Sur le sentier des huiles essentielles bénéfiques pour la sphère respiratoire.Toujours sur l’île de Madagascar

Cette huile essentielle de Melaleuca quinquenervia, dont le synonyme est Melaleuca viridiflora est appelée en malgache : Kinin-drano ou kininbonaka ou olimanitra.

niaouliLe Niaouli appartient à la famille des Myrtacées. Cette huile essentielle obtenue par distillation des feuilles à la vapeur d’eau, est caractérisée par 3 chémotypes : chémotype à 1,8-cinéole (55%), le chémotype à viridiflorol (28%), le chémotype à Trans-nérolidol (79%).

L’arbre peut atteindre 20 mètres de hauteur, il possède des feuilles persistantes et odorantes, des fleurs mellifères le plus souvent de teinte blanche, mais pouvant se décliner du rose au rouge (plus rares). Le tronc de cet arbre possède une écorce claire, molle, formée de couches fines qui font penser à une superposition de feuilles de papier. On donne souvent le surnom « d’arbre à peau » au niaouli car les différentes couches d’écorce donnent la sensation d’une exfoliation.

Le niaouli a été utilisé dans les années 1900, sur la côte EST de Madagascar, comme essence de reboisement. Il est capable de se développer au niveau de la mer ou en altitude (jusqu’à 900m) sur tous les types de sol, mais avec une nette préférence pour les terrains profonds et bien drainés, avec une température n’excédant pas les 30°C.

Histoire de l’utilisation de l’essence de niaouli : le principe actif tiré de la distillation des feuilles de niaouli est appelé « goménol », en référence à son origine. Dans la fin des années 180, une compagnie alimentaire française installée en Nouvelle Calédonie sur le territoire de Gomen fait un commerce intensif des richesses de l’île. En observant les cueilleurs de café soigner leurs multiples coupures avec une sorte d’emplâtre fait à partir de feuilles de niaouli prémâchées, le patron de cette société Jacques Prevet, décide de développer l’essence de ces feuilles et c’est le début des distillations d’une huile essentielle très pure. En 1893, la marque « Goménol » est déposée. Les innombrables applications de cette essence couvrent les sphères respiratoire, urinaire, intestinale, cutanée, circulatoire …

L’huile goménolée : les premières formules sous forme d’huile mélangée à de la vaseline, de pommades, d’onguents, de suppositoires, de teinture, de gouttes nasales … sont mises sur le marché avec comme allégation principale, les infections respiratoires. Cette huile essentielle est caractérisée par ses propriétés antimicrobiennes, antiseptiques, relaxantes et décongestionnantes. Une multiplicité de médicaments en contenant voit le jour dès le début des années 1900.

Les caractéristiques organoleptiques de l’huile essentielle : une fragrance fraîche, aromatique, balsamique pour une huile essentielle de couleur jaune pâle-jaune clair rappelant que le 1,8-cinéole est en forte concentration (45 à 69%), balsamique, respiratoire. Le chémotype à viridiflorol apporte par contre une fragrance qui semble plate, plus proche de l’eucalyptus globulus.

Les caractéristiques biochimiques de l’huile essentielle :  1,8-cinéole (eucalyptol), alpha- et bêta -pinène, alpha-terpinéol, nérolidol … : ces molécules sont connues scientifiquement par leurs propriétés antiseptiques, favorisant les excrétions bronchiques ; le viridiflorol possède également une action œstrogène-like.

Vertus de l’huile essentielle : antiseptique, antibactérienne, antivirale, anti catarrhales, décongestionnante, cicatrisante, fébrifuge, régénératrice …

Mode d’utilisation : par application cutanée en massages et frictions (dilution dans une huile végétale), par diffusion, olfaction, inhalation sèche et humide

Synergie possible : huile essentielle d’eucalyptus globulus, de ravintsara, de saro, de tea tree, de thym à thujanol (affections respiratoires), de cajeput, de ciste, d’issa, de cèdre de l’Atlas (pour une action cutanée et tonique circulatoire) …

Contre-indications et effets indésirables : ne pas utiliser pour les femmes enceintes et allaitantes, les bébés et jeunes enfants. Faire un test d’allergie au pli du coude avant utilisation.

On peut reconnaître le chémotype au viridiflorol par la note d’amande qu’il développe.

Cathy

 

 

 

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5 commentaires pour Sur le sentier des huiles essentielles bénéfiques pour la sphère respiratoire.Toujours sur l’île de Madagascar

  1. Le niaouli est d’une grande aide lors de problèmes ORL, j’en ai également dans mon jardin, son plumeau est tellement aérien… Bel après-midi Cathy.

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  2. Carole dit :

    C’est une HE qui nous accompagne tout l’hiver.
    Bonne fin de journée 🙂

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  3. C’est de saison ce conseil d’huile décongestionnante et antiseptique. C’est retenu, Merci

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  4. Kuhn isabel dit :

    MERCI article passionnant ! En tant qu’ancienne préparatrice j’ai appris l’origine d’huile goménolée

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  5. entresoi dit :

    j’utilise aussi cette huile. C’est vraiment une richesse les huiles essentielles, dommage qu’il n’y a pas de médecin en France, qui se spécialisent

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