Burnout, épuisement, dépression circonstancielle ou chronique

Plantes et autres éléments utiles pour des nerfs solides

« Un cœur joyeux est un excellent remède, mais un esprit abattu dessèche les os. «  Salomon, Proverbes XV, verset 13

crédit photo Anny Schneider

Bonjour! c’est la frangine alsacienne installée depuis presque 40 ans en Nouvelle-France, aussi appelée Québec.

Même à cette distance, nous sommes tous dans le même bateau et affligés par la même peste ou épreuve qui met en question tous nos systèmes de valeurs connues jusque-là.

Outre les milliers de victimes à jamais disparues, sauf dans nos mémoires, nous sommes tous affectés de près ou de loin, système nerveux en tête.

Je vous propose une petite analyse des défaillances et solutions naturelles pour aider notre brave système somato-psychique qui prend une sacrée claque ces temps-ci!

1) Causes possibles de l’effondrement psychosomatique

* Des circonstances inédites, comme ce fichu COVID, sa gestion et ses conséquences sur la santé de l’individu, la famille et la collectivité

  • L’hérédité et la génétique
  • Une enfance difficile (alcoolisme, pauvreté extrême ou violence dans la famille proche)
  • Des dépendances diverses : alcool, drogues, médicaments, sucre
  • L’épuisement professionnel dû à l’excès de travail et/ou de stress
  • Carences multiples ou spécifiques : dopamine, sérotonine, vitamines du complexe B, D, chrome, fer, magnésium, zinc.

Trop d’épreuves accumulées : deuil d’un proche, perte d’emploi, déménagement, peine d’amour…

  • Maladie grave, pauvreté, vieillesse, solitude

2) Symptômes graduels de la neurasthénie

  • Physiques : céphalées, fatigue, indigestion, épuisement sans cause directe, mauvaise circulation, crises d’hyperventilation, palpitations…
  • Apathie, difficultés de concentration, crises de larmes, insomnie, anxiété, découragement, tristesse, au pire : idées suicidaires.

Avec des épreuves comme celle que nous connaissons, seules les personnes les plus équilibrées et résilientes ne sont pas affectées. Questionnez-les sur leur philosophie, leurs trucs et recettes et imitez-les!

Ainsi, outre le self–control, il n’y a pas grand remède à part la prévention par la prudence et la sagesse… Toutefois, la première des conditions pour en sortir indemnes voire grandi(e) sera une bonne santé qui toujours aide à surmonter bien des obstacles et à faire face à l’imprévu en bien meilleure état.

3) Remèdes abstraits et dynamiques contre la déprime

NOTE IMPORTANTE : Au pire de la dépression, quand la vie devient vraiment insupportable, il ne faut pas hésiter à aller voir un médecin, voire un psychiatre et avoir recours, pour un temps limité, à des antidépresseurs synthétiques. Néanmoins il faut bien s’informer sur leurs nombreux effets secondaires et ne pas en devenir dépendants.

  • Sinon autodiscipline, accessible toujours et partout : méditer, prier ou faire du Gi-gong ou Taïchi chaque jour, au moins 20 minutes, idéalement à la même heure, avec respiration contrôlée, crédos simples, visualisation et connexion à l’essence de la vie et votre être profond. Ne jamais oublier que cette vie, ce corps, cette histoire n’est qu’une étape transitoire pour notre âme, éternelle vagabonde….

    crédit photo Anny Schneider

Même s’il fait frais ou qu’il pleut, aller dehors en pleine journée prendre l’air au moins 30 minutes par jour. Idéalement, prendre du soleil direct, sauf entre 11 et 14 heures, mais qui à travers la peau et les lipides de l’épiderme, nous aide à capter le cholécalciférol, forme disponible de vitamine D, et du même coup, à augmenter la sérotonine et la mélatonine, calmantes et euphorisantes. Encore mieux : marcher ou skier (de fond, le meilleur exercice aérobie…), en chantant sous la neige ou au soleil de midi, dans un beau coin, en nature évidemment !

Note : Coté suppléments les formes les plus assimilables, de source naturelle et concentrées en vitamine D3 sont issues de la lanoline de brebis, de l’huile de foie de morue ou de flétan et, pour les végétaliens, forme plus rare et couteuse, de lichens rares.

  • Augmenter la luminosité de votre demeure, surtout le matin, le soir et les journées grises, ouvrir grand les rideaux. Sinon, dans notre espace proche, utiliser la luminothérapie, avec des ampoules ou des lampes de spéciales, sinon prendre par des séances de photothérapie dans des salons de bronzage sécurisés.
  • Rechercher les aliments riches en tryptophane, un acide aminé inducteur de sérotonine et de mélatonine : œufs sains, dinde bien élevée, graines de citrouille, laitages, soya, algues bleu-vert, et la levure alimentaire qui en contiennent ou induisent amplement.
  • Quelques suppléments concentrés salutaires pour les nerfs : La levure de bière Bjäst pour du B complexe assimilable, du calcium et magnésium issus du cycle de Krebs, et les acides gras essentiels en haute dose : Bourrache, Onagre, huile de lin et ou de poissons gras riches en oméga 3.

Faire ce qu’on aime vraiment le plus souvent possible : exercice en nature, danser, dessiner, lire ou écrire, rire et se distraire avec nos bien-aimés, compagne-compagnon, amis et/ou parents et – ou nos adorables enfants et petits-enfants (enfin à nouveau possible, ici du moins!).

Effectivement, sous toutes leurs formes existantes : l’amour, l’amitié et l’entraide sont les meilleurs antidépresseurs, plus précieux que toutes les bébelles inutiles que l’on peut s’offrir !

4) Pour le corps physique, choisir les bonnes plantes amies du système nerveux

Plutôt que d’énumérer sans distinction leurs vertus et indications, je choisis de vous tracer un portrait sommaire « physionomique » de chacune, espérant que vous y reconnaissiez, et vos besoins, et/ou votre personnalité. Bien sûr ne pas tous les acquérir et les gober en même temps, faites vos recherches et tests et choisissez celles qui vous attirent le plus.

Les plantes énergisantes pour acquérir plus de tonus le jour

Celles-ci sont des carburants nutritifs et stimulants du cerveau et des glandes, premiers gestionnaires de l’énergie nerveuse et hormonale.

Chlorelle (Chlorella pyrenoidosa ou vulgaris) : C’est une algue très ancienne vieille de près de 4 milliards d’années, et outre l’eau pure, on pourrait survivre en se contentant d’elle pour se nourrir.

Elle contient tous ces nutriments : 18 acides aminés (58% de son poids est composé de protéines) ; Vitamine A, groupe B, incluant la vitamine B12, C, E, AGE avec Oméga 3 et DHA, tous ces minéraux : Fer, Calcium, Magnésium, Zinc, Potassium, Soufre, Manganèse, et surtout une source incomparable de Chlorophylle, et d’acides nucléiques antioxydants, très toniques et dynamisants.

Elle contient 10 fois plus de vitamine A que le foie de bœuf et 40 fois plus de protéines que le soja, le riz ou le blé. Et surtout, c’est la plante la plus riche en chlorophylle (4 fois plus que la spiruline, choix valable lui aussi…). 

Elle est essentiellement détoxiquante et réellement énergisante, avec des effets nutritifs et antioxydants, avec un taux de pro hormones de croissance hors du commun. On la retrouve surtout en comprimés, plus rarement en poudre. Elle est cultivée dans des bassins d’eau douce tropicaux. Son cousin est le phytoplancton marin, notre principale source de chlorophylle et d’oxygène, surtout l’hiver. Hélas ! À cause de la pollution des mers, celui-ci est en déclin inquiétant (40 % en moins depuis 50 ans !).

Ortie : (Urtica dioïque ou Laportea canadensis) : Plante à feuilles très vertes et aux poils urticants, elle aussi très riche en chlorophylle et très concentrée en minéraux, surtout le calcium, la silice, le fer non hémique. Merveilleuse reconstituante, elle est aussi dépurative, diurétique et antihistaminique. À boire à volonté, en tisane bio ou à prendre en concentré liquide, en cure assez prolongée. En Europe elle pousse en abondance, échappée de culture, mais choisissez bien vos sites de cueillette!

crédit photo Anny Schneider

Ginseng canadien (Panax quinquefolius) ou plus accessible : le Ginseng de Sibérie, l’Eleuthérococcus senticosus. Araliacée à cinq feuilles et une tige centrale fructifère qui arbore de jolis fruits rouges brillant à maturité, elle est désormais presque introuvable en forêt nord-américaine à l’état naturel. Sa racine est un excellent tonique des surrénales, et convient aux deux sexes, autant pour stimuler l’énergie mentale que physique. Pris à la bonne dose, elles nourrit et active le Chi, l’énergie vitale et stimule le système immunitaire.

À prendre le jour de préférence, avant les repas, le soir en plus haute dose, mais seulement en prévision d’une nuit « chaude ».

Les plantes nervines, engrais végétaux des nerfs  

Elles aident à nourrir, à réparer les tissus et à moduler les circuits nerveux.

Avoine (Avena sativa) Cette gracieuse graminée (maintenant une Poacée…), est semée annuellement en plein champs, le plus souvent comme aliment pour les chevaux ou des êtres humains. En herboristerie, on cueille son épillet fleuri en début d’éclosion, téguments compris et on la boit en abondance contre le stress, l’hyperacidité, les spasmes nerveux et l’agitation en général.

Son port est altier, son pannicule denté penché et vu de près, ses gracieuses fleurettes jaunâtres débordant du tégument échancré ont quelque chose de touchant. Le Dr Bach recommande sa proche cousine l’avoine sauvage (Wild oat) contre l’indécision chronique.

Entier, germé, en gruau, en comprimés, en teinture-mère ou en tisane, l’avoine en grains, en flocons ou fleurie (locale et certifiée bio, évidemment !) procure force, santé, endurance, énergie et vitalité.

Voyez bondir dans les prés les fringants étalons dont c’est le met préféré !

Camomille Matricaria chamomilla ou recutita : De ses petites fleurs joyeuses tournées vers le soleil, chacune mûrit en son jour propice et se cueille un capitule doré à la fois. En tisane légère (trois à cinq fleurs par tasse, plusieurs par jour avant les repas), elle combat la fièvre, les coliques et les crampes intestinales reliées aux diarrhées de diverses origines. De plus, elle calme les tensions de toute nature, alcalinise et apaise le corps entier, du système digestif aux nerfs trop tendus.

Griffonia simplicifolia : Légumineuse originaire d’Afrique du Sud, elle aide au corps à fabriquer de la sérotonine. Elle aide à se sevrer facilement des antidépresseurs chimiques aide à contrôler l’appétit, le taux de sucre et contrôle les spasmes et tensions nerveuses. On la trouve sous le nom de 5HTP (Hydroxy-tryptophane) en comprimés de 50 à 100 mg. Facilement accessible dans les magasins naturels et/ou les pharmacies.

Scutellaire Scutellaria lateriflora et ou baïkalensis Discrète petite plante des rivages humides, elle se dissimule sous les feuillages de plantes riveraines plus imposantes.

Ses fleurs bleu-violet, sont très éphémères et fixées latéralement. Toute la partie aérienne de la plante rassérène et répare les nerfs trop tendus. Elle aide aussi à se sevrer de ces poisons : caféine, nicotine et autres alcaloïdes et narcotiques potentiellement toxiques. On la trouve et la consomme surtout en teinture-mère, sur une base et fréquence régulière pour répartir ses effets tout au long d’une journée stressante.

Les plantes calmantes et ou hypnotiques 

Elles prédisposent au sommeil profond, à la détente et à la relaxation des muscles et des nerfs épuisés par l’excès de tension. En tisane, en capsules ou en concentré liquide, choisissez-en de préférence une seule à la fois, pour ressentir ses effets plus spécifiques pour vous aider à la détente.

Mélisse Melissa officinalis D’un vert franc et au parfum citronné, ses feuilles gaufrées se cueillent en tout début de sa discrète floraison. Aussi nommée citronnelle, elle détend et vivifie, autant par son arôme que son contact. En tisane légère ou en concentré liquide, prise trois fois par jour avant les repas, pour une absorption plus directe, elle est calmante et euphorisante. Fraîche, on peut l’ajouter ses feuilles aux plats exotiques et desserts. En dose plus concentrée dans la veillée, elle aide à dormir d’un sommeil profond et à faire de beaux rêves dont on se souvient. Et tellement facile à cultiver, invasive même, si incontrôlée.

Tilleul Tilia americana ou cordata. Précieux arbre au port altier, ses jolies fleurs ailées soignent la nervosité et l’hyperactivité. Elles aident aussi à prendre du recul sur les pensées noires obsessives qui affligent même les enfants de nos jours. En outre, c’est un bon fébrifuge et antiviral, délicieux en tisane agrémentée de miel et citron. Veillez à ce que les fleurettes et leurs bractées soient certifiées bios, toujours fraîches, odorantes et presque entières. Étrangement, le tilleul est très peu cultivé au Québec ou du moins peu commercialisé et personne n’en vend en concentré. Dommage ! À nous alors d’en planter plus abondamment dans nos cours et parcs publics !

crédit photo Anny Schneider

Valériane Valériane officinalis L’usage de la valériane comme calmante est validé par les plus grands médecins et herboristes de l’Antiquité dont Dioscoride, Pline et Galien. Analgésique, anticonvulsive, antispasmodique, calmante, euphorisante, hypnotique, hypotensive, relaxante musculaire, tranquillisante. La si odorante racine de valériane possède toutes ces vertus. La valériane, déjà surnommée le « Valium » végétal soignerait aussi l’hyperactivité des enfants et les méfaits de l’alcool chez les dépendants. Pas étonnant qu’elle pousse autant en abondance dans les fossés autour des grandes villes! L’idéal est, pour une rare fois, de la prendre en capsules, à raison d’un minimum d’un gramme ou 1000 mg à la fois, au moins dix soirs de suite, pour réussir à rétablir son cycle de sommeil naturel.

Conclusion :

Heureusement, outre les bons choix de vie (alimentation, compagne-compagnon, habitation, travail etc.), un état d’esprit positif, l’exercice en plein air chaque jour ou presque, les aliments riches en enzymes, minéraux, en sérotonine et/ou en tryptophane, nous avons les plantes, toujours prêtes à nous renforcer, à nous soutenir et nous calmer.

À nous de privilégier des choix nourrissants, autant pour le corps que l’âme, pour une suite plus paisible de cette année bouleversante, et, un jour à la fois, apprécier le meilleur de la vie, sans garantie prolongée pour personne…

Alors, comme le dit et répète jour après jour notre premier ministre actuel du Québec, plutôt débonnaire : « Ça va bien aller! « 

Anny Schneider, autrice, conférencière, herboriste–thérapeute accréditée annyschneider.com

 

 

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3 commentaires pour Burnout, épuisement, dépression circonstancielle ou chronique

  1. claudiebourry dit :

    Intéressant!!

    Aimé par 1 personne

  2. Agnès dit :

    formidable ! bravo et merci !! c’est très complet et bien positif aussi malgré le thème !

    Aimé par 1 personne

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