Sachez ménager ou récupérer votre odorat naturellement

La voix du Grand Esprit s’entend dans le gazouillement des oiseaux, le clapotis de l’eau, et la douce respiration des fleurs. » Pierre Dagenais Le feu sacré.

À cause du froid ou de l’humidité durables, de la sécheresse des appartements l’hiver, sinon des acariens, des moisissures, des pollens, de la poussière et du smog, une personne sur dix souffre de sinusite aigue, parfois conséquente à une grippe ou un coronavirus (!) mal soignés, et devient parfois chronique.

Dans certains cas, une déviation de la cloison nasale, congénitale ou suite à un traumatisme, peut favoriser l’inflammation chronique des sinus.

Les sinus, au nombre de quatre paires, sont des cavités semi osseuses situées derrière le front, le bord des fosses nasales, le haut des maxillaires et d’autres plus en profondeur, qui filtrent et stockent les mucus pour protéger et hydrater le nez et le pharynx.

Si l’infection et la fièvre se prolongent au-delà d’une semaine, investiguez par un médecin ou un ORL car il existe des bactéries potentiellement plus dangereuses pour le cerveau que le virus de l’influenza par ex : une méningite.

Aussi, parfois, des végétations ou des infections dentaires peuvent être la cause d’une sinusite ou rhinite prolongées.

D’abord ne pas se nuire …

Éviter tous ces irritants :  les extrêmes de chaud et froid, surtout en saison de transition, où il faut protéger nos « portes des vents « comme disent les Chinois, bonnets et cache-nez plus ou moins épais sont de rigueur jusqu’en mai.

L’excès de sécheresse de nos appartements surchauffés à l’électricité ou parfois pire, au bois, assèche les muqueuses et laissent entrer les intrus comme les virus ou bactéries.

Aussi, la sinusite ou rhinite chronique provoque des ronflements, peut affecter le goût autre délicieux sens connexe, voire le souffle et même le timbre de la voix.

Il faut bien sûr éviter ces aliments générateurs de mauvais mucus trop collants : le blé, les produits laitiers gras, les bananes, le blé et le beurre d’arachides.

Supprimer tous les faux sent-bon, fragrances et produits chimiques dans l’air, détergents et tous les allergènes, sans oublier les poils d’animaux, ces pauvres chats en tête.

Attention aux antihistaminiques, souvent prescrits contre les rhinites et sinusites, surtout ceux qui contiennent de l’éphédrine ou de la pseudo éphédrine, car ils font monter la pression sanguine des hypertendus.

Autres précautions simples :

Soigner le colon avec des mucilages et des probiotiques adaptés à notre âge, notre terrain etc. La santé intestinale et notre microbiote sont en lien direct avec notre système immunitaire, faut-il le rappeler?

Prendre des suppléments : de vitamines A, C et des acides gras essentiels issus de bonnes huiles certifiées biologiques (canola, carthame, lin). Sinon du Zinc assimilable.

Coté mucilages : l’aloès, les graines de lin, l’okra, la guimauve et mauve sont de bons éléments pour régénérer nos muqueuses

mauve

L’hygiène nasale, pas agréable mais évite bien des complications (Même chez les jeunes enfants, avec une pompe aspirante) Comme adulte à risque, se rincer régulièrement le nez avec une petite poire ou un petit pot Neti avec ce sérum physiologique maison

Pot Neti


Recette du sérum physiologique nasal
 : 


– 0,5 litre d’eau bouillie

– 4 grammes de gros sel de mer gris (ne pas utiliser de sel de table qui contient de l’iode ajouté, potentiellement irritant)

– 1/2 cuillère à café de bicarbonate de soude alimentaire

Veillez à ce que la solution soit tiède pour éviter le choc thermique, ce que les sinus détestent !

Se garde une semaine au réfrigérateur

Pratiquer le matin de préférence sinon si on ronfle beaucoup, avant le coucher.

Les huiles essentielles alliées du nez

Les inhalations d’huiles essentielles dans de l’eau chaude avec de l’eucalyptus radié (50%), du niaouli (25%) et (25%) de menthe poivrée. (20 gouttes maximum de ce mélange par adulte pour 3 litres d’eau bouillie dans une simple casserole, la tête couverte d’une serviette.

Certains utilisent du Vicks ou du baume du tigre dissous dans l’eau, mais la gelée de pétrole du premier ou parfois la cannelle du second peuvent être plus irritants qu’aidants.

On peut aussi diluer ce mélange dans 80% d’huile de jojoba ou de chanvre et l’appliquer sur les sinus pour diminuer la douleur et la pression.

Nos bons conifères assainissent et aussi dégagent bien les sinus.

De se promener dans leur habitat favori, même au froid, la tête bien couverte, est une bonne idée.

Plantes sternutatoires : Qui font éternuer.

Autrefois, comme avec le tabac à priser, on réduisait les plantes séchées en poudre et on les inspirait, une narine à la fois, pour se faire éternuer et décongestionner les sinus de l’excès de mucus.

L’euphraise, le lierre terrestre, la pétasite, le jus d’oignon, et pourquoi pas, avec une pincée de moutarde, de raifort ou de poivre pour activer l’effet?

Lierre terrestre

En interne, pour aider à assainir les sinus et fluidifier les mucus, les plantes suivantes sont bénéfiques :

L’ortie, comme anti-allergène, diurétique et tonique immunitaire.

En tisane ou en Teinture-mère dans du jus, de préférence.

Raifort

Raifort : pour ses effets décongestionnants : en purée dans la nourriture, ou en teinture-mère. Sinon en mâcher régulièrement une petite tranche fraîche?

Marrube : Son amertume excessive rebute, mais est acceptable en teinture-mère dans du jus d’ananas ou de de papaye, riches en enzymes protéolytiques, pas facile à trouver en Teinture-mère néanmoins au Québec. Cultivez-là, côté sud elle s’adapte bien !

Comment souvent avec les suites de l’influenza, l’appétit manque, surtout dans la phase aigüe, alors outre les tisanes précitées, consommer des potages ou des soupes assaisonnées de ces légumes et aromates bactéricides et fluidifiants des mucus : carotte, choux, courges, gingembre, oignons, poireaux…

Il est reconnu aussi que la consommation régulière d’acides gras essentiels, particulièrement ceux de l’huile de nigelle, surtout en cas de causes allergiques aideront nos sinus à remplir leurs fonctions de filtres de protection et de réservoir pour la première porte d’entrée vers le système respiratoire.

Il est prouvé que la lécithine de soya également aide à générer des bons mucus, agissant comme protecteurs de toutes les voies respiratoires, des narines au poumons.

Prendre des suppléments : A, C et des AGE facilitent également l’auto-régénération de muqueuses saines. Et le zinc qui aide à l ’acuité et la régénération des nerfs olfactifs

Parfois des manipulations ostéopatiques de la nuque règlent une partie du problème.

Essayez ce qui vous semble le plus accessible et simple, dans tous les cas, avec quelques changements et efforts appropriés, votre condition s’améliorera.

Comme dirait mon ami Mikaël Zayat : « The nose knows what you really need and like! « 

Gardez le vôtre bien dégagé et votre vie goûtera bien meilleur !

Références :

Phyllis A Bach Prescriptions for nutritional healing 5th Édition James and Phyllis Bach 868 pages Penguin Books 2006

Murray Michael ND et Joseph Pizzorno Encyclopedia of Natural Medicine Third edition 2012, 622 pages Simon and Schuster books USA

Sinusite : passeport santé.net

Et les quarante ans d’expérience d’Anny Schneider, herboriste-thérapeute accréditée.

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