L’herbe des sorcières

 

 Vous ne saviez pas ?SORCIERE

Je suis une sorcière et je vais vous faire chercher le nom de cette diablesse de fleur couleur soleil d’or, dont les pétales s’étalent sous la forme d’un pentagramme.

 

 

Devinette :

  • Lorsque l’on fait sécher la plante, elle prend la forme de la bruyère, avec des feuilles qui semblent criblées de trous.

 

  • Cette plante a de multiples points d’intérêt : une huile essentielle et un hydrolat, une huile de macération, un colorant pour des boissons alcoolisées d’Europe orientale, un colorant pour des cotonades orientales, une tisane, un phytomédicament très en vogue en Europe…

 

  • Pourquoi la traite-t-on de diablesse ? Elle apporte de grands bienfaits, elle ne supporte pas la cohabitation avec d’autres traitements (pour la voie interne), et il a été remarqué que les animaux la considèrent comme nuisible.

 

  • Plante aromatique à l’odeur résineuse et balsamique décrite dans les pharmacopées traditionnelles datant du Moyen-âge, plante magique qui après macération huileuse solaire prend une couleur rouge inaltérable avec le temps, plante « médicament » purificatrice des fluctuations de moral, des humeurs maussades, plante adulée un temps, décriée toute une époque, plante redécouverte et objet de toutes les attentions scientifiques …

 

Mais qui est-elle ?

HERBES DES SORCIERES

Cathy

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Lavandes, lavandins, encore et toujours sous le charme de ces plantes aromatiques de la Provence !

La cabane des arômes de Pescalune nous partage aujourd’hui sur sa page facebook cet article sur les bienfaits de la  lavande  paru dans l’express  : Les bienfaits de l’huile essentielle de lavande 

http://www.lexpress.fr/styles/soins/les-bienfaits-de-l-huile-essentielle-de-lavande_1923743.html

Mais aussi de magnifiques photos  !!!!!

Posted by Christophe Maillis on Tuesday, July 4, 2017

 

Pour compléter vos connaissance , je vous invite à relire mon article sur les différentes  espèces de lavandes :  https://wordpress.com/post/conseilsphytoaroma.com/637

Et  pour finir un petit vidéo pris la semaine dernière sur le plateau de Valensole des champs de lavandins à perte de vue ,  une mer bleue …..

A voir absolument une fois dans sa vie pour le plaisir des  5 sens !

Laurence

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Gotu kola, Herbe du tigre : Centella asiatica

Centella asiatica (L.) Urban ou Gotu Kola

Il fait beau, il fait chaud, vive les maillots, à bas la cellulite !!! Voici le slogan de nombreux produits plus ou moins efficaces

La Centella asiatica est une plante ethno médicinale utilisée dans différents continents, par diverses cultures et groupes tribaux. Native de contrées telles que le Sri Lanka, Madagascar, l’Afrique du Sud, la Malaisie, elle fut mentionnée dans les traditionnelles leçons de Shennong, bases de la médecine chinoise traditionnelle par les plantes, il y a environ 2000 ans, ainsi que dans la médecine Ayurvédique indienne, il y a environ 3000 ans.

Quels sont ses petits noms communs de par le monde ?

Herbe du tigre, Gotu Kola, Hydrocotyle asiatique, Brahmi, Asiatic pennywort, Antanan Pegaga …

Quelles sont les utilisations traditionnelles ?

Les données des différentes pharmacopées sont très variées : de la thérapie de l’albinisme, des anémies , de l’asthme, des bronchites, des problèmes digestifs, des irrégularités menstruelles, des problèmes circulatoires, des surcharges de capitons, de l’hypertension, des rhumatismes, des névralgies … aux qualités d’antiinflammatoire, antipyrétique et analgésique … Les extraits de centella asiatica (en interne ou externe) sont pourvus de nombreuses qualités médicinales. On peut y ajouter que dans le folklore chinois, le gotu-kola aurait assuré la longévité exceptionnelle d’un empereur.

En médecine Ayurvédique ?

Ce symbole de la longévité, utilisé en infusion mais aussi en cuisine a pour vocation de nourrir le cerveau, éviter les problèmes de mémoire, stabiliser l’équilibre mental et émotionnel, jouer un rôle d’anxiolytique. Les extraits de centella asiatica apportent un équilibre à tous les tempéraments et favorisent la méditation. La centella asiatica est aussi conseillée pour ses propriétés cicatrisantes découvertes par l’observation des tigres blessés qui allaient se rouler dans certaines herbes … elle fut appelée l’herbe au tigre. Et les scientifiques du monde entier se sont penchés sur ses propriétés cicatrisantes .

Quels sont les actifs remarquables pour leurs fonctions dans le cadre de certaines thérapies ?

Les principaux constituants sont des saponosides triterpéniques, des flavonoïdes et surtout des glycosides triterpéniques : asiaticoside et madecassoside. Ces composants sont décrits dans la pharmacopée européenne.

Le % en constituants actifs peut varier selon le lieu de culture de la centella asiatica, et d’après l’ESCOP cette variation peut se situer dans une fourchette de 1% à 8%.

De nouveaux flavonoïdes ont été récemment découverts :

le castlliferol 1 et la castellicine 2.

On peut aussi mettre en évidence la présence de caroténoïdes, de vitamines du groupe B, de vitamine C, mais aussi des traces d’huile essentielle.

Existe-t-il un développement avec des médicaments ?

En utilisation interne, des produits contenant du Madécassol en comprimé sont autorisés en Europe depuis une cinquantaine d’années en particulier pour accompagner des thérapies neurologiques, et en utilisations externes sous forme de crèmes pour cicatriser les ulcères, les brûlures et plaies diverses. Certains compléments alimentaires sont vendus sous l’objectivation de drainage circulatoire des tissus.

Les extraits actifs de centella asiatica sont titrés en acides asiatique et madécassique (60%), et en asiaticosides (40%). Ces composés sont couramment notés : TTFCA (Total Triterpenic Fraction of Centella asiatica)

Il existe des monographies concernant la centella asiatica qui mettent en avant les qualités de cicatrisation et les effets positifs sur la mémoire.(Pharmacopée Européenne, German Commission E, World Health Organization (WHO).

Allégations EFSA en attente pour les extraits de centella asiatica (compilation Synadiet):

-Stimule la cicatrisation et le développement des fibroblastes

-Stimule et favorise la cicatrisation des plaies

-Protection du cœur et du système cardiovasculaire

-Harmonise les fonctions cardiovasculaires

-Favorise le confort digestif, apaise les douleurs de l’estomac, lutte contre les ulcères

-Aide à maintenir les performances cognitives

-Aide au maintien d’une bonne circulation veineuse

Usages cosmétiques :

Les extraits de centella asiatica sont utilisés comme adoucissants contre les agressions de la peau, apaisants pour diminuer l’inconfort d’un érythème du visage ou du cuir chevelu, tonifiant pour permettre de restructurer les tissus, aide à la prévention du vieillissement cutané et de l’apparition de rides. Ils sont inclus dans des laits ou crèmes pour le corps afin de stimuler la circulation veineuse et de lutter contre les capitons disgracieux sur les cuisses ou le ventre.

Il existe des usages culinaires :

-Accompagnement du curry et du riz au Sri Lanka, en particulier dans les plats végétariens

-En Indonésie et en Malaisie, les feuilles sont des ingrédients des salades.

-En Thaïlande, au Viêt-Nam elle fait partie de la composition de boissons rafraîchissante

 

 

 

 

 

 

Les moines français du XVème siècle avaient « tout compris » sur les bienfaits de cette plante car la centella asiatica fait partie des composants de l’élixir de la Grande Chartreuse !

 

 

 

 

 

Bonne méditation sur les vertus de cette petite feuille d’un vert très puissant, et parfois compagne d’un degré d’alcool très puissant.

Cathy

 

 

 

 

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Un géant qui cache dans son cœur des essences thérapeutiques : le Pin Laricio

corsica

Le pin laricio (Pinus nigra var. Corsicana)montagne

Les forêts de pins laricio colonisent les montagnes Corses, ils se dressent fiers dans la lumière, faisant éclater leur force et leur stoïcisme devant les brusques variations climatiques. Son seul défaut il ne sait pas se défendre contre les incendies de forêt.

Endémique de l’île de Beauté, le Pin laricio est assez dissipé pour aller coloniser de nombreuses régions du continent et de se retrouver en concurrence avec le pin Douglas et le pin maritime.

 

 

Les produits aromatiques du pin laricio sont des grands crus :

  • Son huile essentielle est obtenue par distillation à la vapeur d’eau des aiguilles et des rameaux de coupe.
  • Elle est extrêmement riche en pinènes principalement en alpha-pinène, mais comporte également des : bêta-pinène, bêta-caryophyllène, limonène, camphène, des esters et des monoterpénols.
  • Cette huile essentielle est limpide, claire à jaune très pâle. Son odeur fraîche est boisée, avec des nuances résineuses. Elle est plus douce que l’odeur du pin maritime.
  • Cette huile essentielle a des propriétés « cortisone-like », agissant sur l’axe hypophyso-cortico-surrénalien, ce qui corrobore les propriétés de toniques généraux.
  • Cette huile essentielle possède des propriétés antiseptiques, aide le recul des problèmes respiratoires et asthmatiques, et grâce au camphre joue les antidouleurs sur les inflammations arthritiques.
  • Cette huile essentielle pourrait à l’image de l’arbre dont elle est l’essence, aider à se recentrer, à se sentir enraciné dans la vie.

 

On peut utiliser cette huile essentielle en massage diluée dans une huile végétale, en diffusion en respectant un temps de diffusion inférieur ou égal à 20 minutes (sans femme enceinte ou enfant de moins de 3 ans dans la pièce), seule ou en synergie.

  • L’hydrolat, co-produit de la distillation, diffuse une odeur délicate, presque florale.
  • L’hydrolat, est un tonique sans danger pour le système immunitaire des personnes fragiles, des enfants.
  • L’hydrolat peut être rempli dans un flacon pulvérisateur (à conserver au frigo) et pulvérisé sur le corps comme tonique, sur le visage pour tonifier les cellules, rafraîchir quand la transpiration inonde les traits, nettoyer et aseptiser en aide au démaquillant pour lutter contre la pollution.

Une utilisation à laquelle des chercheurs réfléchissent !

Des résultats préliminaires semblent montrer une efficacité de l’huile essentielle d’aiguilles de pin laricio aptes à jouer le rôle d’herbicides alternatifs des études supplémentaires sont nécessaires pour évaluer le coût, la sûreté et l’efficacité d’application et d’action, l’absence de phytotoxicité pour les cultures voisines …  mais en y regardant bien, il n’y a pas de mauvaises herbes sur ces sentiers du nord de la Corse !!

 

 

caillouxpin et montagnepin

Cathy

 

 

 

 

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L’arbre à soie, vous connaissez ?

albizia

L’arbre à soie (Albizia julibrissin) est originaire d’Asie, mais, de par la beauté de ses fleurs roses et vaporeuses qui forment un gracieux plumeau, semblable à un éventail, il est désormais présent sur tous les continents.

Ses feuilles présentent la particularité de s’ouvrir à la lumière du soleil et de se fermer la nuit, d’où son surnom, par les poètes perses, de « dormeur de nuit ».

Outre sa floraison très décorative, il offre d’intéressantes propriétés cosmétiques.

Un soin pour le contour des yeux exceptionnel

Son action antifatigue et détoxifiante, particulièrement bienvenue à cette période de l’année, séduit un nombre croissant de marques cosmétiques.

Derrière ce nom évocateur se cachent des soins visage et surtout contour des yeux performants.

Antioxydant et antiglycation, il renforce l’élasticité du derme, soutient les systèmes de détoxification des cellules et protège les parois des vaisseaux sanguins.

Mais c’est surtout son talent pour combattre la fatigue cutanée, et notamment les cernes, qui fait que nombre de soins contour des yeux y ont recours.

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LES TIQUES  Des acariens microscopiques et dangereux !

Tiques des hommes, tiques des animaux?

Les tiques sont nombreuses… Et redoutables …

Sujet presque confidentiel ! On parle peu de la maladie de LYME.

Le réchauffement climatique a permis à ces porteurs de bactéries de sévir plus longtemps, parfois toute l’année. Elles aiment les lieux humides, ombragés, les branches d’arbres, les herbes folles des jardins. Elles apparaissent au printemps, restent jusqu’à l’automne et parfois l’hiver si les températures sont clémentes.

Leur motivation à ces petites bêtes?

Pour pouvoir survivre, il leur faut se nourrir car elles ne prennent que 3 repas dans leur vie, sur des « victimes » différentes ». Elles s’accrochent solidement sur leur hôte par l’intermédiaire d’un rostre ; et elles rendent cette fixation plus discrète en sécrétant une sorte d’anesthésiant.

Larves, nymphes, adultes jouent ainsi  les vampires, et peuvent prélever du sang pendant des durées assez longues, jusqu’à 15 jours. Gavées de sang, elles retombent sur le sol pour pondre ensuite une centaine d’œufs et … mourir.

Certaines tiques (c’est la femelle adulte qui est méchante !) après avoir niché quelque temps dans un endroit infecté vont en plus transmettre un petit cadeau : une bactérie appelée Borrelia burgdorferi

Un élément rassurant ?

Seules 20 à 30% de tiques seraient porteuses de la bactérie responsable du déclenchement de la maladie de Lyme, mais il faut savoir qu’elles véhiculent tout de même une quarantaine de microbes différents.

Des interventions utiles ?

De retour de zones abritant potentiellement des tiques, il faut inspecter la peau (surtout la peau nue des jambes, des bras …), rechercher un point noir qui peut ne pas être plus gros qu’un grain de sel, enlever l’intruse avec un tire-tiques (si on en a), avec une méthode plus rustique (appliquer le bout d’une allumette flambée et éteinte mais chaude sur le rostre de l’animal), désinfecter immédiatement. Puis, appliquer une goutte d’huile essentielle d’arbre à thé (pur) sur le point piqué pour tuer toute larve possible et éviter la dissémination.

Comment savoir s’il y a eu une piqûre par tique infectée ?

Il faut surveiller l’apparition d’un anneau rouge, autour d’un point qui indique la présence d’une piqûre. Souvent sur les membres inférieurs après des promenades dans les bois, des travaux agricoles, mais il arrive aussi que les tiques élisent domicile sur la tête des enfants en particulier … ou des adultes qui se sont roulés dans l’herbe, le foin …

Cet anneau rouge ne pique pas, ne gratte pas mais au bout de quelques jours il va commencer à s’étendre autour de la zone, on l’appelle alors « érythème migrant ou chronique ». alors des manifestations articulaires ou neurologiques apparaissent. Si rien ne se produit, la tique n’était pas infectée ou bien les symptômes sont passés inaperçus et vont réapparaître au bout de quelques mois avec des manifestations cardiaques, des paralysies membranaires, des douleurs … les sérologies sont souvent sans intérêt car trop imprécises. Sans aucun traitement, le passage du stade II au III nécessite une intervention drastique avec des antibiotiques.

Comment éviter l’antibiothérapie ?

Par définition, la tique va s’accrocher à son hôte si les conditions sont favorables, mais si on prévoit l’usage d’un répulsif en première intention, elle risque d’aller chercher sa provision sanguine ailleurs.

Une solution naturelle est l’aromathérapie. Prévenir les accroches car les huiles essentielles et leurs métabolites individuels sont de parfaits répulsifs mais aussi intervenir pour stopper les inflammations sur les zones piquées. Mais il faut tenir compte dans cette étape de prévention du fait que la grande volatilité des composés actifs des huiles essentielles entraîne un phénomène de décroissance de la protection dans le temps. La solution est donc de préparer des synergies à l’égal d’un parfum en utilisant des notes de tête, de cœur et de fond.

Prévention répulsive en massage:

Mélanger dans un flacon en verre fumé :

  • 20 ml d’huile végétale de Germe de blé (ou amande douce, ou macadamia)
  • 10 gouttes d’huile essentielle de Tea tree (Melaleuca alternifolia) -> Note de tête (aromatique, boisée, puissante, terpénique) -> apport de Terpinène-4-ol, de gamma-terpinène pour lutter contre les agressions microbiennes et parasitaires
  • 10 gouttes d’huile essentielle de Sarriette des montagnes (Satureja montana) -> Note de cœur (fraîche, agreste, épicée, un peu piquante) -> apport de phénols (carvacrol, thymol) fortement antiparasitaire.
  • 10 gouttes d’huile essentielle de Géranium rosat (Pelargonium roseum) -> Note de cœur (douce, rosée, mentholée, verte) -> apport de citronellol, geraniol agissant comme répulsif
  • 3 gouttes d’huile essentielle de Tanaisie annuelle ou Camomille bleue (Tanacetum annuum)> Note de fond (balsamique, camphrée) -> apport de composés répulsifs et antiallergiques (camphre, myrcène, sabinène)

Réduction de l’inflammation et protection contre la dissémination en cas de piqûre :

  • 20 ml d’huile végétale de Germe de blé (ou amande douce, ou macadamia)
  • 10 gouttes d’huile essentielle de Niaouli (Melaleuca viridiflora) -> Note de tête (fraîche, épicée, herbacée, camphrée) -> apport de 1,8-cinéol, d’alpha-terpinéol, dont le rôle antiparasitaire n’est plus à démontrer.
  • 10 gouttes d’huile essentielle d’Eucalyptus citronné (Eucalyptus citriodora) -> Note de cœur (citronnée, piquante, zestée) -> apport de citronellol, citronellal, stimulant la réponse immunitaire dans la lutte contre l’inflammation.
  • 5 gouttes d’huile essentielle d’Origan (Origanum vulgare) > Note de cœur (verte, herbacée, camphrée, boisée) -> apport de carvacrol et de thymol pour détruire toute évolution d’infection.
  • 5 gouttes d’huile essentielle de Cannelle écorce (Cinnamomum zeylanicum) -> Note de fond (épicée, boisée, ambrée) -> apport de Cinnamal, cinnamyl acétate qui exercent une action puissante pouvant dans certains cas remplacer les antibiotiques.

 

Mais la meilleure précaution reste l’observation, et pour les chiens le brossage avec une étrille au retour d’une promenade

3 TIQUES

Cathy

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Mon coup de cœur de l’été : les hydrolats Ìntimu

J’ai découvert un peu par hasard  Ìntimu et l’histoire de ces  2 distillateurs passionnés Hélène et Laurent  du Cap Corse : « Amoureux du maquis et de ses richesses, nous cueillons, distillons puis transformons des plantes aromatiques en respectant un procédé ancestral pour révéler leur nature profondeÌntimu, en langue corse. »

J’ai eu un coup de cœur pour leurs hydrolats  (surtout celui d’hélichryse) et leurs produits , je vous invite à les découvrir.

 

Merci Hélène et Laurent, au plaisir  de vous rencontrer un jour en CORSE

Laurence

 

 

http://intimu.fr/guide-cpa

 

 

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Les camomilles aux couleurs variées

L’huile essentielle de camomille a-t-elle toujours la couleur d’un ciel d’été ?

Mais de quelle camomille cette huile essentielle est-elle extraite ?

1                              2                            3                         4

QUIZ :

  1. a) Reclasser suivant les noms vernaculaires suivants les fleurs de camomilles présentées :
  • Camomille matricaire
  • Camomille sauvage
  • Camomille romaine
  • Camomille bleue

Réponses :

  • 1 = Camomille bleue
  • 2 = camomille matricaire
  • 3 = camomille sauvage
  • 4 = camomille romaine

Les Camomilles font partie de la famille des Astéracées. Il n’y a pas une mais des camomilles. Dans le cas de la camomille bleue du Maroc, ce sont les feuilles qui sont distillées. Les fleurs sont jaune, avec des tiges pouvant atteindre 1 mètre de haut. La camomille matricaire, que l’on appelle aussi camomille commune possède de grandes fleurs blanches et ce sont elles qui sont distillées. Deux camomilles portent le nom de « camomille » : romaine et allemande, mais elles possèdent les mêmes caractéristiques et les mêmes constituants. La camomille sauvage d’Afrique du Nord-ouest est l’une des 3 camomilles utilisées en parfumerie et en cosmétique.

  1. b) Parmi ces photos, deux plantes donneront des huiles essentielles uniquement présentent une couleur bleu profond, à quelles familles appartiennent-elles ?
  • Camomille matricaire
  • Camomille sauvage du Maroc
  • Camomille romaine (ou Allemande)
  • Camomille bleue du Maroc

Réponses :

  • Camomille matricaire
  • Camomille bleue

L’huile essentielle de camomille matricaire se présente sous forme d’un liquide mobile opaque de couleur bleu très foncé. La camomille bleue du Maroc se présente sous forme d’un liquide de couleur bleue intense et diffusant une odeur très puissante, caractéristique de la présence de camphre.

L’huile essentielle de camomille romaine est un liquide de couleur incolore à vert clair, et à l’odeur fruitée, aromatique, chaude et herbacée du fait de la présence de nombreux esters. L’huile essentielle de camomille sauvage du Maroc se présente sous forme d’un liquide de couleur jaune foncé à marron verdâtre, possédant une odeur fruitée, herbacée et boisée.

  1. c) Parmi ces 4 plantes, deux sont originaires de l’Afrique du Nord, lesquelles ?
  • Camomille matricaire
  • Camomille sauvage
  • Camomille romaine
  • Camomille bleue

Réponses :

  • Camomille sauvage du Maroc
  • Camomille bleue du Maroc

Les camomilles croissent en général sur tout le pourtour méditerranéen, mais certaines sont plus typiques des sols et du soleil du Maroc. La camomille bleue du Maroc est botaniquement parlant appelée Tanaisie annuelle. Cette plante fournit une huile essentielle dans un rendement compris entre 0,1 et 0,2%, ce qui indique de suite un prix très élevé (environ 2700 à 3000 euros le litre). L’huile de camomille sauvage du Maroc, présente de belles fleurs blanches de type marguerite mais dotées d’un beau cœur jaune d’or, elle est très commune au Maroc et ses fleurs sont ramassées en mai-juin pour la distiller.

  1. d) Parmi ces 4 plantes, 2 contiennent du chamazulène dans leurs constituants, lesquelles ?
  • Camomille matricaire
  • Camomille sauvage du Maroc
  • Camomille romaine
  • Camomille bleue du Maroc

Réponses :

  • Camomille matricaire
  • Camomille bleue du Maroc

Le chamazulène est un terpénoïde (dérivé de l’azulène) qui colore en bleu les liquides (exemple, les points bleus dans les lessives en poudre, les désinfectants bleus …), on le retrouve également dans les huiles essentielles d’échinacée. Il existe aussi dans les huiles essentielles d’absynthe qui sont très proches de la tanaisie annuelle, d’où les indications de prudence d’utilisation de celle-ci

  1. e) Redonner le nom Latin à chaque camomille :
  • Matricaria chamomilla
  • Tanacetum annuum
  • Cladanthus mixtus
  • Chamaemelum nobile

Réponses :

  • Camomille matricaire
  • Camomille bleue du Maroc
  • Camomille sauvage du Maroc
  • Camomille romaine

Il faut savoir que le nom en nomenclature internationale de la camomille romaine est différent du nom Latin soit : ANTHEMIS NOBILIS FLOWER OIL celui de la camomille sauvage du Maroc est ORMENIS MULTICAULIS FLOWER OIL, celui de la camomille matricaire : MATRICARIA RECUTIA FLOWER OIL (syn. : CHAMOMILLA RECUTITA FLOWER OIL), enfin celui de la camomille bleue du Maroc est :TANACETUM ANNUUM OIL (c’est-à-dire le nom Latin)

  1. f) Réattribuer à chaque camomille sa propriété médicinale principale :
  • Camomille matricaire
  • Camomille sauvage du Maroc
  • Camomille romaine
  • Camomille bleue du Maroc

 

  1. Puissant antihistaminique pour les allergies cutanées
  2. Antispasmodique, calmante, fébrifuge, irritation des yeux
  3. Sédative, digestive, antalgique
  4. Appétente, digestive, calmante

 

Réponses :

  • 4 – a
  • 1 – b
  • 3 – c
  • 2 – d

Il est à noter que l’huile essentielle bleue du Maroc est très puissante, donc elle ne doit jamais être employée pure, et les personnes sensibles (enfants de moins de 7 ans, femmes enceintes, allaitantes, épileptiques …) doivent prendre en compte la présence de cétones et de camphre. La camomille sauvage serait un bon anxiolytique, elle est connue pour « ouvrir les bronches » , la camomille romaine est apparemment la moins dangereuse et la plus douce. La camomille matricaire est énergétique, antistress et anxiété. Elle est un parfait « somnifère » pour les enfants.

Bonnes infusions ou applications à tous, et attention ! il existe parfois des effets différents impliquant excitation et insomnie …

Cathy

 

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Les huiles essentielles soignent aussi les plantes de votre jardin !

Voici un article  très intéressant sur le bienfait des huiles essentielles au jardin et en agriculture bio, je voulais vous le partager. 
 Les propriétés des huiles essentielles sont  uniques , la quintessence des plantes aromatiques  nous réservent encore de belles découvertes  et des usages multiples .
Bonne lecture
Laurence

http://www.gerbeaud.com/jardin/jardinage_naturel/traitements-plantes-huiles-essentielles,1739.html

Soigner ses plantes avec les huiles essentielles

« Le 21 janvier 2017 par Isabelle C. »

On a l’habitude d’utiliser des huiles essentielles pour soigner ses petits bobos quotidiens mais savez-vous qu’elles peuvent être tout aussi efficaces pour protéger vos plantes et vos légumes ?

Actions des huiles essentielles sur les plantes et ravageurs

L’usage des huiles essentielles pour l’agriculture est relativement récent. Un des précurseurs de leur utilisation est Eric Petiot(1), dont les travaux ont permis d’identifier les propriétés de certains principes actifs des huiles essentielles (esters, lactones, etc.). On peut ainsi utiliser certaines huiles essentielles à titre de traitement naturel au potager, pour lutter contre les parasites et les maladies.

Exemples : les esters repoussent les ravageurs et perturbent leur développement, les lactones perturbent le développement des parasites (insectes, nématodes, acariens), les flavonoïdes ralentissent le développement des champignons, les acides perturbent le développement des ravageurs et stimulent les défenses du végétal…

Autre avantage de l’utilisation des huiles essentielles : elles sont rapidement biodégradables (certaines plus que d’autres). C’est d’ailleurs pour cela qu’on les utilise davantage en traitement curatif plutôt qu’en actions préventives.

Huiles essentielles utilisables pour soigner les plantes

Huiles essentielles utilisables pour soigner les plantes

Attention

Les huiles essentielles sont très concentrées en principes actifs et peuvent avoir une toxicité élevée et fatiguer la plante traitée si elles ne sont pas utilisées avec précaution.
Dans leur ouvrage « Je prépare mes potions pour le jardin », édité chez Terre Vivante, Brigitte Lapouge-Dejan conseille « une utilisation réservée aux cas difficiles », lorsque les solutions bio classiques (purins, décoctions…) ont montré leurs limites.

La pharmacie du jardinier

Les huiles essentielles répulsives (insectifuges)

L’huile essentielle d’ail (Allium sativum) fait partie des huiles essentielles les plus sollicitées en tant qu’insectifuge, en maraîchage ou en arboriculture(3), du fait de son large spectre d’action. Idem pour le clou de girofle (Eugenia caryophyllus). D’autres ont des actions plus ciblées comme le genévrier (Juniperus communis) pour repousser le papillon du carpocapse(1).

Les huiles essentielles insecticides

L’huile essentielle d’ail(2) (Allium sativum) a également des propriétés insecticides, notamment envers les pucerons, fourmis, ou chenilles défoliatrices. Peuvent être également utilisés le géranium rosat (1&2) (Pelargonium X Asperum) contre les aleurodes, les cochenilles et les pucerons, la menthe poivrée (Mentha piperita) contre les chenilles défoliatrices et le pamplemoussier(1) (Citrus paradisi) contre les doryphores.

Chenille de piéride du chou

Chenille de piéride du chou

Les huiles essentielles fongicides

Revoilà l’huile essentielle d’ail, pour lutter cette fois contre l’oïdium(1). L’huile essentielle d’origan sauvage (Origanum compactum) utilisée par certains arboriculteurs contre la moniliose(3) peut être également utilisée contre le mildiou et la tavelure(1,2&3) (ainsi que la sarriette des montagnes(1), Satureja montana).
Pour lutter contre le mildiou, certains viticulteurs ont également recours à l’orange douce, le citron, le clou de girofle ou le tea-tree (3).
À noter, aussi, le pouvoir du clou de girofle, de l’origan, ou de la sarriette des montagnes sur la fumagine, celui de la tanaisie (Chrysanthemum vulgare thujanoliferum) sur les rouilles…  et toutes les combinaisons possibles pour combattre des symptômes spécifiques (à découvrir dans l’ouvrage d’Eric Petiot).

Oïdium sur feuilles de tomate

Oïdium sur feuilles de tomate

Conseil d’utilisation des huiles essentielles

Précaution d’usage

Les huiles essentielles peuvent être agressives pour les voies respiratoires et pour la peau. Les utiliser avec précaution (port de manches longues et d’un masque conseillé).

Modes d’application

L’utilisation la plus simple et la plus courante des huiles essentielles est la pulvérisation, bien adaptée aux traitements foliaires. Cependant, pour pouvoir utiliser les essences extraites des plantes, elles doivent être diluées. Étant quasi insolubles dans l’eau, Eric Petiot préconise de les mélanger à un agent tensio-actif, du liquide vaisselle bio ou du savon noir, et à un solubilisant, une huile végétale (colza) avant de les diluer dans l’eau. Dans la recette de Brigitte Lapouge-Dejan, l’huile est remplacée par un lait d’argile(2). Comptez environ 20 à 25 gouttes d’huiles essentielles pour un litre d’eau.

Pour une utilisation plus efficace des huiles essentielles sur les arbres, Eric Petiot utilise également la perfusion ou l’injection. Ces méthodes permettent d’éviter les risques de brûlures foliaires mais sont plus complexes à mettre en œuvre(1).

Pulvérisation d'un arbre fruitier

Pulvérisation d’un arbre fruitier

Recettes à base d’huiles essentielles

Recette d’un fongicide contre le mildiou(1)

Mélangez 5 ml (175 à 200 gouttes) d’huile essentielle d’origan à inflorescences compactes (Origanum compactum) dans 5 ml d’huile de colza. Ajoutez 10 gouttes de liquide vaisselle et émulsionnez. Diluez une première fois le mélange dans 3 L d’eau puis ajoutez 4,5 L d’eau supplémentaires. Mélangez à nouveau et pulvérisez.

Recette d’un insecticide contre les pucerons et chenilles(2)

Mélangez 20 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée avec 3 ou 4 gouttes de liquide vaisselle. Diluez dans un verre d’eau. Préparez un lait d’argile (une cuillère à café d’argile diluée dans un litre d’eau de pluie). Mélangez les deux préparations dans le pulvérisateur et pulvérisez.

Les huiles essentielles : bien les choisir

Les huiles essentielles sont un mélange complexe d’essences (mélanges de divers principes actifs : esters, lactones, flavonoïdes…) contenues dans les végétaux (Lire « Pourquoi certaines plantes sont-elles aromatiques ? ») et que l’on extrait par la vapeur, ou parfois par une expression à froid, pour les Citrus.

La teneur en principes actifs varie selon :

  • Le métabolisme de la plante ; lui-même dépendant des spécificités de l’espèce et de la variété, du lieu de culture et du moment de la récolte (matin, midi ou soir). Cette identité chimique est identifiée par le chémotype (CT), à savoir la race chimique de la plante. Les huiles essentielles chémotypées portent la mention HECT ;
  • Le processus de fabrication et de conservation.

Lors de l’achat des huiles essentielles, vous devez avoir les informations suivantes sur l’emballage :

  • l’espèce botanique : nom latin de la plante (famille, espèce et variété) ;
  • l’organe utilisé de la plante (feuilles, fleurs, racines…) ;
  • le mode de culture (label bio ou culture sauvage) et le pays producteur ;
  • le mode d’extraction (vapeur d’eau ou  expression à froid uniquement) ;
  • la composition (principes actifs), la garantie d’une huile essentielle 100% pure et naturelle et la mention HECT.

>> Pour approfondir le sujet :
1 Eric Petiot, paysagiste et auteur de « Les huiles essentielles pour soigner les plantes », aux éditions Terran.
2 « Je prépare mes potions pour le jardin, purins, badigeons, traitements… » Brigitte Lapouge-Dejan, Serge Lapouge, aux éditions Terre Vivante
3 Enquête réalisée auprès d’agriculteurs ayant intégré les huiles essentielles dans leur programme de protection des cultures, coordonnée par l’ITAB

 

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Quelle est la signification d’une huile neutre en cosmétique-bien-être ?

Neutre pour l’olfaction ???

  • Huile sans odeur, mais pourquoi ? huile qui peut servir de base à n’importe quel parfum, de vecteur à n’importe quelle huile essentielle ?
  • Huile sans odeur, mais comment ? origine naturelle, raffinée, synthétique ?
  • Odeur mais comment la neutraliser ? En éliminant les acides gras libres qui nuisent à sa conservation. Mais au revoir le naturel : la neutralisation se fait à la soude (à 80°C), phospholipides et pigments sont ainsi éliminés.
  • Odeur mais comment désodoriser l’huile ? Par entraînement à la vapeur d’eau des flaveurs indésirables, (à 220°C) !.
  • Odeur ? Oui mais pour qui ? La perception des odeurs est très personnelle, basée sur une mémoire olfactive

Rôle des huiles végétales :

Ces belles fluides apparaissent selon leur origine de couleur plus ou moins jaune-ambré et sont très employées en cosmétique. Riches en acides gras, non occlusives, elles sont nourrissantes et régénératrices pour le tissu cutané.

Pourquoi dit-on qu’une huile végétale est hydratante, alors qu’elle n’apporte pas d’eau ? Parce qu’en réalité l’huile végétale empêche la fuite d’eau de l’épiderme, donc permet d’augmenter la résistance de la peau à toutes les agressions.

Est-ce que toutes les huiles végétales ont le même rôle en cosmétique ? Les huiles végétales sont régénératrices et préservent du vieillissement cutané grâce à la présence d’acides gras, de stérols anti-inflammatoires et de vitamines (tocophérols, tocotriénols, caroténoïdes). Des acides gras ? Les huiles comportent des acides gras saturés, mono-insaturés et peuvent également renfermer des acides gras polyinsaturés. La différence ? Leur rôle, leur densité, leur stabilité, leur utilisation.

Les acides gras saturés (palmique, stéarique, laurique …), toujours décriés, existent dans l’huile de noix de coco, l’huile de palme, les beurres et en particulier celui de cacao … Ils cohabitent avec des acides gras insaturés. Leur rôle : la stabilité dans le temps car l’huile ne devient pas rance, l’apport d’énergie au tissu cutané, les propriétés émollientes … et la facilité d’utilisation pour des baumes, savons, crèmes. Ils ne sont pas « bons » en alimentaire car ils favorisent le stockage du cholestérol, mais il ne faut pas mélanger les deux applications. L’odeur ? Pas neutre si on parle d’huiles vierges, mais souvent délicates et exotiques comme la noix de coco.

Les acides gras mono-insaturés (oléique principalement), polyinsaturés (linoléique, alpha-linolénique …), sont des composants de la barrière cutanée, et sont appréciés pour leurs qualités nutritives et protectrices. Ils permettent de protéger contre les problèmes de peau (type irritations, acné …), de lui conférer résistance et élasticité, de l’aider à se prémunir contre un vieillissement cellulaire accéléré. L’odeur ? Si l’on prend par exemple l’huile d’olive, l’huile d’argan, l’huile de neem … elles possèdent une empreinte olfactive indéniable.

Quid du profil sensoriel d’une huile végétale !

Quelle est l’huile qui est efficace pour l’entretien de la peau, qui est un bon vecteur d’actifs type huiles essentielles, qui peut-être Bio, qui ne coûte pas cher, qui sent bon … et le must ! qui vient bien de chez nous, en respect du bilan carbone ?

  • Une huile végétale bio peut-elle ne pas présenter d’odeur ? Difficile ! Une huile végétale bio, est extraite par pression à froid (température maximale inférieure à 50°C) et les molécules responsables des différentes odeurs plus ou moins marquées sont en général toujours présentes.
  • Une huile sans odeur ? Oui : conventionnelle, raffinée, désodorisée par chauffage, extraite par solvants avec des résidus possibles de pesticides, sans risque de moisissure, ayant perdu de ses propriétés …
  • L’odeur d’une huile végétale provient tout autant de son origine (graines, noix, fruits), de son lieu et de son mode d’extraction, de sa qualité … mais une odeur est particulièrement subjective.
  • L’expérience peut-elle modifier notre jugement des odeurs ? Une odeur inconnue, inhabituelle peut-elle être perçue comme négative ? La perception des odeurs peut être variable selon l’âge et la culture.
  • Un petit clin d’œil ! Rêver d’un macérât huileux de fleurs, de sentir une odeur délicate ? En premier, il faut savoir que l’odeur finale du macérât dépendra principalement de l’huile de base -> huile « neutre » puisqu’elle ne doit pas masquer l’odeur, huile sans vertus particulières pour laisser l’expression des fleurs choisies.

Comment choisir une huile végétale cosmétique et … efficace, mais pas toujours neutre d’odeur ?

  • Des huiles « neutres » mais bien de chez nous, sans qualités particulières pour la cosmétique, si ce n’est l’apport d’acides gras pour nourrir et adoucir la peau? On trouve l’huile de Pépins de raisins, l’huile de Tournesol, l’huile de Colza, l’huile de sésame …
  • Des huiles toujours de « chez nous » avec une petite senteur modérée, douce, agréable et riche pour la peau: l’huile d’Amande douce, l’huile de noisette, l’huile de germe de blé, l’huile de noyaux d’abricot
  • Des huiles toujours de chez nous mais parfois beaucoup moins « neutres olfactivement », plus « riches en allégations » car plus riches en acides gras essentiels (oméga 9 : acide oléique, oméga 6 : acide linoléique, oméga 3 : acide alpha linolénique) …et en portion insaponifiable active (stérols, vitamines A, E) pour éviter les problèmes de peau », pour combattre le vieillissement cutané, pour protéger des agressions extérieures, par exemple l’huile d’Olive, l’huile de Chanvre, l’huile de Germe de blé, l’huile de Bourrache, l’huile d’amandons de Prune, l’huile de Cameline
  • Des huiles originaires d’ailleurs (Amérique du nord) mais existant dans le sud de la France, l’huile d’onagre antirides et restructurante.
  • Et venant des pays sub-Sahariens, l’huile de neem qui a une odeur déplaisante, une efficacité réelle sur les problèmes de peau, qui fait fuir les insectes mais qu’il est préférable de mélanger à une huile à neutralité olfactive plutôt que de ne pas l’utiliser. L’or de l’Atlas marocain est représenté par l’huile d’Argan restructurante et on trouve deux types d’huile d’Argan cosmétique :soit à l’odeur légère de noix (pressage à froid des amandons) soit réellement malodorante (digestion des amandons par les chèvres)
  • Venant d’Amérique du sud l’huile de Jojoba, peu d’odeur et peu grasse, permet de réguler la production de sébum, l’huile de noix de Coco à l’odeur agréable et douce, appréciée pour ses qualités émollientes et tonifiantes, l’huile de Rose musquée à l’odeur délicate et aux propriétés cicatrisantes, l’huile de coton à l’odeur assez neutre et aux qualités adoucissantes..
  • Venant d’Australie, l’huile de Macadamia proche pour ses propriétés de l’huile d’Amande douce, présentant une odeur un peu noisette très agréable pour la plupart des utilisatrices.

Voici un tour d’horizon rapide, car de nombreuses huiles pourraient encore être citées. Pour rester neutre, essayons d’utiliser des huiles de nos contrées qui ne sont pas des dangers pour le maintien de la biodiversité.

Hippocrate accordait beaucoup d’importance aux onguents et aux huiles, qu’il conseillait pour « oindre » les malades, mais il préconisait de faire macérer des aromatiques avant de les utiliser afin de rendre leurs odeurs agréables.

L’odeur neutre pour certains, désagréable pour d’autres vient de l’analyse personnelle de chacun en réponse à la stimulation olfactive. L’odeur n’est pas un concept aussi simple que la couleur, l’odeur est toujours décrite en relation d’autres perceptions olfactives : on peut trouver une odeur qui rappelle une fleur, un condiment (piment, ail, oignon …), un légume (choux, asperges, navets …) un déchet (déjection de chèvre) … et cette perception va définir l’impact de l’huile sur le tissu cutané.

Il est possible de masquer une odeur par l’addition par exemple d’une huile essentielle, mais il n’y aura plus de neutralité dans la recherche de l’action puisqu’un second élément va intervenir.

Par ailleurs il ne faut surtout pas confondre une odeur typique du végétal pressé avec une odeur de rance, synonyme d’oxydation des acides gras, donc de mauvaise conservation. Une odeur forte et entêtante peut également provenir d’une huile de moindre qualité qui n’a pas été extraite par première pression à froid, n’est pas une huile vierge, est une matière qui est polluée par des moisissures …

L’odeur d’une huile peut varier d’un endroit de culture à un autre, en fonction de l’ensoleillement, de l’irrigation, de la génétique des plants …

Dans tous les cas de choix d’huiles végétales, elles seront nourrissantes, protectrices, hydratantes. Certaines seront plus restructurantes, antioxydantes mais toujours non occlusives, en conséquence n’empêchant pas la peau de respirer par exemple en comparaison avec une crème de nuit. Un critère supplémentaire rentre en général en ligne de compte, c’est l’indice de pénétrabilité ainsi que le graissage externe laissé sur la peau.

Cathy

 

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