Comment ne pas ressentir le syndrome de jambes lourdes ?  

 

 

C’est l’époque des vendanges, et la vigne est à l’honneur.

vigneAujourd’hui nous allons décevoir les amoureux des bons vins, les œnologues chevronnés, car la vigne peut aussi se présenter par ses vertus thérapeutiques.

Vitis vinifera : Cette herbe de la vie ne se contente pas de nous fournir le « French Paradox », le nectar des bons repas, car sa feuille séchée provenant de variétés de raisins noirs à pulpe rouge est utilisée depuis des temps très anciens en médecine traditionnelle.

Quelle est son origine ?

Les bénéfices « santé » de son utilisation furent rapportés dans les papyrus égyptiens, les tablettes sumériennes, les écrits d’Hippocrate, de Galien, de Paracelse.

Denrée alimentaire courante en Grèce, les feuilles de Vitis vinifera sont répertoriées dans la littérature de médecine traditionnelle européenne, en ce qui concerne leurs propriétés astringentes et homéostatiques, les traitements de diarrhées, d’hémorroïdes, de varices, et autres troubles circulatoires. En Turquie, on les utilisait pour leur effet diurétique et pour fabriquer des cataplasmes pour les yeux, en Inde la grappe sert pour traiter les maux de tête, les maladies de peau, les hémorroïdes, les problèmes digestifs.aout-2010-125

En France ? Les viticulteurs recueillaient les feuilles de vigne pendant les vendanges pour en faire des infusions et des cataplasmes pour traiter leurs jambes douloureusement gonflées. De nos jours, les feuilles de vigne ont donné naissance à des médicaments utilisés principalement pour traiter les problèmes circulatoires des maladies veineuses telles que les jambes lourdes, certains troubles capillaires, certains œdèmes et gonflements. La Pharmacopée française Xème édition, inclue dans ses textes la monographie de « la vigne rouge », de « l’extrait de vigne rouge » ainsi que l’usage traditionnel des feuilles de vigne rouge. On retrouve également l’utilisation des feuilles de vigne rouge dans les cahiers de l’Agence pour les maladies symptomatiques et chroniques de la sphère veineuse.

Quels sont les principes actifs de la feuille de vigne rouge ?

Les feuilles de la vigne rouge comprennent des polyphénols (ou flavonoïdes) incluant des anthocyanosides, des proanthocyanidines oligomériques (OPCs). Ces molécules sont très réactives dans le domaine de l’oxydation cellulaire, dans la capture des radicaux libres oxygénés, dans la protection du vieillissement cellulaire et de la dégénérescence aérobie. Ces molécules antioxydantes assurent une action vasotonique et vasoprotectrice envers le système circulatoire, et limitent les apparitions des œdèmes.feuille

Quelles sont les formes traditionnellement utilisées ?

Des infusions et des décoctions, des extraits aqueux (5 :1), des extraits aqueux contenant des feuilles séchées finement broyées, des capsules titrées en flavonoïdes, des macérâts glycoalcooliques, des crèmes contenant des extraits mous aqueux.

Quelles sont les allégations officielles dans le cadre de médicaments à base de plantes ?

La définition officielle concernant l’utilisation de médicaments à base d’extraits de feuilles de vigne rouge est la suivante : « traditionnellement utilisé dans le traitement symptomatique des troubles fonctionnels de la fragilité capillaire, tels que ecchymoses, pétéchies, etc. »

Une autre définition fut ajoutée aux cahiers de l’Agence : « traditionnellement utilisée dans les manifestations subjectives de l’insuffisance veineuse telles que les jambes lourdes ; – dans la symptomatologie hémorroïdaire ».

Quel est l’axe d’utilisation dans le cadre d’un effet physiologique ?

Sans utiliser d’objectivation médicale, on peut énoncer que la tradition justifie l’utilisation des feuilles infusées pour favoriser les jambes légères. L’effet physiologique officiellement retenu est : soulage la sensation d’inconfort des jambes liée à des troubles circulatoires veineux mineurs

Quelles sont les posologies habituelles ?

La posologie classique pour la forme galénique capsule est située entre 169mg à 200mg, 2 à 3 fois par jour.

Pour les formes infusion et décoction, il est conseillé d’utiliser 10-20g de feuilles sèches par jour.

Recherches concernant les effets physiologiques des feuilles de vigne rouge :

Plusieurs essais ont été entrepris en études randomisées, double aveugle, multicentriques, avec placebo …  À l’aide d’extraits de vigne rouge (secs ou aqueux) pour justifier d’un effet en rapport avec la circulation veineuse. Les résultats ont permis de mettre en évidence une amélioration subjective de la circulation (à 6 semaines de traitement), en particulier du retour veineux au niveau des jambes, de mettre en évidence l’augmentation significative du débit sanguin microvasculaire, de vérifier la capacité d’un extrait de vigne rouge à améliorer l’insuffisance veineuse périphérique, de diminuer l’intensité de sensation de douleur entraîné par les jambes lourdes.

Donc si on résume, les résultats sont « positifs » mais souvent subjectifs et les produits contenant ces extraits ne bénéficient pas de l’appellation « SMR suffisant » (service médicale rendu). Les feuilles de vigne rouge sont très appréciées en phytothérapie mais aussi en cosmétique pour diminuer les rougeurs inesthétiques dues à une mauvaise microcirculation et aux agressions du climat. Et ainsi elles ne coûtent rien en remboursement du système de soin …

Les stations debout sont fatigantes pour la circulation de retour veineuse, cette petite feuille a des vertus cachées qui peuvent s’additionner de temps en temps à la dégustation d’un petit verre de « rouge » plein de resveratrol, antioxydant santé !

Cathy

 

 

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Les belles mexicaines du jardin botanique de Puerto Vallarta

Bravo à tous ceux qui ont deviné l’identité de ces belles plantes du jardin botanique!

Le frangipanier

img_20160927_103707615Plumeria obtusa est un arbuste, originaire des Caraïbes, du Mexique et d’Amérique centrale.

Les Plumerias se retrouvent aujourd’hui dans tous les pays chauds.  La fleur de frangipanier a une symbolique forte chez les hindous et bouddhistes d’où son nom de fleur des temples.

Dans plusieurs îles du Pacifique (Tahiti, Fidji, Hawaï entre autres), le frangipanier est utilisé pour faire des lei (couronne de fleurs).

 

Le cacaotier

cacao608(Theobroma cacao) était déjà cultivé voilà 3000 ans dans le golfe du Mexique puis sa culture fut développée par l’empire Maya.

Le cacao était à la base d’une boisson épicée (Xocoalt) consommée par les nobles et les guerriers pour ses propriétés énergisantes.

Le cacao était aussi indispensable à de nombreuses cérémonies religieuses, il servait d’offrandes aux divinités et accompagnait les morts dans leur dernier voyage.
 

 

 

La vanille (Vanilla planifolia)

vanille614Les gousses de vanille furent d’abord récoltées sur des orchidées sauvages au Mexique.

Les Aztèques connaissaient la préparation pour que l’épice conserve son arôme et ils l’utilisaient probablement depuis des siècles dans la préparation de boissons cacaotées, afin d’adoucir l’amertume du chocolat.

En langue aztèque, la vanille était appelée « tlilxot chitl », ce qui signifie « gousse noire ». Il faudra attendre plus d’un siècle pour qu’un Européen lui donne un nom aux consonances latines et prononçables pour l’Occident.

Ce fût Christophe Colomb qui la rapporta sur notre continent : lors de son troisième voyage en « Inde » en 1518, son conquistador espagnol Hernán Cortès a rapporté les premiers plants de vanille mexicaine en Europe.

L’Aloès ou lys du désert ( Aloe vera ou barbadensis)

aloe-veraL’ Aloe vera trouverait ses origines en Afrique et dans quelques îles situées dans l’océan Indien.

Le gel de cette plante était déjà employé pour soigner les problèmes de peau et la constipation dans la Grèce Antique et en ancienne Egypte.

Pour certains historiens, les Espagnols auraient importé les premières plantes d’aloès en Amérique, autour du XVIe siècle.

La plante est naturalisée et cultivée un peu partout sous les tropiques et dans les régions chaudes du globe en Afrique, en Inde en Asie, dans les Caraïbes, en Amérique du Sud, au Mexique, dans le sud des États-Unis, etc.

Ailleurs dans le monde, elle est répandue cultivée pour ses propriétés médicinales et cosmétiques.

 

Laurence

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Quelques belles plantes du Jardin botanique de Puerto Vallarta

Juste pour le plaisir des yeux  et pour vous faire deviner de belles espèces tropicales.

Les reconnaissez vous ?

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Belles découvertes !

Laurence

 

 

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Le Piment d’Espelette, une belle piquante originaire du Mexique !!!!

 

pimentSi le piment d’Espelette, cultivé au Pays Basque, fut importé par les colons d’Amérique du Sud, avec nous il est devenu le roi du potager dans le Quercy blanc.

On vous dira que c’est une plante gourmande qui aime un sol riche, des apports nutritifs … Nos pieds de piments d’Espelette ont poussé merveilleusement bien au milieu des cailloux, dans une terre plutôt stérile que mère nourricière. Ils ont résisté aux lapins, aux chevreuils, aux sangliers … qui pourtant en cherchant de l’eau ont ravagé les tomatiers et autres plantations.

Qui est ce piment aux magnifiques nuances rouges à maturité ?

Le piment d’Espelette ou Capsicum annuum est une plante herbacée annuelle faisant partie de la famille des Solanaceae. Il existe un grand nombre d’espèces de Capsicum, dont les caractéristiques diffèrent en particulier selon la région d’origine.

Le piment d’Espelette ou Capsicum annuum a une origine mexicaine, le piment antillais ou Capsicum chinense provient de la région amazonienne et le piment oiseau ou Capsicum frutescens est originaire des régions côtières de l’Amérique du sud subtropicale.

Pourquoi faire la distinction entre ces espèces ? L’espèce Capsicum annuum est considérée comme « sans danger » alors que l’espèce frutescens peut générer de fortes irritations. Le piment d’Espelette s’est adapté à son terroir unique depuis son arrivée avec les conquistadors de Christophe Colomb au milieu du maïs et de nombreuses épices …  Il est devenu un emblème de la gastronomie basque.

 

Une grande distinction pour une épice française :

Le 1er juin 2000 (parution au J.O.) le piment d’Espelette – Ezpeletako Biperra –  est labellisé AOC. Et en 2002, cette AOC. a été reconnue A.O.P. (appellation d’origine protégée). Cette protection étant étendue à tous les pays de l’Union Européenne.

Il existe donc un terroir défini et limité, un cahier des charges, des contrôles de qualité pour répondre aux critères de l’AOP. Le piment d’Espelette se caractérise par une intensité olfactive dominée par des arômes fruités avec des notes de foin coupé. Ces arômes sont associés à un piquant chaud mais non brûlant.

Le « piquant » du piment d’Espelette est estimé à 4 sur l’échelle de Scoville, ce qui démontre une teneur en capsaïcine (molécule responsable de la force du piment) moyenne.

Quels sont les constituants du piment d’Espelette ?

-Capsaïcine (et ses dérivés) : alcaloïde responsable de la sensation du « piquant » d’un piment. Les capsaïcinoïdes agissent sur les récepteurs de la douleur, induisent une sensation de chaleur de la peau et des muqueuses liée à une vasodilatation réflexe.

-Des composés phénoliques : quercétine, cynaroside, apiine, lutéoléine

-Autres constituants : acide ascorbique, hétérosides diterpéniques : capsianosides, capsicosides et leurs dérivés, caroténoïdes, flavonoïdes et de nombreux composés volatils.

Y-a-t’ il des indications thérapeutiques ?

La monographie de la Commission E indique une action sur les algies musculaires au niveau des épaules et de la colonne vertébrale. Le piment est traditionnellement employé par voie externe (forme de pommade, emplâtre, lotion, crème) pour traiter les infections (plaies, brûlures). Il peut être utilisé sur des engelures, gerçures. Un massage avec une crème ou pommade en contenant diminue les douleurs de l’arthrite.

En cosmétique, son intérêt provient de ses propriétés antiseptiques et antioxydantes. De nouvelles formes galéniques permettant une libération rapide de l’actif (en topique) sont testées sur des cas de douleurs liées à un zona, à l’herpès …

De nombreuses études ont montré une activité anti-âge du piment grâce à ses molécules antioxydantes de la famille des polyphénols. Une addition de ce piment à un produit cosmétique permet de protéger les cellules, leurs membranes des dommages causés par les radicaux libres.

En usage populaire, il est apprécié pour ses vertus curatives contre l’alcoolisme, le mal de mer, l’arthrite et les rhumatismes. La présence de la capsaïcine permet de maintenir un poids de forme en régulant le métabolisme basal.

Il n’existe pas de contre-indications, les produits topiques peuvent être passés sans danger sur les enfants.

Comment récolter, sécher, broyer les piments d’Espelette ?

Il faut les cueillir à maturation, quand ils perdent leur couleur verte et deviennent d’un rouge éclatant. Ensuite, précautionneusement, faire tomber la terre, puis encorder les piments non endommagés. Ensuite cette corde est pendue dans un endroit abrité du soleil mais bien ventilé, et on laisse sécher les piments un bon mois. On voit les couleurs changer au fil du temps, la perte d’eau les assombrit. Il ne reste alors qu’à les broyer dans un moulin à café et disposer la poudre dans des pots de verre propres, stockés à l’abri de la lumière et de l’humidité.

Comment réaliser une préparation topique soi-même ?

Arthrite, rhumatismes : dans 100g d’alcool à 60° faire infuser pendant deux jours des piments d’Espelette (selon grosseur 1 ou plus). Filtrer et badigeonner les parties douloureuses avec cette liqueur.

Peau déshydratée, fripée : ajouter la valeur de 0,5g de poudre de piment d’Espelette dans un lait corporel (100-125g). bien mélanger (attention à la coloration). La richesse en polysaccharides implique une action émolliente, hydratante très rapide.

Et dans la cuisine ?

Couleur et arôme en font un met indispensable pour une cuisine parfumée. Il peut être incorporé dans des viandes, des poissons, des ratatouilles, des légumes, des pâtes, des céréales, des sauces mais aussi dans des desserts. Le chocolat au piment d’Espelette est un pur délice, et yaourts, entremets ou glaces prennent du caractère avec juste une pincée déposée.

La capsaïcine joue le rôle de « mise en bouche » pour faciliter la digestion. Elle attire les sucs digestifs et confère une sensation de bien-être à la digestion.

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Cathy

 

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Le Nopal, le cactus des Aztèques

La réponse à la devinette est  :

Le Nopal ou figuier de Barbarie ( Opuntia ficus indicaappartient à la famille des Cactaceae.

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Originaire d’Amérique centrale, le nopal ou figuier de Barbarie fut ramené en Méditerranée par les Espagnols. S’adaptant même aux climats les plus arides, il a rapidement prospéré dans tout le bassin méditerranéen, gagnant même l’Asie.

Il existe environ 400 espèces de figuiers de Barbarie  dans le monde.

Le figuier de Barbarie présente de larges « feuilles », appelés aussi raquettes ou cladodes, recouverts de poils et d’épines. Il existe également des variétés sans épines. Les cladodes sont très fibreuses, elles retiennent l’eau et permettent à la plante de résister à la chaleur et à la sécheresse.

Le figuier de Barbarie ou nopal donne des fleurs de différentes couleurs, jaunes, roses ou violettes, selon les espèces, et des fruits orangés ou violets, comestibles, en forme de poire.

Usages traditionnels du nopal

Le nopal était déjà utilisé par les Aztèques pour abaisser le taux de glycémie dans le sang des personnes diabétiques. Sous forme d’onguent et de cataplasme, il soulageait les rhumatismes et son jus appliqué sur les brûlures et les plaies servait de cicatrisant.

De plus, très nutritif et énergétique, il était, et reste très employé dans la cuisine traditionnelle d’Amérique centrale, comme fruit frais, mais aussi comme légume, en marmelade. Il est aussi  employé par la médecine ayurvédique comme tonique et diurétique.

Actuellement en Occident on redécouvre peu à peu ses nombreuses propriétés, notamment dans le cadre de régimes minceur.

Les parties utilisées

img_20160916_215953Toutes les parties de la plante sont utilisées, les fleurs ,les fruits, les  feuilles (cladodes) et aussi les graines .

En cuisine, on utilise aussi bien les fruits que les jeunes feuilles comme légumes.

Durant mon voyage au Mexique j’ai eu la chance  de goûter ce légume qui se mange en salade ou coupé en fines lanières comme des haricots verts pour en accompagner de viandes grillées.

Un délice particulier, légèrement gélatineux , mais riche en fibres.nopalitos

Je vous conseille aussi de  gouter le nopal déshydraté avec du chili.

En apéro, avec du guacamole,  pourquoi pas !

Les molécules actives

Les fruits du figuier de Barbarie sont particulièrement riches en vitamine C, tout comme les jeunes feuilles.figue-barbarie

Les feuilles contiennent  du cuivre, du magnésium, du calcium et du fer, 17 acides aminés et des vitamines A, B1 et B3.

Elles sont très riches en fibres comme le lignane, la cellulose et l’hémicellulose, mais aussi en mucilage et  en gommes.

Tous ces composés agissent en captant les sucres et les graisses et  lui confèrent des propriétés hypoglycémiantes et lipophiles.

C’est un coupe faim idéal très en vogue actuellement dans les régimes amaigrissants sous forme de gélule ou de poudre.

Les pépins des fruits contiennent une huile riche en acide linoléique ou omega 6 ( jusqu’à 60%) et en vitamine E  et stérols.

Cette huile était connue par les  marocaines depuis bien longtemps, elles s’en servaient pour se protéger du vent brûlant du désert.

C’est une huile rare et précieuse  que l’on utilise en cosmétique naturelle.

Elle est un allié exceptionnel pour lutter contre le vieillissement cutané, grâce à ses propriétés adoucissantes et régénérantes très intéressantes, particulièrement adaptées pour les peaux rêches et déshydratées.

Laurence

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Attention aux épines!!!!!

J’avais envie ce soir de vous faire découvrir  une  des plantes que j’ai découverte durant mon voyage au Mexique.

Laurence 🙂

 

Qui suis je ?

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Fleur symbole d’automne !

Fleur symbole d’automne, à la longue histoire médicinale en Asie, pour certains européens elle évoque la protection hépatique, pour d’autres les pétales qui remplacent les bougies du souvenir

 

C’est une plante pluriannuelle n’excédant pas les 50 cm, elle porte en fin d’automne des petits pompons à pétales jaunes, blancs, rose.

Elle a une longue histoire médicinale en Chine, il existe différentes variétés qui peuvent présenter des diversités en composition d’actifs, en fonctions et applications médicinales.

Symbole de pouvoir, de gloire, cette plante selon la médecine traditionnelle chinoise combattrait la chaleur intérieure, aiderait à « nourrir » le sang, apporterait un effet rafraîchissant pour éloigner les fièvres, ferait baisser la tension et améliorerait les facultés visuelles. Les chinois utilisent les racines bouillies pour soigner les maux de tête, les fleurs (mais aussi les feuilles sèches) sont infusées et bues comme un thé (8 à 10g de fleurs séchées pour 1 litre d’eau bouillante). Un vin est fabriqué en cas de troubles digestifs ou nerveux : 30g de fleurs séchées dans un litre d’alcool de riz et la digestion s’allège (l’esprit s’embrume peut-être !).

Mais qui est-ce ?

C’est le chrysanthème, fidèle compagnon hépatoprotecteur associé au chardon-Marie, au desmodium adscendens, à la camomille, à la carotte …

Il existe la variété des fleuristes (Chrysanthemum hortorum) qui est le croisement entre les espèces (Chrysanthemum indicum) et (Chrysanthemum morifolium). De nombreux cultivars naissent chaque année des recherches des horticulteurs, variant formes et couleurs.

chrysanthemeLe Chrysanthemum morifolium est celui qui est décrit dans les pages thérapeutiques asiatiques. Il est nécessaire d’identifier les variétés pour connaître les compositions actives.

Le Chrysanthemum americanum a été introduit dans la description d’objectivations hépato protectrice de la phytothérapie européenne, il y a environ une trentaine d’années.

Cette plante présentée sur la base de propriétés hépato protectrices et antiœdémateuses, anti lithiasique, hypoglycémiante n’est par ailleurs pas inscrite à la pharmacopée ni sur la liste des plantes pouvant faire l’objet d’une AMM allégée.

Les actifs ?

Les chrysanthellines (A et B), des bidesmosides (tensioactifs aux propriétés veinotropes). Des composés antimutagéniques tels que les flavonoïdes de type acacétine, apigénine, lutéoléine, quercétine.  Des composés riches en saponosides pour améliorer les troubles de la microcirculation, aider les digestions, soulager les stases biliaires …

Une plante qui peut donc apporter de la joie, elle n’est pas seulement l’habitante des cimetières.

Cathy

 

 

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Les Cactus de San Carlos

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Un petit clin d’oeil du Mexique

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Le Figuier

J’ai pensé vous parler du figuier, après avoir passé quelques heures à préparer ces chères figues en confiture.

Le figuier : Cet arbre de la famille des moracées, compte plus de 70 espèces. Le plus connu est le Ficus carica appelé ainsi car il est originaire d’une région d’Asie mineure appelée Carie.ficus-carica

 

Le figuier se présente comme un arbre très ramifié à l’écorce grise et aux grandes feuilles vertes un peu rugueuses, caduques et lobées, contenant une abondante substance : le latex.

C’est un arbre fruitier rustique, qui supporte très bien les grands écarts de température.

Ce qu’on appelle généralement le fruit n’est que le réceptacle charnu ou sycone (nom de la figue en grec) en forme d’outre qui se referme sur lui-même en emprisonnant les fleurs dans la cavité interne. Elles donnent les fruits quand la fructification est réalisée et que la partie charnue se développe. Ce sont les graines qui sont les véritables fruits.

Les « figues-fleurs » se récoltent du mois de juin au mois d’août, les « figues d’automne » du mois d’août au mois d’octobre.

Les parties de la plante utilisées à but thérapeutique sont les fruits et les feuilles.

Des actifs d’intérêt : Quel que soit le cultivar, les fruits du figuier montrent un taux très élevé de composés phénoliques. Les quantités de rutine, par exemple, sont plus élevées que celles que l’on trouve dans les pommes. Les différents polyphénols, flavonoïdes et anthocyanines démontrent d’un fort potentiel antioxydant. Les feuilles contiennent un latex riche en une enzyme protéolytique (Ficine) aux propriétés hépato protectrices. Les fruits séchés ont une valeur médicinale dans le système médical traditionnel pour leurs actions dans les désordres gastro-intestinaux et inflammatoires. Certaines études scientifiques ont montré la présence d’une activité spasmolytique médiée par l’activation des canaux K+ATP avec action antiplaquettaire, qui ainsi fournissent les bases de l’utilisation médicinale pour les problèmes de péristaltisme intestinal et de désordres inflammatoires.

Des utilisations « galéniques » variées :

o   Ficus carica est un médicament homéopathique (non soumis à prescription médicale) qui est traditionnellement utilisé pour normaliser la sécrétion de suc gastrique et aider à la cicatrisation des ulcérations gastriques et duodénales. Il se présente sous forme de gouttes buvables (macérât alcoolique de bourgeons).

o   Il est utilisé en gemmothérapie (macérât glycériné de bourgeons) pour les dystonies neurovégétatives (névroses obsessionnelles et angoisse). Il est inducteur de sommeil et calme les troubles émotionnels.

Quelques recettes à préparer :

o   Inflammation de la bouche (gingivites, aphtes) et de la gorge : couper deux figues sèches en morceaux, les plonger ¼ d’heure dans un verre de lait mis à bouillir avec une cuillère à café de miel. Filtrer et après refroidissement faire des gargarismes et bains de bouche.

o   Bronches, grippe, rhume, toux : 250g de lait additionné de 20g de figues sèches, faire bouillir ¼ d’heure. Filtrer, ajouter une cuillère de miel et boire le mélange lacté bien chaud.

o   Constipation : faire tremper le soir dans un bol d’eau chaude (bouillie) plusieurs figues, les manger le matin à jeun et éventuellement boire l’eau de trempage.

o   Ulcérations gastriques : mettre 80 gouttes de macérât glycériné dans un grand verre d’eau deux fois par jour jusqu’à la fin des symptômes.

o   Piqûres d’insectes (abeilles en particulier) et morsures de serpent : faire couler le latex de la feuille sur la zone piquée, la douleur se stoppe.

o   Sciatique : faire macérer pendant quelques jours des figues sèches coupées en morceau dans de l’alcool de fruit (type eau de vie) puis appliquer en mouvements circulaires autour de la névralgie, un tampon imbibé de ce mélange pendant plusieurs minutes. Efficacité anti névralgie garantie, odeur d’alcoolique également garantie !

o   Taches de rousseur : sortir quelques gouttes du latex de la feuille du figuier, les étaler sur les taches de rousseur, répéter pendant plusieurs jours, elles s’éclaircissent et se distinguent moins.

o   Verrues : quelques gouttes de latex de feuilles de figuier à appliquer plusieurs fois par jour sur la verrue jusqu’à ce qu’elle devienne molle. Humecter la verrue d’eau chaude, elle va tomber toute seule.

o   Mes confitures « plus » : en fin de cuisson, je rajoute de l’écorce d’orange confite ou bien des petits pignons, cela change, personnalise et c’est délicieux !

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L’Inca inchi ou Sacha inchi, le Trésor ou l’Or des Incas

inca ichi lianeL’Inca Inchi ou Sacha Inchi (Plukenetia volubilis) est une plante grimpante que l’on trouve à l’état sauvage dans la région amazonienne ou sur les flancs de la cordillère des Andes du Pérou.

Elle appartient à la famille botanique des Euphorbiacée, connue pour sa richesse en plantes alimentaires comme le manioc ou  en graines oléagineuses comme le ricin.

C’est une plante semi-ligneuse (liane), vivace  avec des fleurs mâles et femelles, des feuilles alternes, pointues  en forme de cœur. Les fruits sont des capsules de 3 à 5 cm de diamètre, formées par 4 lobes à 7 lobes contenant des graines aplaties  brunes oléagineuses.

inca inchiLes graines, très concentrées en acides gras (notamment en omégas 3 et 6), sont aussi connues comme la cacahuète des Incas. Cette plante a probablement été cultivé par les Incas il y a 3000 ou 5000 ans. On en a retrouvé des échantillons dans les tombes incas  et sur des poteries  qui représentent le fruit et les branches du Sacha inchi.

De  nos jours ce sont les  peuples amazoniens qui utilisent traditionnellement les graines ou l’huile de Sacha inchi pour des applications cosmétiques, alimentaires et médicinales.

Par exemple, les Yaguas d’Amazonie péruvienne  mélangent  l’huile de sacha inchi avec la farine de la graine et préparent  une crème spéciale pour revitaliser et rajeunir la peau.

Les amérindiens Secoyas, Amueshas, et Boras, consomment les amandes grillées pour récupérer leur force et comme un reconstituant après l’effort. Avec l’huile, ils frottent leur corps pour soigner les douleurs musculaires et les rhumatismes.

Les graines et l’huile d’Inca Inchi, sont encore peu connus en Europe.

Par contre , elles sont déjà  la source de toutes les convoitises et  surtout un exemple de biopiraterie des savoirs autochtones.

En 2008, un brevet avait été déposé par des entreprises cosmétiques françaises pour les usages cosmétiques de l’huile d’inca inchi.

Ce brevet a  été annulé grâce au combat des  indiens  de la communauté Ashaninka et d’associations qui défendent le droit des peuples autochtones.ashaninkas

Malheureusement, cela ne veut pas dire que les retombées économiques vont bénéficier seulement  aux populations amérindiennes du Pérou.

Cette plante est déjà cultivée en Chine  et en Asie du Sud Est à  grande échelle…

 

Si vous devez en acheter, je vous conseille de privilégier l’origine Péruvienne, issue de l’agriculture biologique et de petites coopératives de paysans amérindiens.

Un véritable trésor à découvrir  pour votre bien être ! 

Usage alimentaire

Les études scientifiques récentes  (Université Cornell US, 1980) confirment les qualités nutritionnelles exceptionnelles des graines de Plukenetia volubilis.

Aucune autre huile (végétale ou animale) ne contient naturellement  des teneurs en acides gras insaturés (oméga 3 ,6 et 9) et en vitamine E dans de telles proportions :

• Oméga 3 (49% en moyenne)
• Oméga 6 (34% en moyenne)
• Oméga 9 (9% en moyenne)
• Antioxydants : vitamine E 170mg/litre.
• 60% de l’amande dégraissée est une protéine complète digestible à 96%, très riche en acides aminés dans les proportions idéales pour la santé.

Je vous conseille de remplacer les cacahuètes grillées de l’apéro par des amandes grillées d’inca inchi !

Les Oméga -3-6 et -9 contenus en grande quantité dans l’huile de Sacha Inchi (92%), aident à réduire le cholestérol.

L’huile de Sacha Inchi a un goût et une saveur agréable  de petit pois ou de cosse de haricot, elle est délicieuse en cuisine.

Je vous invite à l’ incorporer dans la vinaigrette de vos salades ou directement sur les légumes.

En  la consommant crue, sans cuisson, elle gardera toutes ses  propriétés bénéfiques pour la santé.

Usage cosmétique 

L’huile de Sacha Inchi est particulièrement adaptée pour prendre soin des peaux irritées, sèches et matures.

Elle contient  plus de 45% d’oméga 3,  elle est donc particulièrement intéressante pour les peaux nécessitant un apport en oméga 3.

Elle stimule fortement la régénération et l’activation cellulaire, favorise le métabolisme de la peau ainsi que son élasticité. Cette huile régule, en outre, la kératinisation et pénètre rapidement.

Cette huile est apaisante et très efficace pour les peaux très sèches ayant une tendance à faire des squames ou des rougeurs et irritations à répétitions, il s’ agit d’ une huile  » sèche non grasse »  qui pénètre particulièrement bien l’épiderme et ne laisse aucun film gras. Elle permet d’apaiser les petits problèmes de peau tout en laissant une odeur délicate et agréable.

De plus, elle protège la peau des agressions extérieurs telles que le vent ou encore le soleil par exemple et l’ hydrate en profondeur.  Il s’agit d’ une huile enrichie en anti-oxydant naturel (vitamine E), c’est un bon anti-âge pour les peaux matures.

Une petite recette « Huile premières rides pour peau mixte ou mature »:

Verser de l’huile d’inca inchi dans le creux de la main et ajouter 1 goutte d’huile essentielle de géranium. Faire pénétrer en douceur sur le visage, le cou et le décolleté.

Pour les femmes enceintes et allaitantes, utiliser l’huile d’inca inchi seule sans huile essentielle.»

Une huile aux propriétés insoupçonnées  et prometteuses!

En 2015, une étude scientifique in vitro  a démontré les propriétés  antibactériennes de l’huile Sacha inchi sur le staphylocoque doré  de la peau  (Sacha Inchi Oil Plukenetia volubilis L., effect on adherence of Staphylococus aureus to human skin explant and keratinocytes in vitro. Gonzalez-Aspajo G, Belkhelfa H, Haddioui-Hbabi L, Bourdy G, Deharo E).

Une solution naturelle pour soulager les personnes qui souffre d’eczéma atopique ?

HV_IncaInchi_100ml_FREn terminant, voici un petit clin d’œil pour ladrôme laboratoire… C’est une de leur nouveauté pour  l’automne.

Bonne découverte amazonienne 🙂

Laurence

 

 

 

 

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