Le pastel- Un nom aux différentes facettes

Mon amie Catherine  Bonnafous  a eu la gentillesse d’écrire cet article sur le pastel pour mon blog , je la remercie vivement , j’aime ce genre de partage :).

Tout d’abord je voudrais vous  présenter en quelques mots son parcours atypique  de scientifique.

Elle se qualifie comme  une « Extra terrestre » de la Recherche  académique et privée.

Elle est titulaire d’un doctorat en biologie humaine , spécialiste reconnue des plantes médicinales et aromatiques,

Sa passion  c’est la  chimie-biochimie, elle a enseigné aux étudiants (médecine, pharmacie), elle a été chargée de mission chez les laboratoires Pierre Fabre, elle  a dirigé une société de compléments alimentaires et a été directrice R&D pour une entreprise d’ huiles essentielles .

Aujourd’hui avec  Action Bio,  elle est devenue Consultante et expert, formatrice agréée, pour rester  fidèle à ses idées,  garder sa liberté et son indépendance.

Auteur de nombreux livres dont « le Traité d’aromathérapie aromatologie & aromachologie », elle écrit parce que cela fait partie de son être le plus profond

Maintenant, partons à la découverte du pastel !

Le pastel – Un nom aux différentes facettes

  pastel 3 Ce nom évoque des aquarelles, des crayons aux teintes douces, des bleus en demi-teintes.

Mais le pastel c’est aussi l’or bleu du pays de Cocagne.

A la Renaissance, le pastel a donné au Lauragais une richesse extraordinaire pour les teinturiers. Autour d’un triangle Toulouse – Albi – Carcassonne, de riches châteaux, églises et pigeonniers sont apparus, symboles de ce siècle d’or qui a ouvert le Lauragais au commerce international avec un bleu inimitable.

pastel 2Une plante l’Isatis tinctoria dont les fleurs sont d’un jaune éblouissant le printemps venu, possède dans ses feuilles un trésor caché.

Le pastel des teinturiers contient une substance incolore, qui après une oxydation libère une matière colorante insoluble, de couleur bleu indigo.

Des cocagnes ?

Les feuilles étaient écrasées dans des moulins de pasteliers, séchées en boules dures appelées coques ou cocagnes, puis vendues aux fabricants de teinture.

Mais le rendement d’obtention de la teinture est très faible (1 tonne de feuilles ne donne que 2 kg de colorant), et très vite les teinturiers ont cherché une solution plus rentable pour obtenir un bleu puissant. Un arbuste tropical, l’indigo (Indigofera tinctoria) va signer l’arrêt du développement du pastel. Son pouvoir colorant est supérieur, son prix est très abordable, tous les riches marchands abandonnent l’Isatis tinctoria pour se tourner vers l’indigo.

Le bleu indigo n’était pas aussi insoluble que le bleu du pastel mais il a connu des heures de gloire avec par exemple la coloration des jeans.

Et puis, la roue tourne, les colorants synthétiques sont venus supplanter les indigos naturels.

Des amoureux du pastel ont depuis quelques années, relancé des cultures, mis au point des techniques d’extraction du colorant plus simples.

Mais le pastel, c’est aussi la plante aux 100 vertus.

isatis 2Le pastel appartient à la famille botanique  de la moutarde , les crucifères ou Brassicaceae. Il renferme dans ses graines, dans ses feuilles et ses racines des actifs médicinaux.

Utilisé depuis toujours par la médecine chinoise, il contient des molécules anti-inflammatoires et antimicrobiennes.

Des études ont récemment montré une action antioxydante de certains composés des racines et des feuilles, action permettant de rechercher son application en dermo-cosmétique pour pallier au vieillissement accéléré de certains épidermes.

Cette protection des tissus cutanés peut être renforcée par l’apport nutritif d’acides gras polyinsaturés contenus dans l’huile des graines du pastel.

Catherine Bonnafous- Ph D

 

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Que faire de vos Huiles essentielles périmées ?

Un bel article pour recycler vos huiles essentielles périmées

Avatar de PescaluneLa Cabane aux Arômes de Pescalune

Après une discussion avec Elise du Bar à Petits Pots sur Twitter suite à cet article de Plante Essentielle sur les huiles essentielles périmées, je me rends compte que bon nombre d’entre vous n’osent pas forcément utiliser leurs HE périmées  – mais vu leur coût il serait vraiment dommage de les jeter ! Voici donc quelques conseils de « recyclage ».

Les huiles essentielles ont toutes un date de péremption ….. c’est la loi ! En vérité cette date est difficile à évaluer et dépend de beaucoup de facteurs – de conservation notamment- que l’article de Plante Essentielle nous détaille très bien.
La plupart des HE sont utilisables sans problèmes au delà de cette date  …. il vous suffit de faire un test rapide pour détecter un problème dans votre huile essentielle

Recyclage

Notez que les HE d’agrumes et de résineux ont tendance à s’abîmer plus vite.

Si vous ne voulez plus utiliser ces HE…

Voir l’article original 57 mots de plus

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La chélidoine, l’herbe à verrue

La réponse à la devinette : la grande Chélidoine (Chelidonium majus)chelidoine.jpg

Noms vernaculaires : Eclaire, Grande chélidoine, Grande éclaire, Herbe aux cors, Herbe aux verrues, Herbe aux hirondelles, Herbe aux boucs, Herbe de Sainte Claire, herbe dentaire, Felougne, Felougène…
• Anglais : Greater Celandine

 

 

Présentation
Famille : Papavéracées
• Les Grecs la nommèrent “khelidôn” : “hirondelle”, parce qu’ils croyaient que ces oiseaux rendaient la vue à leurs petits en leur donnant de la Chélidoine. Son autre nom, Eclaire, dans le sens de “rendre la vue claire”, lui fut attribué selon la même foi en ces mêmes pouvoirs. Mais il est fort imprudent d’utiliser directement dans les yeux le suc jaune orange que renferment les tiges et les pétioles de cette plante vivace. Ses petites fleurs jaunes à quatre pétales sont groupées en ombelles. Ses feuilles pennées, lobées, se reconnaissent aisément.

Habitat
• Vous trouverez la Chélidoine le long des murs et murailles, sur les décombres.
• Elle aime bien l’humidité.
• Elle pousse partout en Europe, et les colons ont pu l’implanter en Amérique.

Cueillette
• La floraison se fait de mai à septembre

Phytothérapie
• Propriétés : antispasmodique, caustique, cholérétique, hypotensive, purgative
• Constituants : acide, alcaloïdes, saponine, pigment
• Si une verrue disgracieuse ou un cor au pied vous gêne, n’hésitez pas à sectionner le pétiole d’une feuille (avant floraison de la plante) et à enduire l’excroissance du latex jaune qui s’en écoulera. Pendant une huitaine de jours, recommencez l’opération chaque fois que vous croiserez la Chélidoine, que l’on nomme aussi Herbe-aux-verrues. Bien sûr, en aucun cas ne vous frottez les yeux ni n’en appliquez sur une plaie ouverte.
• De la même famille que le Pavot, les Papavéracées, c’est une plante qui renferme des alcaloïdes toxiques. Attention, si vous la consommer par voie orale. Je vous la déconseille vivement . des accidents mortels ont été observés (congestion pulmonaire suivie d’asphyxie).

La racine est employée en homéopathie.

Si vous voulez une recette plus détaillée , je vous conseille cet article de Gilles: Comment soigner et guérir une verrue avec trois fois rien.  https://booksofdante.wordpress.com/2014/07/25/comment-soigner-et-guerir-une-verrue-avec-trois-fois-rien/

Anecdote
• Afin de se préserver de ses ennemis, on porte sur soi une amulette faite de chélidoine et d’un cœur de taupe. (Pratique magique à vérifier !)
• La Chélidoine est également le nom d’une pierre d’agate que les alchimistes appréciaient particulièrement. On pensait que l’estomac des hirondelles contenait cette pierre. La légende raconte que celui qui l’avait en bouche obtenait le pouvoir de se rendre invisible. Un DON DU CIEL .

Source : http://www.lalorien.com/pages/chelidoine-grande-h

https://booksofdante.wordpress.com/2014/07/28/la-chelidoine-lherbe-aux-verrues/

 

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Les alchimistes m’ont donné le nom de « Don du Ciel »

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Qui suis-je ?

 

Le mois de mai est le mois des devinettes !

Bonne chance

Laurence 🙂

 

 

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Le cognassier , belles fleurs roses et petits coings deviendront grands !!!!!

cognassierLa réponse à la  devinette  » La belle rosacée du mois de mai »

Le cognassier

Quelques mots sur cet arbre fruitier

Le Cognassier (Cydonia oblonga) est une espèce d’arbustes  de la famille des Rosacées originaire des régions tempérées du Caucase et d’Iran.

Ses fruits sont des coings appelés aussi pommes d’or ou poires de Cydonie.

Cousin du pommier et du poirier, le cognassier forme comme eux des fruits à pépins, les coings. Les fruits immatures sont verts et cotonneux en surface. La plupart des variétés perdent ce voile cotonneux avant la fin de l’automne lorsque le fruit change de couleur et devient jaune doré à maturité.

Les fruit arrivés à maturité, ont une  belle couleur jaune brillant et un arôme puissant. Ils se consomment seulement cuits .

La pulpe est acide, ligneuse et âpre.  La saveur exquise du coing s’apprécie surtout en gelée, pâte de fruit, jus et  en sirop.

COINGComposition  des Fruits :

Eau (83 %), Protides (0,4 %), Glucides (6,3 %), Calories (27,7 Kcal), Lipides (0,1 %), Calcium (11 mg), Phosphore (18 mg), Fer (0,7 mg), Sodium (4 mg), Potassium (197 mg), Magnésium (8 mg), Vitamine B1 (0,02 mg), Vitamine B2 (0,03 mg), Vitamine PP (0,2 mg), Vitamine C (15 mg), Iode (0,4 mg), Sucre (6,3 mg), Pectine (1,5 mg), Fibres (3,2 %), Zinc (0,04 mg), Cuivre (0,13 mg), Acides organiques (0,8 g), Bêta-caroténe (24 µg), Vitamine B5 (0,08 mg), Vitamine B6 (0,04 mg), Vitamine B9 (3 µg), Vitamines E (0,55 mg)
Peau et pépins : Pectine
pour 100g, (T) = trace de , (R) = riche en
Source : Guide nutritionnel des plantes sauvages et cultivées – Francois Couplan

Propriétés médicinales du fruit

Les tanins présents en forte quantité  ont des propriétés anti-diarrhétiques : astringente (resserre les tissus et les muqueuses), antiseptique et favorisant la rétention d’eau.

Les fibres, les tanins et les pectines participent principalement une baisse du taux de cholestérol sanguin en aidant son élimination et la diminution de l’absorption des lipides.

Le mucilage extrait des graines de  coing apaise les irritations.

Des compresses de mucilage à base de graines écrasées aident à soulager les blessures et les inflammations articulaires. Le mucilage de coing est encore utilisé en bain de bouche contre les inflammations de la bouche et de la gorge.

Des idées de recettes culinaires à base de coings
En général, il accompagne très bien les volailles et le gibier car il est peu sucré mais leur confère une saveur puissante. Des tranches de coing revenues dans le beurre à la  poêle  pour accompagner une pintade rôtie. C’est délicieux !

En Orient, on le mange également salé, farci comme le poivron ou dans des tajines ou des ragoûts.

Voici un site qui vous donnera  plus de recettes à base de coings

http://www.epicurien.be/recettes/fruits-legumes/coings/recette-coing.asp

Rendez vous à l’automne pour déguster ce fruit oublié : le coing

Laurence 🙂

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Belle Rosacée du mois de mai !

Qui es tu ?

Belle Rosacée du mois de mai !

Rosacée

 

 

 

Je vous laisse deviner !

Laurence 🙂

 

 

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La consoude l’amie des blessures, des entorses et du jardinier Bio….

Symphytum%20officinale_7000Souffrant depuis  quinze jours d’une entorse à la cheville, j’ai décidé  de vous parler cette semaine de cette plante réparatrice, la consoude officinale (Symphytum officinale).

Originaire d’Europe , la consoude est une plante vivace aux feuilles velues, épaisses et rugueuses et à la racine noirâtre. Elle affectionne les lieux humides et ensoleillés.

La Consoude officinale, grande Consoude ou Herbe aux coupures fait partie de la famille de la bourrache les Borraginacées.

Elle était utilisée dans l’Antiquité pour ses bienfaits cicatrisants  d’où son nom scientifique : Symphytum  qui se réfère au mot grec symphuo , qui signifie « grandir ensemble, qui assemble« . Le nom de consoude lui est apparu au XIIIe siècle,il est  issu du latin « consolidare ».

En herboristerie traditionnelle occidentale, on utilise les feuilles et la racine pour ses propriétés anti-inflammatoires, astringentes et vulnéraires. Elle est  un remède de premier choix comme cicatrisant pour soigner les entorses, fractures et contusions.

Parmi les principes actifs, on trouve :

  • L’allantoïne (0,7 à 2.5 % de la racine) auquel on attribue un effet régénérateur

sur les tissus épithéliaux.

  • L’acide rosmarinique auquel on attribue l’effet anti-inflammatoire.
  • Des mucilages qui seraient émollients.
  • Des alcaloïdes pyrrolizidiniques (0,3 %): symphytine, échimidine, intermédine.

Cent fois plus concentrés dans la racine que dans les feuilles

ATTENTION ils sont toxiques pour le foie (déconseillé par voie orale).

 

Voici mes petits secrets pour guérir  d’une entorse de la cheville.

Le premier réflexe après le cri de douleur et le craquement, aie aie aie !!!

C’est Le protocole G.R.E.C  ( GLACE, REPOS, ÉLÉVATION, COMPRESSION).

La clef  du succès d’une guérison rapide  selon mon ostéopathe !

Mes conseils phyto-aromatiques :

La consoude sous  toutes ses formes: teinture hydroalcoolique,  macérat huileux ou d’onguent et si avez dans votre jardin des plants de consoude, la racine ou les feuilles fraîches en cataplasme.

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Lors de mon dernier voyage au Québec j’avais fait mes réserves de teinture et onguent de consoude de la Clef des champs (au niveau qualité,  ils restent encore mes préférés).

J’ai augmenté l’efficacité de  mon onguent de consoude  avec  des huiles essentielles :

 

 

Voici ma recette:

Utilisez votre baume en massages légers sur la région atteinte pendant une à deux  semaines.

L’amie des jardiniers Bio en prime !

Elle puise profondément dans le sol de grandes quantités de minéraux (dont de la potasse) qu’elle restitue ensuite aux autres végétaux. Sa richesse en allantoïne, qui favorise la multiplication des cellules, stimule la vie microbienne du sol, facilite la levée des semis et favorise la croissance des feuilles.

Pour enrichir votre jardin  en minéraux , essayez le  purin de consoude  !

Le purin de consoude est  un extrait obtenu par macération dans de l’eau des feuilles , puis fermentation. Les substances actives y sont concentrées. Pour éviter que le liquide se putréfie, vous devrez le filtrer. 

Comme tous les purins, celui de consoude se conserve dans une bouteille fermée hermétiquement, durant plusieurs mois, à l’obscurité et à 12 °C environ. L’extrait fermenté, obtenu à partir de 1 kg de plante macérée pendant quelques jours dans 10 l d’eau, est dilué à 10 % lorsqu’il est versé au pied des plantes et à 5 % lorsqu’il est pulvérisé comme engrais foliaire. Il peut être utilisé sur toutes les plantes du jardin, mais réussit particulièrement aux légumes-fruits.

Pour en savoir plus sur l’utilisation des racines en herboristerie et dans le jardin bio , je vous conseille cet article de Marie Choquette dans le webzine de l’Herbothèque.

http://www.herbesetvie.herbotheque.com/2015/11/02/les-racines-de-plantes/

 Bonne lecture !

Laurence 🙂

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L’huile essentielle de bois de rose d’Amazonie: à la découverte des filières durables et solidaires

Depuis 2010, je n’utilisais plus l’huile essentielle de bois de rose par conviction et par respect pour cet arbre de la forêt amazonienne. En effet l’industrie de la parfumerie a surexploité et mis en danger cette espèce jusque dans les années 50. On estime que 150.000 tonnes d’arbres par an ont été décimé pour en extraire son huile essentielle. A cette époque, on coupait l’arbre pour distiller le tronc, sans aucune gestion de la ressource.

Depuis 6 ans à la demande du Brésil, l’espèce Aniba rosæodora , a été inscrite sur la liste II  des espèces en voie de disparition de la CITES (Convention sur le commerce international de la faune et de la flore) .

Le bois de rose est un bel arbre tropical de la famille des Lauraceae. Il a des feuilles persistantes et peut atteindre 30 à 40 mètres de hauteur. Endémique de la forêt primaire amazonienne, il couvre les territoires de Guyane, du Venezuela, de Colombie, d’Equateur, du Pérou et du Brésil. Son nom poétique « bois de rose » a pour origine l’odeur florale et douce qu’il dégage. Ce parfum de rose est du essentiellement à une molécule le  » linalol« qui est l’ingrédient majoritaire de son huile essentielle (plus de 80%).

De nombreuses autres espèces portent ce même nom commun. Ce sont souvent des palissandres, espèces du genre Dalbergia, ou d’autres arbres du genre Pterocarpus, ainsi nommés pour la couleur rosée de leur bois très prisé en ébénisterie. L’huile essentielle du bois de rose est extraite à partir du bois débarrassé de l’écorce, mais peut être aussi des feuilles et des rameaux feuillés. C’est une huile précieuse, sa fragrance boisée est enveloppée de douces notes florales rosées.

La découverte de filières durables et solidaires m’ont réconcilié avec cette huile essentielle remarquable, l’ami incontournable de la peau . Elle a une tolérance cutanée extraordinaire, je vous la recommande vivement.
Les indiens d’Amazonie connaissent les vertus de cet arbre depuis toujours.
Ils s’en servent pour soigner les blessures et les plaies et elle n’est utilisée en aromathérapie moderne que depuis peu.

Elle est astringente, régénère et raffermit les tissus, antiseptique, antibactérienne, antivirale, antifongique, tranquilisante et dynamisante, antidouleur.

Au quotidien, contre les rides, l’acné et les vergetures, pour une belle peau : 1 goutte de bois de rose dans votre crème de jour préviendra l’apparition de rides et stimulera la régénération du tissu cutané.

Pour la beauté des pieds et des ongles : C’est l’ennemi des mycoses et des champignons.

Quelques gouttes d’ huile essentielle de bois de rose, pure ou diluée sur les ongles préalablement limés.

L’huile essentielle de bois de rose demeure une des seules huiles assez douces pour être utilisée sans danger pour les infections ORL ou broncho-pulmonaires des bébés et des jeunes enfants. Elle est reconnue pour ses propriétés anti-infectieuses et antibactériennes puissantes.

Le premier producteur est  une distillerie d’huiles essentielles d’Amazonie péruvienne, MADEROSA.

Cette entreprise a été créé par une française Céline Motard , une  distillatrice engagée dans la création d’une filière durable et solidaire. Je suis sensible à sa mission et son parcours, il me rappelle étrangement le mien en Amazonie équatorienne avec le projet OMAERE.

J’aime leur mission et éthique, pour préserver la ressource, ils ont fait le choix de distiller les rameaux et les feuilles et non les copeaux de bois mature et écorcé.

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Voici un extrait de leur philosophie : « Il est pour nous, avant tout important de ne pas dé-forester, avant de re-forester.  Nous construisons ainsi à des relations de moyen long terme avec chacun et mettons fin à toute pratique extractiviste de court terme.
Nous achetons  les matières premières aux producteurs locaux et les transformons en différentes huiles essentielles.
De cette façon, Maderosa crée un pont parmi la diversité amazonienne, ses valeurs ancestrales comme la vie en commun en harmonie, le savoir recevoir, le savoir vivre en paix, le savoir vivre sain avec ses savoirs ; et l’importance d’un équilibre entre le fait de vendre et d’acheter avec responsabilité. Ceci est notre mission, promouvoir les bénéfices ancestraux du bois de rose pour le bien être, la santé et la beauté à travers une huile essentielle de qualité »

Je vous invite à découvrir plus en détails cette huile de bois de rose sur son site :  http://www.aromamaderosa.com/

Et dans cette petite vidéo à la découverte de la distillation de l’huile essentielle de bois de rose à Iquitos au Pérou : https://youtu.be/NAEB8PSRT9A

 

Le deuxième filière durable, c’est la Cabane aux arômes de Pescalune qui me la fait découvrir .

C’est le bois de rose de Guyane et le projet du CIRAD : projet «Anib@rosa»bois-de-rose-cirad

 » Il résulte de ce projet une huile essentielle de grande qualité (très haut rendement en linalol lévogyre), issu d’une filière à transparence totale qui participe à la gestion durable d’une ressource naturelle mais aussi la création d’emplois et de retombées économiques favorisant le dynamisme local, ainsi que la promotion du patrimoine culturel guyanais »

https://pescalune.wordpress.com/2014/12/17/le-bois-de-rose-de-guyane/

Et pour en savoir encore un peu plus sur l’huile essentielle du bois de rose je vous invite à lire le très bel article de Cécile Mahé.

http://plante-essentielle.com/huile-essentielle-bois-de-rose-proprietes-et-utilisation-sans-danger/

Bonne lecture

Laurence

Le mot de la fin :  un poème amazonien que nous fait découvrir Céline de Maderosa: «  L’art de raconter comment la terre, l’âme et le corps ne font qu’un. »

Amazone

Il y a des lunes et des lunes
Quand le monde était ombre
Avant que dieu ne naisse,
Quand le monde était ombre,
Un éclair tomba du ciel
Sur un bois de rose.

L’éclair tomba du ciel
Sur un bois de rose,
Et germa de ses branches
Une belle femme,
Il y a des lunes et des lunes,
Quand le monde était ombre.

Pendant très longtemps,
Cette belle femme,
Née de l’éclair
Et d’un bois de rose,
Marcha à travers la forêt
Nue, triste et seule.

Et elle pleura tant et tant
Notre première fiancée,
Et elle pleura tant et tant
Cherchant à être épouse,
Que de ses longs pleurs
Se forma le fleuve Amazone…

Ensuite, on ne su rien
De cette belle femme
Seulement on sait
Que le monde était ombre,
Et que tomba un éclair
Sur un bois de rose…

César Calvo
Cancionario 1967

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Sur le mur il y avait des glycines…

 

Jmur de glycine‘adore cette magnifique plante grimpante qui fleuri justement en ce moment : la glycine de Chine (Wisteria chinensis).
Contrairement a tous les articles de ce blog, la glycine n’a pas de propriétés médicinales, ou cosmétiques, si  je tenais a vous en parler aujourd’hui, c’est pour deux raisons .
la glycine

 

 

La première pour son parfum délicat, sucré, légèrement enivrant de ces grappes mauves de fleurs.

Je n’oublierais jamais le souvenir olfactif de la glycine de la propriété de mes parents. Ce parfum suave qui nous accueillait à l’entrée et nous guidait sur le chemin  de la maison…..

 

 

La seconde pour  l’usage culinaire de ses fleurs.

Cuisiner au printemps avec les fleurs comestibles est un vrai régal pour les yeux et le goût!

salade de glycine

Voilà une recette très simple et délicieuse : Une salade de fleurs de glycine et de coeurs de palmier

Mais attention : seules les fleurs de glycine sont comestibles, les feuilles et les graines sont toxiques !!!!

 Vous trouverez le détails de la recette sur le blog :

http://www.audideos.com/article-salade-de-fleurs-de-glycine-et-coeurs-de-palmier-103792440.html

 

Régalez vous de toutes ces beautés printanières et laissez parler votre créativité , juste pour le plaisir 🙂

Laurence

 

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Le pissenlit dans tous ses états

Tout d’abord je vous remercie pour vos commentaires et vos expériences avec cette «  bonne mauvaise herbe« , qui fait le bonheur des herboristes et des cuisiniers.

Le pissenlit

Pour commencer un peu de botanique !

Le Pissenlit (Taraxacum officinale) est une plante  vivace d’une hauteur de 10 à 50 cm dont le rhizome a des racines pivotantes.

Les feuilles forment une rosette de base, au ras du sol. Elles sont vert foncé, lancéolées et dentées avec des échancrures profondes

La fleur de pissenlit n’est pas une fleur ! Comment cela ?

Chacun sait qu’un pissenlit fleurit et couvre les prés de belles têtes jaunes ! Oui, mais chacune de ces têtes jaunes n’est pas une fleur…c’est un bouquet de fleurs !

Pissenlit-1En effet, chez tous les  espèces de la famille des Astéracées, ce que chacun d’entre nous appelle la « fleur » est en fait un capitule. Le capitule est un réceptacle floral (une sorte de petit plateau bombé) sur lequel sont insérées, très serrées, un grand nombre de toutes petites fleurs sans pédoncule, des fleurons. Le pissenlit est une inflorescence comme la marguerite, la pâquerette ou encore l’échinacée.

Le pissenlit a de nombreuses propriétés médicinales : c’est sans conteste le roi de la détox, qui purifie et nettoie l’organisme (foie paresseux ou surchargé, vésicule avec des calculs…).

Il est aussi diurétique, -ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle « pisse au lit« -, il aide les reins fatigués, il favorise l’élimination de la cellulite, peut même aider à faire baisser le taux de cholestérol…

Les Anglo- saxons l’appellent Dandelion (du français « dent de lion »), en rapport à ces feuilles délicatement découpées comme les dents du royal félin).

Usages médicinaux :

La plante entière est un tonique amer. Ses vertus sont connues depuis l’antiquité : stomachique, dépurative, laxative et diurétique.
Les feuilles sont riches en protéines, provitamine A (plus que la carotte) et en vitamine C.
Elle contient une quantité importante de vitamines B1, B2 et E ainsi que les principaux minéraux en quantité non importante (Potassium,Calcium, Phosphore, Fer, Maganèse). C’est un bon régénérateur du sang qu’il purifie et tonifie.
La racine contient de l’inuline un prébiotique très intéressant pour notre flore intestinale , du tanin et dans son latex, un principe amer la lactupicrine (comme dans la laitue sauvage ou cultivée).

Petite anecdote:  Bientôt des pneus à base de pissenlit !

La plante a été cultivée industriellement en Russie durant la seconde guerre mondiale pour produire du caoutchouc à base du latex de pissenlit. Actuellement les scientifiques du monde entier se sont lancés un défi fabriqué du caoutchouc naturel à base du latex des racines de pissenlit.

Belle initiative je vous invite à visionner cette petite vidéo pour en savoir d’avantage :

http://fr.euronews.com/2014/09/02/des-pneus-en-caoutchouc-de-pissenlits/

Utilisations alimentaires:

Tout est comestible dans le pissenlit
Ces feuilles sont  délicieuses la salade, son amertume due à la taraxacine la rend dépurative.

On peut ramasser ses feuilles toute l’année, mais elles sont meilleures au début du printemps avant la floraison.
Les feuilles plus âgées  peuvent être cuisinées cuites  bouillies ou sautées avec un peu d’huile.
La racine est consommée crue ou cuite,en salade, sautée au beurre ou en beignets. Torréfiée, elle remplace la chicorée.
Les boutons floraux peuvent être conservés à la façon des câpres dans du vinaigre.
Les capitules décorent les plats chauds et froids; on en prépare un excellent miel ou gelée

cramaillotteConnaissez vous la gelée de fleurs de pissenlit : la cramaillotte ?

 

 

 

 

Voici la recette  sur le blog : http://www.bellessauvagesetplus.blogspot.fr/2013/04/gelee-de-fleurs-de-pissenlit-dite.html

Utilisations cosmétiques :

En cosmétique, les extraits de feuilles sont conseillés pour leurs activités régénérantes, reminéralisantes, adoucissantes et anti-oxydantes.
Les extraits de racines ont des propriétés anti-oxydantes et hydratantes ce qui leur valent d’être un actif anti-âge apprécié. Ils sont en outre purifiants, rafraîchissants et tonifiants. Leur teneur élevée en inuline leur confère un pouvoir adoucissant.
En lotion, le pissenlit était traditionnellement utilisé comme un véritable dépuratif de la peau destiné à éclaircir le teint et revigorer les peaux ternes.

latex
Le latex blanc de la tige était employé pour atténuer les taches de rousseur.

 

 

 

 

 

 

Voici des idées de recettes qui vous aideront à découvrir le pissenlit dans tous ses états.

Bonne dégustation !

Laurence

Recettes médicinales

La décoction de pissenlit, excellent dépuratif pour assainir les peaux à problèmes
50 g de racines et de feuilles hachées
1 litre d’eau.
Faire bouillir 2 minutes et infuser 10 minutes.
Boire 3 tasses par jour, avant les repas.

Le sirop de pissenlit (recette de Maria Treben)

  • 4 poignées de fleurs de pissenlits seulement (pas capitules entiers pour eviter l’amertume)
  • 1 kg de sucre
  •  1 citron

Laver les fleurs, les jeter dans un litre d’eau froide. Amener doucement à ébullition et, au premier bouillon, enlever du feu. Laisser infuser une nuit.
Le lendemain, verser la préparation dans une passoire pour récupérer le jus en exprimant. Peser le liquide extrait, mettre même poids de sucre et le jus de citron. Mélanger, faire cuire à petits frémissements, à découvert, 45 minutes exactement.
Mettre en bouteilles à chaud, boucher immédiatement. Conserver debout.

Recettes culinaires

Une salade de pissenlit à la limousine

  • des  feuilles de pissenlits sauvages ou sans pesticides bien sûr
  • des lardons
  • du vinaigre
  • de l’huile
  • 1 saladier chaud

Faites fondre les lardons dans la poêle avec un peu d’huile.
Lorsqu’ils ont perdu leur graisse, ajoutez un trait de vinaigre et posez dans la poêle les pissenlits épluchés, lavés, coupés en 4, ressuyés dans un torchon.
Remuez une fois avec les couverts à salade et posez
le tout dans un saladier chaud.

Un café de pissenlit

Déterrez des racines de pissenlit en automne ; c’est l’époque où elles sont le plus succulentes.
Faites-les sécher à l’air, au soleil ou dans votre four (à température très basse et la porte entrouverte).
Une fois sèches, posez-les sur la grille du four et cuisez-les à température moyenne jusqu’à ce qu’elles soient dures et torréfiées. Vous pourrez alors les moudre grossièrement et en faire un café. C’est une excellente boisson ; son arôme est très fin.

Les feuilles de pissenlits en épinards

  • 1 kg de feuilles de pissenlit
  • 1 oignon
  • 2 gousses d’ail
  • 1 zeste de citron
  • sel, poivre

Lavez et égouttez les pissenlits. Faites-les blanchir quelques minutes dans de l’eau bouillante et égouttez à nouveau.
Dans une poêle, faites à peine revenir l’oignon émincé et l’ail écrasé.
Ajoutez les pissenlits et faites sauter le tout rapidement. Salez et poivrez, ajoutez le zeste de citron râpé.

Si vous n’aimez pas l’amertume légère de ce plat, ajoutez une pincée de sucre en poudre ou de la crème.

Les racines de pissenlit à la japonaise

  • quelques racines de pissenlit
  • 4 cuillères à soupe d’ huile d’arachide
  • 3 cuillères à soupe de sauce de soyu ou tamari

Lavez et grattez bien les racines de pissenlit que vous couperez en rondelles, comme des carottes.
Faites sauter ces rondelles dans une poêle avec l’huile d’arachide. Le feu ne doit pas être trop fort.
Ajoutez ensuite l’eau, et couvrez la poêle. Faites mijoter doucement jusqu’à ce que les racines soient tendres, et que toute l’eau se soit évaporée. Retirez du feu et ajoutez la sauce de soyu.

La bière de pissenlit

  • 2 kg de fleurs de pissenlit
  • 1,250 kg de sucre
  • 25 g de levure de bière
  • 10 litres d’eau

Lavez et laissez égoutter des fleurs fraîches et bien épanouies. Puis versez dessus de l’eau bouillante et laissez tremper 3 jours en remuant 2 fois par jour.
Puis filtrez le jus dans une bassine, et faites chauffer. Ajoutez le sucre et laissez refroidir.
Quand le mélange est tiède, ajoutez la levure et laissez fermenter dans un fût pendant 15 jours.
Mettez en bouteilles que vous laisserez ouvertes jusqu’à ce que la fermentation soit faite (on juge à l’oreille, en écoutant le bruit des bulles).

Le vin de pissenlit

Pour un fût de 10 litres:

  • 4 litres de fleurs de pissenlit
  • 4 litres d’eau
  • 1 kilo 3/4 de sucre
  • 4 cm de rhizome de gingembre
  • 1 zeste d’orange
  • 1 zeste de citron
  • 1 cuillerée à soupe de levure de bière
  • 1 petite tranche de pain

Versez l’eau bouillante sur les fleurs et laissez macérer trois jours, à couvert, en remuant de temps en temps.
Passez le liquide et faites-le bouillir 30 minutes en ajoutant le sucre, les zestes et le gingembre en morceaux.
Le liquide refroidi, placez-le dans une grande jarre et posez dessus le morceau de pain sur lequel vous aurez étalé la levure.
Couvrez et laissez fermenter.
Lorsque le vin a cessé de bouillir, mettez-le dans un petit fût, bien fermé et attendez trois mois avant de le mettre en bouteille.
C’est un vin apéritif, dépuratif et tonique, qui est presque aussi bon que le xérès.

Recettes cosmétiques

Une lotion au pissenlit purifiante

Cueillir pendant la saison des fleurs de pissenlit.
En mettre une poignée dans un litre d’eau, faire bouillir, passer le liquide. Lotionner le visage, toujours le soir.

L’ Eau miraculeuse

Prenez des pissenlits lorsqu’ils sont hauts sur tige, brisez une à une ces tiges et recueillez-en le suc soigneusement dans un petit récipient. Arrachez les racines, lavez-les et écrasez-les pour en recueillir également le jus dont les propriétés miraculeuses serviront à vous embellir. Quand vous aurez obtenu une certaine quantité de ce précieux liquide, vous le mêlerez à :

  • 15 g d’eau de Cologne,
  • 15 g d’eau de rose,
  • 5 g de teinture de benjoin,
  • 30 g d’eau de pissenlit

Pour appliquer ce mélange sur la peau, on se sert d’un tampon d’ouate, puis on laisse sécher. Les propriétés de cette eau sont merveilleuses, elles donnent au teint une pureté et un éclat, une jeunesse qui se conservent par le seul fait de l’usage journalier de cette recette, jusqu’à un âge très avancé.
Il faut prendre la précaution de préparer l’eau miraculeuse avec le jus de pissenlit frais, c’est-à-dire qu’il faut l’extraire juste au moment de s’en servir. Ce détail est indispensable parce que le jus tourne et aigrit très vite et perd ses propriétés si on ne le mêle de suite au mélange qui doit le conserver.

Source des recettes :

 http://mieux-se-connaitre.com/2010/03/le-pissenlit-symbole-du-soleil-retrouve/

La Santé à la Pharmacie du Bon Dieu (Maria Treben, édit. Ennsthaler)

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