La cardère sauvage, cabaret des oiseaux



Je pique mais je ne suis pas un chardon !!!!

La cardère sauvage (Dipsacus fullonum ou sylvestris) appartient à la famille des Caprifoliaceae , même famille que le chèvrefeuille ou le câprier.

Son nom vient du grec dipsa qui évoque la soif, allusion aux feuilles opposées et soudées entre elles inférieurement de manière à retenir l’eau de pluie, permettant aux oiseaux de venir s’abreuver. Ceci explique qu’on l’ait appelée aussi « Cabaret des oiseaux » !

Les feuilles sont ainsi disposées par paires sur des tiges dressées, elles forment une touffe la première année.

 

 

La cardère ou plutôt, sa « cousine méditerranéenne », Dipsacus sativus, était cultivée, pour ses capitules,  utilisés pour séparer et filer les brins de laine.

La Cardère  sauvage est une plante médicinale peu connue, elle est utilisée depuis le XIIème siècle pour ses racines, ses feuilles.

Elle était consommée autrefois en décoction pour traiter les troubles cutanés (verrues, eczéma, psioriasis, …). en médecine chinoise on attribue à la cardère de nombreuses propriétés comme l’amélioration de l’immunité.

Certains utilisent la racine de cardère pour soigner les rhumatismes articulaires.

La racine de cardère stimule la vessie, la vésicule biliaire et favorise l’élimination de nos déchets de cellule du foie par la transpiration.

Dans certains pays, comme l’Allemagne, la teinture mère de Cardère est utilisée depuis de nombreuses années pour aide à soulager la borréliose de Lyme.

Une particularité appréciable de la Cardère serait sa capacité de déloger les bactéries de la borréliose de Lyme, laissant ensuite le système immunitaire jouer son role.

La cardère contiendrait de l’iridoïde, de la saponine et un cytotoxique de la famille des Glycosides scabiosides qui pourraient aider à lutter contre la borréliose de lyme.

Autres usages

En cosmétique l’extrait de cardère favorise la production d’ATP qui est une molécule énergisante  et permet de lutter contre les radicaux libres. Un excellent anti fatigue pour la peau.

En cuisine : Les jeunes feuilles peuvent se consommer en  salade, attention à son amertume, elles se récoltent au stade de rosette.

Vous pouvez aussi faire de jolis bouquets secs

Laurence

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Attention je pique, mais j’ai des propriétés médicinales…..

Qui suis-je?

Bonne chance 👍🍀

Laurence

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Huile essentielle d’achillée millefeuille

En souvenir du week end de distillation de Brassy.

Sophie

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Le gattlier, agneau chaste ou poivre des moines

Le gattilier (Vitex agnus-castus) est un arbuste vivace de la famille des Verbénacées. C’est un cousin de la verveine odorante (Aloysia citriodora), il est originaire d’Asie, d’Europe et surtout des rivages de la méditerranée. Lire la suite

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L’arbuste qui aime les femmes

Je continue mes devinettes pour le mois d’août.

Arbuste pour les femmes ou les moines?

That is the question ?

Bonne chance 🍀

Laurence

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La tanaisie ne s’effeuille pas comme une marguerite ….


La Tanaisie ressemble à une marguerite sans pétales blancs

J’ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus très bien…

Je vous avais déjà parlé de la Tanaisie dans un précédent article , je vous invite à le découvrir à nouveau

Belles Tanaisies: annuelle, vulgaire et Grande Camomille

Bonne lecture

Laurence

 

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J’effeuille, j’effeuille la marguerite ….

Il ne me reste que le coeur jaune comme un soleil ☀️

Qui suis-je?

Laurence

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La clématite des haies , l’herbe aux gueux

La clématite des haies, appelée aussi l’herbe aux gueux (Clematis vitalba) est une liane appartenant aux Ranunculaceae.


Clematis vient du grec klematis qui signifie «sarment», le rameau grimpant de la vigne dont notre Sauvage a l’allure. Vitalba est la fusion des mots latins vitis et alba, littéralement la «vigne blanche», un nom vernaculaire inspiré de la couleur de ses fleurs et de ses fruits.

Ses fruits plumeux (des akènes surnommés «les cheveux de vierge») restent accrochés longtemps, jusqu’au cœur de l’hiver, comme autant de boules argentées qui attendent d’être dispersés par le vent.

Propriétés et utilisations :
Son écorce et son feuillage contiennent un suc irritant, le simple contact peut chez certaines personnes, entraîner des irritations vésicantes sur la peau et les muqueuses, d’ailleurs autrefois les mendiants s’en servaient pour développer des ulcères sur leurs membres pour favoriser la charité des passants, d’où son nom d’herbe aux gueux, d’herbe aux mendiants.
Pline et Galien, prescrivaient son feuillage en macérât huileux pour soigner la lèpre, la gale et les douleurs.
De nos jours elle est toujours prescrite en homéopathie (granules, teinture-mère, pommade) pour ses propriétés antirhumatismales, antinévralgiques et pour calmer les douleurs des ulcères variqueux.

Ses tiges souples et flexibles étaient utilisées pour lier les fagots, et comme l’osier pour faire ses ligatures en vannerie. Son feuillage est consommé par le bétail.
Autrefois, les jeunes pousses étaient consommées cuites en les faisant bouillir dans plusieurs eaux et consommées comme les asperges, ou juste blanchies dans de l’eau bouillante et conservées dans du vinaigre.

La fleur de la clématite fait partie des 38 élixirs floraux du Dr Bach.

Pour ceux qui vivent dans le futur, qui manquent de concentration, qui sont dans la lune et qui n’ont pas les pieds sur terre. Favorise la créativité.


Pour en savoir plus sur la toxicité de la clématite,  je vous conseille de lire l’article de booksofdante :

https://booksofdante.wordpress.com/tag/clematite-toxicite/

Bonne lecture

Laurence

 

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J’aime les haies ensoleillées de l’été….

Mais attention je suis un peu irritante !

Qui suis je ?

Laurence

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Le plantain ou plutôt les plantains : lancéolé ou majeur ?

Vous l’avez reconnu le plantain , mauvaise herbe pour les jardiniers inexpérimentés et  herbe aux ombreuses vertus pour les herboristes.

Sur  la photo c’était le plantain lancéolé (Plantago lanceolata)

Ne  pas à confondre avec le plantain majeur ou herbe à cinq côtes (Plantago major) mais les deux espèces très communes dans les prés s’utilisent de façon identique.

Le plantain appartient à la famille botanique des Plantaginacées  qui compte plus de 200 espèces mais les plus courantes se trouvent sur les chemins et dans les lieux incultes.

Ces deux espèces de plantain renferment des tanins, du mucilage, des flavonoïdes, des acides phénols et des iridoïdes.

Propriétés médicinales

Dans les affections respiratoires, en particulier en cas de bronchite chronique, de toux sèche et d’allergie, le plantain montre des effets anti-inflammatoires, anti-allergiques, antispasmodiques et antimicrobiens particulièrement intéressants.

Il a aussi une action sur les gorges irritées, les amygdales inflammées et les irritations oculaires.

Ce sont les vertus apaisantes, cicatrisantes et astringentes du plantain qui le rendent également intéressant en usage externe sur la peau pour soulager les brûlures ou les piqûres d’insectes, soigner les plaies, resserrer les tissus.

Le plantain se présente et s’utilise de différentes façons :

  • en infusion : 1,5 g environ de plantain séché / 150 ml (3 tasses maximum / jour) pour soulager les voies respiratoires,
  • en extraits fluides : 1 cuillère à café / jour, pour l’appareil respiratoire,
  • en cataplasme de feuilles fraiches broyées pour calmer piqûres, brûlures, coups,
  • en décoction : 50 g de feuilles / 1 l à laisser macérer une nuit puis à faire bouillir 1 mn, pour utiliser sur les yeux par une compresse ou en gargarisme contre l’angine ou en lotion contre l’acné.

Usage culinaire

  • Les feuilles et les jeunes inflorescences ont un bon goût de champignon. On les récolte presque toute l’année mais préférez le printemps : elles sont plus tendres! Dégustez-les crues en salade (les jeunes sont moins amères) ou cuites, en soupe ou accompagnement. On peut aussi les faire lactofermenter et concocter une choucroute originale !
  • Cueillies au printemps, les inflorescences se mangent crues en salade ou rapidement poêlées.
  • Les graines cueillies l’été peuvent servir à épaissir les soupes ou à faire du pain ou des galettes en les mélangeant à de la farine.

Laurence

 

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