On l’appelle aussi pas d’âne, le tussilage
Tussilago farfera : herbacée vivace de la famille des Asteraceae, très commune en France, pouvant croître des bords du littoral jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Le tussilage aime les pentes sablonneuse ou glaiseuse, un peu humides et exposées au soleil.
Le nom de « tussilago » provient du latin « tussim agere » , qui agit dans la toux !
Le nom de « pas d’âne » vient du fait que la feuille ressemble vaguement à la forme que laisse un sabot d’âne sur le sol.
Clin d’œil : quand les fleurs apparaissent, la plante est « toute nue », elle ne met les feuilles qu’après la floraison. Comme les fleurs sont mellifères, du fait de leur précocité, les abeilles dès le début avril vont butiner cette fleur discrète … sans être choquées de son strip-tease.
Le tussilage doit sa célébrité à l’utilisation médicinale. Dioscoride, Pline, Hippocrate avaient énoncé que cette plante était très favorable dans les affections du poumon. Ils trouvaient que la fumigation de ses feuilles apaisait la toux, que sa racine aidait à la cicatrisation des ulcérations pulmonaires. Si encore dans l’Antiquité on faisait aspirer la fumée de la plante aux « pulmonaires », de nos jours certaines peuplades ont encore l’habitude de fumer les feuilles pour calmer la toux et les crises d’asthme.
Indications thérapeutiques : inflammations aigües des voies respiratoires accompagnées de toux et d’enrouement, inflammations légères des muqueuses bucco-pharyngées.
Indications médicinales bien moins connues : efficace contre les croûtes de lait, la gale et les maladies de peau.
Constituants : des mucilages (polysaccharides acides et inuline), des tanins, des flavonoïdes, des acides organiques, des triterpènes et des stérols, il existe également (selon le milieu de croissance : Asie et Amérique) dans certains plants des alcaloïdes pyrrolizidiniques mais en quantité de l’ordre du ppm.
Contre-indication : Grossesse et allaitement. Il n’existe pas d’effets secondaires ni d’interactions médicamenteuses.
Usages :
- Fumigations : faire brûler quelques feuilles séchées sur une plaque chauffée et aspirer la fumée contre les crises d’asthme.
- Cigarettes : confectionner des cigarettes avec des feuilles séchées et broyées. En fumer deux par jour pour calmer les crises d’asthme et les toux spasmodiques.
- Sirop : faire macérer 250g de fleurs dans 1 litre d’eau bouillante pendant 30 minutes. Filtrer, ajouter du sucre jusqu’à saturation (environ 500 g : attention très sucré)
- En granules homéopathiques : dilution à adapter selon la prescription médicale et la pathologie concernée.
- Infusions pour les bronches et pour calmer la toux : 2 modes de préparation :
–Infusion n°1 : dans une tasse remplie d’eau bouillante, verser 2 cuillères de fleurs et (ou) de feuilles fraîches, laisser reposer 10 minutes, filtrer et boire cette préparation additionnée de miel 2 à 3 fois par jour. Cette tisane est bonne pour l’expectoration.
-Infusion n°2 : dans une tasse d’eau bouillante verser une cuillère à dessert d’un mélange réduit en poudre contenant à parts égales des feuilles et des fleurs séchées, filtrer et boire cette préparation additionnée de miel 2 à 3 fois par jour. Cette tisane est bonne pour éclaircir la voix, soulager les bronches par dilatation (action du mucilage)
- Applications externes : 2 modes de préparation :
-Compresses : presser fortement quelques poignées de feuilles fraîche jusqu’à l’apparition du suc, imbiber des carrés de gaze et tamponner les plaies et contusions.
–décoction : faire bouillir une grosse poignée de feuilles dans 1 litre d’eau une vingtaine de minutes, filtrer, laisser refroidir, appliquer avec des compresses pour laver des brûlures, des plaies, les ulcères ou nettoyer les croûtes de lait …
Pas bête la jolie fleur sauvage !
Cathy





Violette cultivée ou violette des bois cette coquette violacée présente des feuilles cordiformes portées par un long pétiole, des fleurs formées d’une corolle de 5 pétales irréguliers de couleur violette mais aussi parfois blanche et qui exhalent leur parfum pendant la floraison de mars à mai.

Une composition chimique intéressante: acides organiques (malique, tartrique, acétique …), une résine l’antholeucine, un pigment colorant l’anthoxanthine, des polyphénols et flavonoïdes, des saponines, une cire, une huile grasse, des sucres non fermentescibles, du mucilage, un principe amer, une faible quantité d’huile essentielle contenant principalement des polyacetylenes.
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Une toute petite seconde suffit parfois pour se rendre compte que notre esprit s’emballe et se dirige dans la mauvaise direction.







Viser un terrain propre avec un draineur général.




