Précautions et plantes pour fortifier nos défenses immunitaires

 

« Le microbe n’est rien, le terrain est tout « 

Dr Louis Pasteur en fin de vie, admettant que son rival Antoine Béchamp avait raison…

 

Si la santé est avant tout l’absence de maladies, nous devons et pouvons faire beaucoup pour les éloigner sans céder à la panique.

Depuis le XVIIIème siècle, l’hygiène a doublé notre espérance de vie, bien plus que les médicaments ou les vaccins, car jusqu’à cette époque, on croyait que se laver souvent était dangereux pour la santé!

Rappel nécessaire pour éloigner les vilains germes : la plupart des bactéries et virus se transmettent par les mains.

Surtout si vous travaillez et vivez en collectivité, lavez et désinfectez-les une dizaine fois par jour, car 80% de toutes les bactéries se transmettent par les mains.

60 secondes de savonnage tuent 95% des vilains microbes!

Les mains recèlent autour de 10 000 milliards et y restent collées durant des heures, jusqu’au prochain savonnage.

Faites-vous plutôt des bisous!

À retenir : les gels à l’alcool ne tuent pas toutes les bactéries, le savon liquide de qualité et les huiles essentielles sont plus efficaces à cet effet.

Sublimes sont la nature et corps humain, quand on en prend soin.

Nos émonctoires par exemple, sont là pour nous protéger et pour filtrer la plupart de nos toxines : foie, reins, rate, lymphe, microbiote, muqueuses et peau, font leur possible pour nous garder en relative bonne santé.

Mais nos pauvres poumons, eux, n’ont que peu de filtres ni d’outils de protection, car ils doivent absorber constamment, sans protester, tout ce que transporte l’air ambiant en microparticules volatiles, gazeuses, métalliques et synthétiques. Elles sont des milliers hélas, à pénétrer directement dans nos poumons, lymphe et sang, via nos naseaux, puis les fragiles bronchioles arborescentes pulmonaires.

La pollution domestique, à l’intérieur de la maison, est très courante : assouplisseurs, détergents, déodorants, produits nettoyants, protecteurs et vernis des meubles et peintures, sprays, encens, se retrouvent dans tellement de foyers qu’on ne prend même plus conscience de leur présence pourtant très irritante. 

Deux ou trois fois par semaine, même en hiver, aérez souvent pour renouveler l’air résiduel de vos foyers et en même temps de vos poumons, car la plupart des gens ne respirent qu’à 20% de leur capacité pulmonaire.

Les exercices de respiration profonde (cohérence cardiaque, hatha-yoga, méditation, pranayama), sont, bien sûr toujours indiqués pour assainir les poumons et augmenter notre capacité pulmonaire ainsi que le contrôle de nos émotions et pensées.

Procurez-vous un diffuseur ou un nébulisateur d’huiles essentielles et choisissez les meilleurs antiseptiques respiratoires, comme nos chers conifères locaux : épinette, mélèze, pin blanc, maritime ou sylvestre, pruche ou sapin baumier ou encore de l’Eucalyptus globulus ou radiata de l’Australie, qui risque de manquer bientôt à cause des incendies …

Faites-le fonctionner au minimum durant une demi-heure matin et soir, sinon faites-en évaporer dans une casserole d’eau sur le poêle.

Les huiles essentielles sont d’excellents bactéricides et antiviraux.  Les plus puissantes seraient, d’après les experts aromatologues : le thym, l’origan, la cannelle, le girofle et le pin blanc, maritime ou sylvestre                           

Bien sûr, informez-vous auprès d’experts comme Laurence pour connaître les variétés exactes à choisir et leur utilisation adéquate…

Ce qui compte aussi, quand on veut éviter qu’un minuscule virus ou de vilaines bactéries nous colonisent, c’est d’avoir un microbiote ou flore intestinale sains. Ceux-ci dépendent d’un bon régime alimentaire (enzymes des crudités et lacto-fermentations en tête.), ce qui induira un taux de neurotransmetteurs bénéfiques comme la sérotonine, la dopamine et autres hormones de l’énergie et du plaisir, sécrétés via des intestins satisfaits et en bonne santé.

Par ailleurs, évitez le chagrins et soucis inutiles, l’excès de stress et de fatigue, mangez bien, assimilez et éliminez tout ce qui doit l’être.

Et allez au moins deux fois par semaine dans un parc ou mieux, une forêt, en faisant de l’exercice plus ou moins intensif (marche rapide, cross-country, raquette ou ski de fond).

S’il y a récidive d’infections respiratoires, ces suppléments sont nécessaires :

* Les vitamines A (huiles de flétan ou de morue, plus concentrés que les carotènes). Entre 5 et 10 000 UI par jour

* Prendre au quotidien des sources d’acides gras essentiels ou vitamine F sous forme d’huiles polyinsaturées bio et fraîches : lin, carthame, chanvre, noix, tournesol et/ou leurs graines, pour la protection, la régénération et l’élasticité des muqueuses.

*Si on est sujet aux bronchites saisonnières récidivantes, pour les anticorps et la viscosité sanguine, ajouter de la vitamine C et du Zinc.

En prévention : plutôt que de consommer du café ou du thé vert plutôt acidifiants, buvez même le matin des tisanes d’achillée, d’astragale, d’échinacée, de sapin, de thym et/ou de sauge officinale, idéalement avant les repas pour mieux bénéficier de leurs qualités antiseptiques et tonifiantes.

En herboristerie clinique, on choisit ces puissantes racines : l’aunée, le gingembre, l’hysope, le raifort ou encore la sanguinaire, conseillées ou préparées par des experts. Si vous avez des signes précurseurs d’attaque grippale dus à un « coup de froid« , jeunez et consommez des épices piquantes comme l’ail, la cayenne, le gingembre ou la cannelle, en décoction, voire en grog ou ajoutés à une bonne soupe, pourquoi pas? Si les signes sont plus alarmants, avec fièvre et toux persistante, prenez en traitement court mais drastique, en teinture-mère de préférence, de l’hydraste, du sureau et/ou de la propolis d’abeille.

Deux autres substances sont dans la mire de chercheurs ouverts aux pouvoirs des plantes : l’artémisine issue de l’Artemisia annua et la quercétine issue du chêne, mais également présente dans les oignons, les petits fruits et le chocolat pur, et même disponible en comprimé.

À suivre, si le virus à l’affiche mondiale ne régressait pas…

Nota Bene : Tous ces conseils ne remplacent pas la nécessité d’une consultation médicale en urgence, surtout s’il s’agit d’un jeune enfant, d’un malade chronique ou d’une souche virale redoutable : ne tentez pas d’être plus catholiques que notre plus ou moins brave pape!

Par conséquent, du global jusqu’à vos globules, considérez, appliquez et rappelez-vous encore et toujours l’adage si populaire : « Mieux vaut prévenir que guérir!

Et profitez du printemps pour bouger et sortir en nature plus souvent!

Anny Schneider, autrice de six livres et herboriste-thérapeute accréditée par la Guilde des herboristes du Québec

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3 commentaires pour Précautions et plantes pour fortifier nos défenses immunitaires

  1. melusiane herboriste dit :

    Merci Anny, c’est un plaisir de te retrouver et de lire tes judicieux conseilles

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  2. Agnès dit :

    passionnant et bien d’accord pour les bisous !

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