« Novembre, mois sans tabac »

Le ministère de la santé souhaite sensibiliser la population aux dangers du tabac. Les jeunes fument de plus en plus tôt, le nombre de cancers du poumon a été en augmentation ces 20 dernières années.

Si l’on rajoute la pollution industrielle, les gaz d’échappements, les solvants des peintures et autres revêtements, les produits d’entretien … on voit que la vie quotidienne est environnée de composés organiques volatiles dangereux pour le système respiratoire.

tabac

Le tabac (Nicotiana tabacum) est une plante herbacée de la famille des Solanacées originaire d’Amérique centrale puis cultivée partout dans le monde.

Au XVIIème siècle le tabac était utilisé pour soigner la peste, la phtisie, les ulcères, la gale et les tumeurs. On a ensuite extrait la nicotine pour la préparation de certains médicaments.

Des cigarettes sans filtre du nom de « troupes » furent pendant longtemps distribuées gratuitement aux soldats français. L’Union Européenne « diabolise » le tabac mais a longtemps subventionné les planteurs.

Le tabac est un produit psychoactif élaboré à partir de feuilles séchées. Les fumeurs ont différentes motivations pour expliquer leur addiction, les principales étant l’aide à la concentration, l’effet relaxant en cas de stress. Le tabac est étudié par des secteurs neurologiques et psychiatriques comme outil thérapeutique potentiel.

Actuellement, pour le « mois sans tabac » de nombreuses communications font état des substituts que l’on peut trouver en pharmacie. Il sera donc facile de remplacer la dépendance à la nicotine du tabac par des antidépresseurs, des patchs, des gommes à mâcher, des sprays (nasal ou buccal), des cigarettes électroniques dont la batterie peut exploser et qui apporte des composés chimiques peut être dangereux (comme les éthers de glycol).

Il ne faut pas oublier que c’est la nicotine qui est responsable de la dépendance tabagique. En prendre sous la forme de substituts pour arrêter de fumer ne semble pas la panacée.

Chaque fumeur est unique, soit son état d’esprit lui permet d’être sevré sans aide, soit il a besoin de se raccrocher à quelque chose pour éloigner la dépendance. Irritabilité, anxiété, perte de sommeil et de concentration, tristesse, peur de grossir … il existe de nombreuses plantes qui vont agir en profondeur sur ce mal être amené par le système nerveux.

Peu ou pas de discours de phytothérapie !

Comment se débarrasser de la dépendance ?

avoineL’Avoine (Avena sativa, Poaceae) :

Des études avaient été lancées en Asie avec de l’avoine non mature présenté sous forme de teinture mère pour éliminer la dépendance à l’opium de certains malades, ces études n’ont rien apporté pour la dépendance à l’opium mais ont présenté une réelle efficacité dans la désaccoutumance au tabac.

Pourquoi ?

L’avoine est un neurotonique antidépresseur par l’action de certaines flavones.

 

kudzuLe Kudzu (Pueraria Lobata Légumineuse) :

Plante de la désaccoutumance (aux drogues, à l’alcool, au tabac) et la prévention des rechutes, car sa racine contient des flavonoïdes particuliers (puérarine, diadzéine, diadzine) qui agissent positivement sur ces désintoxications.

Il faut par contre noter de ne pas en utiliser en cas de cancer hormono-dépendant.

 
Lcoquelicote coquelicot (Papaver Rhodea, papavéracées) :

Les pétales des fleurs infusées apportent leurs effets calmants, légèrement soporifiques, béchiques. Le coquelicot agit sur les récepteurs canabinoïdes et dopaminergiques (par l’intermédiaire de ses actifs : Alcaloïdes, anthocyanosides, mucilage, tanins) en effaçant les sensations de manque.

 

Comment agir sur l’angoisse, le stress, la dépression ?

La Rhodiola (Rhodiola Rosea, Crassulacées)

rhodiola

L’extrait dosé de rhodiola est utilisé pour diminuer les symptômes des grandes fatigues, il est fortifiant et tonique pour l’organisme.

Il est connu pour augmenter les performances cognitives, lutter contre les états anxieux, angoissés et stressés qui peuvent par exemple être favorisés pendant une période de sevrage.

Les gélules contiennent les actifs de la racine entière (salicoside, rosavine, rosine et polyphénols).

millepertuis1Le millepertuis (Hypericum perforatum, Hypericacée) :

Les extraits standardisés en hypericine, de millepertuis sont répertoriés comme des modificateurs de l’humeur propres à jouer un rôle antidépresseur, anxiolytique et sédatif.

Son avantage différentiel d’autres plantes ayant des vertus calmantes, est la régulation de la fonction hépatique, donc l’accompagnement détoxifiant.

 

valerianeLa valériane (Valeriana officinalis, Valérianacée) :

Les extraits normalisés de valériane ou l’infusion de racines apportent un effet neurosédatif (acide valérianique), sympatholytique et vagolytique.

La valériane évite ainsi pour des crises d’anxiété passagères de prendre des barbituriques. Elle permet de diminuer le stress de la période de sevrage et aide à l’endormissement nocturne.

 

reglisseLa réglisse (Glycyrrhiza glabra, Fabacées) :

Cette incontournable de la médecine chinoise qui équilibre le yin et le yang, est utilisée depuis des centaines d’années comme substitut aux drogues, au tabac à chiquer, au tabac à fumer …

Abandonner le réflexe de tenir une cigarette et mâcher une racine de réglisse ou sucer des cachous apporte détente et douceur pour la gorge et les sucs gastriques.

Mais, attention, l’acide glycyrrhizique peut provoquer une chute de potassium sanguin et élever la tension artérielle. Donc à consommer avec modération. Il est possible également d’acheter de la réglisse déglycyrrhizinée.

Et l’aide de l’aromathérapie !

 Des massages de la zone du plexus solaire

Dénouer les tensions : dans un support tel que l’huile de macadamia, le macérât huileux de millepertuis (huile végétale de sésame ou tournesol et sommités fleuries de millepertuis) d’une contenance de 30 ml, ajouter :

  • 10 gouttes d’huile essentielle de basilic exotique (Ocimum basilicum oil)
  • 10 gouttes d’huile essentielle d’ylang-ylang (Cananga odorata oil)
  • 5 gouttes d’huile essentielle de marjolaine à coquilles (Origanum majorana oil)
  • 5 gouttes d’huile essentielle de petit grain bigaradier (Citrus aurantium amara leaf oil) ou si vous ne regardez pas à la dépense 5 gouttes d’huile essentielle de néroli (Citrus aurantium amara flower oil)

 

Chasser l’anxiété et le stress du sevrage : dans un support tel que l’huile de noyaux d’abricot, le macérât huileux d’immortelle (huile végétale de sésame ou tournesol et sommités fleuries d’hélichryse) d’une contenance de 30 ml, ajouter :

  • 10 gouttes d’huile essentielle de lavande vraie (Lavandula angustifolia vera oil)
  • 10 gouttes d’huile essentielle de verveine citronnée (Litsea cubeba oil)
  • 5 gouttes d’huile essentielle de noix de muscade (Myristica fragrans oil)
  • 5 gouttes d’huile essentielle de mandarine verte (Citrus reticulata oil)

Respirer un arôme bien-être 

Quelques gouttes dans un diffuseur pour purifier la maison : (mélanger dans un flacon de verre brun de capacité 10 ml, fermer avec un bouchon de sécurité, ne pas laisser à la portée des enfants, ne pas diffuser plus de 20 minutes dans une pièce) :

 

  • 30 gouttes d’huile essentielle de cèdre de l’Atlas (Cedrus atlantica oil)
  • 20 gouttes d’huile essentielle d’eucalyptus radié (Eucalyptus radiata oil)
  • 20 gouttes d’huile essentielle de verveine exotique (Litsea cubeba oil)
  • 10 gouttes d’huile essentielle de menthe des champs (Mentha arvensis oil)
  • 10 gouttes d’huile essentielle de lavandin abrial (Lavandula hybrida abrialis oil)
  • 10 gouttes d’huile essentielle de bergamote (Citrus bergamia oil)

 

Quelques gouttes sur un mouchoir en papier pour le bureau, le métro … (déposer 1 goutte de chaque huile essentielle sur un mouchoir en papier, un coton et approcher des narines dès que l’envie de fumer se fait sentir, ne pas laisser à la portée des enfants) :

  • 1 goutte d’huile essentielle d’eucalyptus globuleux (Eucalyptus globulus oil)
  • 1 goutte d’huile essentielle de pin maritime (Pinus atlantica oil)
  • 1 goutte d’huile essentielle de myrte verte (Myrtus communis 1.8 cineol oil)

En période hivernale remplacer l’huile essentielle de pin par celle de ravintsara (Cinnamomum camphora oil)

Cathy

Cet article a été publié dans Aromathérapie, ethnobotanique, herboristerie, Huiles essenteilles, phytohérapie, plantes aromatiques, plantes médicinales. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

7 commentaires pour « Novembre, mois sans tabac »

  1. Les asthmatiques peuvent ils utiliser ces diffusions? Merci pour ces conseils… Belle soirée Cathy

    Aimé par 1 personne

  2. Carole dit :

    Je n’ai jamais fumé. Mon père fumait énormément et cela me gênait beaucoup.
    Bonne soirée 🙂

    Aimé par 1 personne

  3. Les astuces sont sympas pour les fumeurs

    Aimé par 1 personne

  4. Agnès dit :

    Bonsoir Cathy.
    Après avoir travaillé dans l’addictologie, j’étudie la Médecine Traditionnelle Chinoise. Ton riche et passionnant article me paraît un complément idéal associé aux autres propositions de prise en charge de la dépendance.
    Merci pour tout cela! Et bravo!

    Aimé par 1 personne

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