Un astringent sauvage des bois et des talus : le fraisier sauvage


Fragaria vesca >>> petite fraise

 

Fraisier sauvage, fraisier commun, fraisier des bois … cette petite plante herbacée de la famille des rosacées aime croître spontanément dans les sous-bois, le long des talus, dans tous les lieux sauvages frais et un peu humides.

Non, nous n’allons pas parler de tartes, de glaces, de yaourts … mais d’une plante vivace herbacée qui est classée parmi les plantes médicinales.

Dans les anciens temps toutes les parties du fraisier sauvage étaient utilisées dans la médecine de famille. Feuilles et rhizomes séchés, sous forme de thé, amélioraient la production de bile et les fonctions hépatiques, ils permettaient également de traiter les inflammations intestinales, quant aux fruits ils étaient utilisés comme diurétiques,  traitement de la goutte, traitement des coliques néphrétiques. Mais ils étaient aussi considérés comme des cicatrisants de plaies lorsqu’on les mélangeait avec du sel.

De nos jours, les propriétés astringentes, diurétiques, antirhumatismales, hémostatiques, cicatrisants sont retenues, mais bien que leur pouvoir antioxydant, leur indice nutritionnel soient des points importants, récemment des études ont montré que des extraits aqueux de feuilles de fraisier sauvage montraient (in vitro) des effets d’amélioration de la vasodilatation aortique, des actions de limitation des inflammations et des progressions des cellules cancéreuses du côlon.

Que peut-on en retenir et pourquoi ? des études in vitro ou sur animal ont apporté l’évidence d’actions anti-inflammatoires, anticarcinogènes et antiprolifératives, ceci serait corrélé avec la capacité antioxydante de la plante. Le contenu très riche en polyphénols laisse à penser que l’apport de ces molécules permet à l’organisme de booster ses défenses contre les attaques des maladies chroniques.

Polyphénols (ellagitannins, proanthocyanidines, quercétine, kaempférol et dérivés glucuronides), l’acide acétylsalicylique (aspirine)  ont été identifiés comme molécules bioactives des feuilles.

Les folates, la vitamine C, les tocophérols, le xylose, les acides organiques, les micronutriments tels que fer et le manganèse font partie du rhizome, et pourraient être considérés comme un apport nutritionnel conseillé aux personnes anémiques, aux diabétiques, à tous ceux qui souffrent d’urticaire, érythème solaire ou autres éruptions de type allergique.

La vitamine C, les anthocyanines, les protéines des fruits sont de bons apports nutritifs (déconseillés chez les obèses), et des cicatrisants utilisés également en cosmétique pour éloigner les problèmes de peau et … faire peur aux rides.

 

 

Des préparations ?

Bains de bouche / inflammation : faire bouillir 5g de rhizome de fraisier des bois dans 1 litre d’eau pendant 15 minutes, filtrer, laisser tiédir et faire un bain de bouche pour l’hygiène buccale ou un gargarisme pour adoucir les irritations provoquées par les angines.

Diurétique : faire une infusion avec 1 cuillère à soupe de feuilles séchées et 1 cuillère à soupe de rhizome séché dans environ 500 ml d’eau bouillante, laisser infuser une ½ heure, filtrer, en avaler plusieurs tasses dans la journée.

Dépuratif : la vitamine C, l’acide folique, la biotine, le carotène sont des alliés d’une bonne santé hépatique.

Usage pharmacopée traditionnelle : les racines et les feuilles contiennent de l’acide acétylsalicylique qui apporte des effets anti-inflammatoires et calmants, combat la fièvre et retarde la coagulation sanguine.

Plaies, blessures, ulcères : passer au mortier quelques feuilles fraîches, récupérer cette « bouillie » sur une gaze neuve et tamponner la plaie.

Peau : écraser les fruits en bouillie, puis la déposer sur des cotons plats et appliquer sur les pattes d’oie, sur les brûlures du soleil, ou tout simplement sur tout le visage pour tonifier les cellules avant une sortie nocturne. Cette bouillie peut également être mélangée (extemporanément) à une crème ou un lait pour diminuer les vergetures et autres marques inesthétiques de la peau.

Problèmes de tartre dentaire (humain mais aussi chiens et chats) : il faut soit écraser une bouillie de feuilles/fruits et le déposer comme un pâte dentaire, puis frotter ; soit tout simplement faire un rinçage de bouche avec de la teinture mère de Fragaria vesca.

Problèmes de rhumatismes, d’articulations douloureuses ? l’homéopathie est là, une petite cure de granules !!! et les problèmes diminueront sensiblement.

Effets secondaires ? Interactions ? Précautions ?

pas d’effets secondaires connus dans le cadre des usages indiqués. Risque d’allergie moindres et souvent absents car les fruits des fraisiers sont de faux fruits (fruits composés) qui comportent des akènes miniatures (par rapport aux akènes des fraises cultivées).

On peut parfois observer une légère coloration rouge dans les urines.

 

Cathy

 

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L’olfaction : créateur d’émotions — L’essen-ciel

Un bel article complet l’odorat et les huiles essentielles.

Merci à Cat du site L’essen-ciel

Des petites fioles magiques peuvent vous aider à gérer les moments difficiles de votre vie ou tout simplement les aléas d’un voyage touristique. Je vous laisse vous les approprier suivant les tracas que vous croisez et suivant votre passé …! Prenez une pause olfactive, elle aura votre empreinte du moment! À vous de « snifer » après […]

via L’olfaction : créateur d’émotions — L’essen-ciel

Bonne lecture

Laurence

 

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SEMER / S’AIMER

Sème un acte, tu récolteras une habitude,  Sème une habitude, tu récolteras un caractère, Sème un caractère, tu récolteras une destinée.   – Le Daïla Lama

Ça y est le printemps est derrière nous, le soleil au rendez-vous, on a semé…

semences

Et vous? Vous avez semé quoi ce printemps?

 Vous avez osé une nouvelle variété de tomate ou un nouveau légume?

 

Dans la vie comme dans son potager,  oser le changement, n’est pas toujours évident n’est-ce pas?

Pourquoi? Parce que le changement fait peur, il nous met mal à l’aise. Cela nous expose à l’inconnu.

On a beau se fixer de nouveaux objectifs, faire une liste de choses que nous voulons accomplir, il n’est pas facile de tracer la ligne de ce qui est bon ou mauvais pour nous.

Comment oser changer sans trop bouleverser nos vies. Comment se fixer des objectifs atteignables ! Comment rester fidèle à nos rêves.

Nous préférons parfois la monotonie et le confort au risque qui va avec changer quelques petites habitudes dans nos vies et pourtant, cette liste de souhaits a été écrite par nul autre que nous-même.

Nous choisissons de rester dans notre vieux « potagers » plutôt que d’oser faire quelques petits changements qui pourtant nous appelle année après année.

C’est comme si la possibilité de « nouvelle vie/nouveau potager » créait de l’excitation uniquement le jour où on l’imaginait.

Pour beaucoup, c’est aussi des questionnements du genre : « Va-t-on encore m’aimer si j’ose ce changement? »

Merci au mental pour réintroduire le doute dès qu’il le peut 😉

En fait, vous serez toujours la même personne, mais avec des objectifs différents, en vous respectant, en vous AIMANT !

Qu’est-ce qui pourrait arriver de si dramatique si vous décidiez réellement de changer quoi que ce soit dans votre vie. Si cela vous interpelle, faites le donc une fois pour toute !

C’est certain que c’est plus facile quand le changement est forcé par les événements extérieurs mais ce n’est pas toujours ce que l’on souhaite…. dans ce scénario vous n’êtes que spectateur 😦

Dans le scénario où c’est votre choix,  vous êtes l’auteur, le metteur en scène, l’acteur et le réalisateur en même temps. C’est beaucoup plus intéressant n’est-ce pas, mais cela demande de rester concentré et de faire un petit effort !

Tout comme planter des graines et ne pas les arroser,  penser ou écrire un objectif ne sert à rien si vous n’êtes pas motivé de le voir se concrétiser.

Quand on se fixe des objectifs, c’est déjà mettre la machine en marche parce qu’à elle seule la pensée est l’élément déclencheur qui saura attirer le nécessaire à la réalisation de votre rêve !

Alors, réfléchissez à ce qui est urgent de changer pour vous, faites un petit effort et restez confiant et convaincu que cela se réalisera !

N’oubliez pas : Ce que vous semez avec amour, vous le récolterez… éventuellement 😉

Ce n’est pas de la magie c’est de la science pure!

Pensez-y!

Di 😉

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Cet été, sublimez vos cheveux avec l’huile d’un palmier amazonien : l’ungurahua

Oenocarpus_bataua

L’ungurahua ( Oenocarpus bataua) est un grand palmier à tronc unique (15-25 m de haut), son tronc  peut atteindre  15-25 cm de diamètre à hauteur d’homme.  Il pousse  en haute Amazonie ( Equateur, Brésil, Guyane ….)

Ses  feuilles  sont  longues ( 3 à 10 m) , pennées très ascendantes et aux folioles régulièrement et très joliment disposées.

Il produit des petits fruits ronds ou ovoïdes de la taille d’une prune noire pourprée, à la chair huileuse comestible, et des infructescences qui ressemblent un peu à de gigantesques queues de cheval ( très reconnaissable dans la forêt amazonienne).

Ce palmier est largement utilisé à travers tout le bassin amazonien par les populations amérindiennes,  pour son bois, ses fibres et ses fruits comestibles.

La pulpe du fruit  mince et huileuse a un goût semblable à  du chocolat.

Il est habituellement trempé avant de manger pour ramollir la pulpe. le fruit de l’ungurahua est utilisé dans les boissons et les glaces.

Des études scientifiques récentes ont montré les propriétés  anti- oxydantes  du fruit ( dû essentiellement à sa richesse en polyphénols).

Ils l’ont comparé à l’ACAI (Euterpe oleracea) et  les résultats de tests ont montré l’ungurahua avait une activité antioxydante plus forte que l’acai

Peut être un jour le nouveau super fruit à la mode ? 

 

Suivant le pays où il est récolté , il aura des noms vernaculaires différents , par exemple

  • au Brésil , il est connu sous le nom de Bacaba,
  • en Guyane :  Patawa ou Seje
  • en Equateur Ungurahua 

 

 

Traditionnellement, l’huile est extraite en écrasant les fruits dans l’eau , en portant le tout à ébullition et en recueillant l’huile  qui surnage à la surface du liquide.

Aujourd’hui  pour l’industrie alimentaire et cosmétique, l’huile est obtenue par pression à froid des graines,  elle est de couleur jaune-verdâtre semblable, avec peu de saveur et d’odeur.

Cette huile a une composition chimique très proche de celle de l’huile d’olive.

  • Acide Linolénique (oméga 3) : 0.1 – 0.7%
  • Acide Linoléique (oméga 6) : 1 – 2.5%
  • Acide Oléique  (oméga 9) : 80 – 82%
  • Acide Palmitique : 11 – 12%
  • Acide Stéarique : 2 – 3%
  • Acide Laurique : 6.6%
  • Acide Palmitoléique : 0.5 – 1%

Sa composition unique lui permet de pénétrer le cheveux pour l’assouplir, le réparer et le faire incroyablement briller tout  en gardant l’apparence de leur  couleur naturelle.

Elle a un incroyable pouvoir émollient grâce à sa concentration en acides gras essentiels, en stérols végétaux et en acides aminés.

Pataua1

Ces propriétés sont renforcées par la haute capacité d’absorption de l’huile d’ungurahua qui lui permet de pénétrer au coeur de la fibre capillaire pour renforcer le cortex du cheveu.

En parallèle, l’huile d’ungurahua restaure l’équilibre naturel et la teneur optimale en huile du cheveu et du cuir chevelu : la chevelure n’est pas allourdie, le cheveu gagne en corps et en volume, la fibre est nourrie, brillante et hydratée.

L’huile d’ungurahua est  une huile sèche, elle ne laisse pas de film gras sur la peau, puisqu’elle s’absorbe rapidement.

 

C’est le secret de la chevelure épaisse, souple et brillante des femmes  Quichua  et Shuar dans la forêt tropicale d’Amazonie Équatorienne.

Conseils pour un usage cosmétique :

  • soin des cheveux colorés, secs, cassants ou abîmés
  • pour lutter contre les frisottis et les cheveux ternes
  • soin du cuir chevelu, notamment n cas de pellicule ou de cuir chevelu sec, d’irritation, de démangeaisons
  • Pour traiter la chute de cheveux en stimulant et régénérant le bulbe capillaire
  • soin du corps grâce à sa haute capacité d’absorption qui ne laisse pas de film gras
  • soin des peaux sèches et déshydratées

L’huile d’ungurahua a aussi le grand avantage d’être  inodore !

Pour sublimer vos cheveux cet été, pourquoi  ne pas essayer l’huile d’Ungurahua?

Et voici pour mémoire quelques conseils pour avoir des cheveux en santé toute l’année :

Les amis incontournables de vos cheveux : Une alimentation équilibrée, des huiles végétales, des huiles essentielles et surtout de l’ortie, attention ça pique !!!

Laurence

Source :

Rezaire, A., Robinson , J. (Auteur de correspondance), Bereau, D., VERBAERE, A., Sommerer, N., Khan, M., Durand, P., Prost, E. (2014). Amazonian palm Oenocarpus bataua (« patawa »): Chemical and biological antioxidant activity – Phytochemical composition. Food Chemistry, 149, 62-70. DOI : 10.1016/j.foodchem.2013.10.077
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Le millepertuis, l’herbe des sorcières, l’herbe de la St Jean!

Bravo à toutes ceux qui ont trouvé le millepertuis !

Ses feuilles qui semblent criblées de trous (en fait ce sont des petites glandes à huile essentielle, elles sont de couleur noire et un peu translucides) ont à l’origine de son nom : Hypericum perforatum

Hypericum en Grec se traduit par « presque bruyère », millepertuiss « mille trous » décit l’aspect perforé des feuilles. Son nom anglais nous donne la date de sa maturation, St John’s wort, soit Herbe de la St Jean

Des points d’intérêt au niveau des extraits que l’on peut en tirer ?

On peut distiller ses sommités fleuries (feuilles, fleurs, cuticule de fruits) pour extraire une huile essentielle, un hydrolat : la teneur en huile essentielle (de 1 à 2%) est variable selon le moment de la collecte , mais aussi la partie distillée. Huile essentielle et hydrolat constituent un duo d’attaque maîtrisable, utilisés  de préférence en voie externe …

Son huile essentielle contient environ 40 composés majoritairement de la famille des terpènes, des alcools aliphatiques. Elle a des propriétés antiseptiques et relaxante, antiinflammatoire et antitraumatique.

L’hydrolat est utilisé en pulvérisation sur les zones irritées, douloureuses, tendues et crispées. C’est également un excellent complément pour le démaquillage d’une visage agressé par les pollutions. Il est nécessaire de le conserver à frid, et à l’abri de la lumière.

Son huile rouge issue de macération solaire est utilisée en massage pour aseptiser, soigner, cicatriser les petites plaies, brûlures, boutons de coups de soleil. Pour tous ceux qui soufrent de crampes la nuit, d’agitation douloureuse des jambes, c’est un plaisir calmant. Dans les anciens temps, elle était utilisée pour fabriquer des baumes, pour masser les malades atteints de crises nerveuses.

L’infusion des fleurs et des bourgeons séchés permet de calmer les états trop nerveux, de chasser l’anxiété et les angoisses, de réguler les spasmes digestifs et intestinaux. Prise en dehors des repas, elle est souveraine pour transmettre un bon équilibre en soi.

-Il exite des gélules à base d’extraits secs hydroalcooliques, elles sont traditionnellement utilisées dans des cas de légère dépression, de perte de confiance en soi transitoire – mais attention – l’association de ces gélules avec certains médicaments et principalement la pilule contraceptive est déconseillée.

-Un usage externe sous forme de pommade cicatrisante permet d’atténuer les tiraillements des coups de soleil, d’adoucir les douleurs d’arthrose … mais ne pas sortir au soleil : le millepertuis est photosensibilisant

-Des usages anecdotiques : des macérâts huile/alcool pour traiter les ulcérations, des vins de macération du millepertuis pour favoriser la digestion.

  • Une diablesse cette herbe que l’on retrouve parée de mille et une action bénéfique?

Le millepertuis domine le solstice d’été, lequel marque le début de la descente vers la longue obscurité de l’hiver. Il semble qu’elle aide à vaincre les insomnies de l’approche de l’hiver, le mal-être des personnes, la disparition progressive de la chaleur et de l’éclairage solaire.

D’où provient le colorant du millepertuis ?

Ce pigment colorant se nomme l’hypericine, accompagné de ses pseudos copains (pseudohypericine, protohypericine …). Ce sont eux les responsables de cette coloration rouge lumineuse que l’on retrouve dans les extraits de plantes.

Quelles sont les molécules phares responsables de ces effets bénéfiques ?

  • Ce n’est pas l’hypericine qui est responsable de l’effet antidépresseur majeur du millepertuis
  • Amentoflavone, hyperforine, quercitrine … seraient, en partie au moins, responsables de l’activité antidépressive du Millepertuis.

Huile rouge ou hydrolat ? Qui choisir et pourquoi ?

Et ? Si l’usage était totalement différent ?

  • Hydrolat de millepertuis

Issus de la distillation, cette eau florale parfumante et aromatisante, contient un % extrêmement faible d’huiles essentielles, puisque elles sont en majorité terpéniques donc très difficilement solubilisables, hormis les alcools aliphatiques présents en faible concentration. Pourquoi mettre un point d’importance pour cet hydrolat ? Il peut en pulvérisation type brume d’oreiller diminuer les prémices d’une montée de dépression, et ce sans danger. Il peut être avalé à raison de 3 cuillères à soupe par verre d’eau. Il peut se passer doucement sur les fesses de BB s’il est irrité, sur les coups de soleil, mais surtout, pour toutes les femmes c’est un collaborateur pour chasser efficacement les plis de ces sillons appelés rides. Et pour ceux qui en ont une grande quantité, il faut le verser dans l’eau du bain pour parfaire la décontraction.

  • Huile rouge de millepertuis

HUILE millepertuis

Cette huile de macération florale a montré dans des études scientifiques des capacités d’action contre certains pathogènes de type Staphylocoques. Il présente également une activité antioxydante d’autant plus importante que son huile de macération solaire sera bien une huile d’olive bio de première pression à froid.

Certains lui attribuent des qualités antimutagènes, mais son action principale repose sur le soin de la douleur psychique avec la dépression, physique avec les raideurs musculaires et articulaires …

Cathy

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L’herbe des sorcières

 

 Vous ne saviez pas ?SORCIERE

Je suis une sorcière et je vais vous faire chercher le nom de cette diablesse de fleur couleur soleil d’or, dont les pétales s’étalent sous la forme d’un pentagramme.

 

 

Devinette :

  • Lorsque l’on fait sécher la plante, elle prend la forme de la bruyère, avec des feuilles qui semblent criblées de trous.

 

  • Cette plante a de multiples points d’intérêt : une huile essentielle et un hydrolat, une huile de macération, un colorant pour des boissons alcoolisées d’Europe orientale, un colorant pour des cotonades orientales, une tisane, un phytomédicament très en vogue en Europe…

 

  • Pourquoi la traite-t-on de diablesse ? Elle apporte de grands bienfaits, elle ne supporte pas la cohabitation avec d’autres traitements (pour la voie interne), et il a été remarqué que les animaux la considèrent comme nuisible.

 

  • Plante aromatique à l’odeur résineuse et balsamique décrite dans les pharmacopées traditionnelles datant du Moyen-âge, plante magique qui après macération huileuse solaire prend une couleur rouge inaltérable avec le temps, plante « médicament » purificatrice des fluctuations de moral, des humeurs maussades, plante adulée un temps, décriée toute une époque, plante redécouverte et objet de toutes les attentions scientifiques …

 

Mais qui est-elle ?

HERBES DES SORCIERES

Cathy

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Lavandes, lavandins, encore et toujours sous le charme de ces plantes aromatiques de la Provence !

La cabane des arômes de Pescalune nous partage aujourd’hui sur sa page facebook cet article sur les bienfaits de la  lavande  paru dans l’express  : Les bienfaits de l’huile essentielle de lavande 

http://www.lexpress.fr/styles/soins/les-bienfaits-de-l-huile-essentielle-de-lavande_1923743.html

Mais aussi de magnifiques photos  !!!!!

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.1361105853984819.1073742587.100002562521786&type=3

 

Pour compléter vos connaissance , je vous invite à relire mon article sur les différentes  espèces de lavandes :  https://wordpress.com/post/conseilsphytoaroma.com/637

Et  pour finir un petit vidéo pris la semaine dernière sur le plateau de Valensole des champs de lavandins à perte de vue ,  une mer bleue …..

A voir absolument une fois dans sa vie pour le plaisir des  5 sens !

Laurence

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Gotu kola, Herbe du tigre : Centella asiatica

Centella asiatica (L.) Urban ou Gotu Kola

Il fait beau, il fait chaud, vive les maillots, à bas la cellulite !!! Voici le slogan de nombreux produits plus ou moins efficaces

La Centella asiatica est une plante ethno médicinale utilisée dans différents continents, par diverses cultures et groupes tribaux. Native de contrées telles que le Sri Lanka, Madagascar, l’Afrique du Sud, la Malaisie, elle fut mentionnée dans les traditionnelles leçons de Shennong, bases de la médecine chinoise traditionnelle par les plantes, il y a environ 2000 ans, ainsi que dans la médecine Ayurvédique indienne, il y a environ 3000 ans.

Quels sont ses petits noms communs de par le monde ?

Herbe du tigre, Gotu Kola, Hydrocotyle asiatique, Brahmi, Asiatic pennywort, Antanan Pegaga …

Quelles sont les utilisations traditionnelles ?

Les données des différentes pharmacopées sont très variées : de la thérapie de l’albinisme, des anémies , de l’asthme, des bronchites, des problèmes digestifs, des irrégularités menstruelles, des problèmes circulatoires, des surcharges de capitons, de l’hypertension, des rhumatismes, des névralgies … aux qualités d’antiinflammatoire, antipyrétique et analgésique … Les extraits de centella asiatica (en interne ou externe) sont pourvus de nombreuses qualités médicinales. On peut y ajouter que dans le folklore chinois, le gotu-kola aurait assuré la longévité exceptionnelle d’un empereur.

En médecine Ayurvédique ?

Ce symbole de la longévité, utilisé en infusion mais aussi en cuisine a pour vocation de nourrir le cerveau, éviter les problèmes de mémoire, stabiliser l’équilibre mental et émotionnel, jouer un rôle d’anxiolytique. Les extraits de centella asiatica apportent un équilibre à tous les tempéraments et favorisent la méditation. La centella asiatica est aussi conseillée pour ses propriétés cicatrisantes découvertes par l’observation des tigres blessés qui allaient se rouler dans certaines herbes … elle fut appelée l’herbe au tigre. Et les scientifiques du monde entier se sont penchés sur ses propriétés cicatrisantes .

Quels sont les actifs remarquables pour leurs fonctions dans le cadre de certaines thérapies ?

Les principaux constituants sont des saponosides triterpéniques, des flavonoïdes et surtout des glycosides triterpéniques : asiaticoside et madecassoside. Ces composants sont décrits dans la pharmacopée européenne.

Le % en constituants actifs peut varier selon le lieu de culture de la centella asiatica, et d’après l’ESCOP cette variation peut se situer dans une fourchette de 1% à 8%.

De nouveaux flavonoïdes ont été récemment découverts :

le castlliferol 1 et la castellicine 2.

On peut aussi mettre en évidence la présence de caroténoïdes, de vitamines du groupe B, de vitamine C, mais aussi des traces d’huile essentielle.

Existe-t-il un développement avec des médicaments ?

En utilisation interne, des produits contenant du Madécassol en comprimé sont autorisés en Europe depuis une cinquantaine d’années en particulier pour accompagner des thérapies neurologiques, et en utilisations externes sous forme de crèmes pour cicatriser les ulcères, les brûlures et plaies diverses. Certains compléments alimentaires sont vendus sous l’objectivation de drainage circulatoire des tissus.

Les extraits actifs de centella asiatica sont titrés en acides asiatique et madécassique (60%), et en asiaticosides (40%). Ces composés sont couramment notés : TTFCA (Total Triterpenic Fraction of Centella asiatica)

Il existe des monographies concernant la centella asiatica qui mettent en avant les qualités de cicatrisation et les effets positifs sur la mémoire.(Pharmacopée Européenne, German Commission E, World Health Organization (WHO).

Allégations EFSA en attente pour les extraits de centella asiatica (compilation Synadiet):

-Stimule la cicatrisation et le développement des fibroblastes

-Stimule et favorise la cicatrisation des plaies

-Protection du cœur et du système cardiovasculaire

-Harmonise les fonctions cardiovasculaires

-Favorise le confort digestif, apaise les douleurs de l’estomac, lutte contre les ulcères

-Aide à maintenir les performances cognitives

-Aide au maintien d’une bonne circulation veineuse

Usages cosmétiques :

Les extraits de centella asiatica sont utilisés comme adoucissants contre les agressions de la peau, apaisants pour diminuer l’inconfort d’un érythème du visage ou du cuir chevelu, tonifiant pour permettre de restructurer les tissus, aide à la prévention du vieillissement cutané et de l’apparition de rides. Ils sont inclus dans des laits ou crèmes pour le corps afin de stimuler la circulation veineuse et de lutter contre les capitons disgracieux sur les cuisses ou le ventre.

Il existe des usages culinaires :

-Accompagnement du curry et du riz au Sri Lanka, en particulier dans les plats végétariens

-En Indonésie et en Malaisie, les feuilles sont des ingrédients des salades.

-En Thaïlande, au Viêt-Nam elle fait partie de la composition de boissons rafraîchissante

 

 

 

 

 

 

Les moines français du XVème siècle avaient « tout compris » sur les bienfaits de cette plante car la centella asiatica fait partie des composants de l’élixir de la Grande Chartreuse !

 

 

 

 

 

Bonne méditation sur les vertus de cette petite feuille d’un vert très puissant, et parfois compagne d’un degré d’alcool très puissant.

Cathy

 

 

 

 

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Un géant qui cache dans son cœur des essences thérapeutiques : le Pin Laricio

corsica

Le pin laricio (Pinus nigra var. Corsicana)montagne

Les forêts de pins laricio colonisent les montagnes Corses, ils se dressent fiers dans la lumière, faisant éclater leur force et leur stoïcisme devant les brusques variations climatiques. Son seul défaut il ne sait pas se défendre contre les incendies de forêt.

Endémique de l’île de Beauté, le Pin laricio est assez dissipé pour aller coloniser de nombreuses régions du continent et de se retrouver en concurrence avec le pin Douglas et le pin maritime.

 

 

Les produits aromatiques du pin laricio sont des grands crus :

  • Son huile essentielle est obtenue par distillation à la vapeur d’eau des aiguilles et des rameaux de coupe.
  • Elle est extrêmement riche en pinènes principalement en alpha-pinène, mais comporte également des : bêta-pinène, bêta-caryophyllène, limonène, camphène, des esters et des monoterpénols.
  • Cette huile essentielle est limpide, claire à jaune très pâle. Son odeur fraîche est boisée, avec des nuances résineuses. Elle est plus douce que l’odeur du pin maritime.
  • Cette huile essentielle a des propriétés « cortisone-like », agissant sur l’axe hypophyso-cortico-surrénalien, ce qui corrobore les propriétés de toniques généraux.
  • Cette huile essentielle possède des propriétés antiseptiques, aide le recul des problèmes respiratoires et asthmatiques, et grâce au camphre joue les antidouleurs sur les inflammations arthritiques.
  • Cette huile essentielle pourrait à l’image de l’arbre dont elle est l’essence, aider à se recentrer, à se sentir enraciné dans la vie.

 

On peut utiliser cette huile essentielle en massage diluée dans une huile végétale, en diffusion en respectant un temps de diffusion inférieur ou égal à 20 minutes (sans femme enceinte ou enfant de moins de 3 ans dans la pièce), seule ou en synergie.

  • L’hydrolat, co-produit de la distillation, diffuse une odeur délicate, presque florale.
  • L’hydrolat, est un tonique sans danger pour le système immunitaire des personnes fragiles, des enfants.
  • L’hydrolat peut être rempli dans un flacon pulvérisateur (à conserver au frigo) et pulvérisé sur le corps comme tonique, sur le visage pour tonifier les cellules, rafraîchir quand la transpiration inonde les traits, nettoyer et aseptiser en aide au démaquillant pour lutter contre la pollution.

Une utilisation à laquelle des chercheurs réfléchissent !

Des résultats préliminaires semblent montrer une efficacité de l’huile essentielle d’aiguilles de pin laricio aptes à jouer le rôle d’herbicides alternatifs des études supplémentaires sont nécessaires pour évaluer le coût, la sûreté et l’efficacité d’application et d’action, l’absence de phytotoxicité pour les cultures voisines …  mais en y regardant bien, il n’y a pas de mauvaises herbes sur ces sentiers du nord de la Corse !!

 

 

caillouxpin et montagnepin

Cathy

 

 

 

 

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L’arbre à soie, vous connaissez ?

albizia

L’arbre à soie (Albizia julibrissin) est originaire d’Asie, mais, de par la beauté de ses fleurs roses et vaporeuses qui forment un gracieux plumeau, semblable à un éventail, il est désormais présent sur tous les continents.

Ses feuilles présentent la particularité de s’ouvrir à la lumière du soleil et de se fermer la nuit, d’où son surnom, par les poètes perses, de « dormeur de nuit ».

Outre sa floraison très décorative, il offre d’intéressantes propriétés cosmétiques.

Un soin pour le contour des yeux exceptionnel

Son action antifatigue et détoxifiante, particulièrement bienvenue à cette période de l’année, séduit un nombre croissant de marques cosmétiques.

Derrière ce nom évocateur se cachent des soins visage et surtout contour des yeux performants.

Antioxydant et antiglycation, il renforce l’élasticité du derme, soutient les systèmes de détoxification des cellules et protège les parois des vaisseaux sanguins.

Mais c’est surtout son talent pour combattre la fatigue cutanée, et notamment les cernes, qui fait que nombre de soins contour des yeux y ont recours.

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