Une huile essentielle contre le marasme de l’hiver : L’ylang-ylang de Madagascar  

 

ylang

L’ylang-ylang (Cananga odorata, famille des Annonacées) est principalement originaire de Madagascar, des Comores et de Mayotte.

Type biologique : arbre cultivé.

Le nom d’ylang-ylang vient d’un dialecte des Philippines (le Tagalog) : dlang-ilang qui veut dire « fleur de fleurs ». Cette appellation vient du fait que la fleur évoque des sentiments de langueur, d’apaisement, de sensualité. L’huile essentielle est aussi parée de vertus médicinales.

La cueillette des fleurs a lieu toute l’année, mais le rendement obtenu en huiles essentielles est plus élevé pendant la saison sèche (juin à octobre).

L’huile essentielle obtenue à partir d’une distillation des fleurs (fraîches et matures), est de couleur jaune pâle à jaune foncé. Son odeur est très caractéristique, de type fleurie jasminée.

L’huile essentielle d’ylang-ylang est très importante pour l’économie des producteurs des îles de l’océan indien, elle représente une source de revenus importants rapportés par son utilisation en parfumerie, en cosmétique. Les huiles essentielles de girofle et d’ylang-ylang représentent 98% des revenus d’exportation malgache.

Les huiles essentielles malgaches provenant de l’île de Nosy-Be sont en général des produits de qualité reconnus de notoriété internationale. La Côte Ouest de Madagascar est aussi une région riche en plantes aromatiques endémiques ou spontanées, utilisées pour l’extraction par exemple de l’ylang-ylang (mais également : de patchouli, de géranium, de basilic, de poivre vert et de girofle).

L’huile essentielle d’ylang-ylang est obtenue par hydrodistillation ou entrainement à la vapeur des fleurs matures de l’arbre.

distillaLa distillation de l’huile essentielle est particulière car elle est fractionnée de façon à obtenir des fractions aux propriétés propres :

  • Extra supérieure, extra, première, seconde, troisième pour les Comores et Mayotte
  • Extra, première, seconde, troisième pour Madagascar.

Les différences entre les fractions sont caractérisées par des caractéristiques organoleptiques différentes, dues à la diminution de l’indice d’ester plus on avance dans la distillation.

Les fractions extra supérieure, extra et première sont des fractions de tête qui sortent en début de distillation, la seconde est une fraction « de corps », la troisième une fraction « de queue ».

L’huile essentielle obtenue par distillation non fractionnée est appelée « complète ».

Avis personnel, je préfère les fractions II et III plus légères dans le développement de leur fragrance.

L’huile essentielle malgache (toutes fractions confondues) est plus riche en : Éther de p-crésyl méthyle, Benzoate de méthyle, Linalol, Acétate de géranyle, en Géraniol, en Acétate de géranyle, en β-caryophyllène, en (E, E) -farnésol, en Benzoate de benzyle et en Salicylate de benzyle

L’huile essentielle malgache est la plus recherchée par les parfumeurs et les aromaticiens, car elle présente un grade aromatique supérieur par rapport à celle des Comores. Sa fragrance est plus « longue » dans le temps, ses notes sont chaudes.

La distillation à Madagascar :distillation

Parfois les unités de distillation peuvent apparaître « hors du temps ». Certaines distilleries représentent une menace écologique par la demande en bois pour alimenter le foyer de l’alambic (3 à 4 m3 par alambic de 200 litres) ainsi que pour l’approvisionnement en eau en saison sèche.

Des projets financés par des ONG, des financements privés-publics ont vu le jour pour former les paysans aux règles de distillation, de récupération de l’eau, de reforestation. Des alambics en inox sont implantés dans certains villages pour une utilisation collective, avec une aide à la mise en relation avec des clients potentiels.

Des usages traditionnels de la fleur et des huiles essentielles d’ylang-ylang :

Les pétales sont porteurs d’une image sensuelle, ainsi en Indonésie, ils sont dispersés sur le lit des nouveaux mariés tandis qu’aux Philippines les fleurs de jasmin et les fleurs d’ylang-ylang sont tressées pour faire des colliers sensuels portés par les femmes.

Beaucoup moins romantique mais pratique, les pétales sont utilisés dans certains pays pour traiter les piqûres d’insectes, les morsures de serpent. Il est par contre possible de verser quelques gouttes de l’huile essentielle d’ylang-ylang dans de l’huile végétale de calophylle et d’appliquer sur les zones douloureuses. Des études scientifiques ont démontré l’action répulsive mais également insecticide de ces huiles essentielles contre 3 variétés de moustiques.

A Java et au Vietnam, les fleurs séchées sont utilisées pour traiter la malaria et ses symptômes. Une pâte de fleurs pilées peut aider à traiter l’asthme. Fleurs et écorce de l’ylanguier sont utilisés pour traiter pneumonie et douleur stomacale par des communautés des îles Mariannes du Nord.

En Inde et sur les îles de l’Océan indien, les feuilles de cananga odorata sont utilisées en application topique directe pour traiter les pellicules, les maux de tête, les inflammations oculaires, la goutte. En Nouvelle Guinée des décoctions d’écorce interne de l’arbre sont également utilisées pour traiter la goutte. En Inde, la décoction de l’écorce est utilisée pour traiter rhumatismes, fièvres, fatigues chroniques et ulcères.

A l’époque victorienne, les personnes bien soignées utilisaient une huile de Macassar (mélange huile d’ylang-ylang et d’huile de noix de coco) pour embellir et parfumer leur chevelure. Cette pratique fut vite arrêtée car elle impliquait de disposer des « anti macassar » sur tous les fauteuils, oreillers … qui devenaient immédiatement très gras.

Les pétales sont utilisés pour faire des macérâts huileux, les huiles essentielles rentrent dans la composition de parfums de luxe, de cosmétiques, de mélanges pour diffusion, de parfum de bains, d’huiles de massages aphrodisiaques …

Mode d’utilisation :

Principalement par diffusion à froid, par massage vectorisées par une huile végétale. Elles peuvent être mélangées à du lait en poudre pour parfumer un bain et le rendre relaxant. L’utilisation par voie orale est moins conseillée et moins référencée, elle doit se faire sur conseil d’un professionnel. Il faut éviter de les conjuguer avec des huiles essentielles contenant des cétones.

Les huiles essentielles d’ylang-ylang sont dermocaustiques, il ne faut pas les employer pures. Elles sont déconseillées aux femmes enceintes et allaitantes, aux enfants de moins de 7 ans, aux personnes souffrant de crises d’épilepsie.

Quels sont les effets apportés par l’huile essentielle d’ylang-ylang ?

Leur composition riche en molécules d’esters leur confère des activités antispasmodique, antiinflammatoire, neurotoniques.

Conformément à l’usage traditionnel, les huiles essentielles d’ylang-ylang ont été rapportés pour être utilisés comme antidépresseur, pour traiter l’anxiété et la nervosité. Il a également été signalé qu’elles pouvaient entraîner un effet abaissement de la pression artérielle suggérant une utilisation potentielle dans la gestion de l’hypertension

Du fait de leur réputation d’aphrodisiaque et de stimulant sexuel, les huiles d’ylang-ylang sont recommandées par les aromathérapeutes dans les cas d’impuissance, frigidité.

Elles sont reconnues pour leurs actions positives sur les dépressions, le stress, les angoisses et l’anxiété, les insomnies … grâce à la richesse en Benzyl benzoate de leur composition.

De récentes études scientifiques ont permis de mettre en évidence un certain nombre de bioactivités pour les huiles essentielles d’ylang-ylang seules ou en synergies : par exemple des activités anti staphylocoque doré si elles sont employées (études in vitro) avec des huiles essentielles de thym.

L’extrait méthanolique des bourgeons de l’ylanguier exercerait un effet inhibiteur contre la mélanogénèse.

Une veille bibliographique au cours des dernières décennies a apporté la preuve qu’il existe un large spectre d’activités pharmacologiques pour l’huile essentielle ou les extraits d’ylang-ylang.

Cathy

 

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Un petit voyage aromatique sur l’île rouge de Madagascar

Ce mois de février, Cathy  nous a fait découvrir quelques huiles essentielles malgaches et ce n’est pas fini , elle vous réserve  encore de belles surprises aromatiques  🙂

Pour continuer sur ce thème de Madagascar , j’ai décidé de vous montrer en images une production d’huiles essentielles sur l’île rouge.

Voici une petite vidéo « Couleurs Outre mer« ,  réalisée par l’association  l’Homme et l’Environnement.

Partons à la découverte des ces plantes aromatiques et huiles essentielles,juste pour le plaisir des yeux et des sens !

Laurence

 

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En vert et contre toux…!

Cat, comme j’adore le vert, j’ai décidé de partager ton article avec mes lecteurs , bonne lecture pour tous ceux qui ne connaissent pas l’essen-ciel

Avatar de lessen-ciel.comL'essen-ciel

Et si, pour une fois, votre coeur de 👉🏻Saint Valentinétait vert. Ce changement vous fait devenir vert? Cela tombe bien car vous serez en harmonie avec ces cadeaux que je vous fais aujourd’hui …

Aux États Unis, la Saint Valentin fête l’amour mais aussi l’amitié…

img_5921Voilà pourquoi, à l’arrivée du 14 Février, j’ai cette pensée pour vous tous qui êtes là, par tous les temps avec un moral d’enfer quand certains en manquent et vos prescriptions de doses d’entrain peuvent faire l’effet d’ un coup de pied au derrière…!

La couleur verte est également celle du 👉🏻chakra du coeur (Anahata) c’est une couleur qui rythme avec amour, amitié, harmonie, ouverture aux autres et à la nature. Le vert est purificateur et apaisant.

En lithothérapie,👈🏻L’agate teintée verte  facilite le contact avec les autres en les connectant avec vous même et ainsi on peut retrouver son…

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Sur le sentier des huiles essentielles bénéfiques pour la sphère respiratoire.Toujours sur l’île de Madagascar

Cette huile essentielle de Melaleuca quinquenervia, dont le synonyme est Melaleuca viridiflora est appelée en malgache : Kinin-drano ou kininbonaka ou olimanitra.

niaouliLe Niaouli appartient à la famille des Myrtacées. Cette huile essentielle obtenue par distillation des feuilles à la vapeur d’eau, est caractérisée par 3 chémotypes : chémotype à 1,8-cinéole (55%), le chémotype à viridiflorol (28%), le chémotype à Trans-nérolidol (79%).

L’arbre peut atteindre 20 mètres de hauteur, il possède des feuilles persistantes et odorantes, des fleurs mellifères le plus souvent de teinte blanche, mais pouvant se décliner du rose au rouge (plus rares). Le tronc de cet arbre possède une écorce claire, molle, formée de couches fines qui font penser à une superposition de feuilles de papier. On donne souvent le surnom « d’arbre à peau » au niaouli car les différentes couches d’écorce donnent la sensation d’une exfoliation.

Le niaouli a été utilisé dans les années 1900, sur la côte EST de Madagascar, comme essence de reboisement. Il est capable de se développer au niveau de la mer ou en altitude (jusqu’à 900m) sur tous les types de sol, mais avec une nette préférence pour les terrains profonds et bien drainés, avec une température n’excédant pas les 30°C.

Histoire de l’utilisation de l’essence de niaouli : le principe actif tiré de la distillation des feuilles de niaouli est appelé « goménol », en référence à son origine. Dans la fin des années 180, une compagnie alimentaire française installée en Nouvelle Calédonie sur le territoire de Gomen fait un commerce intensif des richesses de l’île. En observant les cueilleurs de café soigner leurs multiples coupures avec une sorte d’emplâtre fait à partir de feuilles de niaouli prémâchées, le patron de cette société Jacques Prevet, décide de développer l’essence de ces feuilles et c’est le début des distillations d’une huile essentielle très pure. En 1893, la marque « Goménol » est déposée. Les innombrables applications de cette essence couvrent les sphères respiratoire, urinaire, intestinale, cutanée, circulatoire …

L’huile goménolée : les premières formules sous forme d’huile mélangée à de la vaseline, de pommades, d’onguents, de suppositoires, de teinture, de gouttes nasales … sont mises sur le marché avec comme allégation principale, les infections respiratoires. Cette huile essentielle est caractérisée par ses propriétés antimicrobiennes, antiseptiques, relaxantes et décongestionnantes. Une multiplicité de médicaments en contenant voit le jour dès le début des années 1900.

Les caractéristiques organoleptiques de l’huile essentielle : une fragrance fraîche, aromatique, balsamique pour une huile essentielle de couleur jaune pâle-jaune clair rappelant que le 1,8-cinéole est en forte concentration (45 à 69%), balsamique, respiratoire. Le chémotype à viridiflorol apporte par contre une fragrance qui semble plate, plus proche de l’eucalyptus globulus.

Les caractéristiques biochimiques de l’huile essentielle :  1,8-cinéole (eucalyptol), alpha- et bêta -pinène, alpha-terpinéol, nérolidol … : ces molécules sont connues scientifiquement par leurs propriétés antiseptiques, favorisant les excrétions bronchiques ; le viridiflorol possède également une action œstrogène-like.

Vertus de l’huile essentielle : antiseptique, antibactérienne, antivirale, anti catarrhales, décongestionnante, cicatrisante, fébrifuge, régénératrice …

Mode d’utilisation : par application cutanée en massages et frictions (dilution dans une huile végétale), par diffusion, olfaction, inhalation sèche et humide

Synergie possible : huile essentielle d’eucalyptus globulus, de ravintsara, de saro, de tea tree, de thym à thujanol (affections respiratoires), de cajeput, de ciste, d’issa, de cèdre de l’Atlas (pour une action cutanée et tonique circulatoire) …

Contre-indications et effets indésirables : ne pas utiliser pour les femmes enceintes et allaitantes, les bébés et jeunes enfants. Faire un test d’allergie au pli du coude avant utilisation.

On peut reconnaître le chémotype au viridiflorol par la note d’amande qu’il développe.

Cathy

 

 

 

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Et si une fragrance odorante venue d’ailleurs était apte à soulager les symptômes d’une maladie ?

panneauSelon Georges Halpern, les huiles essentielles de Madagascar nous amènent sur les sentiers de la guérison

Et … il n’y a pas que les huiles essentielles de ravintsara, saro et katrafay qui ont des effets bénéfiques sur la santé !

J’ai une amie qui a une maladie de Crohn résistante à tous les traitements anti-inflammatoire.

Bilan, elle recherche toutes les possibilités naturelles pour aider son organisme à lutter : plantes et huiles essentielles.

Elle a trouvé pas mal de conseils d’utiliser le curcuma, mais qui est cette épice ?

Et on en trouve aussi à Madagascar ?

Dans les conseils concernant cette pathologie auto-immune, on trouve entre-autre, le curcuma sous forme poudre de rhizome ou sur forme d’huile essentielle.

Originaire du sud de l’Asie, probablement de l’Inde, il fut introduit à Madagascar depuis des centaines d’années par des Austronésiens.

curcumaCarte d’identité du curcuma :

  • Curcuma Longa
  • Famille botanique des Zingibéracées.
  • Noms vernaculaires à Madagascar : Tamotamo, curry des Indes
  • Partie exploitée : le rhizome frais.

Histoire du curcuma :

Bien que mentionné par Dioscoride comme rhizome protégeant des infections, utilisé en médecine traditionnelle chinoise et ayurvédique depuis plus de 400 ans, ses propriétés médicinales n’ont été mises en évidence qu’après l’apparition des currys ramenés par les britanniques depuis les Indes.

Utilisations traditionnelles :

Il fut d’abord cultivé pour extraire le colorant jaune-orangé et teindre les textiles, puis comme épice pour la cuisine, enfin pour additionner au curry qui peut contenir jusqu’à 25% de curcuma.

Le rhizome de curcuma avait une place importante dans les soins médicaux-religieux traditionnels car c’est une plante liée à la terre, donc protectrice.

Il était employé dans des produits de beauté en Afrique et en Asie. Le jus du rhizome frais était pressé pour désinfecter les lésions oculaires, mélangé à du lait il permet de soigner les bronches …

Le rhizome de curcuma possédant des propriétés insecticides, fongicides et nématicides, les malgaches mélangent de la poudre de rhizome aux céréales et autres cultures pour les préserver des ravageurs pendant leur entreposage en greniers à grains.

Le curcuma est une plante tinctoriale qui servait à teindre les tissus en jaune et en vert (avec de subtils mélanges contenant du jus de citron, de l’indigo.

Utilisations « modernes » :

L’utilisation principale en occident est représentée par le statut de colorant. Ce colorant alimentaire est inscrit dans la liste des additifs sous le numéro : E100. Il sert principalement à colorer des sauces, des confiseries, des tuniques de gélules de médicaments, mais il est aussi utilisé dans la coloration des textiles. En tant que colorant alimentaire l’huile essentielle de rhizome de curcuma a obtenu le statut GRAS (Generally Recognized As Safe) sous le numéro 3085, et l’oléorésine sous le numéro 3087.

Phytochimie :

curcumineCurcumine

Le rhizome de curcuma contient des curcuminoïdes : curcumine principalement à plus de 50% et des dérivés de curcumine (déméthoxycurcumine, dihydrocurcumine …), actifs naturellement antioxydants. Le rhizome frais contient également deux phénols naturels qui sont responsables des activités antiinflammatoires et antioxydantes, et bien entendu des pigments.

turmeroneTurmerone

On trouve également dans le rhizome de nombreux sesquiterpènes : Germacrone, Turmerone, curcumènes, zingibérène.

L’huile essentielle provenant du rhizome (de 2 à 5% environ en extraction par distillation vapeur d’eau) contient des alpha-phellandrène, sabinène, bornéol, cinéol, zingibérène, turmérones …

Reconnaissance règlementaire :

L’OMS, la Commission E, l’EMEA (European medicines agency), l’RIFM (Research Institute for fragrance materials) … ont établi des monographies pour valider les propriétés médicinales du rhizome de curcuma.

Indications thérapeutiques bien renseignées (EMEA, OMS, Commission E) :

Sous forme orale, solide (poudre) ou liquide (tisane, huile essentielle), le curcuma est considéré comme un médicament traditionnel utilisé pour soulager les douleurs et inflammations digestives, les flatulences et lenteurs digestives, les affections et douleurs hépatiques, il est considéré comme un purificateur sanguin et il permet de fluidifier les sécrétions biliaires.

Ces allégations sont en perpétuelle évolution depuis la naissance d’un intérêt scientifique développé. Des études sont en cours concernant : la limitation de la peroxydation lipidique, d’activités antimicrobiennes avec regard sur les pathologies respiratoires, de la polyarthrite rhumatoïde, des maladies du colon, du traitement de certains cancers. On compare la curcumine à de la cortisone, car on peut observer une augmentation de l’action du cortisol, et une diminution des médiateurs chimiques de l’inflammation.

Attention, contre-indication pour les femmes enceintes et les personnes sous anticoagulant.

Effet attendu :

huile-de-curcumaCette amie fait une cure de curcuma sous forme poudre (épice alimentaire), huile essentielle est additionnée dans les aliments à raison d’une goutte par plat (4 personnes), elle est aussi introduite dans une huile de massage, sur le ventre.

Première action que l’on peut apprécier, elle est positivante et redonne de l’énergie pour se battre.

A suivre … car il faut au minimum 2 mois de traitement avant de pouvoir considérer s’il y a un léger mieux !

Cathy

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QUIZZ sur les huiles essentielles d’hélichryse

Et si on parlait des hélichryses « des îles » ?

La belle immortelle distillée en Corse ou Hélichrysum italicum est très connue, mais celles de Madagascar ?

 Savez-vous qu’il existe plus de 500 espèces du genre Helichrysum et que l’île de Madagascar compte 115 représentants du genre ??? Attention, selon les genres les propriétés sont différentes.

 Pour mémoire :

helichryse

Helichrysum italicum ou immortelle (ou a maredda en Corse) est un anti-hématome exceptionnel.

L’huile essentielle, ainsi que le macérât huileux facilitent la circulation et permettent de résorber plus rapidement les ecchymoses et les bleus, d’être anticoagulante et antiphlébitique (grâce aux cétones).

Ses principaux constituants sont : acétate de néryle, g-curcumène, italidiones, nérylpropionate, limonène. Le rendement de cueillette de fleurs d’immortelle est très faible, ce qui la rend assez chère à l’achat. Si, dans un magasin, elle est beaucoup moins onéreuse, et si dans les principaux constituants l’italidione n’apparaît pas, elle n’aura que peu d’effets sur les hématomes.

L’origine Bosnie présente des huiles essentielles à l’odeur moins subtile et avec une concentration plus faible d’acétate et de propionate de néryle.

La voie cutanée est la voie préférentielle d’utilisation.

 helychriseHelichrysum bracteiferum ou hélichryse mâle (ou rambiazana lahy à Madagascar) agit comme un antiinflammatoire du système respiratoire. Cette huile essentielle est utilisée en massages de la poitrine pour calmer les toux, les crises d’asthme, les inflammations de bronches. Calmante, apaisante et déstressante, elle permet de diminuer les symptômes d’irritation du système respiratoire.

Ses principaux constituants diffèrent totalement d’hélichrysum italicum, on trouve un % assez important d’eucalyptol (1,8-cinéol), autour de 25-30%, un sesquiterpène antiinflammatoire : l’alpha-humulène, un monoterpène bicyclique l’alpha-pinène, puis des monoterpènes ayant une incidence sur la diminution des sécrétions bronchiques.

Liée à l’expiration cette huile essentielle est plutôt utilisée le soir par voie cutanée, diffusion humide, perlinguale ou par addition d’une goutte dans du dentifrice.

fleurs-dhelichryseHelichrysum gymnocephalum ou hélichryse femelle (ou rambiazana vavy à Madagascar), très proche pour les propriétés sur le système respiratoire de l’hélichryse mâle mais caractérisée par un fort % en eucalyptol (50-70%) qui lui confère une odeur puissante, odeur responsable du bien-être respiratoire en dégageant nez et sinus, en fluidifiant les mucosités sans irriter.

On peut comme pour le ravintsara ou le saro l’appliquer le matin sur les poignets en prévention d’infections respiratoires. Elle est très adaptée aux personnes fragilisées soit par des crises d’asthme répétitives, soit par des pathologies chroniques de l’appareil respiratoire.

Son odeur, très tonique, la fait aimer des sportifs pour s’approprier un esprit clair et compétitif. Des chercheurs font actuellement des analyses sur des propriétés anticancéreuses et antimalariales. Cette huile essentielle est liée à l’inspiration et est préférentiellement utilisée le matin, par voie cutanée, diffusion sèche ou voie perlinguale.

helichrysum-faradifaniHelichrysum faradifani, l’immortelle aux fleurs jaunes (ou ahibalala à Madagascar) possède une composition et des propriétés étonnantes.

Très riche en bêta-caryophyllène et en alpha-fenchène, ses actions sont orientées vers les pathologies inflammatoires et infectieuses. Traditionnellement utilisée pour les pathologies urinaires comme antiseptique et diurétique, pour traiter les cystites, les pyélonéphrites, mais aussi pour calmer les toux persistantes et les infections respiratoires, elle est antispasmodique, antimicrobienne et anti douleur.

Son odeur épicée la rend agréable en application par massage sur les zones douloureuses. La plante sous forme sèche ou fraîche peut être utilisée en tisane.

L’huile essentielle nécessite des inclusions dans des capsules pour ceux qui voudraient l’absorber par oral, car elle peut entraîner des nausées, mais elle apparaît beaucoup plus efficace que les infusions.

Cathy

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Frankincense Essential Oil, Why and How I Use it Against my Breast Lymph Nodes. L’huile Essentielle d’Encens Oliban: Pourquoi et Comment je l’utilise contre mes inflammations Lymphatiques du Sein.

Un bel article sur les propriétés de l’huile essentielle d’ENCENS écrit par France du blog Francesorganicsbeautysecrets.com

L’Huile Essentielle d’Encens Oliban (Boswellia) : Pourquoi et Comment je lUtilise Contre Mon Inflammation des Ganglions Lymphatiques du Sein.

La résine d’encens oliban (Boswellia) est utilisé depuis des siècles au moyen orient de meme qu’en Inde en médecine ayurvedique. Les premières traces historiques de l’encens oliban se retrouvent en Inde en 700 ajc.

boswellia-resin

En médecine Moderne: 

La médecine moderne et sa pharmacologie soulignent bien son utilité comme anti arthritique, anti inflammatoire, anti hyperlipidique, contrôlant les lipides dans le sang, antiatherosclerotique ( anti plaque), analgésique ( anti-douleur) et comme hepatoprotecteur ( protège le foie) .

Sans citer des centaines de publications médicales, en voici un parmi tous: l’extrait de boswellia serrata dans le traitement des arthrites rhumatoïdes, publiée dans la librairie américaine de médecine.

Sans citer des centaines de publications en voici une qui démontre bien l’effet anti-inflammatoire de la resine d’encens: Special extract of Boswellia Serrata in the treatment of rheumatoid arthritis , published in the US National Library of Medicine.

La composition de la résine de boswellia serrata: 

Plus spécifiquement, il s’agit d’une résine récoltée d’entailles de l’écorce d’un arbre.

L’oleorésine contient 30 à 60% de résine, 5 à 10% d’huile essentielle, qui sont solubles dans des solvants organiques, le reste sont des polysaccarides ( 65% arabinose, galactose, xylose) ils sont solubles dans l’eau. La résine présenté une fragrance aromatique grâce à la présence d’huile essentielle, c’est la raison pour laquelle cette substance est si connue en parfumerie.

C’est une des huiles essentielles des plus utilisées en aromathérapie.

La composition chimique de Boswellia a été bien étudiée dans cette recherche publiée dans le Journal Indien des sciences pharmaceutiques: l’huile essentielle d’encens a de puissants bénéfices anti inflammatoire grâce à ses propriétés bloquantes d’enzyme de l’inflammation: 5 lipoxigenase (5LO), qui semble être un inhibiteur unique du 5 LO

Frankincense essential oil has powerful anti inflammatory benefits thanks to its specific properties to block some inflammation enzyme:5 lipoxigenase (5 LO),

L’huile essentielle de Boswellia Serrata  a été comparé au ketoprofen ( un anti inflammatoire non steroidien): 

En contraste avec cette molécule, qui est bien connu pour interrompre la production d’une substance composant l’articulation ( le glycosaminglycan), ceci accélérant la dégradation des articulations dans les conditions arthritiques, l’acide boswelique a démontré de manière significative qu’il conservait des articulations saines ( réduisant la destruction du glycosaminglycan ). Les études comparant l’effet de Boswellia et ketoprofen sur le métabolisme ont montré que l’extrait de Boswellia offre une réduction considérable de la dégradation du glycosaminglycan en comparaison de la dégradation provoquée par les anti inflammatoires non steroidiens ( le ketoprofen causant une réduction totale des tissus de l’articulation)

 

Toutes les publications  sont validées par des paires scientifiques internationaux, révélant la puissante fonction anti inflammatoire l’huile essentielle de Boswellia. 

Les Laboratoires pharmaceutiques ne veulent pas que vous sachiez qu’ils utilisent la résine de Boswellia dans la formulation de leurs médicaments. 

Boswellin®, Shallaki®, Rheumatic-X® ( le petit R signifiant que la formule est brevetée, ces médicaments contiennent tous de l’acide boswelique): ces médicaments contenant de l acide boswelique, sont pris oralement pour traiter des rhumatismes, des douleurs sciatiques, comme anti inflammatoire….

Au passage, ceci souligne bien le fait que les huiles essentielles peuvent être avalées ( sous le conseil d’un spécialiste de santé)

J’imagine que maintenant de nombreux lecteurs sont convaincus que l’huile essentielle d’encens présente de nombreux bénéfices pour notre santé et notre bien être.

Et maintenant, revenons à mon titre d’article: pourquoi et comment j’utilise l’huile essentielle d’encens pour mes adénopathies inflammatoires du sein. 

Je vais donc délivrer des informations personnelles, partageant mes choix thérapeutiques et un peu de mon histoire médicale. Je ne désire pas inciter quiconque à faire les mêmes choix, je ne prescris aucun médicament, je partage simplement mon expérience personnelle.

Comme certains de mes lecteurs le savent déjà, je suis atteinte d’une lésion neurologique causant pas mal ( le mot est léger) de douleur….et une grande neuro inflammation.

Un mois après ma lésion du nerf, et alors que je souffrais sans le savoir d’une infection osseuse significative, j’ai commencé à présenter des inflammations des ganglions lymphatiques du creux axillaire, du sein et du bras ( du côté de la lésion neurologique). Je dois aussi ajouter qu’un lymphoeudeme est extrêmement douloureux. . Bien sur, j’ai consulté en gynécologie, radiographie, échographie…analyses sanguines: diagnostic: inflammation du système lymphatique. Cependant, je dois dire que les équipes médicales étaient concernées par le fait de laisser une inflammation sans d’avantage d’exploration, exérèse chirurgicale, traitement hormonal….

En temps que patiente et directement concernée par ma santé, je sentais que les deux symptômes étaient liés ( le lien est aisé lorsque les ganglions lymphatiques triplent de volume à chaque poussée inflammatoire neurologique, et ceci durant 3 ans….lier les deux symptômes devenait évident)

Lymph glands around Breasts

Cependant, je ne suis pas sans savoir qu’une inflammation massive et chronique peut évoluer en cancer, comme l’explique ce court article de l’institut national du cancer clamant le lien entre inflammation et cancer.

National Cancer Institute claiming the link between chronic inflammation and Cancer).

En résumé, j’ai déjà été blessé , aucun besoin de d’avantage de soucis médicaux. De ce fait, j’ai essayé d’appliquer différentes huiles essentielles habituellement recommandées pour faciliter le drainage lymphatique et la circulation.

J’ai donc entre autre essayer l’huile essentielle de cyprès, de pin, de cèdre de l’atlas, qui m’aidaient quelque peu à faire diminuer le volume, mais pour une courte période, sans soulager la douleur. Je n’étais pas comblée par ma propre science en la matière…ou peut être ne maitrisais je pas assez largement cette science de l’aromathérapie. J’avais besoin d’utiliser une autre approche.

Ma recherche parmi ces fabuleuses publications disponibles sur internet me procura ce dont j’avais besoin. L’approche des bénéfices anti-inflammatoires de certaines huiles essentielles était ce dont j’avais besoin pour calmer et soulager mes chaines de ganglions lymphatiques douloureux et inflammés.

La réponse pour mon problème spécifique d’inflammation de ganglions lymphatiques était l’huile essentielle de Boswellia Serrata ou encens oliban. L’application directement sur la peau au niveau des zone concernées: le sein, le creux axillaire et le bras calmait considérablement la douleur et le gonflement. Cependant, probablement à cause du fait que mon système lymphatique était dépassé et submergé depuis si longtemps, ce n’était pas suffisent.

J’ai donc ensuite recherché à completer ma formule personnelle, et le souffre apparaissait comme une bonne solution. Le souffre est l’un des 6 éléments composant notre corps, il possède des propriétés anti oxydante et de détoxifiante. En recherchant d’avantage, j’ai trouvé de nombreuses informations au sujet du DMSO, qui est une substance fabriquée à partir de substances naturelles issues du bois. Cette substance possède des propriétés pénétrantes et anti inflammatoires. (Cette substance est d’ailleurs utilisée dans la formulation de certains médicaments et en cosmétique)

Beaucoup de recherches ont été faites sur le DMSO (dimethyl Sulfoxyde), et ceci depuis de nombreuses années. Cependant comme ce produit n’est pas brevetable, il n’est pas promu au rang qu’il mérite et n’est pas approuvé par la FDA (food and drug administration) ou par l’ANSM (agence nationale du médicament et des produits de santé), qui n’y voient pas un intérêt mercantile. Il n’en demeure pas moins que de nombreuses publications scientifiques, approuvées par la communauté scientifique.

Encore une fois, je ne prescris pas ni n’incite quiconque à utiliser quelque produit que ce soit, cependant j’encourage chacun de nous à effectuer nos propres recherches, à comprendre comment prendre soin de sa santé et de son bien être.

Après avoir effectué mes recherches, j’ai décidé d’essayer.

Ma Manière d’Utiliser l’Huile Essentielle d’Encens pour Soulager mes Inflammations Lymphatiques:

Je m’assure  avant toute utilisation que ma peau est nettoyée et que je n’ai pas utilisé quelque produit chimique que ce soit (le DMSO ferait pénétrer autant les produits chimiques que les produits naturels que nous appliquons sur notre peau)

 

-Dans un premier temps j’applique 5 gouttes d’huile essentielle d’encens sur les zones lymphatiques douloureuses.

-Immédiatement après, j’applique un mélange fait de 70% de DMSO et 30% de gel d’Aloe Vera. Si vous lisez l’anglais, voici ma recette maison pour faire moi même mon gel (les traductions en français sont en cour… :  my aloe vera DIY recipe here).

-Je laisse sécher avant de me r’habiller et j’applique 2 fois par jour.

 

Mes Observations:

Les premières fois que j’ai appliqué du DMSO, ma peau piquait. Mais s’est vite habituée. Les nombreuses publications que j’ai consultées  font référence à cette possibilité, il est alors suggéré de diluer d’avantage le DMSO (par exemple 50 % DMSO et 50 % gel d’Aloe). Chaque peau et chaque métabolisme étant different, il est important d’adapter son soin à soi et pas l’inverse.

Le volume de mes ganglions lymphatiques a diminué considérablement. La douleur est passé de très intense a ennuyeuse, ceci après 2 semaines d’utilisation.

Je vais, c’est sûr, continuer à utiliser ce protocole, car mon système lymphatique est soumis à rude épreuve avec cette lésion du nerf…(j’ai essayé le même protocole sur la zone de ma neuropathie: sur mon visage, cette méthode n’est absolument suffisante pour enrayer cette neuropathie)…la neuro inflammation va continuer…et mes ganglions lymphatiques vont devoir faire leur job de filtration et de detox. Je suis donc contente d’avoir trouver ce protocole.

Cet article fait référence à un sujet sérieux, cependant, j’aime aussi….j’adooooore utiliser l’huile essentielle d’encens pour mes préparations maison en cosmétique et pour mes parfums…un vrai bonheur que cette huile essentielle…et vous, avez vous des recettes favorites, des astuces ou anecdotes au sujet de cette huile essentielle?

Xx

France

 

Publications scientifiques sur le cancer:

Boswellia Sacra ( Frankincense) Essential oil is used to fight breast cancer 

Phytochemical Analysis and Anti-cancer Investigation of Boswellia serrata Bioactive Constituents In Vitro:

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26514509

Pharmacological evidences for cytotoxic and antitumor properties of Boswellic acids from Boswellia serrata.: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27346540

Frankincense oil derived from Boswellia carteri induces tumor cell specific cytotoxicity:

http://bmccomplementalternmed.biomedcentral.com/articles/10.1186/1472-6882-9-6

 

Avatar de France EngelsFrance's Natural Beauty Secrets

french-flag VF ci dessous

Frankincense’s (latin name Boswellia) resin has been used for centuries in Arabian countries as well as in India in Ayurvedic Medicine. The first historic tracks of Boswellia have been found in India around 700 B.C.

frankincense-essential-oil-anti-cancer

In Modern Medicine:

Modern medicine and pharmacology strongly point out to its use as an antiarthritic, antiinflammatory, antihyperlipidemic, controling blood lipids, antiatherosclerotic (anticoronary plaque), analgesic (pain-reliever) and hepatoprotective (protecting the liver).

Without siting hundreds of scientific publications, here is one amongst hundreds: Special extract of Boswellia Serrata in the treatment of rheumatoid arthritis , published in the US National Library of Medicine.

The Composition of Boswellia Serrata Oil

More specifically, it is a resin harvested from trees.

The oleo gum-resins contain 30-60% resin, 5-10% essential oils, which are soluble in the organic solvents, and the rest is made up of polysaccharides (~ 65% arabinose, galactose, xylose) which are soluble in water. The…

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Les résultats du petit sondage

Comme promis voici les résultats du sondage de mon projet d’e-Book sur les articles du blog .

C’est assez clair,  vous êtes favorable  à ce projet.

Merci à tous ceux qui ont participé.

Laurence

e-book

Les Résultats

1- Aimeriez vous recevoir les articles de mon blog sous forme de e-Book?

  • oui (91,3 %)
  • non (8,7 %)

2-Si oui

  • Le top 5 : 27,3 %
  • Le top 10 : 4,5 %
  • Les articles du mois en cours :  36,4 %
  • Les articles de l’année précédente :  4,5 %
  • Tous :  40,9 %
 3-Comment aimeriez vous recevoir le e-Book?
  • Par e- mail : 52,2%
  • Télécharger directement du blog:  39,1%
  • Autre: 8,7%
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Mais qui est le fruit du Lyciet de Barbarie ?

Quel est son intérêt en cette période d’agressions des systèmes immunitaires et respiratoires ?

goji

Ce fruit sous forme séché, frais ou macéré dans l’alcool est très répandu dans les traditions médicinales et alimentaires asiatiques. Il fut connu grâce au père de l’agriculture, empereur chinois du nom de Shennong, 2800 ans av. J.C.

Les fruits sont collectés en automne, sur des arbustes de 2 à 3 mètres de haut, appartenant à la famille des Solanacées. Ils sont cultivés en Chine et au Royaume Uni.

Secs et de teinte rouge, avec la pulpe assez molle ils sont répertoriés sur la liste A des plantes médicinales traditionnellement utilisées dans la Pharmacopée française 11 ème édition, sous le nom de Lycium barbarum.fruit-goji

Il est utilisé en médecine traditionnelle chinoise et dans de nombreux pays d’Asie pour « nourrir le foie et les reins », pour augmenter l’énergie, pour améliorer les problèmes de vue, pour stimuler les systèmes immunitaire et respiratoire, pour diminuer les sensations de fatigue, combattre le vieillissement cellulaire, les problèmes d’infertilité … Résumons, c’est la panacée miracle qui peut tout soigner. Mais les occidentaux ont découvert son existence !

Même si aucune monographie n’est connue à ce jour, ce fruit a maintenant « gagné en occident la médaille » du meilleur antivieillissement, du booster de système immunitaire, d’antifatigue pour le sportif

Attention, ce n’est ni une tomate ou un poivron, ni la belladone ou la mandragore riches en alcaloïdes toxiques.

C’est la baie de Goji !

Le Lycium barbarum fait partie de la catégorie « plantes à vitamine C ». Il est utile de savoir que cette vitamine ne peut pas être synthétisée par l’organisme mais doit être apportée journellement par l’alimentation. Elle est présente dans les agrumes, les poivrons, les épinards … mais surtout dans les baies de cynorrhodon, d’argousier, d’acérola et !!! de GOJI

Différents constituants d’intérêt de cette baie de Goji :

Des polysaccharides complexes et bioactifs (antioxydants, immunostimulants, antitumoral), riches en acide uronique, en polypeptides, en glycopeptides, en sucres neutres.

Quand on observe la couleur des baies, on comprend la présence des caroténoïdes (principalement le palmitate de zéaxanthine), ces pigments seraient responsables de la protection de la macula au niveau de la rétine.

La baie de Goji renforce les défenses immunitaires ?

Cela est possible par son apport en aides phénoliques, en flavonoïdes, en bêta-sitostérol, en vitamine C et en vitamines du groupe B, en oligo-éléments. Elle protège le foie et les reins grâce à la présence de cérébroside et de bétaïne, et des polysaccharides complexes.

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Posologie :

Il n’en existe aucune puisque non référencé en pharmacopée, mais une prise régulière d’une dizaine de baies séchées par jour peut améliorer le terrain et les défenses physiologiques. Il existe également des gélules dosées à 600 mg, mais une forme séchée ou fraîche est plus active.

Contre-indications :

Comme tout produit ayant une carence d’études de tolérance et de toxicologie, il est conseillé aux femmes enceintes ou allaitantes de ne pas en consommer, de même de ne pas donner aux jeunes enfants.

Attention aux risques d’allergies (valable pour ceux qui sont déjà allergiques aux solanacées telles que tomates, poivrons, piments …

Si vous voulez profiter pleinement de ses capacités à « augmenter » la longévité, il est conseillé d’éviter d’en consommer lors d’un traitement anticoagulant à la warfarine.

Cathy

 

 

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Mes conseils phyto-aromatiques pour éviter virus et microbes

 

Voici quelques petits conseils d’ordre (alimentaire, phyto, aroma, physique et spirituel) pour passer l’hiver en bonne santé et éviter les virus et les bactéries du rhume ou de la grippe.

Il y a près de 2500 ans, Hippocrate disait:

« Que ton aliment soit ta seule médecine »

« Si tu es malade, recherche d’abord ce que tu as fait pour le devenir »

Le père de la médecine moderne avait déjà compris l’importance de l’alimentation sur notre santé.

S’alimenter est un phénomène vital et constant. Il est normal d’y voir le vecteur principal de notre état de santé.

Le Dr Seignalet lui, a consacré 30 ans de sa vie à comprendre le rôle de l’alimentation sur la santé. Je vous recommande son livre « L’alimentation ou la 3ème médecine » Un livre très intéressant!

Mon conseil  Alimentaire :

Le secret, une alimentation riche en fruits et légumes de saison, voici quelques idées :

Pour les légumes, les plus riches en vitamines sont le chou ou le poireau, mais ne vous privez pas de fenouil, blette, mâche, épinard et  panais, sans oublier les courges et les carottes riches en minéraux, en vitamines A, et bêta carotène entre autres.

Pour les fruits, privilégiez ceux qui sont riches en vitamine C (les agrumes, les kiwis) et en polyphénols comme les petits fruits : les cassis, les framboises, les myrtilles.

Consommez régulièrement des céréales, de préférence complètes (pain, riz, boulgour…) et des légumes secs (lentilles, pois cassés…) qui renferment des vitamines du groupe B et du zinc.

Favorisez les huiles riches en oméga 3, comme l’huile de noix, de colza, mais attention la plupart de ces huiles végétales ne supportent pas la friture, il est préférable de les utiliser en assaisonnement.

Faites le plein d’oméga 3, à consommer jusqu’à 2 fois par semaine des poissons gras comme le saumon, le thon, les sardines ou le maquereau . Ils vous apporteront du même coup de la Vitamine D, la vitamine du soleil.

N’oubliez pas les épices, comme le curcuma et le gingembre, l’ail , l’oignon ainsi que les herbes de Provence ( thym, romarin , origan…).

Mon conseil Phyto ;

Beaucoup de plantes médicinales ont des propriétés antivirales et bactéricides et peuvent vous aider à renforcer votre système immunitaire.

Mes préférées sont les suivantes :

Le sureau ( Sambucus nigra), l’antigrippal par excellence!IMG_20150923_160542

Les fleurs, pareilles à de larges ombrelles blanc ivoire au printemps, donnent ensuite des fruits, des baies riches en polyphénols.

Les fleurs de sureau sont à prendre dès les premiers symptômes de la grippe ou de la bronchite. Elles font transpirer, permettant ainsi une élimination plus facile des toxines, ce qui contribue également à faire baisser la fièvre.

Le jus des baies de sureau a des propriétés antivirales, anti-inflammatoires et expectorantes.

A consommer en sirop ou pourquoi pas en confiture pour prévenir la grippe !

Le Plantain lancéolé ( Plantago lanceoloata)

Ses feuilleIMG_20150929_101718s possèdent une action anti-inflammatoire importante, elles sont riches en mucilages  qui ont un effet filmogène protecteur des irritations.

Outre son activité antibactérienne, antivirale et antifongique, le plantain lancéolée est un immunomodulant et un antitussif.

L’action antitussive est principalement le fait d’un alcaloïde, la noscapine.

A utiliser en infusion ou sous forme de sirop.

La Mauve ( Malva sylvestris): une des plantes favorites d’Hippocrate. Au Moyen Age, elle faisait partie des jardins de plantes médicinales, ces « carré de simples ».

Les fleurs de mauve calment les irritations des voies respiratoires, et sont recommandées dans les cas de toux sèche et irritante. On l’utilisera en infusion, seule ou  en synergie avec d’autres plantes pectorales.

L’Echinacée  ou plutôt les Echinacées ( Echinacea purpurea, Echinacea angustifolia) restent les plantes emblématiques de l’hiver car elles combinent un double effet immunostimulant et antibactérien.  Elles préviennent et guérissent. C’est dans la racine de ces plantes vivaces  que l’on trouve les actifs responsables de ses effets sur l’immunité.

N’oublions pas  non plus  les épices  et les aromates !

La  cannelle (Cinnamomum zeylanicum) qui possède des qualités antivirales qui permettent de lutter contre les infections et notamment contre la grippe.

Le gingembre ( Zingiber officinale) qui permet d’expectorer lors des rhumes et des toux, et réchauffe le corps.

Et les  fameuses « herbes de Provence » comme l’origan, La sauge, le thym pris en infusion vous aideront à  lutter contre les maux de gorges, la toux  la grippe et la fatigue physique.

Mon conseil Aroma :

Le choix des huiles essentielles susceptibles de pouvoir nous aider à mieux passer l’hiver est très large.

Les incontournables et les plus connues sont:

Le ravintsara ( Cinnamomum camphora)  : Issue d’un arbuste provenant de l’île de Madagascar, cette huile a des propriétés anti-infectieuses et antivirales. Vous pouvez l’utiliser en prévention  d’éventuelles affections virales et respiratoires, allant du simple rhume à la bronchite, en passant par l’angine et la gastro-entérite. Cette huile essentielle est fortement appréciée et en particulier recommandée car elle est peu allergisante et ne présente pas de risque de toxicité, contrairement à  d’autres huiles essentielles.

Les eucalyptus (voir mon  article en février 2015 sur « le gommier bleu, l’eucalyptus globuleux »)

Le niaouli  ( Melaleuca quinquenervia)

L’huile de niaouli est une huile antibactérienne et antivirale à large spectre. Elle sera employée lors d’infection respiratoire et ORL (bronchite, angine, rhume, otites, rhinopharyngites, etc…) seule ou en mélange avec d’autre huiles essentielles (pin sylvestre, eucalyptus globulus et radiata, tea-tree, menthe poivrée, etc…)

Attention : Elle est déconseillée en usage interne chez la femme enceinte et les jeunes enfants, à cause de son effet oestrogène-like (dû  au viridiflorol).

Le cajeput ( Melaleuca cajuputi)

Le cajeput est une huile qui a à peu près le même profil chimique que le niaouli, il contient moins de viridiflorol donc moins oestrogène-like et plus de cinéole donc anti-virale. A défaut de  l’huile essentielle de niaouli, le cajeput peut le substituer mais attention il est plus irritant,  éviter l’application pur directement sur la peau.

La myrte ( Myrtus communis)

Il existe 2 chémotypes différents dans les huiles essentielles de Myrte, la Myrte verte (Myrtus communis ct cineol) et la Myrte rouge (Myrtus communis ct acétate de myrtényle).

Toutes les deux ont des propriétés expectorantes et dégagent les voies respiratoires. L’huile essentielle de Myrte rouge, riche en acétate de myrtényle, est principalement utilisée pour ses propriétés sur la circulation veineuse et lymphatique.

On privilégiera par contre la Myrte verte à cinéole origine de Corse pour aider à traiter une bronchite, une pharyngite ou une sinusite.

Mes coups de coeur  :

Le Sapin baumier (Abies balsamea).

Cette huile a l’odeur du sapin de Noël. C’est un vrai régal, un voyage  olfactif dans la forêt boréale et du temps des fêtes au Québec.

L’huile essentielle de sapin baumier a un fort pouvoir antiseptique aérien. Elle est recommandée en cas de bronchite, de rhume, de grippe ou d’angine. Ses vertus expectorantes permettent de fluidifier les sécrétions bronchiques et sa propriété anti-infectieuse la rend efficace contre les sinusites et les rhinites.

La Pruche (Tsuga canadensis)pruche-ccjackwpearce

L’huile essentielle de pruche est un agent équilibrant nerveux très puissant.  Elle possède des propriétés anti-infectieuses, immuno-stimulantes, mucolytiques, énergétiques, vasoconstricteuses, et antalgiques. En diffusion et en inhalation pour lutter contre la grippe.

 

N’oubliez pas les hydrolats , je vous recommande l’hydrolat de thym à thujanol. Voir mon article en février 2015  » Ma découverte aromatique de l’hiver).

Mon conseil d’ordre Physique :

L’activité physique n’est pas seulement d’aller à la gym ou de courir le marathon. C’est aussi jouer avec les enfants, marcher, danser, jardiner, bricoler, et  bien sûr faire du sport.

La marche demeure l’activité physique de base, praticable partout et presque par tous…

L’activité physique pour protéger votre santé : En effet, elle diminue le risque de maladies cardio- vasculaires et d’hypertension artérielle. Elle diminue le risque de développement de certains cancers. Elle diminue le risque de diabète. Elle diminue le risque d’ostéoporose. Elle limite la prise de poids. Elle diminue le taux de graisses dans le sang tout en augmentant le « bon » cholestérol

L’activité physique pour garder la forme : Elle diminue l’anxiété et la dépression. Elle aide à se relaxer et à être plus détendu. Elle améliore la qualité du sommeil. Elle augmente la force musculaire. Elle améliore la souplesse, l’équilibre et la coordination. Elle améliore les fonctions cardiaques et respiratoires. Elle améliore la qualité de vie. Elle favorise la résistance à la fatigue.

Allez-y, cet hiver bougez comme vous le pouvez…

Mon conseil d’ordre Spirituel :

Avoir le cœur joyeux fait autant de bien qu’un médicament…

La bonne humeur, le rire et la pensée « positive » sont les ingrédients pour rendre un cœur joyeux.

Le rire est une sorte d’exercice pour le visage et le corps. En riant à gorge déployée, c’est tout votre corps qui dit merci.

Le rire génère une énergie positive stimulante, vous libère du stress et active même vos défenses immunitaires !

Quand on rit de bon cœur, le cerveau met en œuvre des substances hormonales qui nous dynamisent au maximum et atténuent la douleur. Certains chercheurs avancent que le rire libère les endorphines, ces opiacés qui proviennent du cerveau.

Nourrissez votre sens de l’humour… Riez autant que possible…. Laissez vos inhibitions au placard…

Le rire est contagieux, le rire est curatif et de plus il ne coûte absolument rien…

Allez, peu importe ce qui vous faire rire….Riez de bon cœur!

Passez un bel hiver sans microbes et virus

Laurence

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