L’onagre , le jambon végétal , la primevère du soir , la belle de nuit : Un trésor pour les femmes et les jardiniers !!!

 

onagre

L’onagre bisannuelle (Oenothera biennis) que l’on appelle aussi œnothère, appartient à la famille des Onagracées  comme le fuchsia. Le genre Œnothera  regroupe environ 80 espèces.

Le nom scientifique  »œnothera » vient du grec ‘oïnos » signifiant vin et ‘ther », bête sauvage, ce qui désignait chez les Anciens, une plante dont la racine infusée dans le vin servait à apprivoiser les bêtes. Le mot  »œnothera » avait aussi pour synonyme  »onagra », d’où le nom français d’onagre.

Le nom usuel ou vernaculaire de cette plantes est  :  le jambon des jardiniers, l’herbe aux ânes ou la primevère du soir.

Le nom de jambon du jardinier est dû principalement à la couleur rose de la racine. Les amateurs de légumes anciens  lui trouvent également un véritable arrière-goût de jambon.

Ses fleurs ont la particularité de s’ouvrir le soir vers dix-huit heures, d’où son surnom de « Primevère du Soir » et son nom en anglais  » Evening primose« .

Originaire d’Amérique du Nord, elle a été introduite Europe au 18ième siècle par les marins de retour du nouveau monde .

La petite histoire raconte que c’est en jetant sur les rivages de l’Atlantique les sacs de terre qui stabilisaient les navires que des marins de retour d’Amérique ont importé, sans le savoir, les premières graines d’onagre.

Cette plante robuste était connue des Amérindiens, ils la cultivaient pour se nourrir et surtout pour ses propriétés médicinales :
– en usage externe pour soigner les blessures, les abcès, les furoncles …
– en usage interne, en infusion, pour calmer la toux, traiter l’asthme et les douleurs gastriques.
En Europe , cette vivace est devenue très vite envahissante, actuellement elle est classée  comme une plante « invasive »,  elle colonise le littoral Atlantique, les dunes de sable et  de manière générale les talus et les terrains incultes, car elle apprécie les sols rocailleux et sablonneux.

L’onagre est une plante herbacée velue, mesurant entre 50 cm et 1m50.

Les feuilles de la base naissent en large rosette, puis sont de plus en plus petites en allant vers le haut de la tige. Elles sont lancéolées, vertes légèrement bleutées, et finement dentées. Leurs nervures rougissent en vieillissant.

En été les fleurs apparaissent en apportant de belles touches jaunes principalement au crépuscule, à leur ouverture et diffusent un agréable parfum.

Usage alimentaire

Les jeunes pousses sont consommées en salade.

La racines d’onagre est  un légume ancien qui revient à la mode.

Elle peut être consommée à la fin de la première année de croissance de la plante, lorsqu’elle est gonflée de réserves nutritives. On peut alors la manger crue, éventuellement en la râpant, ou cuite, à la façon des salsifis ou des panais.

On l’utilisera comme accompagnement des viandes et son gout subtil d’artichaut et de noisette vous étonnera !

Les fleurs, d’un beau jaune,  sont également comestibles et agrémentent d’une belle couleur les salades vertes par exemple.

L’huile d’onagre

L’usage médicinal traditionnel a laissé la place à un usage bien différent : l’onagre est aujourd’hui  utilisée pour  sa richesse en l’acide gamma-linolénique (AGL), un acide gras essentiel de la famille des omégas 6 de son huile.

L’huile d’onagre provient des minuscules graines contenues par centaines dans les fleurs de la plante. Elle est extraite par première pression à froid, de sorte que les principes actifs ne sont pas dégradés.

Elle est constituée de :
70% d’acide linoléique : acide gras essentiel insaturé, premier précurseur dans la synthèse des prostaglandines, notamment de la prostaglandine E1. Il ne peut être synthétisé par l’organisme et doit donc être apporté dans l’alimentation par une huile végétale (tournesol, maïs, soja,…)
8 à 10% d’acide gamma-linolénique ou AGL, un précurseur direct des prostaglandines E1 et qui agit en s’opposant aux effets de la prolactine, une protéine impliquée dans l’apparition de troubles associés au syndrome prémenstruel.
– 11% d’acide oléique.

Usage médicinal

– Anti inflammatoire  ( efficace en cas de arthrite rhumatoïde)
– Traitement des troubles prémenstruels, tels que la tension mammaire, les ballonnements abdominaux, la migraine ou les troubles de l’humeur (irritabilité, insomnie, dépression,…) : symptômes physiques et psychiques se manifestant jusqu’à 10 jours avant les règles
– Traitement de l’eczéma

La dose conseillée est de 3 gr à 6 gr par jour d’huile d’onagre normalisée à 8% d’acide gamma-linolénique, par voie orale.

Répartir la prise dans la journée, de préférence au milieu du repas, pour une meilleure assimilation.

A noter que les effets de l’huile d’onagre peuvent mettre plusieurs mois avant de se faire sentir.

Lorsqu’il s’agit de traiter les différents troubles associés au syndrome prémenstruel (tension mammaire, irritabilité, rétention d’eau,…), il est conseillé de faire des cures de 10 jours par mois pendant la seconde moitié du cycle.

Usage cosmétique 
– Action anti-rides
Hydratant
– Maintien de la souplesse et de l’élasticité de la peau
– Protection des ongles et des cheveux
– Traitement de l’eczéma.

On la recommande  particulièrement pour les peaux sèches pour favoriser la souplesse et la régénération de l’épiderme.

Laurence

Pour le plaisir des yeux

 

Source :

http://lesjardinsdepomone.skynetblogs.be/archive/2010/08/25/l-oenothere-ou-l-onagre-le-jambon-du-jardinier.html

http://www.guide-phytosante.org/veinotoniques-articulations/onagre/

 

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Allergies printanières, asthme : La Gemmothérapie, les bourgeons de cassis

Allergies printanières, asthme.

Des conseils au « rayon naturel » et en premier  QUID de la GEMMOTHERAPIE

Gemmothérapie, les bourgeons de cassis.

Qu’est-ce que la gemmothérapie ?

La gemmothérapie correspond à une méthode de drainage de l’organisme. Elle utilise des extraits de bourgeons de plantes et autres tissus embryonnaires en vue d’accompagner la désintoxication cellulaire.

La gemmothérapie est la technique de « thérapie » basée sur les propriétés médicinales des plantes, la plus récente.

Envie d’utiliser cette précieuse énergie venant du végétal ???

Les tissus embryonnaires végétaux (jeunes pousses, bourgeons, racines, radicelles) recueillis au printemps au moment de la croissance et de la division des cellules, contiennent la plus forte concentration en facteurs de croissance : auxines, cytokinines, gibbérellines = (hormones de croissance du végétal).

L’auxine stimule la synthèse de certaines protéines, la division du matériel cellulaire. Les cytokinines induisent la différenciation des bourgeons, sont activatrices dans la croissance et la division cellulaire. Les gibbérellines permettent la croissance, la levée de la dormance, le débourrement.

Le tissu embryonnaire offre un énorme spectre d’action que l’on ne retrouve ensuite que selon les parties du végétal extrait. Il représente donc une globalité énergétique vis-à-vis de l’accompagnement de certains états (allergies, asthme, inflammations, fatigue, mauvaise digestion, problèmes de peau, rhumatismes …).

Comment sont présentés les produits de la gemmothérapie ?

Les extraits sont préparés par macération du matériel frais dans un mélange 50/50 de glycérine et d’alcool. Après macération durant environ 3 semaines, la solution mère obtenue sera filtrée puis pourra subir des dilutions (dans la première décimale) avec de l’eau. L’alcool permet d’extraire les composés polaires et hydrophiles, la glycérine permet d’extraire les composés lipophiles. Un mélange eau/alcool/glycérine forme une émulsion enrichissant la biodisponibilité des actifs dans l’organisme.

Les propriétés des extraits en macérations glycérino-alcooliques sont très souvent utilisés dans des préparations synergiques de façon à augmenter la présence de composés bioactifs. Ces « phyto-complexes » sont utilisés pour pouvoir effectuer un drainage des toxines sans passer par les organes excréteurs.

Quel serait le mode d’action des tissus embryonnaires sur l’organisme ?

Les bourgeons végétaux auraient démontré une action stimulante pour la fabrication des éléments du sang, la destruction des éléments reconnus comme étrangers par l’organisme, la stimulation du système immunitaire.

Quelles sont les limites de la gemmothérapie ?

Comme pour toutes les pratiques qui peuvent être « taxées » de médecines alternatives, le manque d’information sur les études qui ont déterminé l’innocuité du traitement, pose la question de la sécurité d’utilisation par les patients. En général, ce manque d’études cliniques est accompagné d’un manque d’informations sur les facteurs intrinsèques et extrinsèques qui déterminent la qualité du produit. Mais la nature se définit en premier par ses critères de variabilité, et en conséquence on ne peut jamais affirmer que la production d’une année est similaire à celle de l’année précédente.

La gemmothérapie peut-elle soigner asthme et allergies respiratoires ?

NON  La gemmothérapie va permettre de renforcer le terrain, de booster le système immunitaire, de diminuer la fréquence et la quantité des antihistaminiques.

NON  La gemmothérapie ne peut pas se substituer à des traitements en désensibilisation, NON elle ne permet pas d’éradiquer totalement ces diverses manifestations MAIS de les atténuer, d’agir en prévention, d’apporter du confort à cette période printanière.

Les solutions contre ces maux récurrents ? Hormis la phytothérapie et en particulier la gemmothérapie, le départ sur une île déserte et sans végétation, il reste la scie sauteuse pour aller couper tous les bouleaux, platanes et autres … des parcs, forêts, jardin des voisins … l’avantage ? Les cellules des prisons ne doivent pas être beaucoup en contact avec la végétation, par rapport aux cellules de l’arbre respiratoire !

Pourquoi parler des bourgeons de cassis, en détoxication printanière ?

 

Des études ont montré que les bourgeons de cassis étaient actifs sur les glandes surrénales en augmentant la protection anti-inflammatoire, et en produisant un effet (cortisone-like), effet qui permet ainsi de diminuer la prise de corticoïdes par le patient allergique.

Un effet approchant de celui des corticoïdes, sans les inconvénients qui leur sont associés. Il faut aussi préciser que si les corticoïdes ont tendance à apporter des œdèmes en cas d’alimentation salée, les bourgeons de cassis ont une action diurétique, mais aussi articulaire. Ces propriétés apportent donc un accompagnement d’hygiène santé plus performante.

Mais ? quels sont les actifs qui confèrent l’efficacité à ces bourgeons ?

De nombreux flavonoïdes tels que la quercétine, la myricétine, l’isorhamnetine, le kaempférol mais aussi l’acide hydroxycinnamique, néo chlorogénique …

Des noms complexes qui couvrent une réelle activité anti-inflammatoire, une protection contre l’oxydation et la production de radicaux libres. Mais des composés tels que la quercétine ont révélés au cours d’études scientifiques de réelles potentialités d’action en mimétisme des antihistaminiques, car même à très faible dose elle est capable d’inhiber la libération d’histamine.

Donc pourquoi pas essayer d’éloigner le spectre des rhinites, éternuements, enrouements ???

 Cathy

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La plante goupillon, le rince bouteilles, le callistemon

Vous l’avez reconnu , ce bel arbuste qui illumine les jardins de ses inflorescences flamboyantes  en forme de goupillon est  un Callistemon , plus communément appelé rince bouteilles ou plante goupillon.

Il existe de nombreuses espèces de Callistemon, les plus cultivées sont : Callistemon laevis, Callistemon citrinus, Callistemon subulata, Callistemon violaceus, Callistemon salignus… Suivant les auteurs, il existe de 25 à 34 espèces.

Calistemon

Originaire d’Australie où il colonise les zones humides, cet arbuste  au feuillage persistant et coriace fait partie de la famille des Myrtacées .

Les Myrtacées sont riches en plantes aromatiques , on y retrouve  la Myrte (Myrtus communis) , les Eucalyptus,   le genre Melaleuca : Melaleuca alternifolia  (Tea tree ou arbre à thé), Melaleuca viridiflora ( Niaouli) en autres.

Le nom du genre Callistemon vient du grec , “callis” (beau)  and “stemon” (étamine) ,  « Belles étamines « .

En effet ses inflorescences sont des épis composés de petites fleurs à 5 pétales et aux longues étamines rouge-rose caractéristiques.

Les Callistemon sont de magnifiques arbustes ornementaux .

Les aborigènes d’ Australie les utilisaient pour des usages alimentaires ou  médicinaux, par exemple , ils consommaient le nectar des inflorescences, sucré et framboisé.

Alimentaire

On utilise les feuilles ou les boutons floraux  du Callistemon citrinus  comme boisson  rafraichissante et énergisante.

Aromatique

De nombreuses espèces du genre  Callistemon sont aromatiques, la distillation de leurs feuilles produisent des huiles essentielles encore peu connues , mais aux nombreuses propriétés .

Une étude a été publiée dans le Journal of Food Science, sur une gamme d’huiles essentielles et leur capacité à lutter contre les bactéries et les champignons altérant la nourriture.

Ils ont particulièrement trouvé une activité antimicrobienne du Callistemon comboynensis, son  huile essentielle a une action  contre Gram positif (B. subtilis et S. aureus), Gram négatif (Proteus vulgaris et Pseudomonas aeruginosa), et le champignon pathogène, le Candida albicans.

L’huile essentielle issue des feuilles de Callistemon citrinus  est riche en 1,8-cinéole α-pinène α-terpinéol . Elle a des propriétés antimicrobiennes , antiseptiques comparables aux huiles essentielles d’Eucalyptus .

Laurence

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Un peu d’exotisme au jardin botanique Paul Jovet

Les reconnaissez-vous ?
Ces arbustes flamboyants venus de l’hémisphère sud et qui s’acclimatent si bien dans le sud de la France.

Laurence



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Le Pittospore de Chine

Bravo à ceux qui ont trouvé cet arbuste originaire de Chine ou de Japon : le Pittosporum tobira de la famille des Pittosporacées. 

Cet arbuste toujours vert est naturalisé en Europe et grâce à sa grande résistance aux embruns a colonisé les côtes de l’Atlantique. 

Au printemps, il se couvre de fleurs blanches délicatement parfumées, mais attention à ses fruits, ils sont toxiques car ils contiennent des saponines.

Laurence

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Un bel arbuste sur le sentier du littoral de Saint Jean de Luz

Qui suis-je ? Mon parfum delicat se mêle aux embruns de l’ocean….


Laurence

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Le muguet : Les belles clochettes du mois de mai !

muguet

 

Le muguet (Convallaria majalis)

 

 

DESCRIPTION :

Jolie plante spontanée de la famille des Liliacées, poussant dans les lieux humides et ombragés, elle est cultivée dans les jardins, les serres … pour les fragrances aromatiques intenses que libèrent les grappes de clochettes.

SYMBOLISME :

Le muguet est la seule espèce du genre Convallaria. Ce nom en latin signifie Mai, le mois de la floraison. Plante « magique » symbole du printemps, dont les fleurs depuis l’Antiquité réjouissent le cœur et portent bonheur. Symbole au fil des siècles d’attachement amoureux,  de réconciliation, le muguet aux 13 clochettes serait le plus actif des porte-bonheurs et chasserait les mauvais « esprits ».

MISES EN GARDE :

Des vertus cardiotoniques démontrées mais un usage qui peut être toxique. Il est conseillé de ne pas faire de tisanes de muguet sans avis médical. Il ne faut pas garder de vases contenant du muguet dans une chambre à coucher sous peine de migraines, spasmes et convulsions.fleur de muguet

 PROPRIETES MEDICINALES :

Ce n’est que vers la moitié du XIX° siècle que la mise en évidence des propriétés cardiotoniques de certaines molécules du groupe des glucosides : les convallarines, permis de s’intéresser au muguet. .  La Digitale comporte un risque car elle a tendance à accumuler les glucosides dans l’organisme, ce que ne fait pas le muguet.

On employait le siècle dernier un macérât alcoolique de fleurs de muguet (distillé dans de l’alcool, dans de « l’esprit de vin », dans de l’eau de vie), appelé « aqua aurea », comme cordial, comme apaisant des nerfs, pour aider la sortie des vertiges et du coma, « soigner » l’épilepsie, évacuer les humeurs séreuses, comme fébrifuge …

Il ne faut pas non plus oublier la « drogue soignant tous les maux des grands-mères », c’est à dire l’Eau de Mélisse des Carmes (23 ingrédients végétaux, dont le muguet).

Quelles sont les pathologies concernées ? insuffisance cardiaque, asystolie, hyposystolie, bradycardie, maladie de Basedow, angines de poitrine, néphrites chroniques, hyperthyroïdies, goutte

PROPRIETES PARFUMANTES :

Il y a bien longtemps … on extrayait des fleurs du muguet une essence à l’odeur subtile, intense, agréable … très recherchée par les parfumeurs … mais très chère au vu du très faible rendement … et la chimie est passée par là … et maintenant la sublime odeur de muguet est !!! synthétique !!!

muguet 2

COMMENT PREPARER DES PRODUITS CONTENANT DU MUGUET ?

  • Extrait aqueux plante entière (1g par jour).
  • Teinture de fleurs (20 gouttes par jour)
  • Infusion de feuilles 25g/litre d’eau bouillante, infuser 10 mn et boire une tasse plusieurs fois par jour pendant 5 jours
  • Infusion de fleurs : 10g/litre d’eau bouillante, infuser 10 mn et boire une tasse plusieurs fois par jour pendant 5 jours
  • Mélanger 5g de fleurs dans un pot de miel de 500g, et en prendre 1 cuillère à café le matin en tartine, pour tonifier le cœur.

MAIS LE MUGUET EST AUSSI UNE CANDIDOSE  BUCCALE… des nourrissons, des malades immunodéprimés … que l’on peut soigner à l’aide d’un mélange d’huiles essentielles bio de Tea tree, Palmarosa, Ravintsara en part égales et diluées à 4% dans une huile de sésame bio et récemment ouverte. Tamponner 3 fois par jour à l’aide d’un coton tige la zone buccale pendant une semaine.

Joyeux premier Mai

Cathy

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Et pour changer parlons des pré et probiotiques !

Se sentir mieux quand les beaux jours s’approchent ?

Faire disparaître gaz, ballonnements … tous ces problèmes digestifs inhérents à notre hygiène de vie ???

Oui c’est possible, Il suffit de remplacer les microbes dangereux par les microbes utiles !!!

De nombreux ouvrages, une multitude de produits alimentaires et pharmaceutiques vantent l’utilisation des probiotiques pour la santé du microbiote ! Et si on essayait de traduire ???

Qu’est-ce qu’un probiotique ?

  • Un microorganisme vivant ?
  • microorganisme mort ?
  • Une bactérie ?
  • un parasite ?
  • une levure ?

Un microorganisme vivant, ajouté à l’alimentation pour exercer des effets positifs sur l’équilibre de la flore intestinale de l’hôte.

Parmi les microorganismes suivants, lesquels appartiennent au monde des probiotiques ?

  • Staphylococcus aureus ? Pseudomonas aeruginosa ? Streptococcus agalactiae ? Candida albicans ?
  • Lactobacillus rhamnosus ? Lactobacillus acidofilus ? Lactobacillus casei ? Lactobacillus bulgaris ?
  • Saccharomyces cerevisiae ? Saccharomyces boulardii ? Bacillus cereus ? Bacillus subtilis ? Bifidobacterium lactis BB1 ?

Vous calez ? Le premier lot de proposition avec le staphylocoque doré est bien entendu faux, ce sont des pathogènes.

A qui s’adressent les probiotiques ?

  • Aux patients atteints de pathologies infectieuses de l’intestin ?
  • Aux patients atteints d’allergies ? Aux patients atteints de pathologies auto-immunes ?
  • Aux enfants ayant des problèmes digestifs ? Aux femmes enceintes pour réglementer le surpoids ?
  • Pour tous ceux qui veulent conserver un microbiote en état ?

Les probiotiques s’adressent à tous les sujets sains ou malades, qui veulent rétablir un équilibre dans leur microbiote. Les cures doivent être ponctuelles. Les germes vivants les plus utilisés sont les Lactobacillus et les Bifidobacterium.

On parle de microbiote, c’est quoi ?

L’ancien terme de « flore intestinale » est maintenant traduit par « microbiote intestinal » pas très éloquent pourtant, si l’on ne sait pas qu’il est défini à partir des milliers de microorganismes (bactéries) présents dans l’écosystème digestif.

Cette population de microorganismes (différents d’un individu à un autre) peut être bénéfique pour l’hôte dans la plupart des cas, mais également délétère pour la santé de celui qui présente des déséquilibres intestinaux.

A quoi sert le microbiote intestinal ?

Il joue de nombreux rôles vis-à-vis de l’équilibre santé, mais en particulier

  • Une fonction de dégradation des composés alimentaires non digestibles, par une action de fermentation.
  • Une fonction de défense immunitaire contre virus, bactéries et parasites endo pathogènes
  • Une fonction de régulation pour éviter une dégradation induite par le système immunitaire des entités bénéfiques pour l’intestin (bactéries commensales, aliments)

La variabilité du microbiote intestinal conditionne la résistance de l’organisme face aux pathologies. Nous ne connaissons pas les germes qui sont responsables de certains de nos déséquilibres et l’apport de probiotiques doit être réfléchi, de manière à ne pas multiplier une espèce déjà trop présente.

graphique probiotiques

Un peu de vocabulaire pour comprendre les données énoncées sur les probiotiques :

  • EUBIOSE : stabilité, équilibre, normalité de la flore intestinale
  • DYSBIOSE : altération de l’équilibre normal du microbiote intestinal se traduisant par des affections intestinales chroniques ou aiguës (infections, allergies, obésité, maladies inflammatoires intestinales, syndrome du côlon irritable)
  • SYMBIOSE : relation active hôte / microbiote = écosystème digestif. L’intestin est l’unique organe qui détient une symbiose active entre cellules eucaryotes et procaryotes. Comment assurer une symbiose pour aider le fonctionnement du microbiote ? En associant probiotiques et prébiotiques

Quid des prébiotiques :

Ce sont des fibres solubles, non digestes,  fermentescibles de type glucides alimentaires qui constituent une source alimentaire pour les microorganismes bénéfiques du microbiote intestinal.

Le prébiotique est « l’aliment » du probiotique !

Des exemples de prébiotiques alimentaires :

  • Riches en inuline : chicorée, chou, oignons, ail, asperges, orge, pissenlits, poireaux, avoine, artichauts, bananes, pommes …
  • Riches en fructo-oligosaccharides ou oligo-fructose : blé, oignon, ail, betteraves, poireaux,

Effets potentiels (selon les individus) des probiotiques

Les effets bénéfiques sur la santé pour lesquels les aliments probiotiques peuvent être objectivés comprennent les infections gastro-intestinales, certains troubles intestinaux, l’allergie et les infections génito-urinaires.

  • Contribuent au maintien du microbiote intestinal, Evitent l’inconfort intestinal : ballonnements, météorismes, diarrhées, motricité, peuvent préserver la flore de la turista au cours des voyages à l’étranger, restaurent l’équilibre du microbiote intestinal après prise médicamenteuse, type antibiotiques, améliorent l’équilibre du microbiote en cas d’alimentation ou d’hygiène de vie non équilibrée.
  • Améliorent les défenses naturelles de l’organisme, entraînent une inhibition compétitive de l’adhésion des pathogènes, renforcent la barrière fonctionnelle épithéliale, stimulent l’immunité innée et l’immunité adaptative, diminuent éventuellement le taux de lipides sanguins, augmentent l’absorption calcique, aident à se prévenir des infections hivernales

Caractéristiques préférentielles pour l’achat d’un probiotique :

  • Identification taxonomique précise et origine des souches utilisées assurant une parfaite innocuité pour l’homme aux doses utilisées.
  • Microorganismes vivants qui doivent arriver intacts sur leur site d’action (par exemple si le site est le cadre intestinal, il faut que ces bactéries résistent au pH gastrique, aux sels biliaires … Stabilité et conservation réfrigérée.
  • Un « bon » probiotique doit pouvoir adhérer aux cellules de la muqueuse intestinale pour permettre les échanges d’informations et ainsi stimuler l’immunité.
  • Choisir des symbiotiques si c’est possible, car l’administration conjointe des pré- et probiotiques est dynamisée par rapport à une ingestion séparée.

 

Dans quels aliments trouve-t-on des probiotiques ?

  • Yaourts : ils sont fabriqués grâce à la fermentation du lait par deux bactéries : Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus. Les yaourts contiennent au minimum 10 millions de ces deux bactéries lactiques vivantes par gramme. Ces bactéries libèrent une enzyme la lactase qui augmente la digestibilité du lait.
  • Fromages fermentés camembert, munster, roquefort …) qui contiennent des bactéries du genre Lactobacilles et des moisissures.
  • La choucroute (crue) est un aliment lactofermenté. Les ferments lactiques se développent et transforment une partie des sucres du chou en acide lactique, et favorisent ainsi sa digestion.
  • Les grains de kéfir fermentés dans le lait ou dans l’eau sucrée, sont très riches en bactéries lactiques et en levures.
  • Les laits de soja, le tofu, la bière, les pickles macérés dans du vinaigre, la levure de bière (vivante), le pain au levain, les olives, le bas beurre …

Viva les bactéries probiotiques pour aider vents et autres problèmes à s’échapper

Cathy

 

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Le myosotis , la belle bleue du printemps , don’t forget me !!!!

Vous avez été nombreux à reconnaître cette belle fleur printanière : Le myosotis

Il existe plus d’une centaines  espèces du genre Myosotis,  cette belle plante herbacée  appartient à  la famille des Boraginacées (la famille de la bourrache).  Ce sont des plantes  qui se ressèment facilement et qui  peuvent devenir  très envahissantes.

Les fleurs sont de couleur bleue, parfois rose ou blanche.

Le myosotis est connu par ses surnoms très poétiques  et romantiques : « aimez-moi, souvenez-vous-de-moi, plus je vous vois, plus je vous aime, pensez à moi » et le plus connu  est : « Ne m’oubliez pas »

Selon la légende, un chevalier et sa dame se promenaient le long d’une rivière. Il se pencha pour lui cueillir une fleur, mais perdit l’équilibre à cause de son armure et tomba à l’eau. Alors qu’il se noyait, il lança la fleur vers sa dame en criant « Ne m’oubliez pas ! »

Cette phrase pour désigner la fleur est d’ailleurs restée dans  beaucoup de langues en allemand (vergiss mich nicht), en anglais  (forget-me-not), en espagnol (no-me-olvides) ect…

Le myosotis est aussi devenu le symbole de la perte de mémoire, l’un des symptômes de la maladie d’Alzheimer, et nous invite à ne pas oublier les personnes atteintes de cette maladie et leurs aidants.

Le myosotis des champs (Myosotis arvensis ) a des propriétés médicinales , il est  peu utilisé en phytothérapie .

Propriétés médicinales des sommités fleuries :
Anti-inflammatoires – Asthénie – Conjonctivite (usage interne et externe) – Fractures (consolide) – Rhumatismes – Sédatif / tranquilisant – Stomatite (inflammation de la muqueuse buccale) – Tonifiant – Yeux (inflammations).

Laurence

 

Source :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Myosotis
https://phytotheque.wordpress.com/page/95/

 

 

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Belle bleue du printemps !

Lors de ma ballade au pied du Vercors , j’ai vu cette belle fleur bleue et j’ai eu envie de vous la partager mais surtout de vous la faire deviner.

Alors qui suis-je?

Laurence

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