Je participerai au Sommet de Plantes Médicinales qui aura lieu en mars 2021 avec Claudie Bourry, ma co-auteure du livre L’Aromathérapie et ses alliés naturels
Je vous invite à réserver votre place en vous inscrivant « gratuitement» sur le lien ci-dessous.
Ces rencontres sont une excellente occasion pour tous les passionnés, les professionnels de santé ou même les débutants intéressés par les plantes médicinales de découvrir et d’approfondir l’aromathérapie, la gemmothérapie et la phytothérapie par le biais d’entretiens informels et chaleureux réalisés par Loïc Plisson, lui-même naturopathe et passionné des médecines naturelles.
L’idée du Sommet est simple: réunir en un seul endroit virtuel une vingtaine d’experts dans leurs domaines. Vous aurez l’occasion d’entendre les grands noms de l’aromathérapie « française », ainsi que les femmes herboristes du Québec.
Pour notre part, nous aborderons l’aromathérapie et ses alliés naturels, à savoir comment utiliser les huiles essentielles avec les produits de la ruche, les plantes médicinales et les bourgeons glycérinés efficacement pour votre santé au quotidien.
Notre interview réalisée pour le Sommet sera diffusé le 22 mars.
En vous inscrivant au Sommet, vous recevrez le programme détaillé des intervenants et les dates et les heures de la diffusion de l’entretien.
Bonne découverte!
Laurence
Pour accéder au Sommet des Plantes Médicinales, inscrivez-vous en cliquant sur le lien suivant:
« Méditer, c’est se poser dans l’instant, C’est prendre conscience de notre souffle intérieur, de nos limites et de tout le potentiel présent en nous
Rester posé, c’est demeurer attentif à notre souffle etmieux ressentir, dire, faire. Être présent.
Rester présent, c’est se transformer de jour en jour,c’est donner un sens à la viequi s’appuie sur un souffle libre. »
Benoît Tremblay, Inhalothérapeute
Rôles de nos organes respiratoires si vitaux
Notre fonction respiratoire est comme notre atmosphère, fragilisée par l’effet de serre, ainsi nos poumons et notre état d’âme reflètent clairement notre environnement et son interaction avec notre organisme, somme toute, assez vulnérable, d’homo sapiens sapiens, hélas très dénaturés.
Nos émonctoires sont là pour nous protéger et pour filtrer la plupart de nos toxines : foie, reins, rate, lymphe et peau, font leur possible pour nous garder en relative bonne santé.
Mais nos pauvres poumons, hélas, n’ont que peu de filtres ni de systèmes de défense, car ils doivent absorber sans protester tout ce que transporte l’air ambiant en particules volatiles.
Effectivement, facilement couplées à l’oxygène si vital, elles sont des centaines hélas, à pénétrer directement dans nos poumons, lymphe et sang, via nos fragiles bronchioles arborescentes pulmonaires.
Néanmoins, nous avons tout de même ces défenseurs de première ligne, les cils vibratiles et surtout les muqueuses faisant leur possible pour capturer grâce à leur colle, trappe à amas de mucus engluant les pires irritants.
Donc, même et surtout en ville, n’hésitez pas à cracher dans des crachoirs, vos mouchoirs en tissu (plus écolos mais moins hygiéniques) en papier ou dans la rue, mais pas sur le trottoir, s’il vous plaît!
Une amie acupunctrice ayant assisté à des dissections humaines et un autre, thanatologue en milieu hospitalier, dit que la plupart des personnes, contrairement aux campagnards, ceux ayant vécu en milieu urbain ont des poumons gris-noirs de fumeur, même s’ils n’ont jamais touché une seule cigarette!
Il est notoire que les allergies infantiles, sauf celles dues aux pollens, sont cinq fois plus répandues en ville qu’à la campagne. Aussi, encore pires avec la Covid, les bronchites et pneumonies aiguës des aînés hospitalisés pour d’autres raisons sont souvent fatales, sans compter les maladies nosocomiales dues aux bactéries mutantes si répandues à l’hôpital. Même mes regrettés papa et ex-beau-papa en sont décédés subitement.
Moi-même, herboriste sauvage ayant vécu les trois-quarts de ma vie à la campagne près d’une forêt montagneuse, provisoirement Montréalaise durant cinq ans, j’ai eu alors les sinus et les poumons encombrés comme jamais dans ma vie.
Solutions concrètes à des irritants inévitables
Voici quelques choix de santé pulmonaire, simples et relativement accessibles : aller au moins deux fois par semaine dans un grand parc ou mieux une forêt, en faisant de l’exercice plus ou moins intensif (marche rapide, cross-country, raquette ou ski de fond).
Forêt de conifères
Faites ceci pour renouveler l’air résiduel de vos poumons, car la plupart des gens, surtout les urbains, ne respirent qu’à 20% de leur capacité pulmonaire, en grande partie à cause du stress chronique.
Hatha-yoga et exercices de respiration profonde, bien assis(e) et appuyé (e) dans le bassin et le dos, adéquate pour assainir et augmenter notre capacité pulmonaire ainsi que le contrôle de nos émotions et pensées sombres à évacuer au fur et à mesure.
De posséder un purificateur d’air de type bionnaire et un diffuseur d’huile essentielle dispensant essences de nos chers conifères indigènes et- ou d’eucalyptus globulus et radiata par exemple, diminuent aussi nettement les chances d’infections pulmonaires récidivantes.
Palliatifs végétaux pour assainir les poumons
Faire régulièrement une cure de charbon activé, une cuillerée à thé ou deux capsules matin et soir avant le premier et dernier repas, un des meilleurs adsorbants de toutes les particules volatiles inorganiques, tabac chimique compris, absorbées via la petite circulation sanguine pulmonaire et les intestins.
Garder ses muqueuses saines et consommer des mucilages variés au quotidien sous une forme ou une autre dans la cuisine : algues agar-agar, sinon nori, wakamé ou kombu, graines de lin, mauve et racine de guimauve, tapioca, okras, poudre d’orme…
Dans certains cas, des suppléments sont nécessaires : les vitamines A (huiles de flétan ou morue, plus puissantes que les carotènes) et F (bonnes huiles polyinsaturées bio et fraîches: lin, carthame, tournesol) pour la régénération et élasticité des muqueuses,
vitamine C pour les anticorps et la viscosité sanguine. Sans oublier le zinc et les protéines assimilables pour le tonus et l’intégrité des tissus respiratoires.
La lécithine de soya en liquide ou en capsules aide également les fragiles tissus pulmonaires à se protéger et se régénérer.
Encore et toujours à la rescousse, d’autres bonnes plantes pectorales
D’autres plantes ont prouvé leur affinité avec nos chers poumons dont celles-ci, chacune avec leurs caractéristiques spécifiques, à découvrir via les livres, le web et vos propres expériences, déjà validées par des années, parfois des siècles de bons usages et de résultats probants.
Ajouter souvent des plantes mucilagineuses, en infusion, la cuisson les neutralisant, à vos tisanes ou en TM : aloès vera, guimauve ou mauve, chêne, ou psyllium, plantain feuille, poudre d’orme, pousses ou sinon gomme de sapin, mes préférées, en alternance saisonnière.
JEUNES POUSSES SAPIN BAUMIER
Si condition bronchitique à l’horizon: teinture-mère de raifort et guimauve au vinaigre de cidre de pommes bio macérés un mois et filtrés, 20 gouttes 3 x par jour dans l’eau avant les repas.
Si infections aiguë en vue: bonne propolis d’abeille locale si possible (avec dominante de peuplier baumier) en teinture-mère, 10 à 20 gouttes 2 à 3 fois par jour, selon la posologie et la concentration, l’âge et la capacité digestive. Sinon sous forme de bonbons ou de capsules…
Alterner et choisir les conifères locaux bien sûr: épinettes, épicéas, sapin et pins en décoction, sirop et/ou leurs huiles essentielles. Contre les bronchopathies plus chroniques les puissantes racines: aunée, asclépiade tubéreuse, ou encore de sanguinaire dans les cas graves.
Aussi en prévention ou dans les cas plus modérés, en feuilles et en fleurs plus tard on choisit la douce molène, les feuilles de capillaire, menthe ou thym. Et en résurgence imminente avec le renouveau, ces charmantes fleurettes, parfois avec leurs feuilles : le lierre terrestre, le tussilage, les pulmonaires (!), les primevères et violettes, toutes de retour au bois ou au jardin, au renouveau, dès demain ou sous peu en France!
CAPILLAIRE
NOTE : Bien sûr, tout cela n’empêche pas, mais peut compléter des approches allopathiques avec un pneumologue, l’utilisation d’antihistaminiques, de bronchodilatateurs et cortisone. Une vie, c’est précieux à tout âge, comme un bon médecin, pharmacien et naturopathe !
Et n’oubliez pas votre moral, les nerfs, la psyché…
Les chagrins durables et ou répétés, les soucis rabâchés inlassablement, l’auto-apitoiement et les soupirs continuels, bref, le refoulement émotionnel en général, nuisent terriblement aux poumons autant qu’au moral.
Cessez de vous laisser pomper l’air et d’entraver vous-mêmes votre souffle vital !
La méditation ou la prière pratiquées à heure fixe et régulièrement, l’optimisme et l’expression artistique harmonieuse (chant, danse et poésie déclamée par exemple…) aident les poumons et réjouissent l’entourage, vos corps et âmes compris, évidemment!
« Tout le monde sait s’exprimer, respirer et même chanter juste. Parfois, il faut simplement le réapprendre avec un peu d’aide et de discipline douce, en retrouvant son centre, son rythme et son équilibre propre, inscrits en chacun de nous.«
Affirme l’éducateur de la santé respiratoire et inhalothérapeute d’expérience Benoît Tremblay, qui enseigne en France plus qu’au Québec d’ailleurs… http://www.pneumacorps.com
Sylvothérapie simple et accessible
Des promenades régulières d’une heure au moins, dans une belle forêt de conifères l’hiver, l’été de feuillus, ou dans un grand parc en ville, le cœur léger, en compagnie agréable, fait tellement de bien aux poumons autant qu’à votre être tout entier.
Laissez-vous inspirer par les beautés du monde, passionnez-vous pour ce que vous faites, mais n’oubliez pas non plus d’expirer et de relaxer régulièrement !
Pour paraphraser Salomon : « Un cœur joyeux est un excellent remède, un esprit abattu dessèche les os et …les poumons« .
Anny Schneider.com, herboriste nomade senior, temporairement à Waterloo, Québec, Canada.
Nous aimerions avec les expertes du blog, vous proposer des ateliers/ formations par ZOOM sur différents sujets phyto-aromatiques.
Pour les organiser dans les prochains semaines, nous aimerions à travers ce sondage connaitre vos attentes et surtout l’intérêt pour ces futurs ateliers .
Merci d’avance pour votre participation , cela va beaucoup nous aider.
Anny Schneider, auteure et herboriste-thérapeute accréditée
« La destinée des nations dépend de la manière dont elles se nourrissent``
Anselme de Brillat-Sarrazin, Physiologie du goût
Nul ne peut plus l’ignorer désormais : manger autant d’animaux, en Europe comme en Amérique du Nord, est non seulement nocif pour la santé cardio-vasculaire et immunitaire, mais aussi pour la survie de notre chère planète.
Ici au Québec, Canada, puisque nous avons le luxe de pouvoir choisir des milliers de sortes de végétaux, nous n’avons aucune excuse pour garder le steak au centre de notre assiette jour après jour.
Voici quelques suggestions d’aliments nutritifs et hypotoxiques issus de nos champs, idéalement de culture certifiée biologique et de provenance locale.
Faits et chiffres sur les légumineuses
Outre les céréales, autres aliments de base dont nous traiterons à l’occasion, il nous faut décrire les multiples bienfaits des légumineuses, pour la plupart issues de la famille des fabacées.
Cette grande famille comprend autour de 12000 espèces au monde, dont nous consommons certaines à répétition sous de nombreuses formes, en premier pour leur grande valeur nutritive.
L’OMS, avait désigné 2016 comme l’année mondiale des légumineuses pour ces multiples raisons.
• Elles sont une excellente source de protéines, entre 30 et 40 % selon l’espèce, similaire aux produits animaux, et presque le double des céréales raffinées les plus consommées (blé, maïs et riz !) et même des produits laitiers. À valeur calorique égale, elles demandent dix fois moins d’engrais et d’herbicides que le maïs, et enrichissent même les sols grâce à leurs mycorrhizes, surtout si on l’enfouit comme engrais vert pour revitaliser la terre. De plus, elles nécessitent quatre fois moins d’eau et ne produisent que le vingtième du méthane que l’équivalent en poids d’une livre de viande.
• Elles coûtent autour de 60% moins cher à produire que l’équivalent en protéines animales, se vendent à la moitié de leur prix et elles participent largement à diminuer la faim dans le monde.
• Le Canada est le premier producteur mondial de fabacées, production qui a quadruplé depuis 1990 ! Les haricots secs, lentilles, pois cassés et pois chiches figurent en tête des productions.
Pourtant c’est ici qu’on en consomme le moins, sauf au Québec où les beans et la soupe aux pois restent populaires. Certains anglophones ne nous traitent-ils pas les francos de pea soup ?
Elles constituent une riche source de nutriments variés conjugués : hydrates de carbone complexes et variés, fibres hydrosolubles, protéines assimilables, toutes les vitamines, surtout des B et K, presque tous les minéraux et oligo-éléments, surtout du phosphore, du fer et du zinc, et comme chez les arachides et le soya, ce sont des sources non négligeables de bons gras.
Elles ont pour la plupart les propriétés suivantes : nutritives sans être calorifiques, elles sont aussi anticancer, digestives, hypocholestérolémiantes, hypotensives, énergisantes, antidiabétiques, calmantes, laxatives, minéralisantes et prébiotiques, entre autres…
Vaste choix de saveurs et de textures de légumineuses
• En haut de la liste, celles qu’on peut manger crues ou germées pour obtenir le maximum d’enzymes et de vitamines : fèves Mung, fenugrec, luzerne, lentilles, pois chiches et trèfle rose sont les plus connues et faciles à acquérir ou à faire germer avec les contenants et outils appropriés.
• En cuisson rapide, à consommer après cuisson entre 30 et 90 minutes et sans trempage : haricots blancs, doliques, navy, de Lima, lentilles brunes, vertes et du Puy, pois cassés jaunes ou verts, flageolets, gourganes et fèves adukis, entre autres…
• Celles qui nécessitent un trempage de quelques heures et une cuisson prolongée d’une à deux heures : haricots blancs, navy, rouges, noirs, pinto, de soya, pois chiches, comme dans les recettes traditionnelles de l’hummus, le couscous, le taboulé, le chili, le cassoulet ou les fèves mijotées, avec ou sans lard…
• Herbes et huiles essentielles alliées pour mieux digérer et assimiler les fabacées : ajouter en fin de cuisson, une ou plusieurs de ces herbes aromatiques, carminatives ou anti-gaz : aneth, carvi, cumin, coriandre, estragon, thym ou sarriette.
Autres adjuvants pour une meilleure digestion : les algues kombu, ou un peu de bon vinaigre de cidre de pommes , plutôt que de la « petite vache « ou bicarbonate de soude qui débalance le PH digestif.
Pour les gens pressés : les conserves bien sûr, mais les choisir certifiées bio, du pays ou vous vivez, non salées, les rincer avant cuisson, et datées de deux ans maximum.
Mélangées aux pâtes, aux chips, aux plats déjà cuisinés, sauce à spaghetti, en soupe (ex chili, pâté chinois végétariens, tourtière aux lentilles, soupe aux pois etc.), en salades froides l’été.
• Fabacées médicinales car très concentrées en principes actifs : acacia, astragale, lotier et griffonia, lotier, trèfle rouge vesce et soya bien sûr!
Focus sur la « viande sans os` des Asiatiques : le Soya !
Même si 70% de sa production mondiale est consacré aux tourteaux pour la nutrition des animaux et reste une cause de déforestation, au Brésil et au Canada par exemple, le soya, bio bien sûr, est une des solutions contre la dégradation des sols, la pollution et même la faim dans le monde.
Aliment panacée que le soya : Anticancer, antioxydant, anticholestérolémiant, amaigrissant, calmant, nutritif, régulateur hormonal et reminéralisant, le soya présent à presque tous les repas des Chinois, est un de leur secret de minceur et de longévité.
À noter : le soya, est souvent décrié comme un facteur aggravant des cancers hormono-dépendants. Pourtant, les statistiques sur ces maladies bien moins répandues en Asie, comme que les points de vue célèbres nutrithérapeutes comme Anne-Marie Roy, le Docteur Richard Béliveau ou encore Steven Foster prouvent que malgré le fait qu’ils ralentissent quelque peu la thyroïde, la plupart des légumineuses préviennent également les cancers des voies digestives, de l’utérus et de la prostate, entre autres.
Le soya se présente sous toutes ces formes d’aliments et sous-produits, dans une multiple variété de goûts et de textures : burgers, hachis et saucisses, en crème, en tofu ferme ou dur, texturisé en grumeaux, lait, poudding, yoghourt, miso, natto, tamari, tempeh, okara. Et il contient autour de 20% d’huile, parmi les plus consommée au monde, car très économique.
Le soya se décline en de multiples présentations versatiles protéinées.
Le miso ou le tamari traditionnel, faits de soya fermenté, contiennent plusieurs prébiotiques bénéfiques et un haut taux de B12 précieux pour les végétaliens, à ajouter aux plats mijotés en fin de cuisson. Sans oublier les isoflavones de soya vendus en capsules comme régulateur hormonal, conseillé à la ménopause ou en cas d’ostéoporose.
Partout dans le monde, les légumineuses constituent un des types d’ aliments de base les plus riches en bons gras, en fibres et en protéines. À nous de les redécouvrir et les apprêter à toutes les sauces dans nos assiettes au quotidien, autant pour notre santé que notre longévité!
Champs de soya sans pesticides avec lobélie et plantain, autres panacées médicinales
Bibliographie :
Anne-Marie Roy et Patricia TuslaneVégétariens… mais pas légumes Les Éditions Publistar, 2010
Béliveau Richard, Gingras Denis Les aliments contre le cancer Editions révisée 2016 Trécarré , Montréal