et psychiatriques comme outil thérapeutique potentiel.

Actuellement, pour le « mois sans tabac » de nombreuses communications font état des substituts que l’on peut trouver en pharmacie. Il sera donc facile de remplacer la dépendance à la nicotine du tabac par des antidépresseurs, des patchs, des gommes à mâcher, des sprays (nasal ou buccal), des cigarettes électroniques dont la batterie peut exploser et qui apporte des composés chimiques peut être dangereux (comme les éthers de glycol).

Il ne faut pas oublier que c’est la nicotine qui est responsable de la dépendance tabagique. En prendre sous la forme de substituts pour arrêter de fumer ne semble pas la panacée.

Chaque fumeur est unique, soit son état d’esprit lui permet d’être sevré sans aide, soit il a besoin de se raccrocher à quelque chose pour éloigner la dépendance. Irritabilité, anxiété, perte de sommeil et de concentration, tristesse, peur de grossir … il existe de nombreuses plantes qui vont agir en profondeur sur ce mal être amené par le système nerveux.

Peu ou pas de discours de phytothérapie !

Comment se débarrasser de la dépendance ?

avoineL’Avoine (Avena sativa, Poaceae) :

Des études avaient été lancées en Asie avec de l’avoine non mature présenté sous forme de teinture mère pour éliminer la dépendance à l’opium de certains malades, ces études n’ont rien apporté pour la dépendance à l’opium mais ont présenté une réelle efficacité dans la désaccoutumance au tabac.

Pourquoi ?

L’avoine est un neurotonique antidépresseur par l’action de certaines flavones.

 

kudzuLe Kudzu (Pueraria Lobata Légumineuse) :

Plante de la désaccoutumance (aux drogues, à l’alcool, au tabac) et la prévention des rechutes, car sa racine contient des flavonoïdes particuliers (puérarine, diadzéine, diadzine) qui agissent positivement sur ces désintoxications.

Il faut par contre noter de ne pas en utiliser en cas de cancer hormono-dépendant.

 
Lcoquelicote coquelicot (Papaver Rhodea, papavéracées) :

Les pétales des fleurs infusées apportent leurs effets calmants, légèrement soporifiques, béchiques. Le coquelicot agit sur les récepteurs canabinoïdes et dopaminergiques (par l’intermédiaire de ses actifs : Alcaloïdes, anthocyanosides, mucilage, tanins) en effaçant les sensations de manque.

 

Comment agir sur l’angoisse, le stress, la dépression ?

La Rhodiola (Rhodiola Rosea, Crassulacées)

rhodiola

L’extrait dosé de rhodiola est utilisé pour diminuer les symptômes des grandes fatigues, il est fortifiant et tonique pour l’organisme.

Il est connu pour augmenter les performances cognitives, lutter contre les états anxieux, angoissés et stressés qui peuvent par exemple être favorisés pendant une période de sevrage.

Les gélules contiennent les actifs de la racine entière (salicoside, rosavine, rosine et polyphénols).

millepertuis1Le millepertuis (Hypericum perforatum, Hypericacée) :

Les extraits standardisés en hypericine, de millepertuis sont répertoriés comme des modificateurs de l’humeur propres à jouer un rôle antidépresseur, anxiolytique et sédatif.

Son avantage différentiel d’autres plantes ayant des vertus calmantes, est la régulation de la fonction hépatique, donc l’accompagnement détoxifiant.

 

valerianeLa valériane (Valeriana officinalis, Valérianacée) :

Les extraits normalisés de valériane ou l’infusion de racines apportent un effet neurosédatif (acide valérianique), sympatholytique et vagolytique.

La valériane évite ainsi pour des crises d’anxiété passagères de prendre des barbituriques. Elle permet de diminuer le stress de la période de sevrage et aide à l’endormissement nocturne.

 

reglisseLa réglisse (Glycyrrhiza glabra, Fabacées) :

Cette incontournable de la médecine chinoise qui équilibre le yin et le yang, est utilisée depuis des centaines d’années comme substitut aux drogues, au tabac à chiquer, au tabac à fumer …

Abandonner le réflexe de tenir une cigarette et mâcher une racine de réglisse ou sucer des cachous apporte détente et douceur pour la gorge et les sucs gastriques.

Mais, attention, l’acide glycyrrhizique peut provoquer une chute de potassium sanguin et élever la tension artérielle. Donc à consommer avec modération. Il est possible également d’acheter de la réglisse déglycyrrhizinée.

Et l’aide de l’aromathérapie !

 Des massages de la zone du plexus solaire

Dénouer les tensions : dans un support tel que l’huile de macadamia, le macérât huileux de millepertuis (huile végétale de sésame ou tournesol et sommités fleuries de millepertuis) d’une contenance de 30 ml, ajouter :

  • 10 gouttes d’huile essentielle de basilic exotique (Ocimum basilicum oil)
  • 10 gouttes d’huile essentielle d’ylang-ylang (Cananga odorata oil)
  • 5 gouttes d’huile essentielle de marjolaine à coquilles (Origanum majorana oil)
  • 5 gouttes d’huile essentielle de petit grain bigaradier (Citrus aurantium amara leaf oil) ou si vous ne regardez pas à la dépense 5 gouttes d’huile essentielle de néroli (Citrus aurantium amara flower oil)

 

Chasser l’anxiété et le stress du sevrage : dans un support tel que l’huile de noyaux d’abricot, le macérât huileux d’immortelle (huile végétale de sésame ou tournesol et sommités fleuries d’hélichryse) d’une contenance de 30 ml, ajouter :

  • 10 gouttes d’huile essentielle de lavande vraie (Lavandula angustifolia vera oil)
  • 10 gouttes d’huile essentielle de verveine citronnée (Litsea cubeba oil)
  • 5 gouttes d’huile essentielle de noix de muscade (Myristica fragrans oil)
  • 5 gouttes d’huile essentielle de mandarine verte (Citrus reticulata oil)

Respirer un arôme bien-être 

Quelques gouttes dans un diffuseur pour purifier la maison : (mélanger dans un flacon de verre brun de capacité 10 ml, fermer avec un bouchon de sécurité, ne pas laisser à la portée des enfants, ne pas diffuser plus de 20 minutes dans une pièce) :

 

  • 30 gouttes d’huile essentielle de cèdre de l’Atlas (Cedrus atlantica oil)
  • 20 gouttes d’huile essentielle d’eucalyptus radié (Eucalyptus radiata oil)
  • 20 gouttes d’huile essentielle de verveine exotique (Litsea cubeba oil)
  • 10 gouttes d’huile essentielle de menthe des champs (Mentha arvensis oil)
  • 10 gouttes d’huile essentielle de lavandin abrial (Lavandula hybrida abrialis oil)
  • 10 gouttes d’huile essentielle de bergamote (Citrus bergamia oil)

 

Quelques gouttes sur un mouchoir en papier pour le bureau, le métro … (déposer 1 goutte de chaque huile essentielle sur un mouchoir en papier, un coton et approcher des narines dès que l’envie de fumer se fait sentir, ne pas laisser à la portée des enfants) :

  • 1 goutte d’huile essentielle d’eucalyptus globuleux (Eucalyptus globulus oil)
  • 1 goutte d’huile essentielle de pin maritime (Pinus atlantica oil)
  • 1 goutte d’huile essentielle de myrte verte (Myrtus communis 1.8 cineol oil)

En période hivernale remplacer l’huile essentielle de pin par celle de ravintsara (Cinnamomum camphora oil)

Cathy

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L’avocat la super star des aliments santé et cosmétique !

 

Mon dernier clin d’œil mexicain, je voulais vous parler de l’avocat dans tous ses états.

L’avocat est le fruit de l’avocatier ( Persea americana) qui est une espèce d’arbre fruitier de la famille des Lauracées, originaire du Mexique et d’Amérique centrale.

L’avocat tire son nom de l’espagnol aguacate, qui l’a emprunté à l’aztèque ahuacatl, dont le sens est « testicule », par analogie avec la forme de cet organe.

L’avocat vient probablement du Mexique et peut-être aussi du Guatemala, où l’on trouve encore aujourd’hui de nombreuses espèces sauvages. Grâce à la découverte de noyaux dans des cavernes, on sait que les Aztèques et les Mayas du Mexique et du Guatemala mangeaient le fruit il y a environ 10 000 ans.

Si l’avocat a été si populaire dans l’Amérique précolombienne, c’est semble-t-il parce qu’il apportait aux Amérindiens les précieux gras qui faisaient, par ailleurs, défaut à leur alimentation.

Il est particulier car il est le seul des fruits et légumes  dont la chair contient  des lipides.

Comme on le dit aujourd’hui c’est un super fruit avec des super pouvoirs !

 

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En phytothérapie

L’avocat est riche en acides gras insaturés, bénéfiques pour la santé cardiovasculaire, l’avocat réduit le taux de cholestérol et de triglycérides.

L’avocat est une source précieuse en vitamines notamment de vitamine C, des vitamines du groupe B, ce qui le rend intéressant pour notre équilibre nerveux, la beauté de la peau et des cheveux,  de provitamine A ou bétacarotène.

Concernant les minéraux, l’avocat regorge de magnésium et de potassium qui est bénéfique pour lutter contre l’hypertension artérielle. De même le phosphore, le fer, le cuivre, le zinc, le manganèse, font de ce fruit une mine non négligeable en minéraux et oligoéléments.

Egalement riche en vitamine E, antioxydante l’avocat nous protège du vieillissement cellulaire prématuré, de l’athérosclérose. Il aurait aussi un rôle de protection contre certains cancers, notamment le cancer de la prostate, ce que démontre une étude menée par des chercheurs américains.

L’avocat  renferme également une importante quantité de matières grasses essentielles à l’absorption de ces caroténoïdes. Il en résulte que la consommation régulière d’avocat (1/2 par jour) pourrait jouer un rôle important dans la prévention de ce cancer masculin.

L’avocat contient aussi des antioxydants comme la lutéine et la zéaxantine  qui jouent un rôle dans la prévention de l’apparition de dégénérescence maculaire et de la cataracte.

Si vous voulez protéger votre vue, je vous conseille de consommez régulièrement des avocats.

En cosmétique

On utilisera l’huile d’avocat qui est extraite de la pulpe du fruit, elle est obtenue par centrifugation à froid de l’avocat. L’huile va donc contenir les mêmes actifs que le fruit: vitamines C , E et provitamine A qui sont de puissants antioxydants.

C’est un soin anti âge  remarquable  pour les peux matures. Si vous consommez tous les jours un avocat ,  il agira  de l’intérieur comme un véritable soin antiride.

L’huile d’avocat est riche en acide oléique, un lipide qui fait partie des acides gras polyinsaturés (oméga 9).

Très nutritif pour la peau, il la rend plus souple et plus douce. Cette huile fortifie l’épiderme en consolidant la barrière hydrolipidique pour une peau plus souple et plus éclatante.

Elle peut s’appliquer sur le contour des yeux, là où la peau est la plus fine et la plus fragile pour lutter contre l’apparition de rides.

C’est un soin réparateur pour les vergetures grâce à sa richesse en phytostérols.

En cuisine

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L’avocat se consomme essentiellement cru, en salade, avec des crudités, en entrée avec un filet de vinaigrette ou de jus de citron.

Une fois ouvert, l’avocat s’oxyde  rapidement. Il faut donc l’asperger de jus de citron et  le consommer rapidement.

La recette emblématique à base d’avocat est  bien sûr le guacamole

L’origine du guacamole
Les Aztèques mangeaient une purée d’avocat qu’ils appelaient ahuaca-hulli, mot qui, par déformation, a donné naissance à guacamole. À l’origine, le plat ne comprenait ni oignon, ni citron vert, ni feuilles de coriandre, ces trois ingrédients étant inconnus en Amérique avant l’arrivée des Espagnols.

Voici la recette  de Yessenia( ma belle fille mexicaine ) qui a fait le délice de mes papilles durant mon voyage au Mexique :

Enlever la chair des avocats avec une cuillère, puis écraser les avocats bien mûrs avec une fourchette , ajouter un peu de sel, des feuilles de coriandre et l’ingrédient secret un peu de crème. C’est délicieux, pas très diététique je vous l’accorde.

Sinon la recette traditionnelle mexicaine : mélanger la chair d’avocat avec un peu de tomate,d’oignon, de quelques feuilles de coriandre, du citron, du piment  » chile cerrano » attention ça pique!!! et en option un peut rajouter un peu de fromage frais .

Le guacamole au Mexique accompagne tous les plats, c’est un régal !

Laurence

Si vous voulez en savoir plus sur l’avocat, je vous invite à découvrir ce livre : « Les super pouvoirs de l’avocat 120 recettes pour profiter de ses bienfaits »  de Sylvie Hampikian et Catherine Moreau ,  juin 2015, Guide de poche.

Source : http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=avocat_nu

 

 

 

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Allium sativum – Allium ursinium ??? Ail cultivé ou ail sauvage ?

L’ail a des vertus médicinales, ce fait est connu depuis la nuit des temps, mais de quel ail parle-t-on ? l’ail commun ou bien cet ail que l’on nomme ail des ours ou ail sauvage ?

 

tresse-dailAllium sativum ou ail commun

L’ail appartient à la famille des liliacées. Cette plante bulbeuse est inscrite à la Pharmacopée française de 2016, avec pour indication : usage en médecine traditionnelle européenne et d’outre-mer. La partie de la plante utilisée est le bulbe.

La légende raconte que dans les années 1600, une importante épidémie de peste toucha des grandes villes comme Toulouse, Marseille, faisant des milliers de décès. Mais, 4 voleurs avaient trouvé une astuce pour dévaliser et piller les maisons, sans risque de contracter la maladie. Leur secret ?  Un vinaigre où ils avaient fait macérer entre autres ingrédients : de l’ail frais ! Ce vinaigre aux qualités antiseptiques fut pendant un temps inscrit au Codex de la Pharmacopée française.

L’ail commun a été utilisé pour un but santé par des peuples partout dans le monde, que ce soit les égyptiens, les grecs et les romains mais aussi les chinois et les japonais, les américains et les européens.

L’ail frais, l’ail en poudre, l’huile essentielle d’ail sont employés comme arômes alimentaires. Des compléments alimentaires sont vendus avec de l’ail en comprimé ou en gélules pour de nombreux usages, incluant l’hypertension, les rhumatismes, les insomnies, l’excès de cholestérol sanguin, les rhumes mais aussi pour prévenir cancer et autres maladies. L’ail est un vermifuge pour les hommes et les animaux. L’ail est aussi utilisé en topique, sous forme d’onguent pour se débarrasser des cors aux pieds.

 

Que de bienfaits annoncés, mais sont-ils fondés ? Existe-t-il des bases scientifiques pour prouver une efficacité médicinale, et dans quel domaine ?

L’ail commun fait partie des produits à base de plantes les plus recherchés et les plus vendus. Pendant des siècles il a été utilisé comme un remède traditionnel pour corriger des troubles de la santé. En outre, il est largement utilisé comme condiment alimentaire. On le dit même aphrodisiaque (certainement sans respirer l’haleine de celui qui en a mangé).

Les actifs du bulbe ? Des composés soufrés tels que l’alline qui se transforme après action enzymatique en allicine (le composé responsable de l’odeur).

Les actifs de l’huile essentielle ? Diallyl disulfide et trisulfide. Deux composés qui semblent avoir des effets sur la chémoprévention de certains cancers (en particulier du côlon).

Il existe plus de 5000 publications traitant d’allium sativum, des analyses la plupart du temps effectuées sur des rats, des souris, des études in vitro, des études précliniques, avec comme thème les effets protecteurs de l’ail vis-à-vis de différents désordres de santé, spécialement au sujet des maladies cardiovasculaires et des cancers, des problèmes hépatiques et des maladies auto-immunes. Des produits dépourvus d’allicine ont révélé un réel potentiel dans l’amélioration du système immunitaire.  Des études sur homme sont nécessaires pour confirmer les bénéfices des extraits d’ail. Peu d’effets secondaires sont à déplorer : certaines brûlures d’estomac, une mauvaise haleine, quelques rares réactions allergiques

Il existe peu d’effets secondaires : quelques réactions allergiques, brûlures d’estomac et mauvaise haleine. Par contre, il est contre-indiqué (sous forme de complément alimentaire) pour les personnes ayant des problèmes de coagulation sanguine.

Quelle utilisation peut-on faire de l’huile essentielle, hormis l’apport d’arôme dans les aliments ? Cette essence est caustique et il est nécessaire de toujours l’utiliser diluée dans un vecteur huile végétale. Antibactérienne, antiseptique, elle est très efficace dans les soins portés aux verrues, aux cors, aux boutons, aux piqûres d’insectes, aux infections de peau. Elle peut protéger contre les infections hivernales, aider la cicatrisation des inflammations buccales, et accélérer la disparition des otites.

Une anecdote montre la persistance de l’odeur de cette huile essentielle : un pharmacien préparant une formulation pour un client dans son petit laboratoire, renversa par mégarde le flacon d’huile essentielle d’ail. Il eut beau nettoyer, gratter, désinfecter, l’odeur s’insinua dans les joints de la paillasse et diffusa dans l’officine. Perdant ses clients incommodés par l’odeur, il a dû se résoudre à faire casser sa paillasse et à rééquiper son petit labo.


Allium ursinum ou ail des ours ou ail sauvage ou alliaire

Des feuilles vert sombre, des fleurs jaune clair, des fruits renfermant des graines noirâtres, cette plante herbacée à bulbe fait partie de la famille des alliacées. Elle dégage une odeur faiblement épicée, et sa saveur un peu piquante est la même que celle de l’ail commun.

Pourquoi l’appelle-t-on l’ail des ours ?

 

Au fond des bois et des ravins humides, les ours raffolaient de cette plante « magique » dès leur sortie d’hibernation, pour éliminer les toxines et refaire des forces. Ursinum en latin veut dire « ours ». L’alliaire forme un tapis de plantes aux larges feuilles grisées et aux inflorescences d’une blancheur immaculée diffusant une odeur faiblement aillée, qui ne révèle ses composants de la famille des alliacées, qu’après avoir été écrasés.

L’ail des ours croît en Europe, en Asie du Nord et sur le sol américain. C’est une plante peu étudiée à l’heure actuelle, qui n’est décrite pour ses propriétés médicinales que dans une cinquantaine d’articles scientifiques.

Analogies entre allium sativum et allium ursinum ? On retrouve les mêmes éléments soufrés qui existent dans toutes les espèces d’allium, sur les valeurs chimiotaxonomiques et sur l’activité pharmacologique. Par contre, leurs profils qualitatifs et quantitatifs sont soumis à de grandes variations du fait de leur labilité. L’huile essentielle est soufrée, elle comprend de l’allicine qui est transformée en disulfure d’allyle après oxydation. La majeure partie de l’essence disparaissant après séchage, il est conseillé d’utiliser du matériel frais pour la distillation. Il existe également dans les extraits d’ail des méthylthiosulfinates, des flavonoïdes.

Quelles sont les indications d’utilisation de l’ail des ours ? En médecine traditionnelle il est utilisé pour traiter les troubles gastro-intestinaux par ses propriétés antibactériennes, Il possède un gros potentiel dans la prévention et le traitement des troubles cardiovasculaires. La recherche de propriétés antioxydantes concernant le bulbe, les feuilles, la tige de l’ail des ours a permis de mettre en évidence une activité enzymatique antioxydante (superoxyde dismutase, catalase, peroxydase, glutathion peroxydase) … Mais, c’est surtout l’activité antihelminthique qui est connue. Il faut noter, comme pour l’ail commun, que les composés soufrés allyliques agissent en tant qu’antiagrégants des plaquettes sanguines. Les feuilles sont utilisées comme le persil ou la ciboulette, pour parfumer les salades. Sur le continent américain, il est utilisé contre l’excès de poids et en protection des pathologies cardiovasculaires et de l’excès de cholestérol.

Quelles sont les précautions à prendre avec l’ail des ours ? Lors de la récolte, il faut s’assurer que les feuilles dégagent bien des senteurs aillées, car elles pourraient être confondues avec les feuilles de muguet ou de colchique, vénéneuses et toxiques. Aucun effet secondaire n’est connu dans un emploi classique, il peut arriver que certaines personnes ressentent des irritations gastriques. A cause de la labilité de ses actifs, il est préférable de le consommer frais… donc de le mettre en culture.

Ail commun ou ail des ours, deux aromatiques aux fragrances peu délicates, deux plantes médicinales aux propriétés connues depuis longtemps en usage traditionnel.

Cathy

 

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Classification des Huiles Essentielles: Grade Médical? — france’s organic beauty secrets

Participant à de nombreux forums sur internet, et ayant un master en aromathérapie Je vois souvent des commentaires faits par des vendeurs de sociétés de vente direct d’huiles essentielles, qui clament une “classification médicale” de leurs huiles essentielles. Eclaircissons un petit peu ce sujet:, il n’existe pas de “grade médical”pour les huiles essentielles! Comment pourrions nous […]

via Classification des Huiles Essentielles: Grade Médical? — france’s organic beauty secrets

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Un fruit incontournable de l’automne : Le Kaki

 

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Dès que l’automne apparaît, on peut apercevoir dans des jardins des plaqueminiers au feuillage rougi porteurs de très beaux fruits de couleur rouge-orangé.

Mais qui est donc un plaqueminier ?

Le plaqueminier du Japon ou Diospyros kaki appartient à la famille des Ebénacées. C’est l’arbre à kaki. Il est originaire d’Extrême Orient

arbre-kakiCet arbre peut atteindre 8 à 10 mètres de haut, il porte de grandes feuilles oblongues, des fleurs blanches axillaires solitaires qui s’ouvrent en été.

Le fruit est une très grosse baie de la forme d’une pomme, il est recouvert d’une pelure très fine qui masque une chair tendre et sucrée.

Avant leur maturité les fruits gorgés de tannins portent une saveur acre. Ils ne doivent être cueillis qu’après la chute des feuilles car c’est la marque de leur maturité. Ils peuvent en général se conserver (à l’abri de la chaleur et du froid) jusqu’en février.

 Les propriétés thérapeutiques du kaki ne sont pas négligeables.

Si l’on résume les données de médecine populaire, on trouve : calmant, fébrifuge, antiémétique, laxatif. Si l’on mange à tous les repas des kakis pendant leur saison de maturité, on fait fuir la constipation.fruit-kaki

Si l’on s’intéresse à la littérature scientifique et aux essais réalisés en général par des chercheurs asiatiques, d’autres propriétés voient le jour :  les tannins du kaki retardent l’absorption des sucres et réduisent l’hyperglycémie postprandiale, principalement au travers de l’inhibition de l’alpha-amylase.

Les extraits de kaki en diminuant l’obésité par l’inhibition de l’activité de la lipase pancréatique. Les polyphénols qu’ils contiennent (acide ellagique, catéchine, prodelphinidiol …), sont des apports bénéfiques dans l’accompagnement des maladies chroniques.

Certains composés terpénoïdes extraits (acides coussarique et bétulinique) ont montré un réel potentiel antiinflammatoire.

Beaucoup plus anecdotique, ils seraient capables de détoxifier le sang après morsure de serpent.

Les points forts d’un fruit rouge-orangé ?

Il renferme des quantités importantes de carotènes, lycopène, xanthine.

Il contient des vitamines pour booster immunité, résistance aux radicaux libres et autres agresseurs : vitamine A, Vitamine C

Mais les feuilles ont un grand intérêt également :

Il faut les récolter au printemps, bien souples, tendres et garnies de sève, puis les faire sécher sur des clayettes ventilées à l’ombre :

-Pour lutter contre les irritations stomacales (enfants et adultes) : faire une infusion contenant une pincée de feuilles de kaki, deux feuilles de laurier cerise … et boire une tasse tiédie de cette infusion.feuille-kaki

-Pour faire fuir le spectre de l’insomnie et de la nervosité : faire une infusion comportant une poignée de feuilles de kaki séchées et hachées, ajouter un morceau de gingembre, une cuillère de miel. Filtrer, boire aussitôt.

Cette boisson peut être utilisée pour calmer les nausées engendrées par le stress.

Cathy

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Le cœur ou les feuilles d’artichaut ?

Bravo , vous avez été perspicaces , voilà la photo initiale !

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L’artichaut est une plante herbacée vivace  de la famille des Astéracées, elle est cultivée depuis l’Antiquité. Le mot artichaut viendrait de l’arabe « ardhi-chawki« , qui signifie “l’épine de la terre”.

À deux ans, la tige s’élève à 1,50 m et une inflorescence constituée d’un gros capitule la surmonte, donnant une grande fleur bleue et violette.

Les bienfaits de l’artichaut
Les feuilles d’artichaut sont inscrites à la pharmacopée européenne, elles contiennent un principe actif appelé Cynarine.

712px-plant_complet_d_artichautLes actions de la feuille d´artichaut sur l´appareil digestif sont nombreuses.

Généralement, elle soigne les troubles hépatiques et vésiculaires.

Elle facilite la digestion en soignant le foie et régénère la cellule hépatique dans les cas de la jaunisse et de la cirrhose.

De par sa propriété cholérétique, elle combat aussi la constipation. Parmi les bienfaits de la feuille d´artichaut, il est constaté qu´elle soigne l´insuffisance hépatique, permet au patient de retrouver l´appétit et aide à diminuer le cholestérol.

En cuisine, l’artichaut est  consommé pour son « cœur » qui n’est autre que le réceptacle floral. et les feuilles d’artichaut  qui entourent le coeur ne sont en réalité des bractées.

Laurence

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Un coeur violet à  découvrir ! 

Après les citrouilles, une beauté à découvrir. 

Qui suis je?


Laurence 🙂

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Un fruit pour les sorcières : citrouilles, courges, potirons !!!

Malgré leur richesse nutritionnelle, citrouilles, potirons, courges … restent dans de nombreux pays un élément constitutif de fêtes très ponctuelles (Halloween ou Thanksgiving).halloween

Elles sont évidées, munies en leur centre d’une bougie et posées sur les fenêtres pour « faire peur ». Elles donnent l’occasion aux enfants de se déguiser, d’aller sonner au voisinage pour déclarer « un cadeau ou un tour ».

Malheureusement, au cours de leur transformation en sorcières, pulpe et graines sont encore trop souvent jetées à la poubelle.

Les premières graines citrouilles ont traversé l’Atlantique avec Christophe Colomb, elles correspondaient à une autre variété amère (Cucurbita maxima). Dès les années 1700, les autrichiens ont utilisé l’huile extraite des graines Cucurbita styriaca à des fins médicinales … Depuis, elles font « courir » leurs tiges flexibles rampantes sur parfois une dizaine de mètres dans de nombreux potagers.

La courge (Cucurbita pepo) appartient à la famille des cucurbitacées.

Sa tige couverte de poils hispides, comporte des feuilles de grande taille, palmées, velues et pétiolées, des fleurs axillaires orangées. Le fruit, qui prend différentes formes et dimensions selon les variétés est vert ou orangé, et comporte de nombreuses graines blanches, plates et ovales. Le nom de citrouille avait été attribué en référence à citrus (latin) et à la couleur jaune des premiers fruits.coruge

Fleurs, pulpe, graines sont comestibles : consommés ou veloutés de citrouille ou potiron, farce de ravioli, composant d’une purée, garniture de tarte, farcies de légumes puis gratinées, crumble de chair et graines, en morceaux dans un couscous … de nombreux plats peuvent s’enorgueillir de leur couleur et des arômes doux de la pulpe. Les fleurs sont parfois mangées dans des salades, les graines peuvent être grillées et mélangées à des céréales pour fabriquer du pain, ou pour déguster à l’apéritif, mais le plus souvent elles servent à tirer de l’huile et surtout sont utilisées en profil santé.

Quelle richesse nutritionnelle nous apporte ce fruit ?

Les courges, citrouilles … présentent des variations importantes dans leur composition selon leur espèce, leur environnement géographique et géologique, la méthode de culture

Les composants bioactifs les plus représentatifs et ayant fait l’objet d’études scientifiques sont des tocophérols, des caroténoïdes, des β-sitostérols. Tous les acides aminés essentiels sont représentés, la teneur en arginine est très importante dans l’espèce cucurbita pepo. Les acides gras majoritaires des graines sont des acides palmitiques, stéariques, oléiques, linoléiques. On trouve également des vitamines A et B et de nombreux minéraux, dont le zinc, le calcium, le magnésium. Ce fruit est par contre très léger en quantités de graisses et de calories.

Quelles étaient les préparations familiales en médecine traditionnelle française ?

Des cataplasmes de feuilles sèches contre les brûlures, à la purée non salée et bien liquide ou au jus frais pour lutter contre diarrhée et météorisme, à la pâte ténifuge (graines fraîches pilées dans du miel, puis infusées dans de l’eau additionnée d’écorce d’orange ou de citron) qu’il faut avaler à jeun, puis faire suivre quelques heures plus tard par de l’huile de ricin afin d’effectuer une « purge » efficace.

Et sur le continent américain ?

Les graines complètes (avec la coque) de courge représentent une médication sans danger pour les femmes enceintes et les enfants, lors d’une infestation par le ténia. Les graines sont finement broyées sous forme de fine farine, puis mélangées avec de l’eau et mangées. Quelques heures plus tard, il est nécessaire de prendre un purgatif. Les graines ont également un léger effet diurétique. La pulpe du fruit est utilisée pour calmer les inflammations intestinales.

Et sur le plan scientifique ?

La grande richesse en caroténoïdes (carotène, lutéine, xanthine …) et tocophérols confère à la courge et à ses homologues un réel effet antioxydant. Cette action de protection contre les atteintes des radicaux libres oxygénés est importante pour les personnes pré-diabétiques, diabétiques ou avec des problèmes cardiovasculaires. Les extraits de cucurbitacées augmentent significativement les activités hépatiques des superoxydes dismutases et des gluthation peroxydases.

En 2006, des chercheurs ont publié des articles dans des journaux internationaux d’urologie pour démontrer une action chimique et hormonale de l’huile de graines de courges sur l’hyperplasie de la prostate chez le rat, repris en 2009 sur une étude sur homme suivie pendant 12 mois avec diminution des symptômes de l’hyperplasie de la prostate et augmentation du volume urinaire des patients. En 2011 une analyse de la bibliographie n’a pu recenser que 3 articles concernant les effets positifs des graines de courge sur la protection prostatique. Aucun de ces articles n’a mentionné d’effets sur le cancer de la prostate, ne traitant uniquement de l’hyperplasie.

En 2014, des chercheurs ont montré un effet synergiste pour traiter les symptômes de l’hyperplasie de la prostate, de l’administration concomitante d’huile de palmier scie (Serenoa repens) et d’huile de graines de courges.

En parallèle certaines études faites en Thaïlande ont montré que la prise sur long terme d’huile de graines de courges préservait l’apparition de calculs rénaux et aidait à dissoudre les calculs déjà formés.potirons

Morale de l’histoire !

Si la courge n’est pas d’une efficacité redoutable sur un certain nombre de pathologies, c’est par contre un nutriment complet qui apporte des éléments antioxydants pour aider l’organisme à se défendre contre les agressions externes.

Cathy

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Une plante adaptogène pour augmenter la résistance du corps aux différents agresseurs qui surviennent avec les premiers refroidissements : l’églantier

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Une cueillette d’automne sur un arbrisseau buissonnant considéré comme l’un des ancêtres de nos rosiers.

Originaire d’Europe, d’Asie mineure et centrale, d’Afrique du nord, l’églantier rosier sauvage (Rosier canina ), on trouve également dans les régions montagneuses la variété Rosa pendulina L.) pousse dans les haies, les taillis, les broussailles, les terrains en friches, les chemins …

Ses synonymes sont nombreux : églantier vrai (qui a des aiguillons en forme de pointe), rosier sauvage, rosier des chiens (propriétés des racines qui ont servi à traiter la rage chez le chien), rosier des haies, gratte-cul (allusion au prurit déclenché par les poils)

Sa famille botanique

Les rosacées du genre rosa, plantes ligneuses définies par des aiguillons droits ou crochus.

Les fruits de l’églantier 

En réalité des pseudo-fruits ou cynorrhodons, car ils sont formés par la transformation du réceptacle floral en une sorte d’urne charnue qui renferme des akènes : les véritables fruits. Ces akènes, appelées à tort graines, sont hérissés de poils irritants, les fameux poils à gratter !

Les caractéristiques de l’églantier 

Il diffuse une odeur fruitée, ses pseudo-fruits apportent une saveur sucrée, acidulée. La récolte des cynorrhodons mûrs se fait dès que leur teinte vire du vert à l’orange vif, au temps des premières gelées automnales.

Pour quel type de constituant biochimique est-il si intéressant ? L’acide L-ascorbique (vitamine C) est sont constituant majeur. La teneur en acide ascorbique dans le fruit frais et mûr, est supérieure à celle du citron, du cassis, du kiwi.

Les autres constituants 

Des pectines, des sucres, des acides de fruits (malique, citrique), de nombreux flavonoïdes, des tanins (dérivés de l’acide gallique), des caroténoïdes (carotène et xanthophylle), des vitamines B1, B2, K, PP, le GOPO (glycoside de diacylglycérol) actif contre l’inflammation …une huile essentielle (0,03%) …

Pharmacologie / des études in vivo validées

  • Effet immunostimulant
  • Effet antioxydant
  • Effet antiinflammatoire et antinociceptif
  • Effet anti obésité
  • Effet anti ulcérogène

Pharmacologie / des études in vitro validées

  • Effet hépatoprotecteur
  • Effet anti complément
  • Effet inhibiteur enzymatique

Etudes cliniques :fruit-eglantier

  •     Arthrose et raideurs articulaires
  •     Arthrite et diminution des douleurs et prises d’antalgiques

Utilisation traditionnelle :

  • Thérapie complémentaire liée au déficit en vitamine C
  • Etats de fatigue passagère, convalescences
  • Prévention et traitement des refroidissements, rhumes / grippes / autres infections


Présentation des préparations :

Sachets pour infusion, sirop, gélules, granules homéopathiques, fleurs de Bach, gemmothérapie

Mais aussi en cuisine :

-Confitures, vin, soupe suédoise.

Cathy

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L’échinacée pourpre, l’américaine qui réveille l’immunité !

echinacee

Voici un article que j’ai écrit sur le tout nouveau blog de ladrôme , je vous invite à le découvrir

http://www.ladrome.bio/histoire-de-plante/echinacee-pourpre-immunite/

Bonne lecture

Laurence

 

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