Le BLOB ou Physarum polycephalum un organisme vivant primitif aux caractéristiques extraordinaires

C’était pas une blague , ni un OVNI , mais  bien un organisme vivant, rampant bien identifié qui fascine les scientifiques , je vous invite à le découvrir en lisant ces deux articles et surtout , je vous conseille d’écouter la vidéo c’est fascinant ….

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2017/08/28/en-direct-le-blob-un-organisme-qui-defie-les-canons-de-la-biologie_5177477_1650684.html

http://www.futura-sciences.com/planete/actualites/botanique-blob-physarum-cellule-geante-cerveau-apprend-62597/

Bonne lecture

Laurence

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Un être vivant étonnant ?

Cette devinette m’a intrigué et amusé, c’est pourquoi  j’ai décidé de vous la partager  pour finir cette fin d’été sous le signe de l’étonnement.

PANNEAU

 

Qui suis-je ?

« Je vis dans les sous-bois et suis composé d’une seule cellule de 10 mètres carré,

je ne suis

  • ni un animal,
  • ni une plante,
  • ni un champignon,
  • ni une bactérie,

je résiste au feu, mais je crains la lumière ou la congélation,

je cicatrise en deux minutes,

j’ai 720 types sexuels et plus de 1000 espèces,

je suis dépourvu de système nerveux,

mais je sais résoudre des problèmes . »

Un idée de cet être vivant étonnant ?

Laurence

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Faux poivrier, poivrier sauvage , baies roses, poivre rose, Schinus molle ou terebinthifolia ?

baies rosesLa réponse à la devinette était : Schinus molle , communément appelé « faux-poivrier » ou « poivrier sauvage », c’est un arbre de la famille des Anacardiaceae ( famille botanique riche en plantes alimentaires, aromatiques et épices comme la mangue,  la noix de cajou, le sumac, le pistachier lentisque…) .

Cet arbre élégant dont la silhouette rappelle celle du saule pleureur est originaire d’Amérique du Sud.

Ses feuilles finement divisées sont  persistantes. Lorsque que vous les froissez, elles dégagent une forte odeur de poivre.

Ses fleurs sont  des grappes de petites fleurs blanc-crème au parfum délicat de  miel.

Vous connaissez certainement ses fruits : les célèbres baies roses ou poivre rose qui savent si bien parfumer un plat et y apporter une note poivrée, au goût tout à fait unique.baies roses

 

Il existe 2 espèces  dont les fruits sont utilisés comme épice sous le nom de « baies roses » ou « poivre rose » :

  • Schinus  molle ( arbre avec un port caractéristique de saule pleureur, originaire d’Amérique du sud: Perou ,Brésil ….)

 

 

  • Schinus  terebinthifolia ou terebinthifolius (arbuste buissonnant à feuilles de pistachier , originaire de l’ocean indien : île de la Réunion , Madagascar)
  • 290px-Schinus_terebinthifolius_fruits

Le nom du genre vient du grec « schinos » signifiant lentisque car l’arbre produit un suc semblable à la résine des lentisques (Pistacia lentiscus L.),  et  « molle » qui signifie souple, mou ou terebinthifolia, « à feuilles de pistachier » (Pistacia terebinthus L)

En aromathérapie 

Les huiles essentielles issues de la distillation des fruits  du Schinus molle ou terebinthiolia. ne sont pas très connues du grand public .huile essentielle baies roses

Grace à leur richesse en monoterpènes elles ont des propriétés anticatarrhales et expertorantes  au niveau  de la sphère respiratoire et  tonifiantes et réchauffantes au  niveau de la circulation sanguine . elles sont  de précieux alliés pour  les sportifs, préparant les muscles à l’effort.

 
Les huiles essentielles sont incolores à jaune pâle, légèrement boisées, épicées/poivrées, typique des baies roses.

Pour mieux les connaître et les différencier vous invite  à lire cet article sur les baies roses de Gille Gras : https://booksofdante.wordpress.com/2016/05/02/huile-essentielle-de-baie-rose/ ou  de consulter la  fiche conseil de l’huile de poivre rose sur le site de passeportsanté  : http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/HuilesEssentielles/Fiche.aspx?doc=huile-essentielle-poivre-rose

Bonne lecture

Laurence

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Récolte de la lavande du jardin

Partagez moi vos idées originales pour utiliser ces belles fleurs odorantes ?

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Pour épicer votre fin d’été !!!!

Pour épicer votre fin d’été, me reconnaissez vous  ?

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La rhumatologie / Les douleurs … et l’aromathérapie  

Squelette

Environ 1/3 de la population française souffre de rhumatismes

Douleur et inflammation.

Douleurs d’intensité légères et légère inflammation : en général tout le monde se jette sur l’aspirine, le paracétamol, les ibuprofènes, la cortisone … un peu et l’inflammation s’en va (ok), beaucoup et l’estomac et la reconstitution cellulaire s’en vont (pas ok, c’est comme cela qu’on génère des maladies auto-immunes).

Alors pourquoi ne pas être au moins en phase avec les nouvelles portes ouvertes par la biodiversité végétale.

Un peu de vocabulaire

Si on souffre d’une douleur à la mobilité sans inflammation, on emploie les termes de rhumatismes, d’arthrose …

Si par contre, on déclare tous les symptômes d’une inflammation, on va parler d’arthrite, de tendinite …

Si on parle de rhumatologie on englobe l’arthrose, l’ostéoporose, les entorses, les affections ligamentaires et tendineuses, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le rhumatisme psoriasique, l’algodystrophie, la sciatique, les tendinites, les bursites, la fibromyalgie, les ostéites …

Quels sont les composants actifs majoritaires des huiles essentielles en rhumatologie ?

Des exemples … avec des HE qui ont montré leur action en études in vivo

Les hydrocarbures monoterpéniques et sesquiterpéniques

cannabisc’est-à-dire les α-pinène (HE de noix de muscade), le β-myrcène (HE de Cannabis ou de Houblon), le limonène (HE de vergerette du Canada), le ¥-terpinène (HE de cumin). Ils apportent une activité antalgique, une activité antiinflammatoire, souvent une action antioxydante, et une aide à la reconstitution cellulaire.

Le β-caryophyllène (HE de chanvre, HE de camphrier, HE de poivre noir) :l’ α-humulène  (HE houblon). Ces HE apportent en plus une action anti-œdémateuse.

 

Les aldéhydes  et cétones monoterpéniques

CamphrierOn trouve dans cette classe du citronellal (HE eucalyptus citriodora), du citral (HE Cinnamomum insularimontanum, HE myrte citronnée d’Australie), myrtenal (HE Fragonia). Elles agissent sur les contractions douloureuses en impliquant une action sédative, antalgique et anti agrégante.

Les cétones amènent en plus une action antiinflammatoire, anesthésique, un exemple très actif mais à utiliser avec précautions car très irritant si administré pur sur la peau, le camphre (camphrier du Japon).

Les alcools mono- et sesquiterpéniques

basilicIls apparaissent comme une des classes les plus répandues chez les aromatiques surtout dans le cas de traitements contre les poussées arthrosiques. On trouve le bornéol (HE d’inule odorante, HE achillée de Corse) le menthol (HE menthe poivrée), le linalol (HE Cinnamomum camphora CT linalol), le géraniol (HE sarriette des montagnes, HE basilic du Kenya),  ils sont antiinflammatoires, anesthésiques, antalgique.

L’α-bisabolol  (HE camomille sauvage), Le nérolidol (HE niaouli) ; elles sont en plus antiagrégantes plaquettaires.

Les phénols mono et les dérivés du phényl-propane

sarrietteLa classe des phénols est celle qui correspond à une activité très importante mais qui peut également être irritante. Le carvacrol (HE de sarriette des jardins, HE de sarriette des montagnes), le nérolidol (HE de Niaouli). Ils sont antiarthritiques, antiinflammatoires

 

L’eugénol (HE de clou de girofle), La myristicine (noix de muscade). Ils présentent des effet anti-agrégant plaquettaire, des activités antiinflammatoire in vitro et in vivo, des effets anesthésiques et antioxydants.

Les époxydes monoterpéniques et les esters

laurierAntiinflammatoire, antalgique, on retrouve en particulier le 1,8-cinéole dans l’HE de laurier noble.

Le salicylate de méthyle, classiquement représenté dans les HE suivantes (Gaulthérie odorante, gaulthérie couchée, bouleau jaune) ; L’acétate de bornyle (HE romarin officinal, solidage du Canada). Ces composés présentent des activités antiinflammatoires, antalgiques.

 

Quelles sont les huiles végétales, macérâts, qui sont recommandées comme vectrices des huiles essentielles en rhumatologie .

  • Huile végétale de calophylle

Cette huile végétale contient des stérols antiinflammatoires (comme le β-sitostérol, le stigmastérol ou encore le campestérol)

  • L’huile végétale de macadamia

Traitement de fond et des poussées aiguës de douleur en rhumatologie

  •      Le macérât d’arnica

Traditionnellement utilisées comme traitement des contusions, des douleurs et des ecchymoses, cette huile pour être conforme à la Pharmacopée européenne doit contenir au moins 0,4%  de sesquiterpènes lactoniques

  • Le macérât de calendula

Elle ne pose pas de « souci » cette huile qui permet de soigner tous les types d’irritations cutanées.

  •      Le macérât de millepertuis

Elle est riche en composés phénoliques, notamment en flavonoïdes ; elle permet un effet antiinflammatoire et calmant.

Quelles sont les huiles essentielles habituellement recommandées en rhumatologie ?

 

  •     HE d’achillée
  •     HE de bouleau
  •     HE de chanvre
  •     HE de cèdre
  •     HE de camomilles
  •     HE de camphre
  •     HE de copaïfera
  •     HE de curcuma
  •     HE d’eucalyptus citriodora
  •     HE de gaulthérie
  •     HE d’immortelle
  •     HE de houblon
  •     HE de genévrier
  •     HE de laurier noble
  •     HE de lavande vraie
  •     HE de menthe poivrée
  •     HE de noix de muscade
  •     HE de basilic
  •     HE de romarin camphré
  •     HE de sarriette
  •     HE de gingembre

 

Vous avez dit Biodiversité végétale ?

Vous aimez des traitements de fond non chimiques ?

Vous voulez sortir des sentiers battus en ne ronronnant plus sur les huiles essentielles habituelles ?

Nous allons vous en donner les possibilités !

Cathy

 

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Les pélargoniums odorants , une diversité incroyable de parfums et de saveurs subtiles !!!!

QUI SUIS JE

La  réponse à ma devinette de cette semaine était un géranium odorant ou plutôt un pelargonium odorant.

Le genre botanique Pelargonium  est originaire d’Afrique Australe , il compte plus de 200 espèces, dont plusieurs dizaines sont odorantes.

Ces plantes aux parfums et floraisons bien spécifiques ont été introduites en Europe à la fin du 18ème siècle par les parfumeurs de Grasse.

Le nom pelargonium vient du grec « Pelargos » qui signifie « Cigogne » en rappel de la forme de ses fruits qui font penser à un bec de cigogne.

Elles sont à tort communément appelées « géraniums odorants » , leurs feuillages aromatiques ont des  parfums subtils  comme par exemple : 

  • rose : Pelargonium capitatum, Pelargonium graveolens ou géranium rosat très utilisé en parfumerie, (syn. Pelargonium x asperum, géranium-rose, géranium rosat), 
  • rose et menthe : Pelargonium graveolens, Pelargonium radens, etc.
  • menthol : Pelargonium tomentosum,  les variétés « Chocolate Peppermint, Islington Peppermint, Joy Lucille etc.
  • citron, agrume : Pelargonium crispum, Pelargonium citriodorum
  • citronnelle : Pelargonium citronellum, Pelargonium papilionaceum, Pelargonium radula,  etc.
  • lavande : Pelargonium worcesterae, etc.
  • senteur fruitée : amande : Pelargonium blandfordianum
  • pomme verte : Pelargonium odoratissimum, Pelargonium glutinosum, etc.
  • senteur boisée plus ou moins prononcée :  pin maritime : Pelargonium fragrans,

On raconte que la plante préférée du compositeur J.-S. Bach était le Pelargonium odoratissimum aux senteurs de pomme vertes.

Les géraniums odorants sont très utilisés comme plantes aromatiques, pour parfumer une chambre, un bureau (afin de couvrir certaines odeurs), ces plantes éloignent les moustiques et peuvent rendre service devant les fenêtre de chambres à coucher ainsi que sur les balcons et terrasses où ils nous réjouissent de leurs senteurs merveilleuses.

En cuisine ,  leurs feuilles sont comestibles, elles peuvent être utilisés comme plantes aromatiques et/ou décoratives dans certains plats.

Voici des idées de recettes  : ( http://lepotager-demesreves.fr/Recettes/Recettes%20pelargoniums.html

Séchées, les feuilles sont une partie indispensable dans les pots-pourris odorants, mais on peut aussi en faire des coussins odorants ou les utiliser en cosmétique.

Le  plus connu est le géranium odorant rosat , il a été obtenu par un croisement naturel  des espèces sauvages. Il est cultivé pour la production  d’huile essentielle.

Pour obtenir de l’huile essentielle, il faut distiller les feuilles de géranium rosat.

Les principaux composants chimiques de l’huile  essentielle de géranium rosat  sont le géraniol, le citronellol, l’isométhone, le formate de géranyl, le formate de citronellyl, le linalol, le guaia-6,9-diene.

C’est la présence de géraniol et du citronellol qui donne cette odeur  typique de rose .

Et c’est l’isomenthone,  qui donne l’odeur  typique de menthe poivrée .

La variabilité de la composition de l’ huile  essentielle de géranium rosat est liée au climat, aux températures maximales et minimales, à la durée d’ensoleillement, à la pluviométrie, à la nature du sol et aux pratiques culturales.

L’huile  essentielle de géranium  rosat est classée en trois types  qui correspond à des origines géographiques et des compositions chimiques différentes.

  • Le type chinois, pour une HE provenant de Chine,  contient du citronellol (30-40 %) du geraniol  (6%),  et du formate de citronellyl ( 13%).
  • Le type africain, pour une HE provenant d’Algérie, du Maroc et d’Égypte. Elle contient du 10-epi-γ-eudesmol (4-5 %), pas de guaia-6,9-diène (0%) , du citronellol ( 25- 33% ), du geraniol ( (5 – 10 %) et du formate de citronellyl ( 6- 9%).
  • Le type Bourbon, pour une HE provenant de La Réunion, contient une grande quantité (5-7 %) de guaia-6,9-diène,  pas de 10-epi-γ-eudesmol (0%) , du géraniol  (20 % ) du  citronellol ( 20 %), et du formate de citronellyl ( 9%)

L’huile  essentielle de géranium cv Bourbon, produite à La Réunion, est sans conteste la meilleure qualité.

Sa qualité résulte de l’équilibre  de ses différents composés chimiques et essentiellement le ratio citronellol / géraniol qui est proche de 1

L’huile essentielle de géranium est traditionnellement indiquée pour  :

– les soins de la peau 

– les rhumatismes, douleurs lombaires, tendinites

– les syndromes prémenstruels : inflammation et congestion de seins

– les problèmes circulatoires : hémorroïdes, phlébit

En bain de bouche, elle convient pour remédier aux aphtes, stomatites et angines. En usage interne, quelques gouttes dans du miel, sont recommandés pour les maux de gorge.

En synergie, elle peut être utilisée :

– par diffusion dans l’atmosphère : huile essentielle de géranium, de lavande, marjolaine (effet calmant)

– bain aromatique : 3 gouttes HE de géranium et 3 gouttes HE bois de rose dans de la poudre de lait ; à dissoudre dans l’eau du bain.

Pour un usage aromatique plus doux 

Je vous invite à découvrir l’hydrolat de geranium rosat, sa senteur fraiche,  fleurie et rosée est un vrai bonheur.

L’hydrolat de geranium , est connu pour son action répulsive, elle chasse les moustiques et les insectes.

Elle favorise également la coagulation du sang, aide à régénérer la peau, et à cicatriser plus vite.

En usage cosmétique cet hydrolat a des propriétés équilibrantes et tonifiantes, redonne éclat et douceur à la peau.

Idéal pour le soin des peaux grasses, acnéiques, teints ternes ou brouillés, coups de soleil, irritations cutanées, urticaires, eczéma, piqûres d’insectes, feu du rasoir, cuir chevelu à pellicules.

Adieu les moustiques pour cette fin d’été et vive le geranium ou plutôt les pélargoniums odorants  !!!

Laurence

Source :

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Une devinette estivale

Comme vous le savez, j'aime bien vous faire deviner des plantes , alors en voilà une pour ce mois d'août.

Connaissez vous cette plante qui vous sera bien utile pour vos nuits d'été ?bzzzzzzzzzzzzzzzz

QUI SUIS JE

 

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La Pharmacopée de la mer

Le nom « Pharmacopée » évoque immédiatement un savoir médicinal basé sur une expérience traditionnelle étendue.

On parle de la Pharmacopée française, répertoire officiel de plantes médicinales dont la vente est soit réservée au monopole pharmaceutique, soit libérée avec vente en l’état.

On parle de Pharmacopées traditionnelles européennes,  chinoises, ayurvédiques, des pays d’Outre-mer …

Mais la plupart du temps, on parle plantes médicinales ou aromatiques. Ces dernières années, les européens en mal d’innovation ont commencé à se tourner vers les trésors de la mer.

Les océans, les mers renferment des trésors inexploités.  Et puisque la nature est devenue l’instrument des sociétés pharmaceutiques pour créer de nouveaux médicaments, comment se fait-il que si peu de médicaments soient fabriqués à partir d’organismes marins ?

Car depuis toujours, les hommes conçoivent l’univers marin comme un univers alimentaire. On pêche à outrance, et dans des pays toujours plus lointains pour « étonner » un consommateur blasé !

Les eaux démontées, les collectes difficiles et l’identification des planctons, algues peu évidente devant les lacunes des connaissances de ce monde marin …  Mais soyons logiques ! Ces substrats de santé potentiels ont résisté aux dommages créés par les hommes.

La partie la plus visible du plancton (organismes animaux, végétaux : macro- et microalgues, méduses, crustacés, oursins, poissons) est étudiée depuis quelques années pour essayer de trouver une supplémentation protéique, glucidique, minérale aux pays, en cas de problème de guerre … les progrès technologiques ont permis de découvrir le monde de l’infiniment petit.

La connaissance des bienfaits des produits de la mer est encore très superficielle pour les européens, mais les asiatiques les exploitent depuis des décennies.

La pharmacopée chinoise présente deux aspects : une version préventive, une version curative. Les asiatiques sont très sourcilleux sur l’art de maintenir un équilibre des forces organiques, les algues par exemples sont leurs légumes, leurs apports protéiques venant de la mer. Les algues sont en médecine chinoise recommandées pour bloquer la croissance des cellules cancéreuses, éviter les œdèmes de la fonction cardiaque, réguler les menstruations, soulager l’arthrose. Des recettes bien anciennes mais qui sont restées en usage.

Parler de la pharmacopée de la mer, c’est s’appuyer sur quels organismes ?

Pour les européens, les algues représentent ces filaments sombres rejetés par la mer, et qui font peur aux baigneurs. Et pourtant, les algues sont de véritables réservoirs de substances médicinales actives. Elles présentent des différences biochimiques intéressantes dans leurs métabolites glucidiques par rapport aux végétaux terrestres.

 

On trouve les macroalgues, biomasse exploitée principalement par les pays asiatiques :

   Les macroalgues brunes ou Phaeophycées:  les plus connues sont les laminaires ou goémons, on trouve aussi le wakamé, le haricot de mer. Ces algues sont sombres car elles vivent vers 60 mètres de profondeur, en général accrochées à des rochers, des aspérités par des crampons. Elles sont utilisées comme biocatalyseurs, mais aussi en industrie pharmaceutique pour leur richesse en fucoïdanes (antitumoral).

o   Les macroalgues rouges ou Rhodophycées : celles qui permettent d’obtenir les carraghénanes (un excipient épaississant en industrie alimentaire. Egalement l’agar-agar, épaississant, support de milieux de cultures en bactériologie, fournisseur de pigments les phycobiliprotéines. Pas restrictives sur la profondeur, le milieu de vie, ces multicellulaires ont tendance à s’accrocher -rochers, coquillages)

o   Les macroalgues vertes ou chlorophycées : elles s’installent quelle que soit la profondeur, la structure du fond de mer (sable ou coraux). Riches en pigments photosynthétiques (chlorophylle), elles colonisent tous les types de milieu. Leurs rôles potentiels : les ulvanes (extraits polysaccharides anioniques sulfatés, hydrosolubles) peuvent avoir un rôle dans la santé comme immunostimulant, surtout dans la défense antivirale, et en biotechnologie comme nanomatériaux composites. Certaines algues vertes ont malheureusement mauvaise réputation avec par exemple la caulerpa taxifolia qui a envahi les fonds méditerranéens.

Il existe également les microalgues, longtemps inconnues de l’occident, elles sont considérées en Asie, et en particulier au Japon comme un « aliment protéique d’intérêt national », ce précisément pour la chlorella.

 

Les marchés principaux étaient au tout début des exploitations l’aquaculture et la pigmentation de poissons et crustacés, la dépollution des eaux, puis les compléments alimentaires en très forte croissance.

 

o   Les principales espèces cultivées sont : Arthrospira platensis (spiruline), Chlorelles, Dunaliella salina, Haematococcus pluvialis, Odontella aurita (diatomée).

o   Un marché très fructueux avec les compléments alimentaires, des objectivations basées sur les pigments (antioxydants), sur les acides gras polyinsaturés (DHA), sur des potentiels à l’étude (les anticholestérols et les probiotiques).

o   Le marché pharmaceutique avec des extractions de composés immunostimulants (bêta-glucanes),  des agents cicatrisants (polysaccharides extracellulaires), des agents antiviraux (polysaccharides sulfatés), des antitumoraux (cryptophycine), récemment La disponibilité d’ARA-C, un analogue nucléosidique qui est un composant basique dans le traitement de la leucémie myéloïde aiguë, et sa gemcitabine analogue fluorée, un outil thérapeutique important dans le traitement du cancer du pancréas et dans le cancer du poumon non à petites cellules …

o   Le marché cosmétique avec des crèmes minceur, des écrans solaires, des produits pour les SPA.

o   Des marchés technologique : biodiésel, biomasse traitée

o   Des centaines de brevets ont été publiés avec la description de nouveaux produits bioactifs d’origine marine.

 

Quel est le centre d’intérêt principal de cette course toute nouvelle des industries pharmaceutiques pour les algues ?

LE MARCHE !

Les océans représentent près de 70% de la surface du globe. Ils représentent ainsi de nouvelles perspectives médicinales. Les industries pharmaceutiques ont à ce jour criblé plusieurs centaines de plantes afin d’extraire l’antitumoral polyvalent et efficace.

Les microorganismes sont souvent devenus automatiquement résistants aux antibiotiques utilisés depuis trop longtemps et souvent à mauvais escient. On parle toujours des problèmes neurologiques et cardiovasculaires afférents à un déséquilibre entre le rapport oméga 3/ oméga 6 … et les diatomées par exemples sont des réservoirs de ces acides gras à l’état pur, on peut également se pencher sur les propriétés antioxydantes des caroténoïdes et de leur valeur thérapeutique depuis les traitements de certains cancers à la protection de la vision et de la peau. L’astaxanthine (antioxydant), dont l’action antiinflammatoire est excellente contre les crises d’arthrite. L’utilisation des microalgues comme ingénierie métabolique pour synthétiser anticorps et hormones. L’apport d’iode pour le bon fonctionnement de la thyroïde …

Une panoplie de substances remarquables, innovantes pour l’ethnopharmacologie et la pharmacognosie !

Deux produits, la rabectedin et l’aplidine  (new drugs from the sea, D’Incalci M. and co) ont montré des activités antitumorales sur les sarcomes de la moelle et les cancers ovariens résistants à toute autre chimiothérapie. Leur mécanisme d’action étant différent des traitements classiques.

Il existe des recherches sur l’action antibiotique de certaines macroalgues. Des essais cliniques sont menés sur les propriétés hypotensives  d’un acide aminé extrait des algues brunes …

 

Sans oublier la Criste marine (ce fenouil de la mer), sa distillation donne une huile essentielle drainante qui favorise l’élimination de l’eau et des graisses, et un hydrolat qui se marie très bien avec la cuisson du riz pour fabriquer des sushis !

L’eau de mer (prélevée un peu loin des zones habitées) qui contient tous les oligoéléments nécessaires à la vie.

Cathy


 

 

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L’huile essentielle de Bois de Hô

BOIS DE HO

Son nom INCI est : CINNAMOMUM CAMPHORA LINALOOLIFERUM WOOD OIL

En traduction, le chémotype de cette huile essentielle est le Linalol, raison pour laquelle on l’associe à l’huile essentielle de Bois de Rose (ANIBA ROSAEODORA WOOD OIL)

 

Mais ce terme CAMPHORA peut induire en erreur et faire confondre cette huile avec celle du camphrier (CINNAMOMUM CAMPHORA WOOD OIL) ou avec celle de Ravintsara (CINNAMOMUM CAMPHORA LEAF OIL)

 

Comment s’y retrouver ?

  • L’huile essentielle de Bois de Hô (aussi appelée Bois de Shiu de Chine, ou encore bois de rose d’Asie) comprend comme composé principal du linalol autour de 99%. On distille son bois et parfois ses feuilles.

 

  • L’huile essentielle de Bois de Rose (régie par la convention CITES) comprend environ 90% de linalol (chémotype linalol), ensuite de l’alpha-terpinéol. Elle est originaire du Brésil. La distillation de son bois étant limitée, il existe un marché avec la distillation des feuilles.

 

  • L’huile essentielle de camphrier comprend environ 50% de camphre (chémotype camphre), et ensuite du safrole, du 1,8-cinéole … mais elle vient aussi de Chine, du Vietnam, du Japon. Cette huile essentielle est règlementée car elle peut être toxique. On distille son bois et ses feuilles

 

  • L’huile essentielle de Ravintsara (chémotype cinéole) appartient à la même famille, elle compte plus de 60% d’1,8-cinéole, de l’alpha-terpinol, des pinènes … et elle provient de Madagascar. On distille ses feuilles.

 

           BOIS DE HÔ

 

  • BOIS DE ROSE

 

  • CAMPHRIER

 

  • RAVINTSARA

RAVINTSARA

 

Mais revenons au Bois de Hô !

Le Cinnamomum camphora CT linalol tend de plus en plus à remplacer le Bois de rose, qui est menacé d’extinction (inscrit dans l’Annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces de faunes et de flores sauvages menacées d’extinction (CITES).

Le parfum du Bois de Hô est presque identique à celui du Bois de rose, et c’est naturellement que son remplacement se fait en parfumerie.

A quoi sert le linalol qui représente le composé majoritaire ?

Des études scientifiques ont démontré son activité antiinflammatoire (par comparaison à l’aspirine). Il présente un effet antalgique démontré en analysant les récepteurs de la douleur concernés. Le linalol aurait des effets sédatif et anxiolytiques comparables au Diazépam, après inhalation prolongée (test effectués sur la souris).

L’huile essentielle de Bois de Hô est utilisée dans les troubles nerveux, l’anxiété, la dépression légère et les insomnies. Cette huile essentielle peut être utilisé seule ou en synergie avec d’autres huiles essentielles dans le cadre d’infections rénales, génitales, dans les cas de constipation.

Vergetures résidus de grossesse ?

  • 8% d’HE de Bois de Hô,
  • 1% d’HE d’hélichryse,
  • 1% d’HE de cèdre de l’Atlas

dans de l’huile d’amande douce.

Ténacité dans le massage et résultats assurés.

Cathy

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